Panceltisme

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Le panceltisme (parfois abrégé en celtisme et évoluant vers l'interceltisme) est un ensemble d'idées qui postulent des intérêts communs entre les populations qui parlent des langues celtiques ou partagent des éléments de culture pouvant être caractérisés comme relevant de coutumes ou de récits mythologiques celtiques (Grande Celtie).

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Panceltisme
Les Six Nations définies comme le foyer des Celtes modernes par le Congrès celtique et la Ligue celtique.
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Les références aux anciennes civilisations celtiques ont parfois été appliquées à des territoires où ne subsiste pas de langue celtique, comme l'ancienne Gaule (hors la Bretagne) — qui incluait la France actuelle, la Belgique, une part de la Suisse et la partie nord de l'Italie — ou l'Espagne.

Contrairement aux autres tentatives d'additions de territoires partageant un héritage linguistique, comme le pangermanisme, le panslavisme, le panhellénisme ou le pantouranisme, le panceltisme n'a généralement pas eu pour but de réunir politiquement les territoires ayant des langues celtiques vivantes, probablement du fait que ceux-ci sont morcelés dans des îles, des presqu'îles et des péninsules à l'extrémité nord-ouest de l'Europe et qu'ils sont ou ont été rattachés à des ensembles politiques puissants (France et Royaume-Uni). Les visées politiques se sont limitées à des espoirs d'obtenir des autonomies politiques locales de la part des États respectifs et surtout à des fraternisations et des échanges culturels.

Un héros légendaire, Arthur, présent dans les récits folkloriques des langues anglaise, française et brittoniques, mais absent des cultures gaéliques, apparaît comme le héros symbolique et immortel d'une conception franco-britannique du panceltisme, puisqu'une légende, attestée au Moyen Âge, dit qu'il n'est qu'endormi dans l'île d'Avalon et qu'il reprendra la tête des Bretons insulaires pour abattre la domination anglo-saxonne.

La Mort du Roi Arthur, par James Archer (1842-1901).

Géographie

Pays celtes

Diaspora des peuples celtes

Les populations celtes se déplacent dans le monde pour plusieurs raisons. En Irlande, la grande famine, pousse plus de 2 millions de personnes à partir pour la Grande-Bretagne, aux États-Unis, au Canada, en Australie ou en Nouvelle-Zélande. Entre 1815 et 1920, plus d'un million d'Écossais s'installent dans l'empire britannique, avec des visées mercantiles et militaires[1].

Pour les descendants des Irlandais, la fête de la Saint-Patrick est l'occasion de manifestations publiques et privées. Une des plus connues est le grand défilé des New-Yorkais. Il existe aussi des célébrations en Australie[2].

Une colonisation par des Gallois a eu lieu en Argentine dans la province du Chubut[3].

Le thème principal du Festival Interceltique de Lorient de 2011 était "les diasporas celtiques"[4].

Histoire

Avant le XXe siècle

Les prémices du panceltisme

Au début du XVe siècle, la Réforme est un élément majeur de séparation entre les Bretons et les autres locuteurs celtiques insulaires par-delà la Manche qui, depuis la Préhistoire, n'est pas un véritable obstacle aux échanges de tous ordres[5].

Les Irlandais et les nobles anglo-irlandais en partie celtisés se soulèvent à partir de 1559, sous le règne d'Élisabeth Ire, pour la « défense de l'Irlande et de la Foi »[6].

La création du Gorsedd des bardes de l'Île de Bretagne en 1792 et le renouveau des fêtes littéraires, appelées Eisteddfodau ponctuent ce « revivalisme » culturel[7].

Paul-Yves Pezron fait paraître, à Paris, en 1703, L'Antiquité de la nation et de la langue des Celtes, autrement appelés Gaulois, dans lequel l'auteur soutient que les Celtes sont les pères de tous les peuples et aboutit ainsi à faire du breton, issu de la langue celte ou gauloise, la mère des langues[8].

Edward Lhuyd, conservateur du musée-bibliothèque d'Oxford, souhaitant comparer le breton et le gallois, commence une enquête linguistique en Bretagne, mais il n'y reste que trois semaines, car il est pris pour un espion[9] et, avec les livres acquis, il en tire profit pour son Archæologia Britannica (1707), ayant réellement fait le tour des pays celtiques, sauf l'Île de Man[10].

