Joest Racing

écurie automobile allemande From Wikipedia, the free encyclopedia

Joest Racing est une écurie allemande de sport automobile fondée en 1978 par l'ancien pilote Porsche, Reinhold Joest. Les locaux de l'écurie se trouvent à Wald-Michelbach en Allemagne.

Localisation Wald-Michelbach
Président Drapeau de l'Allemagne Reinhold Joest
Faits en bref Localisation, Président ...
Joest Racing
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Localisation Wald-Michelbach
Dirigeants et pilotes
Président Drapeau de l'Allemagne Reinhold Joest
Directeur Drapeau de l'Autriche Wolfgang Ullrich
Caractéristiques techniques
Résultats
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L’équipe s’est imposée comme l’une des structures privées les plus performantes en endurance, remportant notamment à plusieurs reprises les 24 Heures du Mans avec différents constructeurs. D’abord étroitement liée à Porsche, Joest Racing est ensuite devenue le partenaire principal d’Audi Sport entre 1998 et 2016, période durant laquelle elle a contribué au développement et à l’exploitation de prototypes majeurs tels que l’Audi R8, puis les R10, R15 et R18. L’écurie a également participé à des programmes avec Mazda en IMSA et avec Scuderia Cameron Glickenhaus en championnat du monde d’endurance.

1978-1989 : Débuts et premières victoires

En 1978, Reinhold Joest fonde sa propre équipe après une carrière personnelle réussie en sport-prototype. Il engage d’abord une Porsche 908/3 dans le championnat d’Europe des voitures de sport, où il remporte le titre pilotes avec Bob Wollek et Thierry Boutsen.

L’équipe s’oriente ensuite vers la Porsche 935 et décroche un succès notable aux 24 Heures de Daytona en 1980[1], suivi d'une victoire aux 1 000 km du Nürburgring sur la célèbre Nordschleife[2]. En 1982, Reinhold Joest décide de mettre un terme à sa carrière de pilote pour se concentrer uniquement sur le management de son équipe. L'équipe décide alors de recruter le Français Bob Wollek. Ce dernier remporte au volant d'une Porsche 936 le Deutsche Rennsport Meisterschaft en 1982 et 1983. Le pilote Allemand Jochen Mass en remportera un troisième en 1985[3].

Faute d’accès immédiat aux prototypes Porsche 956 réservés à l’équipe d’usine, Joest adapte une Porsche 936 pour répondre aux règlements du Groupe C. L’écurie exploitera ensuite des 956 à partir de 1983, marquant le début de ses succès en endurance moderne.

En 1984, en l’absence de l’équipe officielle Porsche, Joest Racing remporte pour la première fois les 24 Heures du Mans avec Klaus Ludwig et Henri Pescarolo sur Porsche 956[4]. L’équipe conserve son titre en 1985 avec la même voiture, devenant la deuxième équipe de l’histoire après JW à réaliser deux victoires consécutives avec un même châssis. Ludwig est alors accompagné de l'italien Paolo Barilla et du pilote homme d'affaires allemand Louis Krages[5].

Parallèlement, Joest Racing remporte plusieurs titres en Allemagne, notamment en ADAC Supercup et en Interserie. L’équipe continue à exploiter des Porsche 956 puis 962, devenues progressivement moins compétitives face aux constructeurs engagés officiellement.

En 1986, après notamment une troisième place au Mans, le Joest Racing parvient à monter plusieurs fois sur la plus haute marche du podium en WSC au Norisring ainsi qu'au Mont Fuji, devant les Porsche 962 d'usine. Après avoir abandonné à la suite de problèmes de moteur aux 24 Heures du Mans 1987, et en abandonnant le titre en Porsche Cup, l'équipe termine troisième au Mans en 1988 et remporte à nouveau la Porsche Cup.

