Bernard Cornut-Gentille
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| Bernard Cornut-Gentille | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre des Postes et Télécommunications | |
| – (1 an et 28 jours) |
|
| Premier ministre | Michel Debré |
| Gouvernement | Debré |
| Prédécesseur | Eugène Thomas (PTT) |
| Successeur | Michel Maurice-Bokanowski |
| Ministre de la France d'Outre-mer | |
| – (7 mois et 5 jours) |
|
| Président du Conseil | Charles de Gaulle |
| Gouvernement | de Gaulle III |
| Prédécesseur | André Colin |
| Successeur | Jacques Soustelle |
| Ministre sans portefeuille | |
| – (2 jours) |
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| Président du Conseil | Charles de Gaulle |
| Gouvernement | de Gaulle III |
| Député français | |
| – (5 ans) |
|
| Élection | 11 mars 1973 |
| Circonscription | 5e des Alpes-Maritimes |
| Législature | Ve (Cinquième République) |
| Groupe politique | NI |
| Prédécesseur | Olivier Giscard d'Estaing |
| Successeur | Louise Moreau |
| – (5 ans, 5 mois et 24 jours) |
|
| Élection | 18 novembre 1962 |
| Réélection | 12 mars 1967 |
| Circonscription | 5e des Alpes-Maritimes |
| Législature | IIe et IIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | NI |
| Prédécesseur | Maxime Roustan |
| Successeur | Olivier Giscard d'Estaing |
| – (1 mois et 30 jours) |
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| Élection | 30 novembre 1958 |
| Circonscription | 5e des Alpes-Maritimes |
| Législature | Ire (Cinquième République) |
| Groupe politique | UNR |
| Prédécesseur | Circonscription créée |
| Successeur | Maxime Roustan |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Bernard Alfred Charles Cornut-Gentille |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Brest (France) |
| Date de décès | (à 82 ans) |
| Lieu de décès | Paris 16e (France) |
| Nationalité | Française |
| Diplômé de | École libre des sciences politiques |
| modifier |
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Bernard Cornut-Gentille, né le à Brest (Finistère)[1] et mort le à Paris 16e[2], est un homme politique français qui fut préfet, ambassadeur, ministre en 1958-1960 et député. Il est maire de Cannes de 1959 jusqu'à sa démission en 1968, puis de 1971 à 1978.
Jeunesse et études
Une fois son baccalauréat obtenu, Bernard Cornut-Gentille s'inscrit à l'université. Il obtient une licence de droit et une licence de lettres[3]. Admis à l'École libre des sciences politiques, il en obtient le diplôme[4].
Parcours professionnel
Sous-préfet de Reims (Marne) en 1943, il démissionne pour assister Émile Bollaert, délégué de la France libre, jusqu'en 1944. Il est en 1944 successivement préfet d'Ille-et-Vilaine, de la Somme et du Bas-Rhin. Dans cette dernière fonction, selon Christiane Kohser-Spohn[5], il a imposé « des questionnaires individuels devant être remplis obligatoirement par tous les citoyens alsaciens et remis impérativement avant le », demandant en outre de signaler les suspects. C’était « ouvrir la voie à la dénonciation et à la délation ». Selon Robert Heitz[6], qui se vante de l’en avoir dissuadé, il aurait même décidé de « faire déporter dans le Sud-Ouest de la France, sans autre forme de procès, tous les habitants des quatre « noyaux » peu sûrs, à savoir les secteurs de 1) Ittenheim-Furdenheim, 2) Sarre-Union, 3) Bouxwiller-Ingwiller, 4) Hatten-Hunspach ».
Il sera ensuite, en 1948, Haut-commissaire de la République en Afrique-Équatoriale française (AEF) puis, de 1951 à 1956, en Afrique-Occidentale française (AOF). Il est représentant permanent de la France au Conseil de sécurité des Nations unies puis ambassadeur en Argentine en 1957.
Un neveu, François Cornut-Gentille, est député de la Haute-Marne depuis 1993 et maire de Saint-Dizier de 1995 à 2017 et l'autre, Pierre Cornut-Gentille, est avocat.
