Montbray
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Hydrographie
En Bocage normand, Montbray est en limite du Pays saint-lois et du Bocage virois. L'atlas de paysages de la Basse-Normandie situe entièrement la commune à l'ouest de l'unité du Bassin de Vire caractérisée par « un ancien bocage fortement dégradé par les mutations agricoles » et un « habitat dispersé […] de schiste aux toits d’ardoise »[1]. Son bourg est à 6,5 km au nord-ouest de Saint-Sever-Calvados, à 9 km au sud-est de Percy et à 12 km au nord-est de Villedieu-les-Poêles.
Le bourg est traversé par la route départementale no 58 (D 77 dans le Calvados limitrophe) qui permet au nord-ouest de rejoindre Margueray et Percy, et au sud-est Courson et Saint-Sever-Calvados. Utilisant une petite partie de la D 58, la D 455 retrouve également Margueray, mais en desservant le hameau Saint-Martin. Elle mène à Landelles-et-Coupigny à l'est. Les D 454 et D 554 utilisent également une portion de la D 58 dans le bourg : la D 454 pour le rallier à Beslon au sud-ouest et à Morigny à l'est et la D 554 allant vers Saint-Aubin-des-Bois au sud-ouest et Pont-Farcy au nord-est. L'A84, qui longe le nord-ouest du territoire, est accessible vers Rennes à La Colombe (7,5 km) à l'ouest et vers Caen à Pont-Farcy (9,5 km) au nord-est.
Montbray est presque exclusivement dans le bassin de la Vire, par son affluent la Drôme qui délimite le territoire au sud-ouest, le traverse au sud puis le délimite à nouveau à l'est. Plusieurs de ses affluents sillonnent le territoire communal dont la rivière du Val Borel qui marque la limite avec Saint-Vigor-des-Monts au nord. Seule une petite partie à l'ouest, au-delà des crêtes, est dans le bassin de la Sienne.
Le point culminant (266 / 267 m) se situe au nord-ouest, près du lieu-dit la Petite Maison. Le point le plus bas (79 m) correspond à la sortie de la Drôme du territoire, au nord-est. La commune est bocagère.
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Drôme, le cours d'eau 01 du Bourg Neuf[4], le cours d'eau 01 du Champ Martin[5], le cours d'eau 01 du Mesnil-Sauvage[6], le fossé 01 de la Haute Baslière[7], le fossé 01 de la Huannière[8], le fossé 01 de la Huillardière de Haut[9], le fossé 01 de la Langoterie[10], le fossé 01 de la Maheudière[11], le fossé 02 du Bourg Neuf[12], la rivière du Val Borel[13] et divers autres petits cours d'eau[14],[Carte 1].
La Drôme, d'une longueur de 17 km, prend sa source dans la commune de Beslon et se jette dans la Vire à Tessy-Bocage, après avoir traversé huit communes[15].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[16]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[17]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[18] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[19]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[20],[21].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 016 mm, avec 14,4 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[16]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Condé-sur-Vire à 20 km à vol d'oiseau[22], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 956,7 mm[23],[24]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Montbray est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[25]. Elle est située hors unité urbaine[26] et hors attraction des villes[27],[28].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (99,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (99,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (58,6 %), terres arables (23,4 %), zones agricoles hétérogènes (17,3 %), forêts (0,7 %)[29]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Molbrai en 1066 et de Monbraio en 1218[30].
Tout comme Ernest Nègre, René Lepelley considère que Mont ne serait pas en rapport au relief mais dû au latin mollis, « mou »[30],[31].
Bray serait issu du bas latin d'origine gauloise bracus, « vallée », « lieu humide »[32],[31].
Histoire
La baronnie de Montbray existait avant l'époque de Guillaume le Conquérant[33].
Au XIe siècle, la paroisse a pour seigneur Geoffroy de Montbray, évêques de Coutances de 1049 à 1093, qui combattit à Hastings en 1066. Son neveu et héritier, Robert de Montbray (v. 1060-1115), se rebella contre Guillaume le Roux, fils du Conquérant et sera emprisonné pendant 30 ans à Windsor. Son épouse divorça et apporta toutes les terres normandes à Néel d'Aubigny († 1129)[34].
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[40].
En 2023, la commune comptait 340 habitants[Note 4], en évolution de +10,39 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Montbray a compté jusqu'à 1 357 habitants en 1836.


