Brivet

From Wikipedia, the free encyclopedia

Brivet
Illustration
Bateaux accostés sur le long du Brivet.
Caractéristiques
Longueur 33,8 km
Bassin collecteur Loire
Régime pluvial océanique
Cours
Source source
· Localisation Drefféac, Sainte-Anne-sur-Brivet
· Coordonnées 47° 28′ 04″ N, 2° 04′ 08″ O
Confluence Loire
· Localisation Saint-Nazaire
· Coordonnées 47° 17′ 51″ N, 2° 10′ 50″ O
Géographie
Pays traversés Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique

Sources : SANDRE:M85-0300, Géoportail

Le Brivet [bʁivɛ] est une rivière[1] de la Loire-Atlantique, dernier affluent de la Loire, en rive droite, traversant la Brière.

Le Haut Brivet

La longueur de son cours d'eau est de 33,8 km[1]. Le Brivet traverse le Sillon de Bretagne par une entaille profonde, à Pontchâteau, et se déverse dans les marais de la Brière, pour déboucher dans l'estuaire de la Loire.

Sa source n'est pas connue : le Haut Brivet apparaît dans les prés humides et drainés du petit bassin sédimentaire de Saint-Gildas-des-Bois - Campbon. Selon Léon Maître « Il n'est pas facile de saisir le Haut-Brivet quand on remonte vers la source ; on se perd au milieu d'une immense cuvette de 1 500 hectares qui est bornée au nord par les versants boisés de Saint-Gildas-des-Bois et de Grâces, au sud par la croupe de Campbon, à l'ouest par les plateaux de Drefféac et Missillac. (...) Sa source est mystérieuse et discutée comme celle du Nil. Son origine probable est à la Mer-de-l'Isle [en Sainte-Anne-sur-Brivet], petit lac situé à la pointe méridionale des marais de Saint-Gildas, qui reçoit les eaux de trois ruisseaux venant de Quilly, de Bouvron et de Cambon, et des canaux de Drefféac. D'abord le Haut Brivet coule sur une longueur de huit kilomètres entre des rives marécageuses qui se rapprochent de plus en plus jusqu'à une gorge que domine Pontchâteau »[2].

La consultation de la carte IGN au 1/25 000e montre que le Brivet commence à exister sous ce nom, en tant que rivière, légèrement au nord-ouest du hameau de My, en Sainte-Anne-sur-Brivet. À cet endroit, on le voit déjà large aux allures de canal. C'est que ses eaux proviennent de plus haut et ont été rassemblées en ce point par un réseau de canaux rayonnants et rectilignes traçant leur éventail au cœur d'un espace situé entre Drefféac, Saint-Gildas-des-Bois et Sainte-Anne-sur-Brivet. Lequel de ces canaux, celui de la Curée, celui de la Fleur, ou encore le canal Joseph, peut être considéré comme le "père" du Brivet ? La réponse n'est pour l'instant pas connue, mais ils sont surement tous à l'origine du cours d'eau. Donc le Brivet serait l'une de ces peu nombreuses rivières de France qui n'ont pas une source, mais des dizaines.

Le Bas Brivet

Le Brivet « pénètre ensuite dans les marais (...) qu'elle traverse sur une longueur de 14 kilomètres jusqu'à l'écluse de Rozet [ou Rozé, entre Saint-Joachim et Saint-Malo-de-Guersac. Sur ce parcours, les sites sont très variés, ils changent à chaque détour des capricieux méandres que [la rivière] décrit entre les îlots rocheux des territoires de Besné et de Crossac » écrit Léon Maître en 1897[2].

Dans un passé lointain, le Brivet décrivait en Brière de nombreux bras et détours, qui portaient ses eaux jusqu'aux rives de Saint-Lyphard et de Saint-André-des-Eaux, recevant aussi les eaux des ruisseaux venant d'Herbignac, de Missillac et de La Chapelle-des-Marais et se déversait dans la Loire et l'Océan par plusieurs embouchures. Les vases, les sables, la tourbe (due à la décomposition des sphaignes qui ont proliféré depuis le début de l'ère quaternaire à partir du moment où la région n'a plus été envahie par l'eau de mer), les alluvions et les aménagements effectués par les hommes ont considérablement modifié et rectifié son cours[2].

L'étier de Méan

Méan est désormais un quartier de Saint-Nazaire.

« En approchant de son embouchure, à 8 kilomètres de la Loire, [le Brivet] prend le nom d'étier parce qu'alors ses eaux saumâtres se mêlent aux marées et aux égouts des marais et des prairies. Le Brivet devient alors l'émissaire de tous les canaux de dessèchement de la Grande Brière mottière qu'il côtoie » écrit encore Léon Maître[2].

Histoire

Voir aussi

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI