Beaucamps-le-Vieux
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| Beaucamps-le-Vieux | |||||
Mairie de Beaucamps-le-Vieux | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Somme | ||||
| Arrondissement | Amiens | ||||
| Intercommunalité | CC Solmme Sud-Ouest | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Jacques Iriarte-Arriola 2026-2032 |
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| Code postal | 80430 | ||||
| Code commune | 80062 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Beaucampois | ||||
| Population municipale |
1 396 hab. (2023 |
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| Densité | 278 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 50′ 42″ nord, 1° 46′ 48″ est | ||||
| Altitude | Min. 127 m Max. 201 m |
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| Superficie | 5,02 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Poix-de-Picardie | ||||
| Législatives | 4e circonscription de la Somme | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Somme
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Beaucamps-le-Vieux est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.
Localisation
Beaucamps-le-Vieux est un bourg picard du Vimeu.
À vol d’oiseau[Note 1], la commune est située à 8 km au nord d’Aumale[1], 29 km au sud d’Abbeville[2], 37 km à l’ouest d’Amiens[3] et à 50 km au nord-ouest de Beauvais[4].
Les communes limitrophes sont Beaucamps-le-Jeune, Lafresguimont-Saint-Martin, Liomer, Neuville-Coppegueule, Le Quesne, Saint-Aubin-Rivière et Saint-Germain-sur-Bresle.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[5],[Carte 1].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : la mare de l'Argilière (0,1 ha)[Carte 1],[6].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 859 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Oisemont à 13 km à vol d'oiseau[13], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 801,4 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,2 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Beaucamps-le-Vieux est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17] et hors attraction des villes[18],[19].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (76,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (37,5 %), prairies (33,5 %), zones urbanisées (17,8 %), forêts (6,8 %), zones agricoles hétérogènes (4,5 %)[20]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Voies de communications et transports
En 2022, la localité est desservie par la ligne d'autocars no 4 (Blangy-sur-Bresle - Amiens) du réseau Trans'80, Hauts-de-France, chaque jour de la semaine sauf le dimanche et les jours fériés[21].
Toponymie
Histoire
Moyen Âge
Ce serait au XIe siècle que le site de Beaucamps-le-Vieux aurait été défriché et peuplé par défrichement. Quelque temps après, fut fondé Beaucamps-le-Jeune.
XIXe siècle

Beaucamps-le-Vieux, au XIXe siècle s'adonnait au tissage de la thibaude (toile épaisse qui servait de support à la moquette) et à la fabrication de chaises et de leur paillage de seigle, introduit au début du XIXe siècle par un ancien grognard de la Grande Armée au retour de la Campagne de Russie. À cette époque, le village possédait une usine qui fabriquait de la thibaude[24].
En 1891, Beaucamps-le-Vieux devint le terminus provisoire de la ligne du chemin de fer secondaire du réseau départemental de la Somme, reliant Amiens à Aumale en 1901 puis Envermeu en 1906.
Un violent cyclone détruit l'église en 1895[24].
Première Guerre mondiale
La grippe espagnole emporta plus de 50 personnes du village en 1918, presque autant que la Première Guerre mondiale : 54 victimes ont leur nom gravé sur le monument aux morts[24].
Faisant partie de la zone des armées en réserve, Beaucamps accueille 1 200 spahis marocains en 1916, puis 1 780 tirailleurs sénégalais du au [24].
Seconde Guerre mondiale
La ligne ferroviaire ferme au service voyageur en 1940, et à tout trafic en 1947. La gare du chemin de fer secondaire subsiste, mais appartient désormais à un particulier.
La Deuxième Guerre mondiale n'a pas manqué de marquer de drames la mémoire locale. Le , un char allemand tire un obus dans une salle de classe : quatre écoliers sont tués[25]. Le , deux vagues d'avions alliés, qui avaient pour objectif une rampe de V1 installée dans le bois de Liomer larguent leurs bombes par erreur sur le village, détruisent 20 maisons et font 13 tués et 7 blessés[26].
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
La commune se trouve dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.
Elle faisait partie depuis 1802 du canton de Hornoy-le-Bourg[27]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Poix-de-Picardie.
Intercommunalité
La commune était membre de la communauté de communes du Sud-Ouest Amiénois (CCSOA), créée en 2004.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.
Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Sud-Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d'Oisemont », le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[28],[29]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en [30], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[31].
La communauté de communes Somme Sud-Ouest (CC2SO), dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [32].
Liste des maires
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[40].
En 2023, la commune comptait 1 396 habitants[Note 4], en évolution de −1,76 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
L'école primaire locale (maternelle et élémentaire) compte 227 élèves à la rentrée scolaire 2018-2019. Un service de restauration est à la disposition des écoliers[42]. La compétence scolaire est gérée par la communauté de communes Somme-Sud-Ouest.
La commune héberge le collège public Maréchal Leclerc de Hauteclocque[43] qui emploie 29 professeurs au cours de l'année scolaire 2020-2021[44].
Manifestations locales et festivités
La musique municipale donne plusieurs concerts par an et participe à toutes les festivités. Fondée en 1864, l'association fête ses 150 ans en 2014[24].
Elle effectue ses sorties avec le renfort des formations de Pont-Remy et Liomer[45].