Un Anglais, James Parson, élevé en Irlande et ayant fait des études de médecine à Paris, est le premier à qualifier de langue celtique, l'irlandais (ou gaélique irlandais)[11].

En Bretagne, Théophile Malo Corret de la Tour d'Auvergne publie en 1796 des recherches sur les origines celtes des populations gauloises[12]. C'est en 1804 qu'est fondé l'Académie celtique par Napoléon Ier, chargée de récoltés les vestiges archéologiques en rapport à la culture celtique[13].

L'époque romantique du celtisme

C'est une initiative de jeunes gens pétris de littérature qui marque le début des idées panceltiques avec comme principaux initiateurs Théodore Hersart de La Villemarqué et Alphonse de Lamartine. Tous sont influencés par les poèmes épiques attribuées à Ossian par James Macpherson qui prétendait avoir trouvé les originaux en gaélique écossais[14].

Auguste Brizeux et Jean-François Le Gonidec ont décliné l'invitation et Alphonse de Lamartine, empêché de venir, envoie, pour qu'il soit lu, un poème où apparaît l'image de l'épée d'Arthur, qu a été brisée et dont chaque morceau serait maintenant de chaque côté de la mer[15].

L'idée fondamentale, dénommée néodruidisme, dans une version purement brittonique, excluant l'Écosse et l'Irlande, est que seuls les Gallois ont gardé un lien ininterrompu avec leur antique civilisation, dans laquelle les druides étaient les conseillers religieux et culturels des autorités et les bardes les détenteurs de l'inspiration divine. Cela repose sur les travaux de l'érudit gallois Iolo Morganwg qui, au XVIIIe siècle, prétendait avoir retrouvé des documents "druidiques" ayant traversé les siècles, parmi lesquels les Triades galloises[16].

François Alexis Rio étudie les liens ethniques, linguistiques et traditionnels qui rattachent les habitants de la Bretagne armoricaine à ceux de la principauté de Galles. Il rencontre pendant l'hiver de 1831- 1832, la femme du baron Bunsen, chargé d'affaires de Prusse près du Saint-Siège. Cette Galloise possède une collection de chants nationaux gallois. François Alexis Rio reçoit alors de MMe Bunsen une lettre de recommandation pour sa mère, ce qui lui permet d'étudier le Gallois[17].

Les français Théodore Hersart de La Villemarqué, Carné, Mauduit, Francheville, Boisrouvray et Marallac'h sont invités par Augusta Hall et la Cymdeithas Cymreigyddion y Fenny (société des galloisants d’Abergavenny) en pour y « étudier à leur source et comparer entre eux l'idiome et les monuments d'origine celtique » au Pays de Galles[18],[19]. Il s'agit des premiers échanges panceltiques modernes[3]. Le , Théodore Hersart de La Villemarqué est reçu à Abergavenny comme barde — sous le nom de « Barz Nizon » (le barde de Nizon) — au sein du collège néodruidique gallois, la « Gorsedd des Druides, Bardes et Ovates de Grande-Bretagne »[20]. Avec les Gallois, il jette les bases du Congrès celtique international. À son retour en France, il fonde (en 1843 ou en 1857) une « Fraternité des Bardes de Bretagne » (Breuriez Breiz) approuvée par l’archidruide de Galles, mais n'aboutit pas à la création d'une Gorsedd, et l’association disparaît après la mort de La Villemarqué, en 1895[21].

En 1854, l'éminent professeur français, Ernest Renan, qui pratique le breton, publie un Essai sur la poésie des races celtiques (deuxième édition en 1859)[22].

En 1864, la Revue de Bretagne et de Vendée publie un « Appel aux représentants actuels de la race celtique » rédigé par un écrivain parisien, spécialiste du breton et du gallois, Charles de Gaulle, un oncle du général et qui est le premier manifeste du panceltisme, dans un esprit très conservateur et très chrétien. L'article est repris et augmenté, sous la forme d'un livre, intitulé Les Celtes au XIXe siècle ... et paraît en 1865 à Paris et à Nantes. On y trouve une idée qui résume le nationalisme à base linguistique : « La langue du conquérant dans le bouche du conquis est toujours la langue de l'esclavage »[23].

En 1864, le poète Charles de Gaulle propose une union celtique qui établirait et développerait des liens entre les pays celtiques. Il devrait également y avoir une lingua franca celtique, créée à partir d’éléments communs dans toutes les langues celtiques, et un festival panceltique[24].