Carrière préfectorale
- Sous-préfet de Vouziers (Ardennes) :
- Sous-préfet de Saint-Dié (Vosges) : -
- Sous-préfet de Reims (Marne) : 1943
- Préfet d'Ille-et-Vilaine :
- Préfet de la Somme : -
- Préfet du Bas-Rhin : -
- Directeur des affaires départementales et communales au ministère de l'Intérieur : -
- Haut-Commissaire de la République, gouverneur général de l’Afrique-Équatoriale française (AEF) : -
- Haut-Commissaire, gouverneur général de l’Afrique-Occidentale française (AOF) : -
Carrière diplomatique
- Ambassadeur de la République française auprès des Nations unies et représentant permanent de la France au Conseil de Sécurité : juin –
- Ambassadeur de France en Argentine : 1957 - 1958.
Parcours politique
Fonctions gouvernementales
- Ministre sans portefeuille du gouvernement de Gaulle III (du 1er au ).
- Ministre de la France d'Outre-mer du gouvernement de Gaulle III (du au ).
- Ministre des Postes et Télécommunications du gouvernement Debré (du au ).
L'affaire des barricades d’Alger le conduit à démissionner le , en même temps que Jacques Soustelle et à rompre avec le gaullisme[7]. Il a été le seul au gouvernement à soutenir Jacques Soustelle qui a, lors du conseil des ministres du , déclaré comprendre les insurgés[7]. Il démissionne de l'UNR en 1962[7].
Député
Parachuté dans les Alpes-Maritimes, il est élu député UNR aux élections législatives de 1958 dans la cinquième circonscription du département (à cette époque Cannes et Antibes) avec 75,48 % des voix au second tour face au communiste Henri Pourtalet[8]. Il rejoint le groupe UNR mais est rapidement appelé au gouvernement. Lorsqu'il démissionne de ce dernier, il ne retourne pas à l'Assemblée nationale et son suppléant Maxime Roustan continue de siéger jusqu'à la fin de la législature.
Aux élections législatives de novembre 1962 convoquées de manière anticipée après la dissolution de l'Assemblée nationale faisant suite au vote de la motion de censure contre le gouvernement, il se présente dans la même circonscription, cette fois-ci sous l'étiquette du Parti radical[9],[10]. Il est élu dès le premier tour avec 57,25 % des voix, et siège comme non-inscrit durant toute la législature. De à au moins 1968, il est membre du comité directeur du Centre démocrate[11],[12]. Aux législatives de 1967, au cours desquelles il reçoit le soutien de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS)[9], il est réélu de nouveau au second tour avec 50,0 % des voix, et siège toujours comme non-inscrit. Il ne se présente pas aux élections législatives de 1968.
Par la suite, il se rapproche de la gauche au fil des années tout en manifestant une farouche volonté d'indépendance à l'égard des partis. Lors des élections législatives de 1973, il est élu avec 47,49 % des voix au second tour face au gaulliste Pierre Pasquini. Il bénéficie du soutien du Parti socialiste (PS) lors des législatives de 1978 et de 1981 qui sont remportées par Louise Moreau (UDF).
Mandats locaux
Il est maire de Cannes une première fois de jusqu'à sa démission en [11], qui intervient selon ses dires en réaction à la « situation politique générale » et pour s'éloigner d'une « fraction » de son conseil municipal[9]. Il est de nouveau maire de Cannes de 1971 à 1978. Il est également conseiller général des Alpes-Maritimes de 1963 à 1973, élu dans le canton de Cannes.
Comme maire de Cannes, il a évité une urbanisation excessive de sa ville[13]. « Bâtisseur et homme proche de ses administrés », il a mené à bien d'importants travaux d'utilité publique : réalisations sportives et sociales comme la bourse du travail, urbanistiques, comme la couverture de la voie de chemin-de-fer et la construction de la voie rapide, et d'assainissement des vieux quartiers. Sous son mandat, la promenade de la Croisette a été remodelée tout en gardant sa physionomie initiale. La place contigue à l'hôtel de ville de Cannes porte son nom[14].
Décorations
Commandeur de l'ordre du Mérite postal, de droit en tant que ministre des PTT[15].