En 1989, la FIA introduit un nouveau règlement moteur pour le Groupe C[6]. Il s’agit du moteur de 3,5 litres, déjà présent en Formule 1[6]. Le poids des voitures comme les Porsche 962 du Joest Racing sont augmentés. L'équipe parviendra malgré tout à remporter les 6 heures de Dijon, à terminer deuxième du WSC ainsi que troisième des 24 Heures du Mans.

1990-1995 : Engagement en IMSA et en DTM avec Opel

À partir de 1990, Joest Racing se tourne vers le championnat nord-américain IMSA GTP.

La Porsche 962 qu'ils utilisèrent dans le Championnat IMSA GT.

En 1991, l'équipe remporte les 24 Heures de Daytona avec Bob Wollek, Henri Pescarolo, Hurley Haywood, Louis Krages et Frank Jelinski. La Porsche Cup revient une nouvelle fois à l'équipe en fin de saison. Mais avec la montée en puissance des écuries d'usine de Nissan, Jaguar et autre Toyota, les Porsche du Joest Racing connaissent une période de non-succès.

Après une troisième place au 12 Heures de Sebring en 1992, l'équipe remportera une huitième fois la Porsche Cup. La dernière victoire dans le championnat IMSA de cette équipe a lieu à Road America en 1993. En fin ce saison, Joest Racing commence une nouvelle histoire en développant et faisant courir les Opel Calibra en DTM.

La nouvelle Opel fait son apparition pour la dernière manche de l'année 1993 à Hockenheim[7]. À son volant, Keke Rosberg marque les premiers points de l'équipe. En 1996, Joest Racing et Opel remportent le nouveau le championnat International ITC qui succède provisoirement au DTM, avec Manuel Reuter au volant.

1996-1998 : Retour victorieux au Mans

Le châssis Porsche WSC-95 préparé pour les 24 Heures du Mans 1998.

À la fin de l'année 1995, Porsche décide de faire préparer ses voitures par la structure de Tom Walkinshaw pour courir aux 24 Heures de Daytona 1996. La Porsche WSC-95 est dessinée à partir de la Jaguar XJR-14. Le principal changement est le retrait du toit. Mais en raison d'un changement de règlement, le prototype est abandonné. Finalement, Porsche décide de le reprendre et le confie de nouveau aux hommes de Joest Racing. Ils mettent au point la WSC-95 pour courir au 24 Heures du Mans.

L'équipe remporte la course de 1996 avec Davy Jones, Manuel Reuter et Alexander Wurz devant les deux Porsche 911 GT1 d'usine[8].

L'équipe revient en 1997 et remporte un deuxième succès consécutif avec la même voiture avec cette fois-ci à son volant, Michele Alboreto, Stefan Johansson et Tom Kristensen[9]. Cette année-là, l'équipe n'avait à son programme que les 24 Heures du Mans, du fait de l'arrêt de l'ITC pour des raisons de coût trop élevés.

Tout comme dans les années 1980 avec la 956, le Team Joest visait une troisième victoire consécutive en 1998. Mais c'est une Porsche 911 GT1 officielle qui remporte la victoire, les voitures du Joest Racing ne terminent pas la course. L'équipe termine malgré tout à la deuxième place à Road Atlanta.

1999-2016 : Partenariat avec Audi Sport

Le prototype R8 du Team Joest, vainqueur trois fois de suite des 24 Heures du Mans.

Après une longue collaboration avec Porsche, Joest Racing entre dans une nouvelle ère en signant, en 1998, un contrat avec Audi Sport pour développer de nouveaux prototypes en vue des 24 Heures du Mans 1999[10]. Incertain quant à l'architecture la plus pertinente, Audi décide de mener deux projets en parallèle. Le premier, la R8C, un prototype fermé, est développé par Racing Technology Norfolk. En parallèle, Joest Racing exploite le prototype ouvert développé par le constructeur Italien Dallara, la R8R[10]. Les deux voitures terminent troisième et quatrième derrière une Toyota et une BMW.

À l'issue de cette première participation, Audi fait le choix de poursuivre le développement du prototype ouvert, et développe la R8, sur la base de la R8R.

