Billy-Berclau
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| Billy-Berclau | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Pas-de-Calais | ||||
| Arrondissement | Béthune | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane | ||||
| Maire Mandat |
Steve Bossart 2020-2026 |
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| Code postal | 62138 | ||||
| Code commune | 62132 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Billy-Berclausiens | ||||
| Population municipale |
5 093 hab. (2023 |
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| Densité | 687 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 31′ 11″ nord, 2° 52′ 06″ est | ||||
| Altitude | Min. 17 m Max. 27 m |
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| Superficie | 7,41 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Béthune (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Lille (partie française) (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Douvrin | ||||
| Législatives | 12e circonscription du Pas-de-Calais | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | www.billy-berclau.fr | ||||
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Billy-Berclau [bili bɛʁklo] est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Billy-Berclausiens. La commune est membre de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane.
La commune de Billy-Berclau (nom officiel depuis 1801), située dans l'est du département du Pas-de-Calais, à 19 km, à vol d'oiseau, à l'est de la commune de Béthune, est une commune du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. C'est une commune de type ceinture urbaine, appartenant à l'unité urbaine de Béthune, avec une population de 5 093 habitants au dernier recensement de 2023.
L'histoire de la commune est liée à l'exploitation du charbon de 1904 à 1937 avec la fosse no 5 des mines de Meurchin. Depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, parmi les 353 sites du bassin minier inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, un site se trouve dans la commune.
À la suite de la Première Guerre mondiale, la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918.
Localisation
Localisée dans l'est du département du Pas-de-Calais, dans les Flandres artésiennes, Billy-Berclau, limitrophe du département du Nord, se situe, par la route, à 13 km au nord de Lens, à 19 km à l'est de Béthune (chef-lieu d'arrondissement) et à 26 km de Lille (aire d'attraction)[1],[2],[3].
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de huit communes dont cinq, Bauvin, Hantay, Marquillies, Sainghin-en-Weppes et Salomé, dans le département du Nord. Les communes de Bauvin, Billy-Berclau, Meurchin et Wingles sont réunies par un quadripoint. Les communes limitrophes sont Bauvin, Douvrin, Hantay, Marquillies, Meurchin, Sainghin-en-Weppes, Salomé et Wingles.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 7,41 km2 ; son altitude varie de 17 à 27 mètres[4].
Hydrographie
La commune, située dans le bassin Artois-Picardie[5], est, selon le Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (Sandre), drainée par onze cours d'eau :
- le canal d'Aire à La Bassée, d'une longueur de 39,29 km, qui prend sa source dans la commune de Bauvin et se jette dans le canal de Neufossé au niveau de la commune d'Aire-sur-la-Lys[6],[7] ;
- le Flot de Wingles Aval, d'une longueur de 7,83 km, qui prend sa source dans la commune et se jette dans l'ancien canal de la Deûle au niveau de la commune de Don[8] ;
- le flot de Wingles amont, d'une longueur de 6,75 km, qui prend sa source dans la commune de Hulluch et se jette dans le canal de la Deûle au niveau de la commune de Meurchin[9] ;
- la Rigole Royale, d'une longueur de 5,15 km, qui prend sa source dans la commune et se jette dans la Rigole du Nord au niveau de la commune de Sainghin-en-Weppes[10] ;
- le Courant Saint-Martin, d'une longueur de 4,92 km, qui prend sa source dans la commune de Salomé et se jette dans le flot de Wingles aval au niveau de la commune de Sainghin-en-Weppes[11] ;
- le Hantay, d'une longueur de 2,36 km, qui prend sa source dans la commune de Marquillies et se jette dans un cours d'eau au toponyme hydrographique inconnu au niveau de la commune[12] ;
- le Billy-Berclau, d'une longueur de 1,7 km, qui prend sa source dans la commune et se jette dans le Flot de Wingles Aval au niveau de la commune[13] ;
- le Fossé Est Zone Industrielle de Douvrin, d'une longueur de 1,37 km, qui prend sa source dans la commune et se jette dans le canal d'Aire à La Bassée au niveau de la commune de Douvrin[14] ;
- et trois cours d'eau aux toponymes hydrographiques inconnus[15],[16],[17].
