Congrégation de Saint-Maur
congrégation bénédictine (1618-1789)
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La congrégation de Saint-Maur, dont les membres sont appelés Mauristes, est une congrégation française de moines bénédictins fondée en 1618, réputée en raison de ses travaux historiques d'un haut niveau d'érudition. Elle tire son nom de celui d'un disciple de saint Benoît, saint Maur, à qui est attribuée l'introduction au VIe siècle en Gaule mérovingienne de la règle de saint Benoît.
| Congrégation de Saint-Maur | |
| Institut religieux | |
|---|---|
| Type | Ordre monastique |
| Spiritualité | Office divin, prière, études |
| Règle | Règle de saint Benoît |
| Structure et histoire | |
| Fondation | 1618 et 1621 Paris |
| Fondateur | Louis XIII, roi de France |
| Fin | 1790 |
| Liste des ordres religieux | |
L'école historique et critique des Bénédictins de Saint-Maur est initiée en 1632 par son supérieur général Dom Tarrisse. Elle s'illustre par un grand nombre d'auteurs, notamment : Dom Mabillon (1632-1707), créateur de la diplomatique, et Dom Lobineau (1667-1727), historien de la Bretagne ; et par de nombreuses collections monumentales d'une grande valeur tels : la Gallia Christiana, L'Art de vérifier les dates, l’Histoire littéraire de la France et l’Histoire générale de Languedoc.
La congrégation de Saint-Maur est supprimée au début de la Révolution française par le décret du de l'Assemblée nationale constituante, dissolvant les ordres réguliers, hors éducation et œuvres de charité. Les textes non publiés qu'elle laisse représentent des centaines de volumes de manuscrits, aujourd'hui conservés à la Bibliothèque nationale de France ou dans d'autres bibliothèques françaises.
Histoire
À la fin du XVIe siècle, les monastères bénédictins de France tombent dans la désorganisation et le laxisme. Cette situation provient notamment du régime de la commende par lequel les revenus des monastères, les « bénéfices », sont en partie attribués à des personnes extérieures, par exemple à de simples clercs tonsurés qui deviennent « abbés commendataires » et n'ont pas le moindre souci de veiller au respect de la règle, n'étant pas eux-mêmes moines et ne résidant pas dans la communauté.
1601 : Fondation de la congrégation Saint-Vanne de Verdun, en Lorraine
La réforme est initiée par dom Didier de La Cour à l'abbaye Saint-Vanne de Verdun. De là, elle s'étend à plusieurs établissements du duché de Lorraine, qui fait partie du Saint-Empire.
En 1604 est établie officiellement la congrégation de Saint-Vanne et Saint-Hydulphe dont les membres les plus distingués sont Rémy Ceillier et Dom Calmet.
À partir de , par autorisation royale, le royaume de France étant alors gouverné par la régente Marie de Médicis, un certain nombre de maisons françaises rejoignent cette congrégation, mais il est jugé souhaitable[Par qui ?] de créer sur le même modèle une congrégation française.
1618-1621 : Fondation de la congrégation de Saint-Maur, à Paris
En , le roi Louis XIII signe les lettres patentes autorisant la fondation d'une nouvelle congrégation bénédictine placée sous le patronage de saint Maur, premier disciple de saint Benoît et, selon la tradition, introducteur de sa règle en Gaule.
En le chapitre de fondation de cet ordre a lieu dans le monastère des Blancs-Manteaux à Paris et élit dom Martin Tesnières comme prieur.
Le , le pape Grégoire XV promulgue la bulle d'érection de la congrégation, officiellement appelée en latin Congregatio sancti Mauri Gallicana Parisiensis[1] (« Congrégation gallicane parisienne de saint Maur »). Une bulle de confirmation est publiée en 1628 par Urbain VIII[2].
En 1630, Grégoire Tarrisse (1575-1648) est élu premier supérieur général de la congrégatio.
XVIIe siècle : Développement de la congrégation
La plupart des monastères bénédictins de France, à l'exception de ceux de l'ordre de Cluny, rejoignent peu à peu la nouvelle congrégation qui atteint son apogée dans les années 1690-1700 avec 190 monastères répartis en six provinces : France, Normandie, Bretagne, Gascogne, Berry et Bourgogne.