1867-1898

En 1867, un congrès celtique, le premier du genre, est organisé à Saint-Brieuc dans un but avant tout d'échanges littéraires et culturels avec pour but avoué de créer un Eisteddfod à la bretonne[25]. L'un des initiateurs du congrès, avec La Villemarqué et Henri Martin, est Charles de Gaulle qui s'est chargé des contacts avec les Gallois. C'est la Société d'émulation des Côtes-du-Nord qui invite officiellement et une poignée de Gallois y répond, entre autres le harpiste aveugle du couple aristocrate de Llanover envoyé pour les représenter[26].

Cette réunion n'a pas de suites pratiques pour les relations interceltiques, car la querelle du Barzaz Breiz a créé des inimitiés et le rendez-vous projeté à Brest pour 1868 est annulé. François Luzel et René-François Le Menn mènent ensuite une campagne privée discrète contre la nouvelle idée qu'est le "bardisme" et vont jusqu'à organiser une parodie des cérémonies bardiques galloises à proximité même du château de La Villemarqué[27].

Plusieurs revues consacrée à l'étude de la celtologie apparaissent à cette époque. C'est le cas de la Revue celtique en 1870[28] d'Henri Gaidoz et le Celtic Magazine (1875-1888)[29].

De 1899 à 1945

En compagnie de Gallois, Émile Hamonic et le barde breton Théodore Botrel (assis) encadrent Madame Léna Botrel, lors du congrès celtique de Caernarfon en 1904.

L'Union régionaliste bretonne (URB) est fondée le [30].

En 1908, un Congrès celtique international en forme de "festival celtique" est organisé à Brest, ainsi que la réunion de la Gorsedd de Bretagne avec le concours de la ville et de la Dépêche de Brest. La municipalité de Brest prit en charge la venue en paquebot de 142 Britanniques, dont l'Archidruide de la Gorsedd de Galles, Cadfan, et le député de Carmarthen, Llewellyn Williams[31].

Lors du congrès celtique international de 1911, le roi des Belges, Albert Ier, lit une adresse du Grand Druide de Bretagne, Yves Berthou, qui propose de tenir le congrès de 1912 à Alésia comme symbole de la récupération par l'Europe continentale de son passé gaulois, donc celtique[32].

Des années 1920 aux années 1940, le panceltisme devient un argument idéologique[3].

John n'aimait pas le terme pan-celtic et préférait l'adjectif simple[33]. Cependant, la mort de John, en 1929, porta un coup sévère à l'Union celtique. Celle-ci fut alors présidée par Agnes Ó Farelly, dont l'activité ne compensait pas le manque de charisme. Il manquait à l'organisation un organe de presse analogue à Celtia, comme le regrette Jaffrennou en 1932[34].

Relations entre panceltisme et nationalisme

En 1929, Saunders Lewis, président du Parti national gallois écrit au Parti autonomiste breton que pour lui, "le mot celte n'a pas beaucoup de sens"[35].

Congrès celtique

Le Congrès celtique (Celtic Congress) a repris ses activités après la guerre de 1939-1945 en maintenant sa structure internationale : le comité international est composé de 4 administrateurs internationaux (1 président, 1 vice-président, 1 secrétaire et un trésorier) et de 2 administrateurs pour chacun des 6 pays celtiques qui ont leur propre comité national. Les congrès celtiques annuels tournants sont organisés et financés par le comité national qui les accueille[36].

La coopération interceltique après 1945

Le panceltisme s’essouffle à l’issue de la Seconde Guerre mondiale[37].

Après la Seconde Guerre mondiale, le pancelticisme tend à être plus culturellement orienté. Il devient une réalité après la création en 1971 du Festival Interceltique de Lorient[3].

La construction européenne et les mouvements en faveur de la décentralisation dans les pays européens conduit à l’émergence d’un panceltisme institutionnel[3].

Plusieurs militants français engagé dans la collaboration sont accusés d'atteinte à la sûreté de l'État. L'Irlande, qui n'a pas d'accord d'extradition avec la France, permet à plusieurs militants de s'y réfugier[38]. C'est le cas de Roparz Hemon, déclaré en état d'indignité nationale pour une durée de dix ans[39],[40], ce qui l'empêche de reprendre sa carrière d'enseignant[41]. En , il part en exil à Dublin et enseigne le breton à l'Institut d'études avancées de Dublin[42],[43],[41].

