Cesson-Sévigné
commune française d'Ille-et-Vilaine
From Wikipedia, the free encyclopedia
Cesson-Sévigné (en gallo : Césson[1]) est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne.
| Cesson-Sévigné | |||||
|
La place de l'église, le manoir de la Chalotais (actuelle mairie), la tour TDF de Rennes Atalante et la ligne B du métro rennais à la station Atalante. |
|||||
Blason |
Logo |
||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Ille-et-Vilaine | ||||
| Arrondissement | Rennes | ||||
| Intercommunalité | Rennes Métropole | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Pierre Savignac 2026-2032 |
||||
| Code postal | 35510 | ||||
| Code commune | 35051 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Cessonnais | ||||
| Population municipale |
18 761 hab. (2023 |
||||
| Densité | 584 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 07′ 15″ nord, 1° 36′ 13″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 27 m Max. 82 m |
||||
| Superficie | 32,14 km2 | ||||
| Type | Grand centre urbain | ||||
| Unité urbaine | Rennes (banlieue) |
||||
| Aire d'attraction | Rennes (commune du pôle principal) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Betton | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | www.ville-cesson-sevigne.fr | ||||
| modifier |
|||||
Le nom de la commune de Cesson est modifié en Cesson-Sévigné en 1921. Sévigné est le nom d'une ancienne seigneurie de Gévezé, berceau de la famille de Sévigné[2](qui possédait également une seigneurie située à l'est de la commune au bord de la Vilaine[3]), dont Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné[4], est le membre le plus célèbre[5].
Avec 18 761 habitants[Note 1], Cesson-Sévigné est en 2023 la 6e commune la plus peuplée d'Ille-et-Vilaine, l'une des plus peuplées de Rennes Métropole avec Bruz, et la 15e de Bretagne[6].
Contiguë à Rennes, Cesson est en plein développement depuis les années 1950, et plus particulièrement depuis l'essor de la technopole Rennes Atalante dans les années 1980. De nombreux centres de recherche de grandes entreprises (Orange, Vantiva, Canon, OVH, etc.) y sont implantés autour desquels se greffent une multitude de starts up et de sociétés de services en ingénierie informatique. Avec plus de 21 000 emplois recensés sur son territoire[7] et plusieurs établissements d'enseignement supérieur (CentraleSupélec, École des transmissions, IMT Atlantique), la ville est aujourd'hui un bassin démographique, économique et universitaire attractif de l'unité urbaine rennaise.
Traversée par la Vilaine, la ville est cependant restée majoritairement rurale. De nombreux espaces verts, cours d'eau et manoirs jalonnent le territoire communal.
Ville hôte du Cesson Rennes Métropole Handball et d'un pôle France de canoë-kayak, Cesson-Sévigné a été désignée en 2011 « Ville la plus sportive de France » par L'Équipe dans la catégorie des villes de moins de 20 000 habitants[8].
Géographie
Localisation
Cesson-Sévigné est située en limite est de la ville de Rennes et est entourée par la rocade est.
Du fait de cette continuité urbaine avec Rennes, Cesson-Sévigné est devenue la sixième ville d'Ille-et-Vilaine, derrière Rennes, Saint-Malo, Fougères, Vitré et Bruz.
Voies de communication et transports
Transports en commun
Cesson-Sévigné est principalement desservie par les bus du réseau Service des transports en commun de l'agglomération rennaise (STAR) de Rennes Métropole, principalement via les lignes C4, C6, 10, 14, 34, 64 et 67.
La ZI Sud-Est, partiellement sur la commune de Cesson-Sévigné, est desservie par les lignes 11 et 34, les hameaux de la route de Fougères par la ligne 50 et la polyclinique par la ligne C2.
Le quartier de la Ménourais est reliée au quartier de la Monniais, par la ligne 38, en correspondance avec la ligne 67.
La ville fut desservie par une extension de la ligne 3 du tramway de Rennes, à partir de 1907, la ligne 6.
Le nord de la commune est desservi depuis septembre 2022[9] par deux stations de la ligne b du métro de Rennes : Atalante et Cesson - Viasilva, terminus de la ligne.