La maison mère est l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, à Paris, résidence du supérieur général et centre de l'activité intellectuelle de la congrégation. Les autres monastères ont le statut de prieurés.
Organisation

Chaque province de la congrégation dispose de son noviciat et de sa maison d'études. Le chapitre général de la congrégation, réuni tous les trois ans, désigne l'ensemble des prieurs locaux pour deux mandats de trois ans successifs dans le même monastère, les six visiteurs provinciaux, le supérieur général et ses deux assistants.
En adoptant cette organisation centralisée, la congrégation de Saint-Maur se démarque de la règle de saint Benoît qui prévoit l'élection directe du supérieur par les moines d'un établissement. La congrégation remet aussi en cause le vœu de stabilité par lequel un moine est attaché pour toujours au monastère où il fait sa profession. Ce dernier aspect est cependant tempéré par une stabilité au sein de la province[1].
Introduction et place des travaux d'érudition
Au départ, la congrégation n'est pas fondée pour que les moines se consacrent aux travaux d'érudition. L'idée principale des fondateurs est de revenir à une vie monastique régie par la règle dans laquelle la première place est dévolue à la prière communautaire et personnelle.
Les travaux d'érudition ne sont introduits qu'à partir de 1630 par Dom Tarrisse, devenu supérieur général cette année-là.
Tout au long de la période la plus glorieuse de l'histoire des mauristes, il n'est pas autorisé que le travail d'érudition gêne l'exécution obligatoire de l'office divin dans le chœur de l'église, ni les autres devoirs de la vie religieuse.
Vers la fin du XVIIIe siècle, une tendance apparait à desserrer l'observance monastique en faveur de l'étude, mais les constitutions de 1770 montrent qu'un régime proprement monastique est maintenu jusqu'au bout.
Débats théologiques
L'histoire des mauristes et de leurs travaux est traversée par les controverses ecclésiastiques qui déchirent l'Église catholique du royaume de France au cours des XVIIe et XVIIIe siècles.
Certains de ses membres se rallient à la cause janséniste, mais la plupart, notamment presque tous[réf. nécessaire] les plus grands noms, suivent une voie moyenne, en s'opposant à la théologie morale relâchée, condamnée en 1679 par le pape Innocent XI, et en adhérant à des opinions fermes sur la grâce et la prédestination associées aux écoles augustinienne et thomiste de la théologie catholique romaine.
Comme toutes les écoles et facultés de théologie du royaume, les mauristes sont tenus d'enseigner les quatre articles gallicans de 1682.
Vers la fin de l'Ancien Régime, après plusieurs décennies de développement de la philosophie des Lumières : Voltaire, Diderot, Rousseau . .. le rationalisme et la libre-pensée semblent être entrés dans quelques-unes des maisons.[réf. nécessaire]
1790: Suppression de la congrégation
En , moment crucial de la Révolution française, le royaume de France passe de la monarchie absolue à la monarchie constitutionnelle, lorsque Louis XVI reconnait aux états généraux réunis depuis le 1789 le droit de rédiger une constitution pour le royaume. Le véritable maître est désormais l'Assemblée nationale constituante.
En , l'assemblée met fin au statut légal des vœux monastiques et décide la dissolution des ordres réguliers, sauf les œuvres charitables. La congrégation de Saint-Maur fait partie des institutions dissoutes. Les établissements sont fermés et les moines dispersés.
3 septembre 1792 : Massacre de septembre
Le dernier supérieur général, Dom Chevreux (1728-1792) est élu député aux états généraux de 1789 pour le clergé de Paris. Il est arrêté après le 10 août 1792, jour du renversement de Louis XVI par les républicains, ainsi que son neveu lui aussi mauriste, Louis Barreau de La Touche (1758-1792).
Tous deux, incarcérés à la prison des Carmes, sont massacrés par les sans-culottes parisiens, ainsi que 190 autres ecclésiastiques dont trois évêques, dans la nuit du 2 au . C'est le début de l'épisode tragique des massacres de Septembre.
Travaux
L'école historique et critique des moines mauristes a produit de nombreux ouvrages d'érudition dont la valeur est permanente. Les fondements de cette école ont été posés par Dom Grégoire Tarrisse, le premier supérieur général, qui en 1632 a donné pour instructions aux supérieurs des monastères d'entraîner les jeunes moines à des habitudes de recherche et de travail organisé. Les pionniers dans cette production ont été Ménard et Luc d'Achery.
