Camille Blaisot

From Wikipedia, the free encyclopedia

Camille Blaisot
Illustration.
Camille Blaisot en 1931
Fonctions
Député français

(27 ans, 11 mois et 30 jours)
Élection 10 mai 1914
Réélection 16 novembre 1919
11 mai 1924
22 avril 1928
1er mai 1932
26 avril 1936
Circonscription Calvados
Législature XIe, XIIe, XIIIe, XIVe, XVe et XVIe (Troisième République)
Groupe politique NI (1914-1919)
ERD (1919-1924)
URD (1924-1932)
FR (1932-1942)
Prédécesseur Henry Chéron
Successeur Circonscription supprimée
Sous-secrétaire d'État à la Présidence du Conseil

(7 mois et 17 jours)
Gouvernement Laval IV
Ministre de la Santé publique et des Sports

(1 an, 4 mois et 7 jours)
Gouvernement Laval I, II et III
Tardieu III
Prédécesseur Henri Queuille
Successeur Justin Godart
Conseiller général du Calvados

(9 ans)
Circonscription Canton de Caen-Ouest
Prédécesseur Charles Badin
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Valognes, France
Date de décès (à 64 ans)
Lieu de décès Dachau, Allemagne
Nationalité Française
Profession Avocat
Résidence Calvados

Camille Blaisot, né le à Valognes (Manche) et mort pour la France le à Dachau (Allemagne), est un avocat, homme politique et résistant français.

Élève de la faculté des droits de Caen[1], Camille Charles Auguste Blaisot[2] est avocat au barreau de Caen. Durant la Première Guerre mondiale, il est engagé volontaire. Il est nommé lieutenant et obtient deux citations. Il est l'oncle de Jacques Mouchel-Blaisot, Compagnon de la Libération[3].

Lors des législatives de 1914, il bat Auguste Nicolas. Il est député du Calvados du au , puis ministre de la Santé publique et des Sports du au dans les gouvernements Laval I, Laval II, Laval III et Tardieu III, ainsi que sous-secrétaire d'État à la Présidence du Conseil du au dans le gouvernement Laval IV. Il est vice-président de la Fédération républicaine, très proche de Louis Marin[4]. Dans les années 1920, il est cité parmi les « boîtiers » de la Chambre des députés, c’est-à-dire les parlementaires détenant les boîtes de bulletins de collègues lors des scrutins publics[5].

Durant l'entre-deux-guerres, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1933 à titre militaire.

Camille Blaisot est engagé dans le secteur des courses hippiques.

La consultation de son dossier aux archives du service historique de la défense permet de comprendre qu’il a été membre de la Résistance intérieure française à titre isolé dès le . Il a constitué le groupe « Batignolles-Libération » de la Fédération républicaine de France et a assuré le rôle d’agent de liaison avec les services de renseignements alliés (britanniques et américains). Le , il est arrêté à son domicile à Caen[1] par la Gestapo pour faits de résistance, est emprisonné dans la maison d'arrêt de Compiègne avant d’être déporté[6]. Il meurt à Dachau dans le Block 9, chambre 4 (tuberculeux). Le décès n'est signalé à l'administration du camp que le .

La sépulture de la famille Blaisot avec (à droite) la plaque commémorative de Camille Blaisot au cimetière Saint-Malo de Valognes (Manche).

Son nom est commémoré sur le caveau familial au cimetière Saint-Malo de Valognes.

Distinctions

Hommages, postérité

  • Monuments
    • En 1949, une plaque a été posée sur son domicile caennais au 15 rue Pasteur, où il a été arrêté en 1944[1].
    • Un buste le représentant réalisé par Serge Zélikson est érigé en 1954 dans le square qui porte son nom à Caen[1].
    • Un buste le représentant, copie du précédent, est érigé en 1960 à l'intersection de la route de Paris (RD 613) et de la RD 40 à Vimont[1].

Voir aussi

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI