Liomer

commune française du département de la Somme From Wikipedia, the free encyclopedia

Liomer est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Faits en bref Administration, Pays ...
Liomer
Liomer
Église Saint-Pierre.
Blason de Liomer
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Intercommunalité Communauté de communes Somme Sud-Ouest
Maire
Mandat
Colette Michaux
2020-2026
Code postal 80430
Code commune 80484
Démographie
Gentilé Liomerois, Liomeroises
Population
municipale
374 hab. (2023 en évolution de −5,79 % par rapport à 2017)
Densité 96 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 51′ 25″ nord, 1° 49′ 02″ est
Altitude Min. 99 m
Max. 180 m
Superficie 3,89 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Poix-de-Picardie
Législatives 4e circonscription de la Somme
Localisation
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Liomer
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Liomer
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Liomer
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Liomer
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    Géographie

    Localisation

    Liomer est un village picard du Vimeu.

    Limitrophe de Beaucamps-le-Vieux, la localité est située à 28 km au sud d'Abbeville[1], 35 km au sud-ouest d'Amiens[2] et à 50 km au nord-ouest de Beauvais[3] à vol d'oiseau[Note 1].

    Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes.

    Les communes limitrophes sont Arguel, Beaucamps-le-Vieux, Brocourt, Le Quesne et Villers-Campsart.

    Géologie et relief

    La superficie de la commune est de 3,89 km2 ; son altitude varie de 99 à 180 mètres[4].

    Hydrographie

    Réseau hydrographique

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique de Liomer[Note 2].

    La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Artois-Picardie et Seine-Normandie. Elle est drainée par le Liger[Carte 1].

    Le Liger, d'une longueur de 14 km, prend sa source dans la commune de Lafresguimont-Saint-Martin et se jette dans la Bresle à Senarpont, après avoir traversé huit communes[5].

    Gestion et qualité des eaux

    Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Vallée de la Bresle ». Ce document de planification concerne un territoire de 748 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Bresle. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte d'aménagement, de gestion et de valorisation du bassin de la Bresle[6].

    La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 792 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Oisemont à 12 km à vol d'oiseau[13], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 801,4 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,2 °C, atteinte le [Note 3].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Liomer est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16].

    Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[17],[18].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (56 %).

    La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (42,9 %), forêts (38,6 %), prairies (13 %), zones urbanisées (5,5 %)[19].

    L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

    Habitat et logement

    En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 172, alors qu'il était de 171 en 2016 et de 177 en 2011[I 2].

    Parmi ces logements, 85,5 % étaient des résidences principales, 5,8 % des résidences secondaires et 8,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 2,9 % des appartements[I 3].

    Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Liomer en 2021 en comparaison avec celle de la Somme et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (5,8 %) par rapport au département (8,4 %) et à la France entière (9,7 %).

    Davantage d’informations Typologie, Somme ...
    Le logement à Liomer en 2021.
    Typologie Liomer[I 3] Somme[I 4] France entière[I 5]
    Résidences principales (en %) 85,5 83,1 82,2
    Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 5,8 8,4 9,7
    Logements vacants (en %) 8,7 8,5 8,1
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    Voies de communication et transports

    En 2019, la localité est desservie par la ligne d'autocars no 4 (Blangy-sur-Bresle - Amiens) et la ligne no 32 du réseau Trans'80, Hauts-de-France, chaque jour de la semaine sauf le dimanche et les jours fériés[20].

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Lionmes en 1164 ; Lyonmers en 1249 ; Lyonmes en 1262 ; Liomers en 1262 ; Liomes en 1301 ; Lyommers en 1472 ; Liomers en 1646 ; LioniersLionniersLiomert en 1648 ; Lioniez en 1657 ; Liommers en 1695 ; Leomer en 1698 ; Liomer en 1757 ; Lihomer en 1761[21].

    Histoire

    Révolution française et Empire

    Un important incendie a détruit 45 maisons du bourg en [22].

    Époque contemporaine

    Le bourg est desservi de 1891 à 1948 par la ligne du chemin de fer secondaire du réseau départemental de la Somme, venant d'Amiens, et qui atteint Aumale (Seine-Maritime) en 1901 puis Envermeu en 1906.

    Illustration de la gare de Liomer - Braucourt sur du mobilier urbain à côté de l'église en 2019.
    Seconde Guerre mondiale

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Résistance française est très active dans le secteur. Par ailleurs, l'occupant construit des rampes de V1 dans les bois environnants.

    Le , les populations de Liomer et Brocourt sont malmenées. Les deux villages sont entourés par des troupes dirigées par des SS, aux premières heures du jour. Les femmes, les personnes âgées et les enfants sont regroupés dans la cour de l'hôtel de ville par l'occupant allemand. Les hommes sont rassemblés sur la place pour être emprisonnés à Amiens. Les villageois qui tentent de fuir sont abattus. L'abbé Michel Lyonneau, parlant allemand, entreprendra des négociations qui permettront la libération des personnes arrêtées[23].

    Politique et administration

    Rattachements administratifs et électoraux

    La commune se trouve dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

    Liomer fut chef-lieu de canton de 1790 à 1802, année à laquelle celui-ci devint le canton de Hornoy-le-Bourg[4]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Poix-de-Picardie.