Dans le cadre du programme de trambus de Rennes Métropole, la commune sera desservie à partir de fin 2027 par la ligne T2, qui reliera Vezin-le-Coquet à Cesson-Sévigné (secteur de la Rigourdière) sur 14,9 kilomètres et 32 stations. Les travaux ont débuté en janvier 2026 pour une mise en service prévue fin 2027[10]. Le réseau de trambus métropolitain, d'un coût total de 240 millions d'euros, comprend quatre lignes (T1 à T4) totalisant 55 km, dont les lignes T3 et T4 sont prévues pour 2030[11].
- Bus 41ex sur l'axe est-ouest entre Cesson et Rennes.
- Le terminus du tramway, vers 1910, sur la route de Paris.
- La gare.
Transport ferroviaire
La gare de Cesson-Sévigné se trouve sur la ligne de Paris-Montparnasse à Brest. Elle est desservie par des trains express régionaux du réseau TER Bretagne, circulant entre Rennes et Vitré.
Marche
À l'enquête 2021 du Baromètre des villes marchables, Cesson-Sévigné a la deuxième note de France, avec 14,6/20, avec une pratique de la marche « très favorable »[12].
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Vilaine, un bras de la vilaine, le Blosne[13],[Carte 1].
La Vilaine, d'une longueur de 218 km, prend sa source dans la commune de Juvigné et se jette dans l'océan Atlantique à Camoël, après avoir traversé 56 communes[14]. Les caractéristiques hydrologiques de la Vilaine sont données par la station hydrologique située dans la commune. Le débit moyen mensuel est de 6,19 m3/s[Note 2]. Le débit moyen journalier maximum est de 109 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 151 m3/s, atteint le même jour[15].
Le Blosne, d'une longueur de 19 km, prend sa source dans la commune de Domloup et se jette dans la Vilaine au niveau du Rheu, après avoir traversé huit communes[16].
- Réseau hydrographique de Cesson-Sévigné.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[17]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[18]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[19]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[20]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[21],[22].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 701 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 6,5 jours en juillet[17]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande à 11 km à vol d'oiseau[23], est de 12,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 691,0 mm[24],[25]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Cesson-Sévigné est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle appartient à l'unité urbaine de Rennes[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant 16 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune du pôle principal[Note 6],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 183 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 4],[I 5].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (73,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (31 %), terres arables (27,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (17,4 %), zones urbanisées (16,3 %), prairies (5,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,7 %), forêts (0,4 %)[26]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Logement
Le tableau ci-dessous présente une comparaison de quelques indicateurs chiffrés du logement pour Cesson-Sévigné et l'ensemble de l'Ille-et-Vilaine en 2017[I 6],[I 7].
| Cesson-Sévigné | Ille-et-Vilaine | |
|---|---|---|
| Parc immobilier total (en nombre d'habitations) | 9 006 | 546 440 |
| Part des résidences principales (en %) | 93,3 | 86,2 |
| Part des résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 3,1 | 6,9 |
| Part des logements vacants (en %) | 3,7 | 6,9 |
| Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) | 54,8 | 59,8 |
Morphologie urbaine
Cesson-Sévigné dispose d'un plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi), approuvé par délibération du conseil métropolitain du 19 décembre 2019[27]. Il divise l'espace des 43 communes de Rennes Métropole en zones urbaines, agricoles ou naturelles. Depuis son adoption, le document a fait l'objet de plusieurs évolutions réglementaires. La modification générale n°2, approuvée par le Conseil métropolitain le 19 juin 2025 et applicable depuis le 18 septembre 2025, constitue la révision la plus substantielle : elle fixe un objectif de 5 000 logements construits par an à l'échelle de la métropole, en privilégiant le renouvellement urbain pour 60 % de la production, et intègre des orientations renforcées en matière de sobriété foncière, de transition écologique et de mobilité[28]. La mise à jour n°8 des annexes a été arrêtée par la Présidente de Rennes Métropole le 18 décembre 2025[29].
Noms de rues
La dénomination des voies de la commune s'appuie sur l'histoire locale, le patrimoine naturel et la mémoire des lieux. Le nom « cours de la Vilaine », artère historique du vieux Cesson, est l'un des rares à porter le nom du fleuve qui traverse la commune.
Dans le cadre du développement du quartier ViaSilva, la question de la toponymie a fait l'objet d'une démarche participative inédite. Un groupe de travail citoyen, baptisé « Mémoire et noms », a formulé des propositions pour la quarantaine de rues nouvellement créées dans le quartier, en collaboration avec l'association Cesson Mémoire et Patrimoine, avant délibération du conseil municipal[30].
