Augustin Morgenthaler
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Université de Strasbourg (d)
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Lycée Fustel-de-Coulanges de Strasbourg Université de Strasbourg (d) |
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Bernard Metz (beau-frère) |
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Augustin Morgenthaler, né le à Strasbourg et mort le à Ballersdorf, est un résistant français, membre de la Brigade indépendante Alsace-Lorraine, mort pour la France lors de la Libération de l'Alsace.
Repli à Clermont-Ferrand
Augustin Morgenthaler est issu d'une famille alsacienne d'intellectuels catholiques. Son père, Alphonse Morgenthaler, philologue et helléniste de sensibilité maurrassienne, exerce comme professeur de classe préparatoire littéraire (khâgne) au lycée Fustel-de-Coulanges à Strasbourg. Par sa mère, la famille compte parmi ses membres l'abbé Henri Cetty, grand-oncle d'Augustin, curé à Mulhouse et figure de la Démocratie chrétienne en Alsace. Ce dernier décède le , au moment de l'annonce de l'armistice[1],[2].
Il effectue sa scolarité secondaire au lycée Fustel-de-Coulanges à Strasbourg, où il participe au mouvement scout avec son frère Jean-Georges. Il y côtoie notamment Bernard Metz au sein de la troupe de la 5ème Strasbourg, rattachée à la paroisse Saint-Pierre-le-Jeune catholique[1],[2].
En , la famille Morgenthaler suit le repli de l'université de Strasbourg à Clermont-Ferrand, où Alphonse Morgenthaler rejoint la faculté des lettres comme professeur. Augustin y obtient une licence ès lettres. En 1941, il rejoint la communauté des Gergoviotes sur le plateau de Gergovie[1],[2].
Dans le contexte du régime de Vichy, qui entreprend une réforme de la formation des élites par la création d'écoles de cadres destinées à former l'élite de la « Révolution nationale », Augustin Morgenthaler est nommé instructeur à l'école des cadres de Clerlande. Ces établissements, au nombre d'une soixantaine, accueillent prioritairement les jeunes diplômés, tandis que les autres sont généralement affectés dans les Chantiers de la jeunesse française[1],[2].
Le , il épouse à Clerlande Madeleine Metz, sœur de son ami scout Bernard Metz[1],[2].
Engagement dans la Résistance
Le , quelques jours après la libération de Paris, Augustin et son frère Jean-Georges s'engagent dans la Brigade indépendante Alsace-Lorraine (BIAL) recruté par Bernard Metz. Incorporés comme soldats de deuxième classe, ils rejoignent la compagnie Verdun du bataillon Strasbourg[1],[2].
Du 23 au , la BAL est rattachée à la 5e division blindée dans le cadre des opérations visant à consolider la percée de la 1re armée française du général de Lattre de Tassigny dans le sud de l'Alsace. Les combats pour le contrôle de la route Belfort-Mulhouse se révèlent particulièrement meurtriers, avec 18 soldats de la BIAL tombés à Ballersdorf et à Dannemarie[1],[2].
Mort au combat
Le , vers 16 heures, Augustin Morgenthaler trouve la mort à Ballersdorf. Il est tué par balle alors qu'il se porte au secours de l'aspirant Malnory, de la première section, blessé mais qui survivra. Son oncle, l'abbé Armand Cetty, curé de Ballersdorf, procède à la bénédiction de sa dépouille[1],[2].
Ses obsèques militaires sont célébrées le . Il est inhumé à la nécropole nationale d'Altkirch (sépulture 852), aux côtés de ses camarades tombés au combat[2],[3].
Après sa mort
Le , soit cinq mois après la mort d'Augustin, naît à Clerlande son fils posthume, Michel[2].
Son frère Jean-Georges, blessé à la joue par un éclat d'obus le jour même de la mort d'Augustin, poursuit le combat. Fait prisonnier par les Allemands à Gerstheim le lors de la défense du sud de Strasbourg par la BIAL, il est interrogé à l'hôpital psychiatrique de Rouffach puis transféré à Fribourg-en-Brisgau par des miliciens français. Ses parents le croient mort jusqu'à son retour de captivité fin . Revenu à la vie civile, Jean-Georges devient éditeur aux éditions Privat à Toulouse. Il décède le [2].
Reconnaissance
Sur le plateau de Gergovie, depuis 1951, son nom figure sur la stèle des Gergoviotes en hommage à ses morts[1].