Champrepus
commune française du département de la Manche
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Champrepus (prononcé [ˈʃɑ̃pʁepyː][1]) est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 322 habitants[Note 1].
| Champrepus | |
L'église Saint-Jean-Baptiste. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Saint-Lô |
| Intercommunalité | Villedieu Intercom |
| Maire Mandat |
Catherine Pépin 2020-2026 |
| Code postal | 50800 |
| Code commune | 50118 |
| Démographie | |
| Gentilé | Champrepussiens |
| Population municipale |
322 hab. (2023 |
| Densité | 35 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 50′ 02″ nord, 1° 19′ 16″ ouest |
| Altitude | Min. 57 m Max. 156 m |
| Superficie | 9,12 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Villedieu-les-Poêles-Rouffigny |
| Législatives | Première circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Géographie
Le bourg de Champrepus est à 7,5 km à l'ouest de Villedieu-les-Poêles et à 5,5 km de l'accès 37 de l'autoroute A84. S'étendant sur 912 hectares, le territoire est dans l'arrondissement de Saint-Lô, limitrophe des arrondissements d'Avranches et de Coutances.
Le territoire est traversé d'est en ouest par la route départementale no 924 (ancienne route nationale 24bis) passant par le bourg et menant à Fleury et à Villedieu-les-Poêles à l'est et à Beauchamps et à Granville à l'ouest. Elle croise la D 238 qui permet de rejoindre au nord Le Mesnil-Garnier et au sud la D 165 reliant La Haye-Pesnel et Le Tanu à Fleury. L'A84 (sortie 37) est accessible à 5,5 km à l'est, à Fleury.
Champrepus est dans le bassin de la Sienne, par son sous-affluent l'Airou qui délimite le territoire à l'ouest. Trois de ses affluents parcourent le territoire communal : la Douquette qui marque la limite avec La Lande-d'Airou au sud, le ruisseau de la Hébarbe qui parcourt puis délimite le territoire avec Le Mesnil-Villeman au nord et un modeste ruisseau dont le bourg surplombe le vallon.
Le point culminant (156 m) se situe en limite nord-est, près du lieu-dit la Vallée. Le point le plus bas (57 m) correspond à la sortie de l'Airou du territoire, au nord-ouest. La commune est bocagère.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Airou, la Douquette[4], le ruisseau de la Hebarbe[5], le cours d'eau 01 de la Maison Trompette[6], le fossé 01 de la Caboche[7], le fossé 01 de l'Hôtel Everet[8], le fossé 01 du Rocher Blin[9] et le fossé 02 de la Charpenterie[10],[11],[Carte 1].
L'Airou, d'une longueur de 30 km, prend sa source dans la commune de La Trinité et se jette dans la Sienne à Ver, après avoir traversé douze communes[12]. Les caractéristiques hydrologiques de l'Airou sont données par la station hydrologique située sur la commune de Gavray-sur-Sienne. Le débit moyen mensuel est de 1,79 m3/s[Note 2]. Le débit moyen journalier maximum est de 21,8 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 29,3 m3/s, atteint le [13].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[14]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[15]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[16] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[17]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[18],[19].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 001 mm, avec 1,4 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[14]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Longueville à 17 km à vol d'oiseau[20], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 802,4 mm[21],[22]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −11,3 °C, atteinte le [Note 4].
Urbanisme
Typologie
Au , Champrepus est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[23]. Elle est située hors unité urbaine[24] et hors attraction des villes[25],[26].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (97,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (63,2 %), terres arables (30,3 %), zones urbanisées (3,5 %), forêts (2,4 %), zones agricoles hétérogènes (0,6 %)[27]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Histoire
Des historiens locaux du XIXe siècle, dont M. Lefranc, supérieur du séminaire de Coutances, suivi par MM. Séguin, Desroches et Levalet, virent en Champrépus le lieu de la bataille qui opposa en Sabinus, lieutenant de César et Viridorix, chef des Unelles[32].
Le 8 germinal an V () fut assassiné par des « patriotes fanatiques » Pierre-Jules-François Le Badet (1745-1795), curé de Champrépus en 1790[32].
Politique et administration
Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[34].
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[36].
En 2023, la commune comptait 322 habitants[Note 5], en évolution de −4,45 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Champrepus a compté jusqu'à 1 001 habitants en 1821.
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église Saint-Jean-Baptiste (XIIIe, XVIIIe – XXe siècles) avec un clocher en bâtière. Elle abrite un maître-autel (XVIIIe) orné d'un agneau, une chaire à prêcher (XVIIIe), un bénitier (XIVe), une statue de saint Roch et son chien (XIXe).
- Croix de cimetière (1778).
- Le parc zoologique de Champrepus de 8 ha fondé en 1957, par Lucien Lebreton (1891-1980), agriculteur. Yves et Jacques Lebreton, ses petits-enfants poursuivirent et développèrent l'activité, qui n'était à ses débuts qu'une simple volière[32].
- Puits gallo-romains près du presbytère (privés)[32].
- Le moulin de Beauchamps est un ancien moulin à eau datant du XVIIIe siècle, sur l'Airou. Construit à l'origine pour moudre le grain, le moulin a connu plusieurs reconversions au fil des siècles. Il a successivement accueilli une filature textile, puis une scierie, avant d’être transformé en restaurant en 1972. Ce site patrimonial, caractérisé par son architecture en pierre de Beauchamps et son environnement rural, témoigne de l'évolution des activités artisanales et économiques de la région[39].
L’église Saint-Jean-Baptiste. Le zoo et sa passerelle enjambant la RD 924 dans le bourg. Le monument aux morts.
Activité et manifestations
Personnalités liées à la commune
- Jacques de Champrépus (1550-1609), poète normand[32].
Pour approfondir
Bibliographie
- Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 53.
- René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 148.
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Résumé statistique de Champrepus sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.