Les noms retenus s'inscrivent dans trois registres. Le premier honore la mémoire des hameaux et lieux-dits préexistants, dont certains ont donné leur nom aux nouvelles voies : La Bouriande, Belle-Fontaine, Les Pierrins ou encore la rue Robert-de-Moucon. Le deuxième s'inspire du riche passé archéologique du secteur, mis au jour lors des fouilles de l'INRAP en 2017 : la rue de la Villa-Romaine, la venelle des Laurins, la rue des Écuries-Antiques ou la rue des Tusseaux évoquent ainsi le domaine gallo-romain découvert sous les chantiers du quartier. Le troisième registre est lié à la biodiversité locale, avec des noms de plantes ou d'espèces présentes sur le territoire.
Une rue du quartier a également été nommée en l'honneur du colonel Arnaud Beltrame, gendarme mort en héros lors de l'attentat de Trèbes en 2018. Le nom « ViaSilva » lui-même est une double allusion à la forêt de Rennes toute proche et à la voie romaine qui traversait autrefois ce territoire[31].
Projets d'aménagements
Depuis les années 2010, Cesson-Sévigné connaît une transformation urbaine majeure avec le projet ViaSilva, un écoquartier développé par Rennes Métropole sur environ 200 hectares à cheval entre Cesson-Sévigné, Rennes et Thorigné-Fouillard. Porté par la Société publique locale d'aménagement (SPLA) ViaSilva, créée en 2013, le projet est piloté par l'urbaniste Christian Devillers.
Genèse et réduction du projet
Lancé en 2009 sous l'impulsion du maire de l'époque Michel Bihan, ViaSilva reçoit la même année le label national ÉcoCité, décerné par l'État aux projets d'aménagement durable innovants[32]. Dans sa version initiale, le projet prévoit d'urbaniser 650 hectares pour accueillir 40 000 habitants et 25 000 emplois à l'horizon 2040, au sein de deux zones d'aménagement concerté (ZAC)[33].
Le projet connaît rapidement des turbulences. Son lancement coïncide avec la crise économique de 2008-2009, et il suscite une vive opposition locale à Cesson-Sévigné, notamment autour de la question de la densité. Le plan local d'urbanisme cessonnais, adopté en 2012 pour accompagner le projet, est annulé par le tribunal administratif au motif de perspectives démographiques jugées « irréalistes »[33].
En 2014, à l'issue d'ateliers de concertation avec les élus et les habitants, le périmètre est drastiquement revu à la baisse : ViaSilva se recentre sur 200 hectares, avec un objectif ramené à 12 000 habitants et 5 950 logements, contre 13 060 initialement envisagés[34],[35]. Les 400 hectares restants, auparavant classés en zone d'aménagement différé, sont abandonnés à l'urbanisation et voués à rester à l'état naturel ou agricole[36].
Organisation du projet recentré
Le projet recentré s'articule autour de deux quartiers principaux. Atalante ViaSilva (93 hectares, ZAC de compétence métropolitaine) s'inscrit dans la continuité de la technopole Rennes Atalante et accueille une vocation mixte logements-activités-recherche, autour des stations de métro Atalante et Cesson – ViaSilva de la ligne b inaugurée en septembre 2022. Les Pierrins (107 hectares, ZAC de compétence communale) constituent un quartier à dominante résidentielle situé au sud de ViaSilva, dans la continuité des quartiers d'habitat de Bellevue et de La Boulais[37].
Le projet s'appuie sur une démarche de développement durable, intégrant la préservation de la biodiversité locale autour du parc de Boudebois, et des « rues-jardins » reliant les logements aux espaces naturels. Les ambitions bas carbone du projet s'affirment à partir de 2022, avec l'expérimentation de matériaux biosourcés et du réemploi dans les nouvelles constructions[34]. En novembre 2024, le Cyberplace, bâtiment dédié aux acteurs de la cybersécurité, est inauguré boulevard des Alliés, incarnant la vocation technologique du quartier.
