Archidiocèse de Rouen

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L'archidiocèse de Rouen (en latin : Archidioecesis Rothomagensis) est un archidiocèse métropolitain de l'Église catholique en France.

ArchevêqueDominique Lebrun, depuis 2015
Langue(s) liturgique(s)Français
Faits en bref Informations générales, Pays ...
Archidiocèse de Rouen
(la) Archidioecesis Rothomagensis
Cathédrale Notre-Dame de Rouen.
Cathédrale Notre-Dame de Rouen.
Informations générales
Pays Drapeau de la France France
Affiliation Église catholique en France
Archevêque Dominique Lebrun, depuis 2015
Langue(s) liturgique(s) Français
Superficie 4 228 km2
Création du diocèse IIIe siècle
Élévation au rang d'archidiocèse Ve siècle
Patron Saint Romain
Province ecclésiastique Rouen
Diocèses suffragants Le Havre
Évreux
Sées
Coutances et Avranches
Bayeux et Lisieux
Adresse 2, rue des Bonnetiers
BP 886
76001 Rouen Cedex 1
Site web Site de l'archidiocèse
Statistiques
Population 872 000 hab. (2022)
Population catholique 655 000 fidèles (2022)
Pourcentage de catholiques 75,1 %
Nombre de paroisses 52
Nombre de prêtres 105
Nombre de diacres 24
Nombre de religieux 35
Nombre de religieuses 136
Image illustrative de l’article Archidiocèse de Rouen
Localisation du diocèse
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Diocèses suffragants
.html (en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org
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Érigé au IIIe siècle, le diocèse de Rouen est élevé au rang d'archidiocèse métropolitain au Ve siècle. La métropole de Rouen, soumise depuis 1079 à la primatie lyonnaise, tenta de s'en émanciper, et remporta deux victoires, l'une quand Rome établit en principe l'immédiate soumission au Saint-Siège de l’Église de Rouen ()[1], l'autre devant Louis XIV (). Les archevêques de Rouen prirent le titre de « primats de Normandie » (à partir de 1527[2]), jamais reconnu par Rome. Les prétentions primatiales furent supprimées avec le Concordat de 1801[3],[4]. Depuis le , les archevêques ont repris le titre de « primat de Normandie »[5] — avec une exception notable à Vatican II, où le titre primatial ne fut pas exhibé… Aujourd’hui encore, l’Annuaire diocésain de Rouen revendique le titre de primat de Normandie, mais il n'a pas de valeur canonique.

De 1801 à 1974, il couvre le département de la Seine-Inférieure devenu, en 1955, la Seine-Maritime. Depuis la création du diocèse du Havre, en 1974, il ne couvre plus qu'une partie de ce département : les deux arrondissements de Rouen et de Dieppe et vingt communes de celui du Havre.

Il a pour suffragants les diocèses de Bayeux, Coutances, Évreux et Séez ainsi que celui du Havre. La province ecclésiastique de Rouen correspond ainsi à peu près à l'ancienne province de Normandie et précisément à la région homonyme.

Entre 1790 et 1801, Rouen fut le siège épiscopal du diocèse (du département) de la Seine-Inférieure, un des quatre-vingt-trois diocèses de l'Église constitutionnelle créés par la Constitution civile du clergé.

Historique

La région de Rouen fut christianisée à partir du IIIe siècle, vraisemblablement par des missionnaires de Lyon (Rouen et Lyon étant liées par des échanges commerciaux). La tradition veut que ce soit saint Nicaise qui évangélisa le Vexin au IIIe siècle et fut martyrisé avec ses compagnons sur les bords de l'Epte avant d'atteindre Rouen. Saint Mellon, qui était probablement un disciple de saint Nicaise, devint, vers 260[6], le premier évêque de Rouen.

C'est au concile d'Arles, en 314, qu'est mentionné avec certitude un évêque de Rouen, Avitanius. Mais la communauté chrétienne n'est guère connue qu'au temps de Victrice[7].

En 911, le diocèse de Rouen, avec ceux d'Évreux et de Lisieux, sont donnés par le roi de France Charles le Simple au viking Rollon, ce qui constituera l'amorce du duché de Normandie[8].

En 1783, Rouen comptait 38 paroisses[9].

Anciennes limites de l'archidiocèse de Rouen.

Découpage administratif

Avant le Concordat de 1801, le diocèse est divisé en six archidiaconés : Rouen, Grand-Caux, Petit-Caux, Eu, Vexin normand, Vexin français.

