Attentats d'Alfortville
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| Attentats d'Alfortville | |
| Localisation | Alfortville, France |
|---|---|
| Cible | Mémorial du génocide arménien à Alfortville, visiteurs du mémorial |
| Date | / |
| Blessés | 13 |
| Auteurs | Abdullah Çatlı |
| Organisations | Loups Gris, Millî İstihbarat Teşkilatı, Turquie |
| Mouvance | Nationalisme turc, Négationnisme |
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Les attentats d'Alfortville ou les attentats à la bombe contre le mémorial du génocide arménien d'Alfortville sont des attaques terroristes dirigées par une équipe de Loups gris[1] dont Abdullah Çatlı et commanditée par l'Organisation nationale turque du renseignement (services secrets turcs)[2],[3],[4]. Ils se sont produits le et le , dans un quartier fortement peuplé d'Arméniens à Alfortville, Val-de-Marne en Île-de-France[3].
La cible choisie pour l'attaque est un mémorial consacré aux victimes du génocide arménien rue Étienne Dolet qui est inauguré le , jour du 69e anniversaire du génocide arménien[3]. La presse turque dénonce le monument comme un « monument de haine »[3],[5]. Environ une semaine après l'inauguration, trois bombes explosent, le , faisant treize blessés, dont deux graves[4],[6]. Le monument, fait de pierre de khatchkar, est gravement endommagé par les explosions. Le maire d'Alfortville de l'époque, Joseph Franceschi, qui est également secrétaire d'État à la Sécurité publique, condamne l'attentat[4]. Jean Poperen, qui est alors le secrétaire national du Parti socialiste de France, condamne également l'attaque et exprime sa solidarité avec les Arméniens de France[7] .
Une enquête est ouverte immédiatement après l'attaque. Il est ensuite rapporté par un journal que l'attaque a été menée par l'Organisation nationale turque du renseignement ou MİT. L'attentat du mémorial intervient après plusieurs attentats à la bombe contre des institutions et des monuments arméniens dans toute la France, comme l'attentat à la bombe contre le Centre culturel arménien d'Alfortville en 1983[2].