Barrière de Reuilly
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| Partie de | |
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| Destination initiale |
Élément du mur des Fermiers généraux |
| Destination actuelle |
détruite |
| Architecte |
Claude-Nicolas Ledoux |
| État de conservation |
| Pays | |
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| Commune |
| Coordonnées |
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La barrière de Reuilly est une ancienne barrière d'octroi de l'enceinte des Fermiers généraux.
La barrière de Reuilly était située place de la barrière de Reuilly au croisement de la rue de Reuilly avec le boulevard de Bercy et le boulevard de Charenton (actuellement boulevard de Reuilly) à l'emplacement de l'actuelle place Félix Éboué. Elle suivait la barrière de Picpus et précédait celle de Charenton.
Origine du nom
Son nom provient du fait qu'elle était située sur la rue de Reuilly.
Historique

Au XVIIIe siècle ce lieu et ses environs, autour de la place Félix-Éboué actuelle, est situé sur une petite butte. Il est alors occupé par des cultures maraîchères et de la vigne. Lorsque les Fermiers généraux obtiennent en 1785 l'autorisation de créer un nouveau mur d'enceinte, ils le tracent à cet endroit, à travers champs[1].
La construction de la barrière est engagée à la suite d'un arrêt du Conseil d'État du avec l'ensemble des travaux de l'enceinte. Elle est constituée d'un unique pavillon en ronde entouré d'une colonnade. Son architecte harmonieuse suscite alors l'admiration.
« Sa belle rotonde rappelle les temples élégants que les anciens élevaient à leurs divinités. L'on regrette cependant de voir de tels édifices qui seraient mieux placés aux portes d'un palais décorer de simples bureaux d'octroi »
— Edme et Sarrut, Paris pittoresque, 1842[1].
Cette barrière est toutefois peu fréquentée, ses environs étant encore peu construits en 1857[2].
« La barrière de Reuilly est peu fréquentée, même les dimanches. Il faudrait être abandonné de Dieu et des hommes pour aller chercher des distractions dans ce triste recoin de la petite banlieue. Il n'y a là que l'ennui à recueillir. »
— Histoire de Paris, de ses barrières et des faubourgs, 1857[1]
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Son usage est supprimé en 1860 avec l'ensemble des barrières du mur des fermiers généraux lors du déplacement de l'octroi à l'enceinte de Thiers. Le pavillon est ensuite démoli en 1863 parce qu'il se trouve dans l'axe de la future avenue Daumesnil et qu'il faut araser la butte pour permettre le passage de la nouvelle artère[1].
Annexes
Références
Bibliographie
- Alfred Delvau, Histoire anecdotique des barrières de Paris.
- Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, 2 vol., Éditions de Minuit, 1985.