Antonio Hodgers
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| Antonio Hodgers | |
Portrait officiel, 2023. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Conseiller d'État du canton de Genève | |
| – | |
| Élection | 10 novembre 2013 |
| Réélection | 6 mai 2018 30 avril 2023 |
| Président | lui-même en 2018-19 et 2023-24[a] |
| Département | Territoire[b] |
| Successeur | Nicolas Walder |
| Conseiller national | |
| 3 décembre 2007 – 26 novembre 2013 | |
| Législature | 48e et 49e |
| Groupe politique | Verts (G) Président de 2010 à 2013[c] |
| Commission | CdG (2007-08) CIP (2007-11) CTT (2011-13) |
| Successeur | Anne Mahrer |
| Président des Verts genevois | |
| mars 2006 – mars 2008 | |
| Prédécesseur | David Hiler |
| Successeur | Anne Mahrer |
| Député au Grand Conseil du canton de Genève | |
| 6 novembre 1997 – 30 novembre 2007 | |
| Législature | 54e, 55e et 56e |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Buenos Aires (Argentine) |
| Nationalité | suisse argentine |
| Parti politique | Les Verts |
| Mère | Silvia Hodgers |
| Diplômé de | IUED |
| Profession | Entrepreneur |
| modifier |
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Antonio Hodgers, né le à Buenos Aires (originaire de Meyrin), est un homme politique suisse, membre des Verts.
Il est conseiller d'État du canton de Genève du au et président du Conseil d’État du au et du au .
Origines et famille
Antonio Hodgers naît le à Buenos Aires, en Argentine. Il est originaire de Meyrin, dans le canton de Genève[1].
Il est le fils d’un avocat, Héctor Fernández Baños[2], et de Silvia Hodgers, danseuse et chorégraphe[3], tous deux opposants marxistes-léninistes à la dictature en Argentine. Son père est tué par la junte peu après la naissance d'Antonio Hodgers et sa mère est torturée[4].
Il rejoint la Suisse en [2], avec sa sœur et sa mère, après avoir transité par l’Italie (1977) et le Mexique (1979)[4].
Il obtient le statut de réfugié politique en 1983[4] et se fait naturaliser en 1990[5].
Il est marié et père de trois enfants[6], dont un issu d'un premier mariage[2].
Formation et carrière professionnelle
Après une maturité de type scientifique au Collège Rousseau, il étudie à l’Institut universitaire d'études du développement[7].
Il lance en 2002 dvdmania.ch, entreprise de location et vente de DVD avec livraison à vélo[8], puis Mobilidée sàrl[9] en 2004. Il assure les rôles d’associé-directeur et conseiller en mobilité de ce bureau de conseil en mobilité durable pour collectivités publiques et entreprises privées jusqu’à son accession au Conseil d’État[réf. nécessaire] en .
Antonio Hodgers s’est engagé très jeune dans l’action humanitaire, notamment au sein de nombreuses associations basées à Genève et œuvrant en Amérique latine ou en Bosnie-Herzégovine. En 2009, il se rend à Gaza avec d’autres parlementaires suisses en mission d’observation puis en 2011 en Tunisie lors de la Révolution tunisienne de 2010-2011[10].
Parcours politique
Parlement des jeunes, Grand Conseil et Conseil national
Entre 1993 et 1996, il siège au Parlement des jeunes de Meyrin[11], assemblée qu’il préside en 1995-1996[12].
Il adhère aux Verts en 1997[5].
Entre 1998 et 2006, il préside l’association « J’y vis, J’y vote », qui promeut les droits politiques des étrangers au niveau communal. Il sera aussi responsable des campagnes de votation populaire du et du , date à laquelle les étrangers genevois établis depuis 8 ans en Suisse obtiennent le droit de vote communal[13].
Il est aussi l’un des initiateurs en 1993 des Noctambus, service de transports de nuit à Genève, dont le réseau de transports s’étend progressivement à l’ensemble des communes genevoises puis au canton de Vaud et à la France voisine. Il siège par ailleurs au sein du conseil d’administration des Transports publics genevois de 1998 à 2008[14].
En 1997, il est élu au Grand Conseil de la République et canton de Genève (parlement). Il est le benjamin de l'assemblée[10]. Il sera ensuite membre du Bureau (1999 à 2001) puis chef de groupe (2002 et 2003). Entre 2006 et 2008, il préside Les Verts genevois. Il siège au sein du législatif cantonal jusqu’en 2007.
En 2007, il est élu au Conseil national (parlement suisse) puis réélu en 2011, assurant la présidence du groupe parlementaire des Verts de 2010 à son départ du Conseil national en . À Berne, il décide d’apprendre le suisse allemand[10].
En 2012, après Micheline Calmy-Rey en 2007[15] et 2011[16], Antonio Hodgers est l’une des rares personnalités de Suisse romande à être conviée — sur invitation officielle de Jean-Daniel Gerber, président de la Société suisse d'utilité publique[d],[17] — à prononcer le discours annuel du [e],[18],[19],[20] sur la prairie du Grütli, lors de la Fête nationale suisse.
Conseil d'État
Le , il est élu au Conseil d'État de la République et canton de Genève. Il démissionne donc du Conseil national, avec effet au .
Il prête serment le et reprend l'ancien Département de l'urbanisme, recomposé et renommé Département de l'aménagement, du logement et de l'énergie. Ce dicastère est chargé des domaines touchant à l'aménagement du territoire (de la planification directrice cantonale et régionale aux autorisations de construire), au logement, au patrimoine et à l'énergie. Il chapeaute sur le plan politique les Services industriels de Genève, les Fondations immobilières de droit public et la Fondation pour les terrains industriels de Genève.
Antonio Hodgers est réélu conseiller d'État (en 4e place) le [21]. Il conserve la responsabilité du département de l'aménagement, lequel se voit enrichi du volet environnemental[22]. Le , il est provisoirement nommé président du Conseil d’État en remplacement de Pierre Maudet, sous le coup d'une procédure pénale[23]. Il est nommé président permanent le [24].
En 2021, sur son initiative, le gouvernement genevois présente un plan climat visant une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 60 % pour 2030 et la neutralité carbone pour 2050. Il est jugé l’un des plus ambitieux de Suisse[25].
Antonio Hodgers est réélu conseiller d'État (en 4e place) le [26]. Il accède pour la seconde fois à la présidence du gouvernement, pour la période 2023-2024[27]. C'est à lui que revient à ce titre de prononcer le traditionnel discours de Saint-Pierre, dans lequel le collège présente ses objectifs pour la nouvelle législature, lors de l'investiture du nouveau Conseil d’État le [28].
Le , il annonce sa démission pour l'automne[29]. Il quitte ses fonctions le [30].
Positionnements
En , il publie une tribune dans l'hebdomadaire NZZ am Sonntag, où il affirme que le renforcement du suisse allemand pose un problème[31], ce qui crée une petite polémique[32].
Alors que les députés du Grand Conseil genevois votent un moratoire sur l'introduction de la téléphonie 5G sur le territoire du canton, Antonio Hodgers déclare qu'il est prématuré de voter une restriction préventive et qu'un renvoi en commission permettrait une approche plus scientifique[33].
Contrairement au mot d'ordre de son parti, Antonio Hodgers soutient le vote en faveur de la réforme de la fiscalité des entreprises[34].