Bourgogne viennoise

pagi de la Bourgogne viennoise ou Cisjurane From Wikipedia, the free encyclopedia

La Bourgogne cisjurane appelée aussi Bourgogne viennoise ou Bourgogne rhodanienne ou plus rarement Bourgogne lyonnaise est l'une des quatre divisions territoriales du premier royaume de Bourgogne, créées vers 814, caractéristiques de l'administration carolingienne. Son existence est la plus longue des quatre entités. Elle survit à la mort du royaume comme entité administrative dans la Francie médiane, puis dans le royaume de Provence et enfin dans le royaume d'Arles. La création du Dauphiné de Viennois vers 1142 met fin de fait à cette entité administrative. Sa capitale était Vienne[1].

Statut

Commandement militaire

vers 814 Création
Faits en bref Statut, Capitale ...
Bourgogne cisjurane

8141142

Description de cette image, également commentée ci-après
Les pagi de la Bourgogne cisjurane au IXe siècle
Informations générales
Statut

Commandement militaire

Capitale Vienne
Religion Catholicisme
Histoire et événements
vers 814 Création
843 Traité de Verdun, fin du royaume de Bourgogne, division en deux du territoire
855 Création du Royaume de Bourgogne-Provence
933 Création du Second Royaume de Bourgogne
1142 Création du Dauphiné de Viennois

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Fermer

Limites géographiques

La Bourgogne cisjurane incluait[2]:

Aux origines: le royaume des Burgondes

Le royaume des Burgondes (Regnum Burgundionum), doit son nom au peuple burgonde, venu s’installer en 443 sur les bords du lac Léman en Sapaudie. Gondebaud (mort en 516) et son fils Sigismond (roi en 516-523) sont les souverains les plus marquants de ce royaume. À son apogée, ce royaume occupa un espace considérable : il trouvait ses limites, au nord à Langres, au midi Marseille voire même Perpignan en 508. À l’ouest il s'étendait jusqu’à Gien, et au nord-est jusque sur les bords du lac de Constance. Son existence fut éphémère : de 444 à 534. Les visées franques de Clovis Ier, en 500 ou 501, furent poursuivies par ses fils, Clodomir, roi d'Orléans, lors de plusieurs campagnes militaires qui se sont déroulées entre 532 et 534, Childebert, roi de Paris, et Clotaire, roi de Soissons, qui finissent par mettre un terme au Royaume burgonde.

La future Bourgogne franque est conquise par les Burgondes vers 476. Mais sous les Burgondes, il n'y a pas encore la partie champenoise ni le Sénonais qui seront adjointes plus tard sous le premier royaume de Bourgogne. En 501 l'Auxerrois est conquis par les Francs et détaché du reste de la future Bourgogne. Elle n'y retournera qu'en 534.

Le royaume de Bourgogne

Les Mérovingiens intègrent le Royaume burgonde aux différents royaumes mérovingiens mais lui conservent son individualité. Ses frontières sont néanmoins élargies[3]. Lui sont adjointes les futures provinces de l'Orléanais, du Berry, le Sénonais, la moitié ouest du Bourbonnais, l'actuel département de l'Aube avec Troyes, le sud et l'est de l'actuelle Île-de-France[4]. La Provence est également ajouté mais sans le secteur d'Aix-en-Provence, dévolu à Sigebert[5],[6].

La Burgondie apparaît toujours comme une entité géopolitique, au même titre que la Neustrie et l'Austrasie, les Mérovingiens y installent un roi dont les plus connus furent Gontran, et Dagobert. Si la capitale du royaume demeure à Orléans jusqu'au début du VIIIe siècle, c’est à Chalon-sur-Saône, mieux situé, que Gontran et les souverains suivants résideront le plus souvent[7]

Les 4 commandements de Bourgogne

Le royaume de Bourgogne cesse d'apparaître en tant qu’entité géopolitique avec les Carolingiens et va se rétrécir. Elle perd quasiment toutes les adjonctions des Mérovingiens, plus la Suisse alémanique. Des ajouts du VIe siècle, seuls les secteurs de Troyes et de Sens restent encore bourguignons.

Le vaste territoire de l’ancien regnum Burgundiæ est réparti par Charles Martel en quatre commandements, ayant chacun son gouverneur :

Les partages successifs du royaume entre les héritiers détruisent l'unité de la monarchie que Charlemagne et ses aïeux avaient construite. Le traité de Verdun met fin à l'unité de l'empire de Charlemagne et achève l'existence ce premier royaume de Bourgogne. La mutilation que le traité fait subir à la Bourgogne donne naissance, à l’ouest de la Saône, à la Bourgogne franque[9] qui va aboutir au duché de Bourgogne, et à l’est et au sud de cette rivière, à une Bourgogne impériale, lot de l’empereur Lothaire dont le territoire formera le royaume d'Arles.

Le système carolingien

En l’an 800, Charlemagne instaure un ordre nouveau où dignitaires laïcs et évêques doivent être soumis au pouvoir central[10]. Le fonctionnaire impérial ou comte palatin est doté d’amples pouvoirs administratifs sur un pagus, terme qui désigne une subdivision d'anciens territoires héritée de l'administration romaine.

Si l'Église maintient l'unicité de ses diocèses, les anciennes civitas se retrouvent alors partagées entre plusieurs comtes régnant parfois sur plusieurs pagi qui peuvent eux-mêmes être redivisés en plus petites entités : centaine, vicairie et ban. Le pays de Bourgogne se retrouve aussi divisé en pagi gouvernés par des comtes ou évêques.

Les pagi de la Bourgogne cisjurane

Les partages de la Francie à la fin du IXe siècle

Après le décès de Lothaire le à Prüm[39] et le premier partage de son royaume la Bourgogne se trouve redivisée trois fois en quatre décennies.

Les partages de la Bourgogne

Références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI