Casimir Beugnet
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Syndicaliste, mineur, cafetier |
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| Partis politiques |
Casimir Beugnet, né le à Sars-le-Bois et mort le à Lens, est un militant de la SFIO et syndicaliste français.
Vie politique
Casimir Jean-Baptiste Beugnet naît le à Sars-le-Bois[1],[2].
Casimir Beugnet son père est charpentier. Il fait partie d'une famille de huit enfants, dont les quatre garçons deviennent ouvriers mineurs[1]. Il devient mineur à treize ans en 1874, comme ses quatre frères, dans la Compagnie des mines de Béthune.
Il part en service militaire en 1881 à l'âge de 20 ans. Pendant ses quatre ans de son service il part au Sénégal puis à Madagascar comme volontaire. Son service militaire prend fin à la suite d'une maladie qui lui fait rentrer chez ses parents.
Le , il épouse Berthe Toulouse[1].
Casimir Beugnet, à la suite de sa participation à la grève de 1893, est licencié de la Compagnie des mines de Béthune. Il ouvre un café à Wingles, et devient conseiller municipal de cette même ville pendant quatre ans.
Il est en même temps chef de la sécurité durant neuf ans de la fosse n°2 de la compagnies des mines de Béthune situé à Billy-Berclau. Face à l'hostilité de la compagnie des mines de Béthune, il part à Oignies en tant que mineur dans la compagnies des mines d'Ostricourt.
En 1898, Casimir Beugnet devient trésorier du syndicat des mineurs du Pas-de-Calais. En 1900 il devient conseiller municipal à Lens où il ouvre deux cafés, dont sa femme s'occupe.
Élu au syndicat des mineurs du Pas-de-Calais, il se consacre à la défense des accidentés du travail face au tribunaux.
Il est d'abord membre du Parti ouvrier français (POF), puis de la SFIO.
En 1902, il participe aux négociations pour la retraite à 55 ans après 35 ans d'année de travail.
Il est candidat aux élections sénatoriales de janvier 1909, pour le Pas-de-Calais sous l'étiquette socialiste, il obtient 214 voix[3].
Mort
Il meurt le [4] d’une crise cardiaque[1] ou d'une hémorragie interne en revenant d'une réunion syndicale[5]. Le , ses obsèques sont suivies par plus de 20 000 personnes, notamment des députés du Pas-de-Calais : Émile Basly, Arthur Lamendin et Raoul Briquet[6]. Il laisse sa femme et sa fille « sans aucune espèce de ressources »[7].
Hommage et postérité
Dans le Pas-de-Calais de nombreuses villes donnent son nom à des rues notamment à Auchy-Les-Mines, Lens[8], Vendin-le-Vieil, Oignies, Beuvry, Leforest, Bully-les-Mines, Meurchin, Sallaumines, Grenay, Courrières, Auchel, Givenchy-en-Gohelle et Fouquières-lès-Lens.
Une statue à son effigie existe toujours dans la cour de la Maison syndicale de Lens à laquelle il avait participé à sa construction à partir de 1907. Casimir Beugnet meurt avant son inauguration[9].