Yann Goulet s'enfuit en Irlande avec sa femme Voig et leurs deux jeunes enfants à l'aide de faux papiers[44]. Aidé tout d'abord par des nationalistes gallois pour traverser la Grande-Bretagne, il arrive dans son nouveau lieu de résidence en et est alors le premier d'une quarantaine d'autres bretons à venir trouver asile dans ce pays[n 1],[45]. Par l'intermédiaire de républicains irlandais, il rencontre un autre militant breton déjà présent depuis des années dans le pays, Louis Millardet, qui l'aide à s'installer[46]. Dans le même temps, il est condamné à mort par contumace par la Cour de justice de Rennes en 1947[39]. Il acquiert par la suite la nationalité irlandaise, baptise sa maison « Koat-Keo »[47], et voit la naissance de son troisième enfant dans le pays[44]. Il bénéficie de bons contacts avec le mouvement républicain irlandais, et joue un rôle dans la mise en contact de Kadhafi et de l'IRA provisoire lorsque cette dernière cherche à obtenir des armes[48]. Il est aussi suspecté lorsque l'IRA fait exploser la Colonne Nelson pour célébrer le 50e anniversaire de l'Easter Rising, puis étroitement surveillé par le SDECE lorsque Charles de Gaulle visite l'île en , puis lorsque l'ancien président français y passe après sa démission[40].

La troisième Ligue celtique

La première réunion de la Ligue celtique moderne a lieu en 1961, organisée par un Breton vivant en exil et tenue pendant la semaine d’Eisteddfod à Llangollen. Ce mouvement a survécu avec une influence politique continue. Ses premiers objectifs ont été déclarés comme politiques, mais en mettant l’accent sur la coopération[49]. Elle connait un grand succès au départ en réunissant 150 délégués à Dublin en 1966, qui représentaient 5 000 adhérents[50].

Une première crise survint, en 1969, quand le président, Gwynfor Evans, toujours président du Plaid Cymru, fit un discours dans lequel, il semblait repousser l'idée d'une coopération politique avec les partis nationalistes de chaque pays celtique, renvoyant le conflit irlandais à un conflit religieux et les faiblesses des organisations politiques bretonnes à leurs propres erreurs. Le président dut démissionner et la Ligue dut amender ses statuts[49]. La branche galloise cesse alors de fonctionner pendant plusieurs années[51].

Jumelage

Dans les années 1960, la ville de Lorient organise plusieurs jumelages avec des villes irlandaises[52].

Associations culturelles

En , de retour en Bretagne, Polig Monjarret réunit des associations culturelles, dont Kendalc’h, BAS, le Bleun-Brug ou la Falsab, afin de lancer une structure de solidarité. Elle est baptisée Secours populaire interceltique, le Spi, mot signifiant « espoir » en breton[53].

Contestation de la notion de Celte antique en Angleterre et au pays de Galles

John Collis est l’auteur d’une monographie intitulée The Celts. Origins, myths and inventions (2003), où il questionne l’usage du terme « Celtes » appliqué aux peuples britanniques antiques, soulignant que cette identité est en partie une construction historique et culturelle postérieure, plutôt qu’une réalité homogène à l’époque antique[54].

Simon James, dans son ouvrage The Atlantic Celts (2010), remet en cause l’idée d’une identité celtique unifiée et auto-identifiée dans les îles britanniques avant et pendant la période romaine. Il avance que les habitants pouvaient avoir des identités plus diverses et que la romanisation a transformé leur perception d’eux-mêmes en les intégrant dans l’Empire romain, ce qui rend floue la notion d’une identité celtique stable[55],[56],[57].

Ces deux auteurs insistent aussi sur le fait que les populations locales conquises, pouvaient s’identifier comme « Romains », au contraire des populations vivant en Hibernia ou en Calédonia[56].

Culture

Langues celtiques actuelles

Les langues et régions concernées sont :

Langues gaéliques

Langues brittoniques

Langues celtiques anciennes

Musiques celtes et hymnes celtiques

Il existe des festivals à thèmes celtiques (chants, danses, reconstitutions historiques, conférences) sur tous les continents, par exemple, le Festival celtique de Montréal (Canada), le Festival celtique national d'Australie, mais, aussi, dans un pays vu comme très latin, le Festival Celtica au Val Vény (Vallée d'Aoste)[68].