État d'avancement (2025-2026)
Fin 2025, 800 logements sont livrés dans la première tranche résidentielle des Pierrins, répartis à parts égales entre maisons individuelles et immeubles collectifs. Le maire Jean-Pierre Savignac annonce à cette occasion une pause de deux à trois ans dans la construction résidentielle, le temps de laisser les habitants s'approprier le quartier[38]. En janvier 2026, la première pierre de la future école des Pierrins est posée. Conçue par le cabinet RODA Architectes, cette école de huit classes (190 élèves) sera construite majoritairement en bois, chauffée par géothermie et dotée de toitures photovoltaïques, pour une ouverture prévue à la rentrée 2027[39].
Toponymie
Les formes anciennes sont de Saxonis (XIe siècle)[40], Cesson (1152)[40], Saxon (1153)[40] dérivé du nom des Saxons, Sesson (1185)[41].
En 1921, le nom de la commune de Cesson a été modifié en Cesson-Sévigné. Sévigné est formé de l'étymon Sabiniacum, formé du nom propre romain Sabinius, augmenté du suffixe -acum signifiant « domaine de »[42].
En gallo, le nom est Césson[43], retranscrit en Séson en graphie MOGA[44] par l'association Chubri.
La forme bretonne proposée par l'Office public de la langue bretonne est Saozon-Sevigneg[n. 1],[40]. Sevigneg n'est autre que la forme bretonne que l'on retrouve dans Itron Sevigneg, Madame de Sévigné[réf. nécessaire]. Cependant, le territoire de la commune se trouve en dehors de l'aire traditionnelle de diffusion de la langue bretonne[41].
Le gentilé est Cessonnais[réf. souhaitée].
Histoire
Préhistoire et Antiquité
Des fouilles archéologiques menées en 2017 lors de la construction du quartier ViaSilva ont montré que la première réelle occupation de la commune date du IIIe siècle av. J.-C.[45]. Il s'agissait d'une ferme gauloise qui perdure jusqu'à la conquête romaine de la Gaule. Cette ferme est remplacée au Ier siècle par une villa gallo-romaine aristocratique de plan typiquement romain. La villa se situe dans l'aire d'influence de la ville de Condate, l'antique Rennes, et se situe à 3 km du cœur de la cité[46]. La villa profite du rayonnement de Condate, notamment parce qu'elle se situe près de deux des axes majeurs qui mènent à la ville.
Un autre témoin de la richesse de cette villa est le complexe de thermes gallo-romains situés en son sein dont les murs sont ornés de plaques d'un schiste ardoisier local décorées par des gravures.

Un exemple de ces décors thermaux est conservé au musée de Bretagne à Rennes : il s'agit d'une gravure de dauphin, témoin d'un certain niveau de richesse car le dauphin est un symbole aristocratique dans l'empire romain[47].
Au IIe siècle, la villa connaît encore des aménagements avec notamment la mise en place d'un chauffage souterrain.
Par ailleurs, une statue de petite taille en terre cuite moulée représentant le dieu Harpocrate et datée de l'époque gallo-romaine, a été retrouvée[48].

Il s'agit d'une divinité égyptienne adoptée par les Grecs, notamment la dynastie lagide, puis par les Romains. La présence d'une telle statue dans une riche villa à proximité de la ville antique de Condate témoigne des échanges entre Rome et cette région de l'empire mais aussi de l'influence culturelle et religieuse gréco-romaine que subit la région durant la période gallo-romaine.
Ces différents éléments, le plan de la villa, le système thermal ou encore la reprise d'éléments iconographiques romains, sont les témoins d'une villa particulièrement riche et confortable, complètement romanisée.
La villa est abandonnée au Ve siècle et la commune ne montre plus trace d'occupation avant le XIe siècle[45].
Moyen Âge et Temps modernes
Sévigné est un ancien fief situé sur la Vilaine, en amont de Cesson, vers l'est, juste à la limite de la commune de Noyal-sur-Vilaine. Ce fief appartint à la famille de Sévigné, dont Marie de Rabutin-Chantal, dite la marquise de Sévigné, épouse d'Henri de Sévigné, est la plus connue. Leurs terres de Sévigné s'étendaient sur Cesson, Noyal-sur-Vilaine, Acigné, Brécé[49], l'origine du nom se trouve à Gévezé[50] où s'élevait le château de Sévigné[51], siège d'origine de la seigneurie de Sévigné.