Les axes de travail sont l'Écriture sainte, la patrologie, la théologie dogmatique, le droit canonique, l'ascétisme chrétien et monastique, l'histoire ecclésiastique, la liturgie et la vie des saints.
La bibliographie mauriste contient au total les noms de quelque 220 auteurs et plus de 700 œuvres. Ce qui a été publié n'est qu'une partie de ce qui avait été envisagé et préparé.
La Révolution française met brutalement fin à de nombreuses entreprises, et les matériaux restants constituent des centaines de volumes de manuscrits de la Bibliothèque nationale de France et d'autres bibliothèques en France. On trouve à Paris 31 volumes de matériaux dus à Berthereau, à l'usage des historiens des croisades, pas un seul n'est en latin ni en grec, mais dans les langues orientales[3],[4] ; c'est de là qu'a été tiré en grande partie le Recueil des historiens des croisades dont 15 volumes in-folio ont été publiés par l'Académie des inscriptions et belles-lettres[5]. Il existe aussi les matériaux préliminaires pour une édition de Rufin et une d'Eusèbe de Césarée, et pour la continuation des Lettres pontificales et des Concilia Galliae. Dom Cafflaux et Dom Villevielle ont laissé 236 volumes de matériaux pour un Trésor généalogique. Ajoutons les Antiquités bénédictines (37 vol.), un Monasticon Gallicanum et un Monasticon Benedictinum (54 vol.) Parmi les histoires des provinces de France, c'est à peine si une demi-douzaine a été imprimée, mais ce qui avait été collecté pour le reste remplirait 800 volumes de manuscrits. Les matériaux pour une géographie de la Gaule et de la France en 50 volumes ont disparu dans l'incendie de la maison mère à Saint-Germain-des-Prés, au cours de la Révolution.
Il s'agit d'une production prodigieuse, si l'on songe qu'elle venait d'une seule société. Les qualités qui ont rendu proverbial le travail des mauristes pour l'érudition sont leur sens critique et leur rigueur.
Principales réalisations
| Titre | Date | Volumes | Auteurs | En ligne |
|---|---|---|---|---|
| L'Antiquité expliquée et représentée en figures | 1719-1724 | 15 | Bernard de Montfaucon | Gallica |
| L'Art de vérifier les dates | 1750 | 1 | Charles Clémencet, Maur Dantine, Ursin Durand | Gallica |
| De re diplomatica | 1681 | 1 | Jean Mabillon | Gallica |
| Gallia Christiana | 1626-1865 | 16 | Denis de Sainte-Marthe, Jean Thiroux ,Scévole de Sainte-Marthe | Gallica |
| Histoire de Bretagne composée sur les titres & les auteurs originaux | 1707 | 2 | Antoine-Paul Le Gallois, Guy Alexis Lobineau, Denis Briant | Numelyo |
| Histoire générale de Languedoc | 1730-1745 | 5 | Claude Devic, Joseph Vaissète | Gallica |
| Histoire littéraire de la France | 1733-1763 | 12 | Antoine Rivet de La Grange, Charles Clémencet, François Clément | Gallica |
| Monasticon Gallicanum | non publié | Michel Germain | Gallica | |
| Recueil des historiens des Gaules et de la France | 1738-1833 | 19 | Martin Bouquet, Michel Jean Joseph Brial | Gallica |
Personnalités
Moines érudits
| Nom | Dates | Œuvres principales[6] |
|---|---|---|
| Luc d'Achery | 1609-1685 | Spicilegium sive Collectio veterum aliquot scriptorum qui in Galliae bibliothecis delituerant |
| Jean-Baptiste Alaydon | 1671-1733 | Supérieur général de 1729 à 1733 |
| André Joseph Ansart | 1723-1786 | Esprit de saint Vincent de Paul ou Modèle de conduite proposé à tous les ecclésiastiques |
| Jean-Maur Audren de Kerdrel | 1651-1725 | Avis au public pour une nouvelle Histoire de Bretagne |
| Nicolas Alexandre | 1654-1728 | La Médecine et la Chirurgie des Pauvres |
| François Bedos de Celles | 1709-1779 | L'Art du Facteur d'Orgues ; La Gnomonique pratique |
