Boycott, désinvestissement et sanctions en France

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Boycott, désinvestissement et sanctions (en anglais Boycott, Divestment and Sanctions), ou BDS, est une campagne qui a pour objectif de dénoncer la colonisation israélienne des territoires occupés, et de soutenir le droit au retour des réfugiés palestiniens. Elle se fixe comme moyens l’appel au boycott d'Israël, des campagnes pour le désinvestissement en Israël et la promotion de sanctions.

Prémisse

Manifestation à Paris pour la « Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien », le 29 novembre 2014.

En France, avant le lancement officiel de la campagne BDS en 2005, plusieurs actions sont conduites qui la préfigurent. Pascal Markowicz, du comité directeur du CRIF, recense ainsi : en , la CCIPP (Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien) fabrique des autocollants et des affiches pour lancer une campagne de boycott des produits israéliens ; la CAPJPO dirigée par Olivia Zemor publie l'appel (d') pour un moratoire sur les relations scientifiques et culturelles avec Israël ; l'Association France Palestine Solidarité, bientôt suivie par un collectif d'associations d'extrême gauche et de mouvements alternatifs, vote une motion appelant au boycott des produits israéliens dont le slogan est « Non à l'occupation, non à l'apartheid, boycott des produits israéliens » ; à Marseille, le (date anniversaire de la seconde intifada), le Collectif pour le Respect des Droits du Peuple Palestinien, soutenu par d'autres organisations, organise la première manifestation unitaire du boycott d'Israël[1][source insuffisante].

Actions

En France, la guerre de Gaza de l'hiver 2008-2009 suscite une large prise de conscience et accélère les mobilisations autour de l'appel des Palestiniens. Des actions et campagnes sont menées, notamment contre des sociétés telles Carrefour, Ahava et autres. Par exemple, une coalition appuyée par le « Comité BDS » palestinien s'organise contre le projet d'implantation d’Agrexco (en) à Sète et plus largement en Europe. On peut également considérer la poursuite en justice des sociétés françaises impliquées dans la construction du tramway de Jérusalem comme une manifestation de cette campagne[2],[3].

Le , le blog internet du BDS France publie la Charte de la Campagne BDSFrance, ainsi que la liste des 93 associations et partis politiques français qui soutiennent le boycott. En , l'organisation de la campagne BDS en France se structure et une plateforme unique est créée, avec un site internet dédié.

Une du mensuel anarchiste Alternative libertaire sur la campagne BDS, en 2010.

En , une manifestation pour le boycott d'Israël se déroule à Paris ; sur l'une des banderoles, Gaza est indiqué être un « camp de concentration ».

En 2015, Veolia Environnement cède aux pressions et « bouclé la vente de toutes ses activités en Israël, et notamment celles de gestion de l'eau, des déchets et de l'énergie »[4],[5].

Le , à l'appel d'une quarantaine d'organisations dont le BDS, une manifestation pour « célébrer la résistance palestinienne à l'occupation et à la colonisation » ne rassemble qu'environ 200 personnes sur la place du Châtelet à Paris, les policiers bloquant les accès « pour éviter les débordements »[6].

En , lors du boycott de l'exposition parisienne sur les « Juifs d'Orient » à l'Institut du monde arabe (IMA), le journaliste pro-palestinien Dominique Vidal rappelle que lors des voyages qu'il a organisés en Israël-Palestine, les participants ont discuté du boycott culturel avec Omar Barghouti, fondateur et coordinateur de BDS, qui a toujours répété qu'il n'est pas question pour son mouvement de boycotter individuellement des artistes israéliens[7][source insuffisante].

Développement politique et judiciaire

Prises de position

Références

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