Des étangs se trouvent à la limite sud de son territoire.

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[18]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[19]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[20] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[21]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[22],[23].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 700 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 8,8 jours en juillet[18]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lesquin à 19 km à vol d'oiseau[24], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 740,0 mm[25],[26]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,5 °C, atteinte le [Note 2].
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[27]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[28].
Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[28].
Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[28].
Milieux naturels et biodiversité
Près du canal, le Site Chico-Mendes, ancienne friche et terrain de dépôt de voies navigables de France (VNF) réhabilitée à partir de 1990 par la commune, les enfants de la commune et l'Association Nord-nature Chico-Mendes, l'association Sauvegarde et Protection des Oiseaux a été aménagée pour jouer le rôle d'une petite réserve naturelle (sans être classée comme telle) sur 10,5 ha. Ce site s'inscrit maintenant dans la trame verte locale et régionale. Au fur et à mesure des années, et notamment à la suite de la création d'une mare il est d'abord occupé par une nature ordinaire, puis s'est progressivement enrichi d'espèces moins courantes et plus patrimoniales telles que (pour la flore) platanthère verdâtre, orchis bouc, orchis négligé ou ophrys abeille, listère à feuilles ovales[29]. Le site peut être visité sur rendez-vous.
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal comprend deux ZNIEFF de type 1[Note 4] :
- le terril et le marais de Wingles. Ce site se localise dans la dépression alluviale du Flot de Wingles, au nord de la ville de Lens, ancienne friche industrielle réaménagée en espace de loisirs, celui-ci est traversé par la RD 165 E et une voie ferrée[30] ;
- les étangs et marais d'Anneullin, du Tranaux et de la ferme Masure. Cette ZNIEFF est une petite relique du système alluvial fonctionnel de la Deûle, désormais canalisée. Elle présente donc un réel intérêt écologique en jouant le rôle important de corridor biologique encore fonctionnel avec divers habitats typiques, bien qu’eutrophisés[Note 5], ceci au sein d’un territoire fortement cultivé et industrialisé[31].
et une ZNIEFF de type 2[Note 6] : la basse vallée de la Deûle entre Wingles et Emmerin. La basse vallée est très morcelée et présentes des végétations hygrophiles eutrophes mais présentant encore un grand intérêt écologique, notamment avifaunistique en raison du contexte géographique[Note 7],[32].
- Carte des ZNIEFF de type 1 et 2 sur la commune
- Carte des ZNIEFF de type 1 sur la commune.
- Carte de la ZNIEFF de type 2 sur la commune.
Espèces faunistiques et floristiques
L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées[33].
Urbanisme

Typologie
Au , Billy-Berclau est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[Insee 1]. Elle appartient à l'unité urbaine de Béthune[Note 8], une agglomération inter-départementale regroupant 94 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 9],[Insee 2],[Insee 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lille (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 10],[Insee 3]. Cette aire, qui regroupe 201 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[Insee 4],[Insee 5].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (49,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (58,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (49,9 %), zones urbanisées (18,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (15,9 %), forêts (14,2 %), eaux continentales[Note 11] (0,9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,4 %)[34]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Logement
En 2022[Note 12], le nombre total de logements dans la commune était de 2 187, alors qu'il était de 1 915 en 2016 et de 1 838 en 2011[Insee 6] , soit une progression du nombre total de logements de 19,0 % depuis 2011.
Parmi ces 2 187 logements, 94,9 % étaient des résidences principales, (soit 2 076 logements), 0,6 % des résidences secondaires et 4,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 93,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 6,5 % des appartements[Insee 7].
