Campagne sous-marine japonaise dans le Pacifique

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Sous-marin de poche japonais échoué sur Oahu Beach (Hawaï), en 1941.

La campagne sous-marine japonaise dans le Pacifique est une campagne navale menée par 169 sous-marins de tout type de la marine impériale japonaise, pendant la guerre du Pacifique de la Seconde Guerre mondiale. Pendant la guerre, ceux-ci ont coulé notamment deux porte-avions américains, un croiseur et de nombreux autres navires de guerre. Plus tard, leurs taches principales consistaient à réapprovisionner des garnisons insulaires isolées. Les Japonais débutèrent la guerre avec une conception avancée de torpilles sous-marines, la Type 95.

Contrairement aux équipages de sous-marins allemands ou américains par exemple, l'objectif des sous-mariniers japonais est donc le corps de bataille ennemi et non sa flotte de commerce. Ils considèrent comme peu glorieux de s'en prendre à un cargo, ils n’en couleront que 184 au cours de la guerre, et préfèrent garder leurs torpilles pour attaquer les meilleures unités adverses. Cette attitude évoluera au cours de la guerre mais il sera alors trop tard pour réellement mettre en danger les voies de communication alliées, celles-ci étant organisées en convois et protégées efficacement par les navires de guerre et l'aviation. De plus, il leur manquera toujours une tactique appropriée comme celle de « la meute », mise au point par l'amiral allemand Donitz, les sous-marins japonais opérant en solitaire sans réelle coordination, et souvent dans des opérations d'éclaireur de la flotte où ils constituent un rideau.

La marine japonaise entra en guerre avec une flotte de sous-marins bien adaptée au Pacifique, en matière d'autonomie, et elle ne souffrit pas d'une crise des torpilles comme l'US Navy. Leurs modèles, en particulier ceux dérivés des « Longue Lance » fonctionnant aussi à l'oxygène pur possédaient une bonne portée et une excellente vitesse, et doté de détonateurs classiques, se révélaient très fiables. Le Japon se distinguait aussi par l'emploi de sous-marins « nains » Ko-hyoteki, destinés à faire de courtes missions à partir d'autres submersibles qui les acheminaient dans la zone d'opération, mais aussi d'hydravions embarqués sur certaines de ses plus grosses unités sous-marines. Au cours de la guerre, la diversité de cette flotte s'accrut encore, avec l'apparition des torpilles pilotées Kaiten et des sous-marins « nains » Kairyu destinés aux missions suicides, mais aussi des trois bâtiments de la classe I-400 (I-400, I-401 et I-402), véritables porte-avions sous-marins, de 6 500 tonnes de déplacement, et des trois Sentaka (I-201, I-202 et I-203) plus petits mais capables de filer à 19 nœuds en plongée. De façon générale, l'arme sous-marine japonaise était de très bonne qualité bien qu'ayant des batteries d'accumulateurs en dessous des normes des autres marines et elle ne réussit pas à peser sur le déroulement du conflit, uniquement du fait de sa doctrine d'emploi, qui lui faisait rechercher la flotte de combat adverse alors que les sous-marins allemands passaient leur temps à essayer de l'éviter. Elle eut cependant une importance capitale en fin de guerre en effectuant des missions de ravitaillement et de liaison avec les garnisons isolées, mais aussi avec l'Allemagne, lors des missions « Yanagi ».

Opérations principale

Notes et références

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