Courcelles-sous-Moyencourt
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| Courcelles-sous-Moyencourt | |||||
La mairie | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Somme | ||||
| Arrondissement | Amiens | ||||
| Intercommunalité | CC Somme Sud-Ouest | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Pierre Chopin 2020-2026 |
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| Code postal | 80290 | ||||
| Code commune | 80218 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
164 hab. (2023 |
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| Densité | 24 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 48′ 51″ nord, 2° 02′ 43″ est | ||||
| Altitude | Min. 97 m Max. 162 m |
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| Superficie | 6,78 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Amiens (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Poix-de-Picardie | ||||
| Législatives | 4e circonscription de la Somme | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Somme
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | https://courcellessousmoyencourt.fr/ | ||||
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Courcelles-sous-Moyencourt est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.
Localisation
Courcelles-sous-Moyencourt est un village picard de l'Amiénois.
À vol d'oiseau[Note 1], la localité est située à 6 km au nord-est de Poix-de-Picardie[1], 20 km au sud-ouest d'Amiens[2], 36 km au sud-est d'Abbeville[3] et à 41 km au nord de Beauvais[4].
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de quatre communes.
Les communes limitrophes sont Bussy-lès-Poix, Fresnoy-au-Val, Moyencourt-lès-Poix et Quevauvillers.
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la Chapelle Notre-Dame de Lourdes[Carte 1].

Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Somme aval et Cours d'eau côtiers ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 835 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Somme canalisée. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte d'aménagement hydraulique du bassin versant de la Somme (AMEVA)[5].
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[9]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 734 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Oisemont à 25 km à vol d'oiseau[12], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 801,4 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,2 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Courcelles-sous-Moyencourt est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[16],[17].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (86 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (76,6 %), forêts (14 %), zones agricoles hétérogènes (9,4 %)[18]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Habitat et logement
En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 68, alors qu'il était de 59 en 2013 et de 57 en 2008[I 2].
Parmi ces logements, 86,4 % étaient des résidences principales, 6 % des résidences secondaires et 7,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 100 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Courcelles-sous-Moyencourt en 2018 en comparaison avec celle de la Somme et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (6 %) inférieure à celle du département (8,3 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 77,2 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (76,9 % en 2013), contre 60,3 % pour la Somme et 57,5 pour la France entière[I 4].
| Typologie | Courcelles-sous-Moyencourt[I 2] | Somme[I 5] | France entière[I 6] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 86,4 | 83,3 | 82,1 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 6 | 8,3 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 7,5 | 8,4 | 8,2 |
Voies de communication et transports
Le territoire communal est traversé de manière parallèle par l'autoroute A29 et la départementale 1029.
En 2019, la localité est desservie par les lignes de bus du réseau Trans'80, chaque jour de la semaine, sauf le dimanche et les jours fériés[19].
Toponymie
Le lieu a été désigné : Goulecueles en 1166; Golecheules en 1184; Courcetlae en 1234; Courcheles-desous-Moiencourt en 1281, Colcellae et Corcel en 1300; CourceIles-Iez-Poix en 1609[20].
Courcelle est un nom commun en moyen français (Renaissance) qui désigne une « petite cour » ou « un petit jardin[21] ». Ce nom est issu du mot gallo-roman et gallo-italien (Moyen Âge) corticella qui signifie « petit domaine » et qui est formé de cōrtem (forme médiévale du mot latin cohors) avec le suffixe diminutif -icella. Cohors désigne en latin une « cour » ou un « enclos[22] ».
Histoire
La voie romaine de Rouen à Amiens, après avoir dépassé Poix-de-Picardie, passait à Courcelles, où elle est citée dès 1234[20].
Des traces de constructions étaient assez importantes, à la fin du XVe siècle, au lieu-dit Tassarville, pour que l'imagination populaire y vit une ancienne « ville ». A cette époque un chemin reliait Tassarville à Courcelles[20].
La paroisse disposait de son propre droit coutumier, rédigé en 1507, et dérivé de celui du bailliage d'Amiens. La seigneurie relevait de Famechon et comprenait, en 1495, 23 masures et 280 journaux de terre. Des fiefs s'étant réunis au domaine, elle comprenait en 1725, 267 journaux de domaine non fieffés, exploités directement par le seigneur, plus 81 masures amasées ou non et 416 journaux fieffés. Le seigneur avait toute justice[20].
Le château du village a été construit dans la première moitié du XVIIIe siècle par Pierre Langlois de Septenville, administrateur des Postes.
- Circonscriptions d'Ancien Régime
Le village relevait en 1749 en partie de la prévôté royale de Beauvaisis à Grandvilliers et de celle foraine et du présidial de Clermont, du bailliage d'Amiens, de l'élection d'Amiens, intendance de Picardie, grenier à sel d'Amiens[20],
La paroisse Saint Jean-Baptiste dépendait du doyenné de Poix, archidiaconé et diocèse d'Amiens[20]
Le curé était nommé par l'évêque d'Amiens. La dîme était perçue en 1788 pour trente et un quarante-cinquièmes par le curé, neuf quarante-cinquièmes par le prieur de Conty, cinq quarante-cinquièmes au prieur de Notre-Dame de Poix[20].
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
La commune se trouve dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.
Elle fait partie depuis 1801 du canton de Poix-de-Picardie[23]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, où la commune reste intégrée, est modifié et agrandi.
Intercommunalité
La commune était membre de la communauté de communes du Sud-Ouest Amiénois (CCSOA), créée en 2004.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.
Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Sud-Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d'Oisemont », le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[24],[25]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en [26], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[27].
La communauté de communes Somme Sud-Ouest (CC2SO), dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [28].
Liste des maires
Distinctions et labels
La commune a été distinguée en 2018 par le prix du fleurissement remarquable, le prix du village picard et le prix de la biodiversité[33], puis a obtenu en 2019 le label Villages fleuris avec une « première fleur ». Elle obtient en une « deuxième fleur » au Concours des villes et villages fleuris[34],[35],[36].
En 2025, en plus du renouvellement des deux fleurs déjà obtenues, la commune reçoit le prix « Coup de cœur » pour la qualité de la mise en valeur du patrimoine bâti[37].
Équipements et services publics
Enseignement
Quevauvillers, Fresnoy-au-Val et Courcelles-sous-Moyencourt sont associées au sein d'un regroupement pédagogique intercommunal (RPI)[38].
La compétence scolaire est prise en charge par la communauté de communes au niveau de la scolarité primaire.
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[40].
En 2023, la commune comptait 164 habitants[Note 5], en évolution de +17,99 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Sous l'Ancien Régime, le village comptait en 1379 17 hostises ou masures ; en 1698, 400 habitants ; en 1709, 87 feux ; en 1724, 81 feux et 255 habitants ; en 1760, 93 feux et enfin en 1772, 80 feux et 267 habitants[20].