Sur les 2 076 résidences principales, 74,3 % sont occupées par des propriétaires, 24,6 % par des locataires et 1,2 % par des personnes logées gratuitement[Insee 8].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Billy-Berclau en 2022 en comparaison avec celle du Pas-de-Calais et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (0,6 %) par rapport au département (6,6 %) et à la France entière (9,7 %) ainsi que d'une proportion de logements vacants (4,5 %) inférieure à celle du département (7,2 %) et de la France entière (8 %).
| Typologie | Billy-Berclau[Insee 7] | Pas-de-Calais[Insee 9] | France entière[Insee 10] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 94,9 | 86,2 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 0,6 | 6,6 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 4,5 | 7,2 | 8 |
Voies de communication et transports
Voies de communication
La commune est desservie par la route départementale D 163 et proche de la N 47 qui relie Lens et Illies[35].
Transports
La commune se trouve à 7 km de la gare de La Bassée - Violaines, située sur la ligne de Fives à Abbeville desservie par des trains régionaux du réseau TER Hauts-de-France[36] et à 13 km de la gare de Lens, située sur la ligne d'Arras à Dunkerque-Locale desservie par des TGV inOui et par des trains régionaux du réseau TER Hauts-de-France[37].
Toponymie
Billy-Berclau
Le nom de la localité est attesté sous les formes Biliacum en 1024 ; Billy en 1098 ; Billi en 1152 ; Builli en Békelau en 1287 ; Billy-en-Berceau en 1338 ; Billy-Berclau-Artois en 1789 ; Billy-Berclos en 1790[38] ; Billy Berclau en 1793 et Billy-Berclau depuis 1801[4].
La forme flamande est Billy-Berklo[39].
Berclau
Le nom de la localité est attesté sous les formes Berclaus au XIe siècle ; Bereceol en 1129 ; Berclau en 1148 ; Berclati en 1152 ; Bercloensis Pagus au XIIe siècle ; Berclau en 1203 ; Bierclau en 1261[40].
Histoire
L'Ancien Régime (1024-1789)
Fondation
Le nom de Billy-Berclau apparaît pour la première fois vers 1024/1025 dans la chronique des évêques de Cambrai qui évoque la fondation d'une prévôté par un abbé de Saint-Vaast d'Arras nommé Leduin. Le territoire de la commune y est décrit en ces mots[41] :
« Il existe […] un village du nom de Berclau appartenant aux possessions de Saint-Vaast, situé dans les marais, idéal pour l’élevage en raison d’un pâturage suffisant et également tout à fait convenable pour l’usage des moines[41]. »
La création d'un établissement monastique secondaire à Berclau permet d'encadrer l’assèchement des marais et la mise en valeur des terres possédées par l'abbaye. En envoyant quelques moines hors d'Arras, elle répond également à un problème de surpopulation de moines à Saint-Vaast[41].
La prévôté est dédiée au Saint-Sauveur[41].
L'Affaire du crâne de Saint-Jacques
Au XIIe siècle, Billy-Berclau est le théâtre d'un conflit entre l'abbé Martin de Saint-Vaast, la communauté du village et le comte Philippe Ier de Flandre. L'objet de la discorde est la présence d'une relique prestigieuse à la prévôté : le crâne de saint Jacques. Celle-ci aurait été cédée par Leduin à l'insu du reste de la communauté arrageoise de l'abbaye Saint-Vaast qui laisse pourtant la relique à la prévôté durant 140 ans[42].
La présence de la relique de l'apôtre a dû toutefois jouer un rôle dans le développement de Billy-Berclau en attirant des pèlerins puisqu'en 1166, l'abbé Martin, sans doute conscient des bénéfices que pourrait en tirer l'abbaye de Saint-Vaast, décide de reprendre la relique à la prévôté. Il se rend en personne à Billy-Berclau, mais les moines déclarent ignorer l'endroit où se trouve la relique. L'un d'eux est alors surpris en train de tenter de dissimuler le crâne. L'abbé doit également faire face à une foule en colère qui s'oppose à la confiscation de la relique. Afin de rétablir l'ordre, l'abbé Martin fait appel au comte de Flandre qui intervient avec ses gens d'arme mais en profite pour faire main basse sur la relique tant convoitée[42].