Lors de son édition 2014, le Festival des Vieilles Charrues soutient la création du collectif The Celtic Social Club dont le projet est d'adapter des airs traditionnels, du XVe siècle au XIXe siècle, des différents territoires celtes avec l'ambition d'ouvrir la musique celtique et de l'amener au XXIe siècle en la mélangeant aux musiques actuelles comme le rock, le reggae ou le hip-hop. Le groupe, qui sort au même moment un premier album éponyme avec le concours du label spécialisé Keltia musique, est formé autour des musiciens de Red Cardell et d'autres comme Jimme O'Neill et Ronan Le Bars ou d'invités tel que Winston McAnuff (Jamaïcain d'origine écossaise) ou IC Will (New-Yorkais d'origine irlandaise)[69].

Figures populaires

Selon Catherine Daniel, Merlin représente « incarne le panceltisme aux yeux des peuples britonnique et gaélique, tout particulièrement auprès des Gallois. »[70].

Drapeau interceltique, souvent arboré dans les manifestations interceltiques.

Drapeau, symboles et fleur celtiques

Drapeau panceltique créé par Robert Berthelier dans les années 1950.

Des drapeaux et des logos composés de triskells entrecroisés et inspirés des entrelacs celtiques anciens sont utilisés par le Congrès celtique international, la Ligue celtique, le Festival des médias celtiques et le festival de littérature Scrif-Celt[71].

Lors du congrès panceltique international de 1904 à Caernarfon, il fut décidé que la fleur de bruyère serait l'emblème du panceltisme[72].

Fleurs de bruyère cendrée (Erica cinerea)

Liste des congrès panceltiques

Liste des congrès panceltiques[73] :

