Attaque du 18 juillet 1980 à Neuilly-sur-Seine
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| Attaque du 18 juillet 1980 à Neuilly-sur-Seine | |
Le Boulevard Bineau, lieu où l'attentat s'est déroulée | |
| Localisation | Neuilly-sur-Seine, France |
|---|---|
| Cible | Chapour Bakhtiar |
| Date | 18 juillet 1980 |
| Blessés | 2 |
| Mouvance | Terrorisme pro-iranien |
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L'attaque du 18 juillet 1980 à Neuilly-sur-Seine est un attentat terroriste perpétré par des militants islamistes contre Chapour Bakhtiar, dernier Premier ministre du Shah d'Iran, en exil en France depuis , date à laquelle il quitte clandestinement l'Iran pour la France en avril de la même année à la suite de la chute de son gouvernement, le , due à la déclaration de neutralité de l'armée dans le conflit opposant ses partisans à ceux de Khomeini[1].
Le commando, composé de trois hommes se faisant passer pour des journalistes, s'est présenté vers 8 h 25 à l'entrée du 101, boulevard Bineau, immeuble dans lequel Chapour Baktiar réside à Neuilly-sur-Seine[2] chez sa fille[3]. Ils ont été autorisés à entrer par les gardiens de la paix en raison de leur fausse identité. Le seul journaliste qui s’exprimait parfaitement en français prétexta une claustrophobie et indiqua qu’il préfèrait emprunter les escaliers. Après avoir franchi plusieurs cordons de sécurité, direction le deuxième étage pour le commando, mais ce dernier commet une erreur en frappant à la porte de la voisine de Bakhtiar, Yvonne Stein[4].
En constatant leur erreur, le commando tue Yvonne Stein[5] et blesse une de ses amies avant de tenter de s'introduire chez Bakhtiar. Lorsque l'un des gardes de Bakhtiar a entrouvert la porte blindée, un échange de tirs a éclaté, les terroristes tirant sept balles dans le blindage. Alertés par les bruits, les policiers interviennent. Dans la fusillade qui s'ensuit, le policier Jean-Michel Jamme meurt[3], et Bernard Vigna est grièvement blessé. Les autres policiers, malgré des blessures légères, ont réussi à maîtriser les assaillants, qui étaient à court de munitions.
A l’entrée de l’immeuble, Philippe Jourdain, un policier, découvrait son équipier agonisant dans les escaliers, reprenait position à l’extérieur muni d’un pistolet mitrailleur et demandait des renforts. Après un bref échange de tirs, il neutralisait les terroristes[6].