À la suite des événements de 1166, un long procès oppose l'abbaye de Saint-Vaast et le comte de Flandre autour de la propriété du crâne. Il s'achève en 1173 lorsque le comte de Flandres renonce à la relique. Une version du récit affirme toutefois que ce dernier aurait tout de même conservé la partie inférieure du crâne[42].
Première Guerre mondiale
La ville est ravagée totalement pendant la Première Guerre mondiale. Envahie par les troupes allemandes le , les quatre-cinquièmes de la population civile, déplacée, trouve refuge à Henrichemont (Cher)[réf. nécessaire].
La partie ouest du village est considérée comme détruite à la fin de la guerre[43].
La commune a été décorée de la croix de guerre 1914-1918, le , distinction également attribuée à 276 autres communes du Pas-de-Calais[44],[45].
Exploitation charbonnière
Billy-Berclau fait partie du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. Jusqu'en 1937, la Compagnie des mines de Meurchin, (rachetée en 1920 par la Compagnie des mines de Lens) exploite la fosse no 5 des mines de Meurchin. Le puits est remblayé en 1965 et le site est utilisé ensuite pour l'installation d'un entreprise de fabrication de plombs de chasse. Les corons de la fosse no 5 sont situés à l'entrée ouest de Billy-Berclau, par Douvrin.
En 1969, sur les communes de Douvrin et de Billy-Berclau, est inaugurée l'usine Française de Mécanique, une entreprise, filiale de PSA et Renault, spécialisée dans la production en grande série de moteurs pour l’automobile.
Le , une explosion dans un atelier d'encartouchage de la dynamiterie de la société Nitrochimie fait quatre morts[46]. Cet événement a d'autant plus marqué la commune qu'il est une des causes de la fermeture de l'usine peu après.
Politique et administration
Découpage territorial
La commune se trouve dans l'arrondissement de Béthune du département du Pas-de-Calais depuis 1801[4],[Insee 11].
Commune et intercommunalités
La commune faisait partie de la communauté d'agglomération de l'Artois, créée fin 2001 et qui réunissait, en 2016, 65 communes, près de 227 000 habitants, sur un territoire de quelque 410 km2.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[47], celle-ci fusionne avec la communauté de communes Artois-Lys et la communauté de communes Artois-Flandres, formant, le , la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane[48], dont Billy-Berclau est désormais membre. Cette communauté d'agglomération regroupe 100 communes et totalise 275 736 habitants en 2022[Insee 11].
Circonscriptions administratives
La commune faisait partie de 1801 à 1991 du canton de Cambrin, année où elle intègre le canton de Douvrin[4]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014, ce canton, dont la commune est toujours membre, est modifié, passant de 5 à 14 communes[Insee 11].
Circonscriptions électorales
Pour l'élection des députés, la commune fait partie depuis 2012 de la douzième circonscription du Pas-de-Calais[49].
Élections municipales et communautaires
Élections municipales de 2026
| Sièges à pourvoir | Liste élue | |
|---|---|---|
| Conseil municipal[51] | 29 | 29 |
| Conseil communautaire | 2 | 2 |
Lors du premier tour des élections municipales du , on dénombre 4 043 inscrits, dont 2 309 votants (57,11 %), 81 votes blancs (3,51 %), 58 votes nuls (2,51 %) et 2 170 suffrages exprimés (93,98 %)[50].
La liste menée par le maire sortant Steve Bossart (liste DVG) étant la seule à se présenter, elle est élue dès le premier tour[50].
Liste des maires
Distinctions et labels
En 2011, la commune de Billy-Berclau a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@ »[57].