Révolution française
La commune accueille favorablement la Révolution et ses avancées. L'organisation des fêtes révolutionnaires témoigne du maintien d'un sentiment favorable au nouveau régime, comme celle célébrant la victoire des armées républicaines et la paix avec l'Autriche, principal ennemi de la France, en brumaire an VI[52].
Le XIXe siècle
Le XXe siècle
Le Journal officiel de la République française du indique qu'une pétition signée par 531 habitants de la commune de Cesson et protestant contre la loi de 1901 a été remise par Louis Félix Ollivier, député des Côtes-du-Nord, sur le bureau de la Chambre des députés[53].
Le XXIe siècle
En 2020 la commune de Cesson-Sévigné a été celle où les prix médians des maisons (450 000 euros) ont été les plus élevés d'Ille-et-Vilaine, devançant Saint-Briac-sur-Mer (445 200 euros)[54].
Découvertes archéologiques récentes
Des fouilles archéologiques menées en 2017 lors de la construction du quartier ViaSilva ont révélé la présence d'une villa gallo-romaine aristocratique datant du Ier siècle, remplaçant une ferme gauloise du IIIe siècle av. J.-C. Cette villa comportait notamment un complexe thermal orné de plaques de schiste ardoisier local décorées de gravures, dont un exemple représentant un dauphin est conservé au musée de Bretagne à Rennes. Ces découvertes attestent de l'occupation continue du territoire communal depuis l'époque gauloise et témoignent de la richesse de cette zone située dans l'aire d'influence de Condate (l'antique Rennes)[55].
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Circonscriptions de rattachement
Cesson-Sévigné appartient à l'arrondissement de Rennes et au canton de Betton depuis le redécoupage cantonal de 2014. Avant cette date, elle était le chef-lieu du canton de Cesson-Sévigné, créé en 1991 par modification du canton de Rennes-Est.
De 1790 à 1795, la commune est rattachée au district et au canton de Rennes[56].
En ce qui concerne l'élection des députés, Cesson-Sévigné fait partie de la deuxième circonscription d'Ille-et-Vilaine, représentée depuis par Tristan Lahais[57] (G·s). Auparavant, elle a successivement appartenu au 2e collège électoral d'Ille-et-Vilaine (Seconde Restauration), au 1er collège électoral d'Ille-et-Vilaine (Monarchie de Juillet), à la circonscription de Rennes (Second Empire), à la 1re circonscription de Rennes (IIIe République), à la 1re circonscription (1958-1986) et à la 5e circonscription (1988-2012).
Intercommunalité
La commune est membre de Rennes Métropole depuis sa création le . Cesson-Sévigné faisait alors partie des 27 communes fondatrices du District urbain de l'agglomération rennaise qui a pris sa dénomination actuelle le .
Cesson-Sévigné fait aussi partie du Pays de Rennes.
Institutions judiciaires
Sur le plan des institutions judiciaires, la commune relève du tribunal judiciaire (qui a remplacé le tribunal d'instance et le tribunal de grande instance le 1er janvier 2020), du tribunal pour enfants, du conseil de prud'hommes, du tribunal de commerce, de la cour d'appel et du tribunal administratif de Rennes et de la cour administrative d'appel de Nantes.
Administration municipale
Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 10 000 et 19 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 33[58].
Tendances politiques et résultats
Élections municipales de 2014
Élections municipales de 2020
Le 15 mars 2020, le maire sortant Albert Plouhinec n'est pas candidat à sa réélection et c'est son adjoint Jean-Pierre Savignac, à la tête d'une liste divers centre intitulée « Ensemble, agissons pour Cesson-Sévigné », qui représente la majorité sortante. Il fait face à une liste d'union de la gauche classée divers gauche conduite par Claudine David. Jean-Pierre Savignac remporte le scrutin avec 3 453 voix sur 5 707 suffrages exprimés soit un taux de participation de 45,24 %. S'il est légèrement supérieur au taux départemental (45,06 %) et national (44,66 %), le niveau de participation est en très forte baisse par rapport à 2014 (22,3 points de moins).
| Liste | Tête de liste | Étiquette | Voix | % | Sièges |
|---|---|---|---|---|---|
| Ensemble, agissons pour Cesson-Sévigné | Jean-Pierre Savignac | DVC | 3 453 | 60,50 | 27 |
| Agissons pour une ville écologique et solidaire | Claudine David | DVG | 2 254 | 39,49 | 6 |
| Total | 5 707 | 100,00 | 33 | ||
À cause de la pandémie de Covid-19, les conseils municipaux d'installation (dans les communes pourvues au premier tour) n'ont pu avoir lieu dans les délais habituels. Un décret publié au Journal officiel du 15 mai 2020 en a ainsi fixé la tenue entre les 23 et 28 mai[59]. À Cesson-Sévigné, il a eu lieu le .