| Laurent Bénard | 1573-1620 | Instructions monastiques sur la règle de saint Benoît |
| Georges François Berthereau | 1732-1794 | Histoire générale des Croisades (manuscrit) |
| Charles-Joseph de Bévy | 1738-1830 | Histoire des inaugurations des Rois, Empereurs, et autres Souverains de l’Univers |
| Simon Bougis | 1630-1714 | Méditations pour les novices et les jeunes profès |
| Martin Bouquet | 1685-1754 | Recueil des historiens des Gaules et de la France |
| Nicolas du Bout | 1653-1706 | Histoire de l'abbaye d'Orbais |
| Michel Jean Joseph Brial | 1743-1828 | Recueil des historiens des Gaules et de la France |
| Denis Briant | 1655-1716 | Histoire de Bretagne composée sur les titres & les auteurs originaux |
| Louis Bulteau | 1625-1693 | Histoire des moines de l'Orient ; Histoire de Saint-Benoît et des moines d'Occident. |
| Pierre Carpentier | 1697-1767 | Glossarium ad mediate scriptores latinitatis infima |
| Pierre Chastelain | 1709-1782 | Journal de Dom Pierre Chastelain, avec ses remarques sur la température et la vigne |
| Charles Clémencet | 1703-1778 | L'Art de vérifier les dates ; Histoire littéraire de la France |
| François Clément | 1714-1793 | Histoire littéraire de la France ; L'Art de vérifier les dates (nouvelle édition) |
| Pierre Coustant | 1654-1721 | Œuvres d'Hilaire de Poitiers ; Epistolae Romanorum pontificum |
| Maur Dantine | 1688-1746 | L'Art de vérifier les dates ; Glossarium ad mediate scriptores latinitatis infima |
| Jean-Pierre Deforis | 1732-1794 | Conciles des Gaules ; Réfutation d'un nouvel ouvrage de Jean-Jacques Rousseau (L’Émile) |
| François Delfau | 1637-1676 | Œuvres de Saint Augustin |
| Léger Marie Deschamps | 1716-1774 | Le vrai système ou Le mot de l'énigme métaphysique et morale[7] |
| Claude Devic | 1670-1734 | Histoire générale de Languedoc |
| Ursin Durand | 1682-1771 | L'Art de vérifier les dates ; Voyage littéraire de deux Religieux Bénédictins |
| Jacques Étienne Duval | 1698-1742 | Recherches géographiques sur quelques Villes de l'ancienne Gaule |
| Claude Estiennot de la Serrée | 1639-1699 | Antiquités bénédictines ; Fragmenta historica Aquitanicae (manuscrits) |
| Michel Félibien | 1666-1719 | Histoire de l'abbaye royale de Saint-Denis en France ; Histoire de la ville de Paris |
| Jacques du Frische | 1640-1693 | Œuvres de Saint Ambroise |
| Michel Germain | 1645-1694 | Monasticon Gallicanum |
| Pierre Nicolas Grenier | 1725-1789 | Introduction à l'histoire générale de la province de Picardie |
| Robert Guérard | 1641-1715 | Œuvres de Saint Augustin |
| Ambroise Janvier | 1613-1682 | Rabbi Davidis Kimhi Commentarii in Psalmos Davidis |
| Charles de La Rue | 1684-1740 | Œuvres d'Origène |
| Vincent de La Rue | 1707-1762 | Œuvres d'Origène |
| Jean-Philippe Le Cerf de la Viéville | 1677-1748 | Bibliothèque des écrivains de la Congrégation de Saint-Maur |
| Antoine-Paul Le Gallois | 1640-1695 | Histoire de Bretagne composée sur les titres & les auteurs originaux |
| Jacques-Louis Le Noir | 1720-1792 | Collection chronologique des actes et des titres de Normandie |
| Jean Liron | 1665-1749 | Singularités historiques et littéraires |
| Guy Alexis Lobineau | 1666-1727 | Histoire de Bretagne composée sur les titres & les auteurs originaux ; Histoire de la ville de Paris |
| François Louvard | 1661-1729 | Œuvres de Saint Grégoire |
| Jean Mabillon | 1632-1707 | De re diplomatica |
| Noël Mars | 1612-1702 | Histoire du royal monastère de Sainct-Lomer de Blois de l'ordre de Saint-Benoist, |
| Edmond Martène | 1654-1739 | De antiquis monachorum ritibus |
| Jacques Martin | 1684-1751 | Histoire des Gaules et des conquêtes des Gaulois |
| Nicolas-Hugues Ménard | 1585-1644 | Liber sacramentorum du pape Grégoire le Grand, |