En 2000, Audi s'engage en American Le Mans Series et débute la compétition avec la R8 lors des 12 Heures de Sebring. Audi Sport et Joest réalisent un doublé devant les deux BMW V12 LMR officielles, puis remporte dix des douze courses du championnat. Aux 24 Heures du Mans, Audi s'impose largement en réalisation un triplé, profitant notamment de l'absence de BMW, qui a choisi de ne pas défendre son titre. Tom Kristensen, Frank Biela et Emanuele Pirro remportent la course, puis doublerons et triplerons la mise en 2001 et 2002. Dans le même temps, Joest Racing remporte trois fois consécutivement le championnat ALMS.

À la fin de la saison 2002, l'écurie Audi Sport se retire de la compétition. Ce retrait a pour objectif de concentrer tous les efforts du groupe Volkswagen sur le programme sportif de Bentley[11],[12]. Les Audi R8 sont dorénavant engagées par des écuries privées comme Champion Racing, Team Goh et Arena International. Pour ces derniers, le constructeur d'Ingolstadt maintient malgré tout un soutien technique, notamment avec la fourniture de nouvelles Audi R8 adaptées aux spécificités réglementaires de l'année 2003. Si Joest Racing s'est officiellement retiré avec Audi, une partie de l'équipe est néanmoins bien présente chez Bentley en 2003 pour l'engagement de la Bentley Speed 8[13] qui a fait son apparition sur les circuits deux ans auparavant. La voiture est construite sur les bases de l'Audi R8C de 1999. Bentley remporte l'édition 2003 et réalise un double avec à son volant Tom Kristensen, Rinaldo Capello et Guy Smith. Joest Racing glane cette année pour la quatrième fois consécutive le titre en ALMS, avec Frank Biela et Marco Werner.

En 2004, Audi effectue son retour en Deutsche Tourenwagen Masters en apportant son soutien à Abt Sportsline, considéré jusqu'alors comme une équipe privée. Malgré l'expérience de pilotes tels qu'Emanuele Pirro ou Frank Biela, les résultats obtenus en 2004 puis 2005 demeurent en retrait des attentes.

Audi R10 TDI.

En 2006, Audi Sport revient officiellement au Mans, avec le soutient de Joest Racing pour prendre en charge l'exploitation du nouveau prototype R10 TDI. La saison débute par une victoire aux 12 Heures de Sebring avec Rinaldo Capello, Allan McNish et Tom Kristensen, avant de s'imposer avec le même équipage aux 24 Heures du Mans 2006. L'équipe décroche également les titres en AMLS et Le Mans Series. La domination d'Audi se confirme en 2007 et 2008, avec le trio Marco Werner, Emanuele Pirro et Frank Biela. Malgré la présence de Peugeot Sport, Audi Sport et Joest remportent deux nouvelles victoires, ainsi que de nouveaux titres en ALMS et Le Mans Series.

En 2009, Audi Sport et Joest Racing introduisent un nouveau prototype, l'Audi R15 TDI. Malgré un succès aux 12 Heures de Sebring, la nouvelle voiture souffre de problèmes de fiabilité et de développement qui l'empêche de rivaliser pleinement avec la Peugeot 908 HDi FAP, alors arrivé à maturité. Aux 24 Heures du Mans 2009, Peugeot Sport signe un doublé.

Le triplé Audi en 2010.

Audi introduit une version profondément évoluée de son prototype, rebaptisé R15 Plus TDI. Bien que les Peugeot 908 apparaissent plus performantes, les quatre exemplaires engagés — dont celui de l'équipe Oreca — abandonnent au cours des 24 Heures du Mans. Audi Sport et Joest Racing signent alors un triplé retentissant, ses trois voitures parcourant une distance supérieure à l'ancien record de l'épreuve établi en 1971. L'équipe termine également vice-championne de l'Intercontinental Le Mans Cup.