Jumelages
La commune est jumelée avec :
| Ville | Pays | Période | ||
|---|---|---|---|---|
| Weilrod[58] | Allemagne | depuis | ||
Équipements et services publics
Espaces publics
À la limite de Billy-Berclau vers Bauvin, entre deux bras de la Deûle et le tronçon du canal Dunkerque-Escaut dit « canal de la Haute Deûle », se trouve l'île aux saules, un endroit de détente équipé d'aires de pique-nique et de sanitaires[59].
- L'île aux Saules
- La Deûle.
- L'aire de pique-nique.
La commune est labellisée « 2 fleurs » au concours des villes et villages fleuris[60].
Enseignement
La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.
Elle administre une école maternelle Claude Debussy et deux écoles élémentaires, Jean Jaurès et Jérémie Poteau[61].
Justice, sécurité, secours et défense
La commune dépend du tribunal judiciaire de Béthune, du conseil de prud'hommes de Béthune, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai et du tribunal pour enfants de Béthune[62].
Population et société
Démographie
Les habitants de la commune sont appelés les Billy-Berclausiens[63].
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[64]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[65].
En 2023, la commune comptait 5 093 habitants[Note 13], en évolution de +10,14 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
En 2022, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 36,9 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (35,9 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 23,4 % la même année, alors qu'il est de 25,8 % au niveau départemental.
En 2022, la commune comptait 2 492 hommes pour 2 584 femmes, soit un taux de 50,91 % de femmes, inférieur au taux départemental (51,59 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
Économie
Revenus de la population et fiscalité
En 2021[Note 14], la commune compte 2 044 ménages fiscaux[Note 15], regroupant 4 970 personnes[Insee 13].
Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :
- le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 23 260 €, supérieur à celui du département du Pas-de-Calais (20 720 €) et supérieur à celui de la France métropolitaine (23 080 €)[Insee 13],[Insee 14],[Insee 15] ;
- le taux de pauvreté des ménages de la commune est de 9 %, de 18,4 % au niveau du département et de 14,9 % au niveau de la métropole[Insee 16],[Insee 17],[Insee 18] ;
- la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de 53 %, de 44,1 % au niveau du département et de 53,4 % au niveau de la métropole[Insee 13],[Insee 14],[Insee 15].
Emploi
| 2011 | 2016 | 2022 | |
|---|---|---|---|
| Commune[Insee 19] | 12,4 % | 11,4 % | 7,9 % |
| Département[Insee 20] | 11,3 % | 13,7 % | 11,2 % |
| France métropolitaine[Insee 21] | 11,6 % | 13,7 % | 11,7 % |
En 2022[Note 12], la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 3 191 personnes, parmi lesquelles on compte 77,8 % d'actifs (71,7 % ayant un emploi et 6,1 % de chômeurs) et 22,2 % d'inactifs[Note 16],[Insee 19]. En 2022, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui du département et inférieur à celui de la France métropolitaine.
La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Lille, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[Insee 22]. Elle compte 2 048 emplois en 2022, contre 1 362 en 2016 et 1 283 en 2011. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 2 301, soit un indicateur de concentration d'emploi de 89,0 et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 61,3 %[Insee 23].
Sur ces 2 301 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 1 970 travaillent dans la commune, soit 86 % des habitants[Insee 24]. Pour se rendre au travail, 88,3 % des habitants utilisent une voiture, un camion ou une fourgonnette, 4,2 % les transports en commun, 5,8 % s'y rendent en deux-roues motorisé, à vélo ou à pied et 1,7 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[Insee 25].
Entreprises et commerces
La commune abrite un site de fabrication de fibres optiques, employant plus de 300 personnes[68].
En 2023, la première méga-usine (giga-factory) d'Europe est inaugurée dans la commune. Elle va produire des pièces de batteries de véhicules électriques[69]. Le site est détenu par Automotive Cells Company (Stellantis, TotalEnergies et Mercedes[70]). 10 000 emplois devrait être générés via l'activité du secteur dans la région d'ici à 2025[71].