| Athanase de Mongin | 1589-1663 | Manuel du religieux intérieur (manuscrit) |
| Bernard de Montfaucon | 1655-1741 | L'Antiquité expliquée et représentée en figures |
| Pierre-Hyacinthe Morice de Beaubois | 1693-1750 | Mémoires pour servir de preuves à l'histoire ecclésiastique et civile de Bretagne |
| Antoine-Joseph Pernety | 1716-1796 | Dictionnaire portatif de peinture, sculpture et gravure |
| Germain Poirier | 1724-1803 | Papiers du bénédictin Dom Germain Poirier sur l'histoire de France (manuscrit) |
| François Pommeraye | 1617-1687 | Histoire des abbayes, archevêques et conciles de Rouen |
| Antoine Rivet de La Grange | 1683-1749 | Histoire littéraire de la France |
| Thierry Ruinart | 1657-1709 | Historia persecutionis vandalicae |
| Denis de Sainte-Marthe | 1650-1725 | Gallia Christiana |
| Louis de Sainte-Marthe | 1571-1659 | Histoire généalogique de la Maison de France: |
| Scévole de Sainte-Marthe | 1571-1650 | Gallia Christiana |
| Charles-Louis Taillandier | 1705-1786 | Histoire ecclésiastique et civile de la Bretagne |
| Grégoire Tarrisse | 1575-1648 | Premier supérieur de la congrégation |
| René Prosper Tassin | 1697-1777 | Nouveau traité de diplomatique ; Histoire littéraire de la Congrégation de Saint-Maur |
| Jean Thiroux | 1663-1731 | Gallia Christiana |
| Charles-François Toustain | 1700-1754 | Nouveau traité de diplomatique |
| Joseph Vaissète | 1685-1756 | Histoire générale de Languedoc |
| Georges Viole | 1598-1669 | Mémoires sur l'histoire du diocèse d'Auxerre (manuscrit) |
Supérieurs généraux

- Dom Martin Tesnière (1618-1621), président
- Dom Colomban Regnier (1621-1624), président
- Dom Martin Tesnière (1624-1627)
- Dom Maur Dupont (1627-1630)
- Dom Grégoire Tarrisse (1630-1648), 1er supérieur général
- Dom Jean Harel (1648-1660)
- Dom Bernard Audebert (1660-1672)
- Dom Vincent Marsolle (1672-1681)
- Dom Benoît Brachet (1681-1687)
- Dom Évroult-Claude Boitard (1687-1699)
- Dom Simon Bougis (1699-1711)
- Dom Arnoulf de Loo (1711-1714)
- Dom Charles Petey de L'Hostallerie[8] (1714-1720), 9e supérieur général
- Dom Denis de Sainte-Marthe (1720-1725)
- Dom Pierre Thibault (1725-1729)
- Dom Jean-Baptiste Alaydon (1729-1733)
- Dom Hervé Menard (1733-1736)
- Dom Claude Dupré (1736- abbaye Saint-Germain-des-Prés, le )[9]
- Dom René Lanneau (1737-1753)
- Dom Jacques Nicolas Maumousseau (1754-1756)
- Dom Marie-Joseph Delrue (1756-1766)
- Dom Pierre-François Boudier (1766-1772)
- Dom René Gillot (1772-1778)
- Dom Charles Lacroix (1778-1781)
- Dom Chartié-Mousso (1781-1783)
- Dom Ambroise Chevreux (1783-1792)
Influence et expansion en France
Île-de-France et limitrophe
- Abbaye de Saint-Germain-des-Prés à Paris, abbaye-mère de la congrégation
- Abbaye des Blancs-Manteaux à Paris, à partir de 1618
- Abbaye Saint-Pierre de Corbie , à partir de 1618
- Abbaye du Mont Saint-Quentin , depuis 1622
- Abbaye de Saint-Riquier, à partir due la seconde moitié du XVIIe siècle
- Abbaye de Saint-Maur à Saint-Maur-des-Fossés
- Abbaye de Saint-Faron, diocèse de Meaux
- Abbaye Saint-Germain d'Auxerre, à partir de 1629
- Abbaye Saint-Martin de Pontoise, à partir du XVIIe siècle
Aquitaine
- Abbaye de Saint-Sever dans les Landes
- Abbaye Saint-Pierre de Brantôme, en Dordogne
- Abbaye de Saint-Maurin, dans le diocèse d'Agen
- Abbaye de La Sauve-Majeure dans la Gironde, à partir de 1660
- Abbaye Sainte-Croix de Bordeaux, à partir de 1664
- Abbaye Saint-Jean de Sorde, à Sorde-l'Abbaye, département des Landes
Auvergne
- Abbaye de Saint-Allyre de Clermont, diocèse de Clermont
- Abbaye de la Chaise-Dieu, diocèse de Clermont
Bourgogne Franche-Comté
- Abbaye Saint-Léonard de Corbigny, dans la Nièvre.
