Avesnes-Chaussoy
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| Avesnes-Chaussoy | |||||
Le château d'Avesnes. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Somme | ||||
| Arrondissement | Amiens | ||||
| Intercommunalité | CC Somme Sud-Ouest | ||||
| Maire Mandat |
Benoît Beaucourt 2020-2026 |
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| Code postal | 80140 | ||||
| Code commune | 80048 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
63 hab. (2023 |
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| Densité | 10 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 54′ 09″ nord, 1° 52′ 29″ est | ||||
| Altitude | Min. 74 m Max. 147 m |
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| Superficie | 6,12 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Poix-de-Picardie | ||||
| Législatives | 3e circonscription de la Somme | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Somme
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Avesnes-Chaussoy est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.
Localisation

Avesnes-Chaussoy est un village picard du Vimeu.
À vol d'oiseau[Note 1], la localité est située à 9 km au sud-ouest d'Airaines[1], 9 km au nord-est de Beaucamps-le-Vieux[2], 10 km au sud-est de Oisemont[3], 23 km au sud d'Abbeville[4] et à 30 km à l'ouest d'Amiens[5].
Les communes limitrophes sont Belloy-Saint-Léonard, Dromesnil, Épaumesnil, Étréjust, Fresneville, Saint-Maulvis et Villers-Campsart.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[9]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 820 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Oisemont à 10 km à vol d'oiseau[12], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 801,4 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,2 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Avesnes-Chaussoy est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15].
Elle est située hors unité urbaine[16] et hors attraction des villes[17],[18].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (88,3 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (80 %), forêts (11,7 %), prairies (6,1 %), zones agricoles hétérogènes (2,2 %)[19].

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Toponymie
Le nom de la localité est attesté précocement sous la forme Avisnas en 750[20]. La commune est instituée sous la dénomination de Avesnes Chaulsoix en 1793, Avesnes et le Sauchoy en 1801. Elle prend ultérieurement son toponyme actuel de Avesnes-Chaussoy[21].
Ernest Nègre explique le type toponymique Avesnes, dont la répartition est limitée au Maine, à la Normandie, la Picardie et le Nord-Pas-de-Calais, par l'ancien français avenesne[22] ou le bas latin *avenesna (non attesté) au sens de « terre propice à l'avoine »[23], en supposant un hypothétique passage de *Avenesne à Avesne. En effet, *Avenesne n'est jamais mentionné en tant que forme ancienne des différents toponymes Avesnes ou en -avesne, alors même que ce type toponymique est attesté dès le Haut Moyen Âge, ce qui est rarement le cas pour des localités rurales. Albert Dauzat considère qu'il y a un problème avec le type Avesnes, c'est pourquoi il exclut Avesnes-Chaussoy de la série des toponymes contenant l'élément avena « avoine » et le qualifie simplement d'obscur[24].
Les formes les plus anciennes sont du type Avis(i)n- et non pas *Avenesne. Ainsi en témoignent encore Avesnes (Somme, Vron, Avisnis en 844), Avesnes-le-Sec (Nord, Avisinas en 775), Avesnes-en-Bray (Seine-Maritime, Avisnis en 842). Le radical Avisn- est en revanche semblable au mot germanique avisna / afisna « pâturage »[25],[26] (cf. vieil anglais æfesn « pâturage »). En outre, des formations toponymiques avec l'article défini l ou les, plus tardives, confirment ce sens, par exemple : Les Avesnes (Seine-Maritime, Communes patures nommées les Avesnes dans le fief de Montérolier 1455).
On le retrouve également dans des composés de type germanique comme Haravesnes.
Histoire
Le , Jehan de Calonne achète la seigneurie d'Avesnes et ses fiefs. Il construit le château, qui est resté depuis dans sa famille[27]. En 1735, la paroisse a pour seigneur Louis-Édouard de Calonne[28].
Première Guerre mondiale
Le château a été utilisé pendant la Première Guerre mondiale a été utilisé comme centre de repos et de soins pour les soldats canadiens, américains et français. Un soldat anglais est d'ailleurs enterré dans le parc du château[29].
Seconde Guerre mondiale


Durant la bataille de France, au début de la Seconde Guerre mondiale, le , les troupes allemandes, arrivées sur la rive gauche de la Somme depuis le , franchissent le fleuve à bord de canots pneumatiques. Le village est défendu par des unités du 53e régiment d'infanterie coloniale français, et notamment la 7e compagnie, composée majoritairement de tirailleurs sénégalais et du capitaine N'Tchoréré. Ses positions sont prises les unes après les autres après d'âpres combats. « Mais elle finit par déclarer forfait. Les Allemands trient les prisonniers, séparent les Africains des Européens. Le capitaine N'Tchoréré est sauvagement exécuté. Les autres Africains sont emmenés à Dromesnil où 120 d'entre eux sont fusillés[30] ». Une stèle inaugurée en 2013 leur rend hommage[31].
À partir de , une cinquantaine de militaires allemands lancent des V1 vers l'Angleterre pendant deux mois et demi, à partir d'une rampe et ses annexes construites dans le parc du château[32],[29].
Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux
La commune se trouvait jusqu'en 2009 dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. De 2009 à 2016, elle est intégrée à l'arrondissement d'Abbeville, avant de réintégrer le l'arrondissement d'Amiens[33]. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la troisième circonscription de la Somme.
Elle faisait partie depuis 1801 du canton d'Oisemont[21]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Poix-de-Picardie.
Intercommunalité
La commune était membre de la petite communauté de communes de la Région d'Oisemont (CCRO), créée au .
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.
Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Sud-Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d'Oisemont », le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[34],[35]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en [36], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[37].
La communauté de communes Somme Sud-Ouest (CC2SO), dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [38].
Liste des maires
Politique de développement durable
Le conseil municipal a donné un avis défavorable en à la création d'un parc éolien qui serait réalisé sur la commune et celle d'Épaumesnil, il comprendrait 4 aérogénérateurs[45].
En 2022, la commune n'a pas d'éoliennes sur son territoire mais est entourée par celles des communes voisines[46].
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[47]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[48].
En 2023, la commune comptait 63 habitants[Note 4], en évolution de −1,56 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