Élections municipales de 2026
Le 15 mars 2026, les élections municipales se concluent en un seul tour. La liste citoyenne, « Cesson-Sévigné, solidaire et écologique »[60], conduite par Yann Cougard, sans attache partisane, est opposée à la liste « Cesson-Sévigné, l'Avenir avec vous ! »[61] conduite par Jean-Pierre Savignac, le maire sortant (affilié au parti Horizons)[62],[63],[64]. C'est finalement la liste conduite par le maire sortant Jean-Pierre Savignac qui l'emporte avec 5 787 voix sur 8 648 suffrages exprimés. La liste "Cesson-Sévigné, solidaire et écologique" reçoit 2 861 voix sur 8 648 suffrages exprimés. La participation s'établit à 62,81 %, sensiblement supérieure à la moyenne nationale du scrutin (environ 56 %)[65] et en nette hausse par rapport au scrutin local de 2020 (45,24 %)[66].
| Liste | Tête de liste | Étiquette | Voix | % | Sièges |
|---|---|---|---|---|---|
| Cesson-Sévigné, l'Avenir avec vous ! | Jean-Pierre Savignac | DVC | 5 787 | 66,92 | 28 |
| Cesson-Sévigné, solidaire et écologique | Yann Cougard | DVG | 2 861 | 33,08 | 5 |
| Total | 8 648 | 100,00 | 33 | ||
La liste conduite par Jean-Pierre Savignac (affilié au parti Horizons) se présentait sans étiquette partisane, sous la mention « liste de la droite, du centre et de tous ceux qui partagent nos fondamentaux ». L'étiquette DVC correspond à la classification retenue par le ministère de l'Intérieur.
La liste conduite par Yann Cougard se présentait sans étiquette partisane, avec la mention : « un nouveau souffle citoyen ». L'étiquette DVG correspond à la classification retenue par le ministère de l'Intérieur[67].
Jean-Pierre Savignac est réélu maire lors du conseil municipal d'installation du 21 mars 2026[68].
Autres élections
Liste des maires
Jumelages
| Ville | Pays | Période | ||
|---|---|---|---|---|
| Carrick-on-Shannon | Irlande | depuis | ||
| Dan-Kassari | Niger | depuis | ||
| Waltrop | Allemagne | depuis | ||

Population et société
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[74],[Note 7].
En 2023, la commune comptait 18 761 habitants[Note 8], en évolution de +7,05 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Études supérieures
La ville de Cesson-Sévigné accueille plusieurs établissements d'enseignement supérieur : CentraleSupélec (ex-Supélec), l'École des transmissions (ETRS, ex-ESAT), IMT Atlantique (ex-Télécom Bretagne), Ecofac Business School, Ister Santé & Social ou encore l'école de commerce ESCCOT.
Sports

Au cœur même de la ville, on trouve le stade d'eaux vives qui accueille de nombreuses compétitions régionales et internationales de canoë-kayak ainsi que des entraînements de l'équipe de France. La ville possède également un pôle France, lieu d'entraînement officiel de l'équipe nationale, et une piscine municipale.
Le Cesson-Rennes MHB est le premier club de handball masculin de Bretagne avec son équipe en StarLigue (1re division) de 2009 à 2019 et de nouveau depuis 2020.
Le club de football OC Cesson a évolué au niveau National 3 durant la saison 2022-2023 .
Son cercle celtique, les Perrières, fait également partie des meilleurs groupes de Bretagne, étant classé dans la plus haute division de la confédération War'l leur (1re catégorie)[77].
Cesson-Sévigné a également été désignée « Ville la plus sportive de France » dans la catégorie des villes de moins de 20 000 habitants en 2011[8].
Économie
La vitalité de la commune vient de sa zone d'activité qui regroupe une partie de la technopole de Rennes Atalante, spécialisée dans la haute technologie des télécommunications, à l'origine notamment du Minitel. C'est un bassin d'emploi attractif et en plein développement dans l'agglomération rennaise.