Bretagne
- Abbaye Saint-Melaine de Rennes à Rennes (Ille-et-Vilaine), à partir du
- Abbaye Saint-Sauveur de Redon, appartenait depuis 1604 à la Société de Bretagne, sous l'abbatiat d'Arthur d'Espinay, dissoute en 1627 par ordre du Pape et par ordre d'Urbain VIII de rejoindre la Congrégation de St Maur ce qui fut fait le
- Abbaye Saint-Mathieu de Fine-Terre dans le Finistère à partir de 1655
- Abbaye Saint-Guénolé de Landévennec, de la Société de Bretagne, fut rattachée à Saint-Maur le
- Abbaye Notre-Dame de Lanthénac, en 1609 à la Société de Bretagne, dissoute en 1627, rejoint la Congrégation de Saint-Maur par ordre d'Urbain VIII, le
- Abbaye Saint-Magloire de Léhon à partir du , ordre du Pape Urbain VIII; faisait auparavant partie de la Société de Bretagne, dissoute en 1627
- Abbaye de Saint-Jacut à Saint-Jacut-de-la-Mer (Côtes-d'Armor) à partir du [10]
- Abbaye Notre-Dame du Tronchet à Le Tronchet (Ille-et-Vilaine), près de Saint-Malo. Le , Par ordre du Pape: Urbain VIII. Elle appartenait auparavant à la Société de Bretagne qui fut dissoute par ordre du Pape en 1627
- Abbaye Saint-Gildas de Rhuys (Morbihan), reconstruction des bâtiments conventuels puis de la nef de l'abbatiale de 1640 à 1702
Centre
- Abbaye de la Trinité de Vendôme, diocèse de Chartres puis Blois, à partir de 1621
- Abbaye de Fleury, à Saint-Benoît-sur-Loire, diocèse d'Orléans à partir de 1627
- Abbaye Notre-Dame de Josaphat dans le diocèse de Chartres à partir de 1640
- Abbaye Saint-Pierre de Chezal-Benoît dans le diocèse de Bourges, à partir de 1645
- Abbaye Notre-Dame de Coulombs à Coulombs (Eure-et-Loir) à partir de 1650
- Abbaye Saint-Père-en-Vallée à Chartres à partir de 1650
- Abbaye Notre Dame de Noyers en Touraine à partir de 1659
- Abbaye Saint-Florentin de Bonneval dans le diocèse de Chartres à partir de 1660
- Abbaye Saint-Pierre de Vierzon dans le diocèse de Bourges à partir de 1667
Champagne-Ardenne
- Abbaye Saint-Pierre d'Hautvillers, diocèse de Reims
- Abbaye Saint-Pierre et Saint-Paul de Bèze, diocèse de Langres
- abbaye Saint-Remi de Reims (1627)
- Abbaye de Saint-Thierry (1627-1628)
- Abbaye Saint-Basle de Verzy (1636-1644)
- Abbaye Saint-Pierre d'Orbais (1667)
Languedoc-Roussillon
- Abbaye d'Aniane dans le département de l’Hérault
- Abbaye de Caunes-Minervois située dans l'Aude, à partir de 1663
- Abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert, dans le département de l’Hérault
- Abbaye Saint Jean-Baptiste de Montolieu[11], située dans l'Aude, à partir de 1649
- Abbaye Sainte-Marie de Lagrasse, diocèse de Carcassonne, à partir de 1663
- Abbaye de Saint-Thibéry, diocèse d'Agde
- Abbaye de Villemagne, à Villemagne-l'Argentière (Hérault), à partir de 1660
- Abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon (Gard), à partir de 1637
Limousin
- Abbaye de Solignac, diocèse de Limoges, à partir de 1619
- Abbaye Saint-André de Meymac, diocèse de Limoges, à partir de 1669
- Abbaye Saint-Augustin-lès-Limoges