  • 1899 : Vannes - Réception officielle de cinq Gallois éminents
  • 1899 : Cardiff - Réception officielle par la Gorsedd de Galles de 18 personnalités bretonnes et de délégués écossais et gallois
  • 1901 : Dublin - 1er congrès "panceltique" organisé par une association spécifique, l'Association celtique
  • 1904 : Caernarfon (pays de Galles). La Cornouailles y est admise, car, en 1902, Robert Morton Nance a présenté les preuves de la renaissance du cornique. Théodore Botrel et Émile Hamonic y sont présents.
  • 1906 : Saint-Brieuc
  • 1907 : Édimbourg (Écosse) - Congrès de l'Association celtique
  • 1907 : Swansea (pays de Galles) - 17 Bretons reçus par le Gorsedd de Galles
  • 1908 : Brest -Festival financé par la municipalité avec 142 invités britanniques officiels
  • 1910 : Nantes
  • 1910 : Namur (Belgique). Congrès panceltique
  • 1911 : Bruxelles et Malines (Belgique)
  • 1912 : Liège (Belgique)
  • 1917 : Birkenhead (semaine de l'Eisteddvod). Premier congrès celtique organisé par l'Union celtique sous l'impulsion d'un parlementaire gallois, E. T. John. En plus des délégués de chaque pays celtique, la Société celtique de Paris est représentée.
  • 1918 : Neath (pays de Galles)
  • 1919 : Corwen (pays de Galles)
  • 1920 : Édimbourg. Premiers statuts du Congrès celtique international. Le président John demande qu'il soit tenu des "Celtes de la Dispersion" et dit que l'esprit de domination est la négation de "l'évangile du celtisme".
  • 1921 : Île de Man
  • 1924 : Quimper. Forte présence des nationalistes bretons.
  • 1925 : Dublin. Présence de Douglas Hyde et de François Jaffrennou.
  • 1927 : Bangor (pays de Galles) - Congrès celtique officiel
  • 1927 : Riec-sur-Bélon (Finistère) - 150 invités britanniques - Financement par le Consortium breton - Non reconnu par le Comité du Congrès celtique.
  • 1929 : Glasgow - Congrès officiel
  • 1930 : Londres. Congrès officiel organisé par la Section du pays de Galles dans les locaux de l'Université de Londres
  • 1931 : Douglas (Île de Man)
  • 1932 : Truro (Cornouailles)
  • 1933 : Dinard - Congrès officiel - 3 journées d'échanges entre 6 délégués bretons et 1 à 2 délégués pour les 5 pays celtiques d'Outre-Manche
  • 1934 : Dublin
  • 1935 : Cardiff
  • 1937 : Édimbourg
  • 1938 : Douglas (Île de Man)
  • 1939 : Nantes - Congrès non officiel - Le Congrès officiel qui devait se tenir en septembre en Cornouailles est annulé à cause de la guerre
  • 1947 : Dublin
  • 1948 : pays de Galles
  • 1949 : Bangor (pays de Galles). Rénovation des statuts du Congrès celtique.
  • 1950 : Truro (Cornouailles)
  • 1951 : Quimper - Congrès panceltique en parallèle avec les Fêtes de Cornouaille. Nombreux invités des 5 pays celtiques ultramarins sont accueillis. Non approuvé par le comité du Congrès celtique.
  • 1952 : Ramsey (Île de Man)
  • 1953 : Glasgow
  • 1954 : Dublin
  • 1955 : Brest
  • 1956 : Truro (Cornouailles)
  • 1957 : Llangefni (pays de Galles)
  • 1958 : Douglas (Île de Man)
  • 1959 : Édimbourg
  • 1960 : Aberystwyth (pays de Galles)
  • 1961 : Galway (Irlande)
  • 1962 : Tréguier (Bretagne)
  • 1963 : Carbis Bay (Cornouailles)
  • 1964 : Douglas (Île de Man)
  • 1965 : Glasgow
  • 1966 : Dublin
  • 1967 : Cardiff
  • 1969 : Gulval-Penzance (Cornouailles). Congrès officiel
  • 1969 : Quimper - Les Fêtes de Cornouailles sont officiellement sous-titrées « Festival interceltique » avec comme slogan est « 7 pays, une âme, 7 jours, 7 peuples », car les Galiciens y sont invités. Congrès non officiel.
  • 1970 : Douglas (Île de Man)
  • 1971 : Stirling (Écosse)
  • 1972 : Bangor (pays de Galles)
  • 1973 : Blessington (Irlande)
  • 1974 : Nantes
  • 1975 : Saint-Austell (Cornouailles)
  • 1976 : Peel (Île de Man)
  • 1977 : Stirling (Écosse)
  • 1978 : Carmarthen ( (pays de Galles)
  • 1979 : Douglas (Île de Man)
  • 1980 : Drumcondra (Irlande)
  • 1981 : Lannion (Bretagne)
  • 1982 : Penzance (Cornouailles)
  • 1983 : Aberystwyth (pays de Galles)
  • 1984 : Le congrès qui devait se tenir à Rennes est annulé pour "politisation"
  • 1985 : Cork (Irlande)
  • 1986 : Île de Man
  • 1987 : Inverness (Écosse)
  • 1988 : Newquay (Cornouailles)
  • 1989 : Lesneven (Bretagne)
  • 1990 : Swansea (pays de Galles)
  • 1991 : Dublin
  • 1992 : Douglas (Île de Man)
  • 1993 : Inverness (Écosse)
  • 1994 : Falmouth (Cornouailles)
  • 1995 : Lorient - Thème : les Droits de l'Homme dans les pays celtiques
  • 1996 : Bangor (pays de Galles)
  • 1997 : Dublin
  • 1998 : Port Erin (Île de Man)
  • 1999 : Glasgow
  • 2000 : Bude - Thème : La résurgence des Celtes dans le millénaire qui vient
  • 2001 : Rennes - Thème : Les peuples sans mémoire n'ont pas d'avenir
  • 2002 : Carmarthen ( (pays de Galles)
  • 2003 : Dublin
  • 2004 : Port Erin (Île de Man)
  • 2005 : Oban (Écosse)
  • 2006 : Carhaix-Plouguer (Bretagne)
  • 2007 : Tremough-Penryn (Cornouailles)
  • 2008 : Aberystwyth (pays de Galles)
  • 2009 : Sligo (Irlande)
  • 2010 : Douglas (Île de Man)
  • 2011 : Fort William (Écosse)
  • 2012 : Guingamp (Bretagne)
  • 2013 : Bodmin (Cornouailles)
  • 2014 : Cardiff
  • 2015 : Rosscarbery (Irlande)
  • 2016 : Douglas (Île de Man)
  • 2017 : Perth (Écosse)
  • 2018 : Quimper[74]
  • 2019 : Newquay[75]

Notes et références

Voir aussi

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