Cesson-Sévigné accueille quelques importants centres de recherche de grandes entreprises telles Orange, Vantiva, Canon, OVH, etc., autour desquels se greffent une multitude de starts up et de sociétés de services en ingénierie informatique.
Le quartier militaire Leschi est implanté à Cesson-Sévigné, abritant notamment le Commandement de l'appui terrestre numérique et cyber et l'École des transmissions, du numérique et du cyber.
Lieux et monuments
Patrimoine bâti
La commune compte un monument historique inscrit, le château de Cucé, par arrêté du [78], il se situe après la Menouriais, en limite de la commune de Chantepie.
- Le manoir de Bourgchevreuil, au centre de la commune.
- L'église Saint-Martin.
- Le « château » de la Monniais.
- Le château de la Salette-de-Cucé.
- Le château de la Salette-de-Cucé.
- Le musée des Transmissions Espace Ferrié qui a ouvert en 2004 à proximité de l'ETNC (ex-ETRS) dans la technopole de Rennes Atalante.
- Le manoir de Bourgchevreuil, au centre de la commune ; son parc est un site classé en partie[79].
- Le manoir de la Chalotais (actuelle mairie), son parc est un site classé[79].
- Le manoir de Grippé.
- Manoir de Champagné, devant le lycée, a conservé sa porte médiévale et son plan d'origine (chapelle disparue).
- Le cours de la Vilaine, anciennement nommée Grande Rue, rue Principale ou rue de la Mairie, constitue l'artère principale du vieux Cesson. Il est bordé d'un ensemble de maisons simples ou à boutique, en pierre, dans un alignement (côté Rennes) et une perspective ou étranglement (côté église) assez remarquables. Autrefois sujet à la raillerie en ces termes « Cesson-les-Bains de pieds » à cause du courant se transportant dans la rue lors des inondations[réf. nécessaire].
- « Château » (XIXe siècle), manoir, maison et grange de la Fresnerie (XVIe siècle), en plein centre historique, conserve une tour d'escalier à l'arrière avec des fenêtres à grille.
- Ancienne mairie et école (bel exemple architectural du XXe), cours de la Vilaine.
- Maison du 13 cours de la Vilaine avec porte et vitrine de commerce (XIXe siècle) et gerbière à poulie (inventaire du conseil régional de Bretagne).
- Église Saint-Martin, construite en 1902 par Arthur Regnault.
- Presbytère et à sa gauche ancienne maison dite de la Pie qui Boit.
- La Gaudaie, manoir.
Parcs et sites naturels
- Le parc de la Monniais.
- Le parc de la Chalotais.
- Les allées du parc de la Chalotais.
- La Vilaine franchie par les vieux ponts.
- Le site naturel de la Vilaine et des vieux ponts. Face au calvaire, un quatrième pont, de moindre envergure, est occulté par un remblai depuis quelques années.
- Le site et parc de la Monniais avec sa maison bourgeoise de style anglais surnommé « le château » et plus loin, le long de la route, l'ancien manoir. Ce site a servi de carrière de pierre.
- Les étangs de Dézerseul, site naturel créé par la commune en 1973, pour la détente et les loisirs, composé de 40 hectares en bordure de Vilaine pour « redonner à Cesson son caractère de rendez-vous champêtre d'avant-guerre ».
- Le port de Cesson, en sortant du cours de la Vilaine, à l'intersection avec la rue de Rennes, il est en face. Son apogée semble se situer au début du XVIIIe siècle, avec le transport de la pierre extraite de Cesson, pour la reconstruction de Rennes. Désaffecté depuis longtemps et oublié de la population, il n'en conserve pas moins de belles bâtisses.
- De la Fresnerie (rue et parc) à la Vilaine, en passant par le cours de la Vilaine, on peut découvrir, à la tombée de la nuit, le vol des chauves-souris. Plusieurs espèces y sont concentrées, comme le murin de Daubenton, les pipistrelles communes et de Kuhl. Toutes ces espèces, ainsi que leurs lieux de vie, sont protégés aux niveaux français et européen. Elles nichent dans les murs de pierres et sous les toits des vieilles maisons, chassent autour des arbres et sur la Vilaine.