Midi-Pyrénées
- Abbaye Notre-Dame de la Daurade à Toulouse
- Abbaye Sainte-Marie de Souillac, département du Lot
- Abbaye de Saint-Sever-de-Rustan, département des Hautes-Pyrénées
Normandie
- Abbaye du Mont-Saint-Michel en 1622
- Abbaye Saint-Martin de Sées en 1636
- Abbatiale Sainte-Trinité de Lessay dans la Manche, à partir de 1707
- Abbaye aux Hommes à Caen, à partir de 1663
- Abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron, dans le Comté du Perche, à partir de 1630
- Abbaye Saint-Ouen à Rouen
- Abbaye Notre-Dame du Bec, diocèse d'Évreux
- Abbaye de la Trinité de Fécamp dans le diocèse de Rouen
- Abbaye de Saint-Wandrille de Fontenelle dans le diocèse de Rouen à partir de 1636
- Abbaye Saint-Taurin, diocèse d'Évreux, à partir de 1642
- Abbaye Saint-Georges de Boscherville, Saint-Martin-de-Boscherville
- Abbaye Saint-Michel du Tréport ()
- Abbaye Saint-Martin d'Auchy à Aumale, diocèse de Rouen, le
Nord-Pas-de-Calais
- Abbaye Saint-Josse de Dommartin, département du Pas-de-Calais, à partir de 1663
- Abbaye Saint-Wulmer de Samer, département du Pas-de-Calais
Pays de la Loire
- Abbaye Notre-Dame de la Chaume de Machecoul (Loire-Atlantique), membre de la Société de Bretagne, et de la Congrégation de St Maur le
- Abbaye Saint-Pierre de la Couture au Mans à partir de 1657
- Abbaye Notre-Dame de Blanche-Couronne, diocèse de Nantes à partir de 1652
- Abbaye de Bourgueil, diocèse d'Angers, à partir de 1630
- Abbaye Saint-Gildas-des-Bois (Loire-Atlantique), depuis au moins 1761 avec l'abbé Valory de la Pommeraye (AD 56)
- Abbaye Saint-Aubin d'Angers (Maine-et-Loire), à partir de 1660
- Abbaye royale de Saint-Michel-en-l'Herm (Vendée), à partir de 1669
Picardie
- Abbaye Saint-Lucien de Beauvais, diocèse de Beauvais
- Abbaye Notre-Dame de Breteuil, diocèse de Beauvais, à partir de 1645
- Abbaye Saint-Corneille à Compiègne, ancien diocèse de Noyon, à partir de 1626
- Abbaye Saint-Eloi de Noyon à partir de 1631
- Abbaye Saint-Pierre de Corbie, diocèse d'Amiens, à partir de 1619
- Abbaye Saint-Vaast de Moreuil, diocèse d'Amiens en 1711
- Abbaye du Mont Saint-Quentin à Péronne, ancien diocèse de Noyon
- Abbaye de Saint-Fuscien, diocèse d'Amiens en 1648
- Abbaye Saint-Germer-de-Fly à partir de 1644
- Abbaye de Saint-Riquier, diocèse d'Amiens
- Abbaye de Saint-Valery-sur-Somme, diocèse d'Amiens
- Abbaye de Saint-Nicolas-aux-Bois à partir de 1670
- Abbaye de Saint-Quentin-en-l'Isle en 1634, convention renouvelée le
Poitou-Charentes
- Abbaye de Saint-Savin-sur-Gartempe à partir de 1640
- Abbaye Saint-Junien de Nouaillé-Maupertuis
- Abbaye Saint-Jouin de Marnes dans le département des Deux-Sèvres
Provence-Alpes-Côte d'Azur
- Abbaye de Montmajour près d'Arles, à partir de 1639
Rhône-Alpes
- Abbaye Notre-Dame d'Ambronay, département Ain, à partir de 1652
Annexes
Bibliographie
Ouvrages
- Yves Chaussy, Les Bénédictins de Saint-Maur, Paris, Institut d'études augustiniennes, 2 volumes, 1989 et 1991, 384 et XIV-228 p.