En 2011, Audi abandonne le concept du prototype à cockpit « ouvert » au profit de la R18 TDI à cockpit « fermé ». Lors des 24 Heures du Mans, deux des trois voitures engagées sont éliminées à la suite de violents accidents impliquant Allan McNish puis Mike Rockenfeller. Malgré ces abandons, Audi Sport remporte la victoire avec sa troisième voiture, pilotée par Marcel Fässler, André Lotterer et Benoît Tréluyer. En revanche, Audi ne parvient pas à s'imposer dans les autres manches de l'ILMC et laisse à Peugeot les titres pilotes et équipes.

La même année, Audi Sport Team Joest engage également deux Audi R8 LMS GT3 aux 12 Heures de Bathurst. Les deux voitures monopolisent la première ligne des qualifications avant d'offrir à l'équipe un doublé en course. L'équipage composé de Marc Basseng, Christopher Mies et Darryl O'Young l'emporte avec seulement 0,714 seconde d'avance sur la seconde Audi officielle.

À la suite du retrait de Peugeot Sport au début de la saison 2012, Audi aborde en position de favori le nouveau Championnat du monde d'endurance FIA. L'Audi R18 TDI remporte les 12 Heures de Sebring pour sa dernière apparition, tandis que l'Audi R18 Ultra s'impose aux 6 Heures de Spa-Francorchamps. Aux 24 Heures du Mans, les Audi occupent les trois premières places : les deux R18 e-tron quattro hybrides terminent aux deux premières positions devant une R18 Ultra. Audi s'impose ensuite aux 6 Heures de Silverstone et aux 6 Heures de Bahreïn, ce qui lui permet de décrocher le titre constructeurs LMP1, tandis qu'André Lotterer, Benoît Tréluyer et Marcel Fässler deviennent champions du monde des pilotes.

En 2013, Joest Racing conserve son rang en remportant à la fois les 24 Heures du Mans[14] et le Championnat du monde d'endurance FIA face à Toyota. En 2014, l'équipe signe un nouveau doublé aux 24 Heures du Mans avec l'Audi R18 e-tron quattro. Malgré cette victoire, Audi termine à la deuxième place du championnat du monde, derrière Toyota.

Audi R18 e-tron quattro.

En 2015, Audi remporte les deux premières manches de la saison, à Silverstone puis à Spa-Francorchamps, mais échoue aux 24 Heures du Mans, où les Porsche 919 Hybrid réalisent un doublé. Pour la première fois depuis 2009, la marque allemande ne s'impose pas dans la classique mancelle et doit se contenter de la troisième place.

En 2016, Audi réduit son engagement à deux prototypes pour l'ensemble de la saison du WEC[15]. Aux 24 Heures du Mans, l'équipe obtient comme meilleur résultat une troisième place. À l'issue de la saison, Audi Sport annonce son retrait du Championnat du monde d'endurance FIA afin de réorienter ses investissements vers d'autres programmes sportifs, mettant ainsi un terme à plus d'une décennie de collaboration particulièrement fructueuse avec Joest Racing[16].

Diversification en IMSA et engagement en Hypercar (2017-2023)

Mazda RT24-P du Joest Racing en 2018.

À la suite de l'arrêt soudain du programme en LMP1 de Audi Sport, le team Joest se retrouve sans programme sportif pour l'année 2017. Mais le 18 juillet 2017, Joest Racing annonce un nouveau partenariat avec Mazda Motorsport afin de reprendre l'exploitation du prototype Mazda RT24-P dans le championnat IMSA WeatherTech SportsCar Championship à compter de la saison 2018[17]. Afin d'accélérer le développement de la voiture, alors en manque de compétitivité, Mazda met un terme prématuré à sa saison 2017 et confie à Joest Racing la responsabilité des essais et du développement du programme.

Au cours de leur collaboration, qui s'étend de 2018 à 2020, Joest Racing contribue au retour de Mazda au premier plan de l'endurance nord-américaine. Le Mazda RT24-P remporte cinq victoires en IMSA, notamment à Watkins Glen, Canadian Tire Motorsport Park, Road America, Sebring et Daytona, lors du WeatherTech 240. L'équipe obtient également la deuxième place des 24 Heures de Daytona 2020. Le partenariat prend fin en mars 2020, Mazda confiant alors son programme IMSA à Multimatic Motorsports[18].