Environnement et développement durable
Espaces verts et distinctions
Cesson-Sévigné dispose de 226 hectares d'espaces verts, 60 km de sentiers, près de 33 000 arbres et 11 km de berges aménagées le long de la Vilaine[80]. La ville adopte une gestion différenciée des espaces verts incluant des prairies fleuries, des jardins thématiques, des zones de régénération écologique et de l'éco-pâturage[81].
La commune est labellisée « quatre fleurs » au Concours des villes et villages fleuris depuis 2007. En 2025, elle obtient la prestigieuse Fleur d'Or, la plus haute distinction du label national, décernée à seulement neuf communes en France cette année-là[82]. Cette reconnaissance couronne l'engagement de la commune pour un cadre de vie durable et la préservation des ressources naturelles[80].
Transition énergétique
Dans le cadre de sa politique de transition énergétique, la commune développe un parc photovoltaïque de 6,3 hectares au Bois de la Justice, sur un ancien délaissé ferroviaire constitué de remblais issus de la construction de la LGV Bretagne-Pays de la Loire[83]. D'une puissance de 8,28 MWc, cette installation composée de près de 13 000 panneaux solaires permet de produire 9,1 GWh d'électricité par an, soit l'équivalent de la consommation de plus de 4 250 habitants, et d'éviter l'émission de 2 200 tonnes de CO2 annuellement[84].
Le projet intègre des mesures environnementales comme la plantation de haies favorisant la biodiversité, entretenues par un ESAT local, et la mise en place d'éco-pâturage avec un éleveur ovin pour l'entretien naturel des espaces[85].

Personnalités liées à la commune
- Jean Boucher, né à Cesson-Sévigné au lieu-dit la Vallée, a partagé sa vie entre Paris et Hédé. Son œuvre est visible sur l'ensemble du territoire national. La principale dominante de la collection conservée à Cesson-Sévigné concerne ses collections iconographiques qui représentent plusieurs centaines de pièces de documents, de dessins, de cartes postales, correspondances, photographies qui témoignent de Jean Boucher et de son œuvre. Ce fonds fait désormais l'objet d'une vaste campagne de numérisation et est accessible à tous à distance via internet.
- Jean-Baptiste de Gennes, comte d'Oyac (ou de Gennes), est seigneur de Bourg-Chevreuil dont la seigneurie avec le manoir de Bourgchevreuil a été acheté par son grand-père.
- l'historien des religions et académicien (des Inscriptions et belles-lettres), le professeur Jean Delumeau (1923-2020), qu'on a pu voir jadis se hâter vers la messe catholique du samedi soir en l'église de Cesson. Jean Delumeau est inhumé dans le cimetière de la commune.
- Françoise Beaucournu-Saguez, entomologiste française, y est morte en 2000.
- Barthélémy Pocquet, historien spécialiste de la Bretagne y meurt en sa maison de la Monnias en 1926.
- Titouan Castryck, vice-champion olympique de canoë-kayak en 2024 est licencié dans le club de la ville.
- Faustine Noël, vice-championne paralympique
- Camille Prigent, kayakiste
Héraldique
| Blasonnement : |
Culture
Cesson-Sévigné est un centre de culture. Elle possède notamment un centre culturel et un cinéma.
Concernant la culture bretonne, la ville est le siège du Bagad de Cesson-Sévigné ainsi que du cercle celtique des Perrières.
- Le centre culturel.
Vie sportive
Labellisée « Terre de Jeux 2024 »[87], Cesson-Sévigné devient centre de préparation aux Jeux olympiques d'été de 2024 avec la rénovation de son stade d'eaux vives pour un montant de 4,5 millions d'euros[88]. Le nouveau bassin, long de 112 mètres et conforme aux normes internationales, accueille des délégations étrangères de canoë-kayak en préparation des Jeux de Paris[88].
En 2025, cette politique sportive est récompensée par l'obtention du label « Ville Européenne du Sport 2026 », décerné par l'Association des Capitales et Villes Européennes du Sport (ACES Europe)[89],[90]. Cette distinction européenne récompense l'engagement de la commune en faveur du développement du sport pour tous, l'excellence de ses infrastructures sportives et le dynamisme de son tissu associatif[89]. Le jury européen a notamment salué la diversité des initiatives menées sur le territoire et l'accueil d'événements sportifs internationaux tels que les Internationaux de Badminton Yonex en 2023 et les UN Games de l'ONU en 2025[89].