- Jean François, Bibliothèque générale des écrivains de l’Ordre de Saint Benoit, Société typographique de Bouillon, 4 volumes, 1777-1778 (lire en ligne)
- Barthélemy Mercier de Saint-Léger, Remarques critiques sur la Bibliothèque générale des écrivains de l'ordre de St. Benoît, Adressées aux rédacteurs de l'Esprit des journaux & insérées dans ce journal, mois d'octobre 1778. (lire en ligne)
- Barthélemy Mercier de Saint-Léger, Nouvelles remarques critiques sur les deux premiers volumes de la Bibliothèque générale d des écrivains de l'Ordre de Saint Benoît (Signé : l'abbé de St L ***, Mélanges littéraires et historiques, (lire en ligne)
- Charles de Lama, Bibliothèque des écrivains de la Congrégation de Saint-Maur, Paris, Victor Palme, (lire en ligne)
- Dom Edmond Martène, Histoire de la Congrégation de Saint- Maur, Paris, Picard, 10 volumes, 1928-1954
- René Prosper Tassin, Histoire littéraire de la Congrégation de Saint-Maur, où l'on trouve la vie et les travaux des auteurs qu'elle a produits, depuis son origine en 1618 jusqu'à présent, avec les titres des livres qu'ils ont donnés au public et le jugement que les savants en ont porté ; ensemble la notice de beaucoup d'ouvrages manuscrits composés par des bénédictins du même corps, Paris, Humblot, (lire en ligne)
- Ulysse Robert, Supplément à l'Histoire littéraire de la congrégation de Saint-Maur, Paris, Alphonse Picard, (lire en ligne)
- Ursmer Berlière, Nouveau supplément à l'Histoire littéraire de la congrégation de Saint-Maur, Alphonse Picard, puis Maredsous et Duculot, 1908-1932 (lire en ligne)
- Alfred Vacant, Eugène Mangenot et Émile Amann, Dictionnaire de théologie catholique, Article Mauristes, Letouzey et Ané, (lire en ligne)
Articles
- Thierry Barbeau, « La spiritualité dans la Congrégation de Saint-Maur : bilans et perspéctives d'études », Brepols, s.d. (lire en ligne)
- Yves Chaussy, « La fin de la Congrégation de Saint-Maur et de Saint-Germain-des-Prés », Brepols, s.d. (lire en ligne)
- Pierre Gasnault, « Motivations, conditions de travail et héritage des bénédictins érudits de la Congrégation de Saint-Maur », Revue d'histoire de l'Église de France, no 186, (lire en ligne)
- Dom René Hesbert, « La congrégation de Saint-Maur », dans Revue Mabillon, avril-, p. 109-156 [lire en ligne]
- Daniel-Odon Hurel, « Les Bénédictins de Saint-Maur et l'Histoire au XVIIe siècle », Littératures classiques, no 30, (lire en ligne)
- Daniel-Odon Hurel, « Entre érudition et pastorale : la congrégation de Saint-Maur », Annuaire-Bulletin de la Société de l'histoire de France, (lire en ligne)
- Daniel-Odon Hurel, « Les mauristes et le voyage savant aux XVIIe et XVIIIe siècles », Viatica, no 10, (lire en ligne)
- Madeleine Laurain, « Les travaux d'érudition des Mauristes : origine et évolution », Revue d'histoire de l'Église de France, no 140, (lire en ligne)
- Pierre Salmon, « Aux origines de la congrégation de Saint-Maur. Ascèse monastique et exercices spirituels dans les constitutions de 1646 », Revue d'histoire de l'Église de France, no 140, (lire en ligne)
Articles connexes
Liens externes
- Ressource relative aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Abbayes et prieurés mauristes
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