    Intercommunalité

    La commune était membre de la communauté de communes du Sud-Ouest Amiénois, créée en 2004.

    Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.

    Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Sud-Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d'Oisemont », le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[24],[25]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en [26], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[27].

    La communauté de communes Somme Sud-Ouest (CC2SO), dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [28].

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
             
    juin 1791 décembre 1793 Jean Baptiste Joseph Clairé[29]   Notaire
    Président de l'administration municipale du canton de Liomer (12 brumaire an IV → 1800).
    novembre 1795 mars 1797 Joseph Lefebvre[30]   Marchand épicier
    Agent municipal
    avril 1797 mai 1803 Louis André Cauchoix[31]   Cultivateur
    Agent municipal puis maire
             
    avril 1824 février 1848 Pierre Louis Waré[32]   Notaire, juge de paix
    Conseiller d'arrondissement d'Hornoy-le-Bourg (1833 → 1852)
             
        M. Hénocque Bonapartiste Notaire
    Suspendu par le préfet de la Somme le [33]
             
    1892 1908 Octave Macrez[34],[35] Républicain de gauche Médecin
    Conseiller d'arrondissement d'Hornoy-le-Bourg (1895 → 1932)
    Officier de l'Instruction publique
    Chevalier de la Légion d'honneur
             
    1919 1925 Octave Macrez[34],[35] Républicain de gauche Médecin
    Conseiller d'arrondissement d'Hornoy-le-Bourg (1895 → 1932)
    Président du conseil d'arrondissement d'Amiens (1915 → 1932)
    Officier de l'Instruction publique
    Chevalier de la Légion d'honneur
             
      mars 1983 Christian Pouilleute[36]   Professeur de français
    mars 1983 mars 1989 André Lhermurier    
    mars 1989 en cours
    (au 18 janvier 2025[37])
    Colette Michaux[38],[39] PS Proviseure de lycée retraitée
    Conseillère régionale de Picardie (2004 → 2010)
    Réélue pour le mandat 2020-2026[40]
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    Équipements et services publics

    Enseignement

    Les enfants de la commune sont scolarisés dans un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) géré par un syndicat de communes qui regroupe Daméraucourt, Dargies, Elencourt, Sarnois et Offoy. 81 élèves y sont inscrits en 2018-2019[41].

    Le collège le plus proche est le collège Maréchal-Leclerc-de Hauteclocque à Beaucamps-le-Vieux[42].

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[43]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[44].

    En 2023, la commune comptait 374 habitants[Note 4], en évolution de −5,79 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 130326346402408422449486466
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    454466438441428428403374356
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    349332353401370341300326358
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
    336372525490360370356343392
    Davantage d’informations - ...
    2014 2019 2023 - - - - - -
    406388374------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[45].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Manifestations culturelles et festivités

    La foire du déparcage, instituée en 1498 par le roi Charles VII, avait lieu traditionnellement le premier week-end de novembre. Depuis 2017, cette foire a lieu le , à l'époque où les moutons quittent leur parcage dans les larris (terme picard qui désigne des pelouses sèches pentues, autrefois utilisées comme pâtures à moutons) pour regagner les bergeries à la mauvaise saison. Il s'agit de l'une des grandes foires de l'ouest amiénois, qui était la vitrine de l'activité agricole du secteur. Avec les mutations de l'agriculture picarde, la foire a évolué pour se structurer autour du retour des moutons, vers 11 h et des expositions thématiques[46],[47].

    La fanfare locale effectue ses sorties avec le renfort des formations de Beaucamps-le-Vieux et Hallencourt[48].

    Vie associative

    L'association du village, « Le Forestel », propose des activités culturelles (chorale, expositions, concerts, spectacles). En 2016, l'association édite un livre et produit une pièce de théâtre sur la bataille de la Somme, à l'origine de la mort de plus d'un million de soldats[49]. Le livre est un témoignage sur les soldats inscrits sur le monument aux morts de Liomer.

    L'association propose également des activités auprès des scolaires[50].

    Économie

    La commune a racheté le dernier café du village en 2014 et l'a mis en gestion afin qu'il soit ouvert tous les jours et serve de commerce de proximité, avec restauration rapide, épicerie, dépôt de pain, point pressing, vente de journaux, de tickets à gratter, salle de jeux et dépôt de gaz[51].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Église Saint-Pierre[52]. Elle comprend divers mobiliers liturgiques classés, dont une chaire en bois du XIXe siècle[53]
      Son clocher ne comporte pas de cadran en direction de Brocourt : les habitants du village voisin n'ayant pas voulu participer au financement de la construction, ils n'ont pas eu droit à « l'heure gratuite »[54].
    Monument aux morts et coq gaulois.
    • Chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours[55], avec fronton et pilastres, inspirée des temples grecs[56].
    • Monument aux morts

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique


    Voir aussi

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    Articles connexes

    Liens externes

    Bibliographie

    • pages 188 à 194 : P.-L. Limichin, "Canton d'Hornoy" in Dictionnaire Historique et Archéologique de la Picardie - Tome 2 - Arrondissement d'Amiens, 458 pages, éd. Société des Antiquaires de Picardie (Fondation Ledieu) - (1912) - Réimpression : Éditions Culture et Civilisation, Bruxelles, 1979.

    Notes et références

    Related Articles

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