Les six archidiaconés divisées en vingt-huit doyennés pour administrer 1 388 paroisses : Rouen, Pont-Audemer, Saint-Georges, Bourgtheroulde, Perriers, Ry, Pavilly, Cailly, Saint-Romain, Valmont, Fauville, Canville, Brachy, Bacqueville, Eu, Envermeu, Longueville, Neufchâtel, Foucarmont, Aumale, Gournay, Gisors, Gamaches, Baudemont, Magny, Chaumont, Pontoise, Meulan[10].

À Rouen, la cour ecclésiastique, métropolitaine et provinciale, instituée le , comprenait dans son ressort les sept diocèses de la province, ainsi que celui de Québec au Canada.

Certaines paroisses de l'archidiocèse de Rouen ne faisaient partie d'aucun doyenné et ne relevaient pas de la juridiction ordinaire de l'archevêque de Rouen. Les sept exemptions du diocèse de Rouen étaient :

  • l’exemption de Saint-Cande ;
  • l'exemption de l’évêque de Dol, composé de quatre paroisses;
  • l'exemption du chapitre de Rouen, composé de neuf paroisses[11] ;
  • l'exemption du doyen de la cathédrale de Rouen, composé de deux paroisses[12] ;
  • l'exemption de Montivilliers, composé de seize paroisses[13] ;
  • l'exemption de l’abbaye de Fécamp ;
  • l'exemption de Chaumont ;
  • l'exemption du prieuré de Saint-Lô à Rouen.

En 1802, l'archidiocèse de Rouen est réduit. Le doyenné de Pontoise (Archidiaconé du Vexin français) est donné au diocèse de Versailles. Les doyennés de Pont-Audemer, Bourgtheroulde et une partie du doyenné de Perriers intègre le diocèse d'Évreux, tandis que plusieurs paroisses du doyenné d'Aumale sont annexées au diocèse de Beauvais[14].

Le , la ville du Havre et son arrondissement sont détachés du diocèse et constituent le diocèse du Havre avec Michel Saudreau en tant que premier évêque et l'église Notre-Dame du Havre-de-Grâce, élevée au rang de cathédrale.

En 1995, Joseph Duval, alors archevêque de Rouen, lançait « Horizons 2005 », soit la fondation de nouvelles paroisses, regroupant les deux-cent-cinquante anciennes existantes.

Ainsi, les archidiaconés ont disparu. Les doyennés ont pris la place des anciennes archidiaconés, il y en a sept : Rouen Nord (neuf paroisses), Rouen Sud (six paroisses), Rouen Ouest (huit paroisses), Rouen Est (six paroisses), Pays de Caux (treize paroisses), Pays de Bray (sept paroisses), Dieppe (huit paroisses)[15].

Les archevêques de Rouen

L'archevêque de Rouen a porté le titre de comte de Dieppe, Louviers, Aliermont et Douvrend, vicomte de Déville, baron de Fresne-l'Archevêque, seigneur de Gisors, Neaufles, Gaillon, Bouteilles, Cliponville, Envronville

Évêques originaires de l’archidiocèse de Rouen

Monastères, couvents et communautés religieuses du diocèse

Congrégations de droit diocésain

Congrégations extérieures

Abbayes de l'archidiocèse sous l'Ancien Régime

Abbayes d'hommes

Ordre des Bénédictins
Ordre de Cîteaux
Chanoines réguliers
Ordre des Prémontrés

Abbayes et prieurés de femmes

Bénédictines
Cisterciennes

Abus sexuels

En 2010, deux prêtres de l'archidiocèse de Rouen sont arrêtés pour agressions sexuelles sur mineur. En 2013, Jacques Gaimard est condamné à deux ans de prison avec sursis et Jean-Marie Lemercier à dix-huit mois de prison avec sursis[16],[17]. En 2020, Bernard Lecoquierre est condamné à deux ans de prison avec sursis, pour avoir agressé sexuellement des enfants entre 2007 et 2016 essentiellement à Neuville-lès-Dieppe et Yerville.

Michel Santier démissionne en 2019 après des révélations, auprès de sa hiérarchie, d'« abus spirituels à des fins sexuelles » notamment dans le cadre de la confession commis dans les années 1990 auprès de deux jeunes adultes du diocèse de Coutances et Avranches qui dépend de l'archidiocèse de Rouen. L'Église catholique garde le silence sur cette affaire en 2019. Quand la presse la révèle au public en , cinq autres victimes potentielles se font connaitre, le procureur de la République est alors saisi[18],[19], [20].

Notes et références

Voir aussi

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