En 2021, Joest Racing s'associe à Podium Advanced Technologies afin d'assurer l'exploitation du programme Hypercar de Scuderia Cameron Glickenhaus dans le cadre du Championnat du monde d'endurance FIA[19]. Deux Glickenhaus SCG 007 LMH sont engagées en catégorie Hypercar. Cette collaboration permet à l'équipe américaine d'obtenir plusieurs résultats marquants face aux constructeurs officiels. En 2022, la SCG 007 LMH monte sur le podium lors des 1 000 Miles de Sebring, des 6 Heures de Spa-Francorchamps et des 24 Heures du Mans. L'équipe décroche également deux pole positions en Championnat du monde d'endurance, à Spa-Francorchamps et à Monza.

Palmarès

Davantage d’informations Date, Championnat ...
Date Championnat Épreuve Pilotes
WSC 6 Heures de Dijon Joest - Merl - Ketterer
WSC 6 Heures de Brands Hatch Joest - Merl
2 et WSC 24 Heures de Daytona Joest - Merl - Stommelen
WSC 1000 km du Nürburgring Barth - Stommelen
WSC 1 000 km de Monza Wollek - Boutsen
16 et WSC 24 Heures du Mans Ludwig - Pescarolo
15 et WSC 24 Heures du Mans Ludwig - Barilla - Krages
WSC 180 km de Nuremberg Ludwig
WSC 1 000 km de Fuji Barilla - Ghinzani
WSC 480 km de Dijon Wollek - Jelinski
2 et IMSA 24 Heures de Daytona Wollek - Pescarolo - Krages
15 et - 24 Heures du Mans Wurz - Jones - Reuter
14 et - 24 Heures du Mans Alboreto - Kristensen - Johansson
ALMS 12 Heures de Sebring Biela - Kristensen - Pirro
17 et - 24 Heures du Mans Biela - Kristensen - Pirro
ALMS Petit Le Mans Alboreto - Capello - McNish
ALMS
ELMS
12 Heures de Sebring Alboreto - Capello - Aïello
16 et - 24 Heures du Mans Biela - Kristensen - Pirro
ALMS
ELMS
Petit Le Mans Biela - Pirro
ALMS 12 Heures de Sebring Capello - Pescatori - Herbert
15 et - 24 Heures du Mans Biela - Kristensen - Pirro
ALMS Petit Le Mans Capello - Kristensen
ALMS 12 Heures de Sebring Biela - Werner - Peter
17 et - 24 Heures du Mans Biela - Werner - Pirro
16 et - 24 Heures du Mans Biela - Werner - Pirro
14 et - 24 Heures du Mans Capello - Kristensen - McNish
LMS 1 000 km de Silverstone Capello - McNish
ALMS 12 Heures de Sebring Capello - Kristensen - McNish
LMS 8 Heures du Castellet Capello - McNish
12 et - 24 Heures du Mans Bernhard - Dumas - Rockenfeller
11 et - 24 Heures du Mans Fässler - Lotterer - Tréluyer
WEC 12 Heures de Sebring Capello - Kristensen - McNish
16 et WEC 24 Heures du Mans Fässler - Lotterer - Tréluyer
WEC 6 Heures de Silverstone Fässler - Lotterer - Tréluyer
ALMS 12 Heures de Sebring Fässler - Jarvis - Tréluyer
WEC 6 Heures de Silverstone Kristensen - McNish - Duval
22 et WEC 24 Heures du Mans Kristensen - McNish - Duval
14 et WEC 24 Heures du Mans Fässler - Lotterer - Tréluyer
WEC 6 Heures de Silverstone Fässler - Lotterer - Tréluyer
WTSCC Road Race Showcase Bomarito - Tincknell
Fermer

Notes et références

Annexes

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