Élections municipales espagnoles de 2023

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Typed’électionÉlections municipales
Campagnedu au
Population47 475 420
Inscrits35 534 425
Élections municipales espagnoles de 2023
67 152 conseillers municipaux
Type d’élection Élections municipales
Campagne du au
Corps électoral et résultats
Population 47 475 420
Inscrits 35 534 425
Votants 22 714 076
63,92% en diminution 1,3
Votes exprimés 22 380 941
Votes nuls 33 135
PP  Alberto Núñez Feijóo
Voix 7 065 368
31,57%
en augmentation 9
Conseillers élus 23 429 en augmentation 3 065
PSOE  Pedro Sánchez
Voix 6 296 230
28,13%
en diminution 1,3
Conseillers élus 20 789 en diminution 1 552
VOX  Santiago Abascal
Voix 1 605 961
7,18%
en augmentation 3,6
Conseillers élus 1 671 en augmentation 1 141
Candidature en tête par province.
Carte
resultados.locales2023.es

Les élections municipales espagnoles de 2023 (en espagnol : elecciones municipales españolas de 2023) se tiennent le dimanche , afin de renouveler les conseils municipaux des 8 131 communes d'Espagne. Le scrutin se tient le même jour que les élections aux parlements des communautés autonomes.

Mode de scrutin

Conditions de candidature

Peuvent présenter des candidatures[1],[2] :

  • les partis et fédérations de partis inscrits auprès des autorités ;
  • les coalitions de partis et/ou fédérations inscrites auprès de la commission électorale au plus tard dix jours après la convocation du scrutin ;
  • et les électeurs de la commune, s'ils représentent au moins
    • 1 % des inscrits (et au moins le double des sièges à pourvoir) dans les communes de moins de 5 000 habitants ;
    • 100 parrainages dans les communes de 5 001 à 10 000 habitants ;
    • 500 parrainages dans les communes de 10 001 à 50 000 habitants ;
    • 1 500 parrainages dans les communes de 50 001 à 150 000 habitants ;
    • 3 000 parrainages dans les communes de 150 001 à 300 000 habitants ;
    • 5 000 parrainages dans les communes de 300 001 à 1 000 000 habitants ;
    • 8 000 parrainages dans les communes de 1 000 001 habitants et plus.

Répartition des sièges

Le nombre de conseillers municipaux est établi en fonction de la population de la commune[3].

Seules les listes ayant recueilli au moins 5 % des suffrages valides  qui constitue le total des suffrages exprimés et des bulletins blancs  peuvent participer à la répartition des sièges à pourvoir dans cette même circonscription, qui s'organise en suivant différentes étapes :

  • les listes sont classées en une colonne par ordre décroissant du nombre de suffrages obtenus ;
  • les suffrages de chaque liste sont divisés par 1, 2, 3... jusqu'au nombre de députés à élire afin de former un tableau ;
  • les mandats sont attribués selon l'ordre décroissant des quotients ainsi obtenus[4],[5],[6].

Élection du maire

Le maire est élu par le conseil municipal, parmi les conseillers municipaux ayant occupé la première place de leurs listes respectives. Est élu maire celui qui recueille le soutien de la majorité absolue des conseillers. Si aucun candidat n'atteint cette majorité, le conseiller municipal ayant occupé la première place de la liste qui a recueilli le plus grand nombre de suffrages est proclamé maire[7].

Analyse des résultats

Pour la chercheuse María Elisa Alonso, la défaite du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) est « assez étonnante », en dépit du fait qu'elle était annoncée par les sondages. Elle ne s'expliquerait pas par la situation économique de l'Espagne qui « se porte bien malgré le contexte international ». Elle juge positif le bilan du gouvernement dans ce domaine[8].

Selon elle, les électeurs ont voulu voter contre la coalition du PSOE avec Podemos, et notamment contre les lois controversées que Podemos a fait adopter. Elle cite notamment la « loi d'égalité réelle et effective des personnes trans », [qui permet le changement de sexe sur les papiers d'identité par simple déclaration administrative à partir de 16 ans, 14 ans avec l'accord parental], qui « a fait scandale au sein même du PSOE et des organisations féministes. » La loi Solo sí es sí (seul un oui est un oui) a connu également une réception très négative  : « si elle devait servir à protéger les femmes victimes de violences, elle a en fait eu l'effet pervers de diminuer certaines peines de prison requises contre les agresseurs... » Enfin, le fait que certains projets de loi ont été menés à bien grâce au soutien de partis indépendantistes, comme le parti basque Bildu, considéré comme l'un des héritiers de l'ETA. Ceux-ci ont porté la candidature sur les listes municipales de personnes ayant été emprisonnées par le passé pour crimes de sang et terrorisme, ce qui a été mal vu[8].

Face à l'ampleur de la défaite des partis de gauche et de centre gauche, le président du gouvernement, Pedro Sánchez, prononce la dissolution des Cortes Generales et convoque des élections générales anticipées pour le 23 juillet[9].

Résultats

Notes et références

Voir aussi

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