La Colombe (Manche)
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| La Colombe | |
L'église Notre-Dame. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Saint-Lô |
| Intercommunalité | Villedieu Intercom |
| Maire Mandat |
vacant 2023-2026 |
| Code postal | 50800 |
| Code commune | 50137 |
| Démographie | |
| Gentilé | Colombais |
| Population municipale |
626 hab. (2023 |
| Densité | 44 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 52′ 28″ nord, 1° 10′ 57″ ouest |
| Altitude | Min. 88 m Max. 247 m |
| Superficie | 14,37 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Villedieu-les-Poêles-Rouffigny (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Villedieu-les-Poêles-Rouffigny |
| Législatives | Première circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.mairiedelacolombe.fr |
| modifier |
|
La Colombe est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 626 habitants[1].
Hydrographie
En Bocage normand, la commune est au sud du pays saint-lois, à proximité du Bocage virois. Son bourg est à 5 km au nord-est de Villedieu-les-Poêles et à 6 km au sud de Percy[2].
Le territoire est traversé par la route départementale no 999 (ancienne route nationale 799, à cet endroit voie de la Liberté) reliant Villedieu-les-Poêles au sud à Saint-Lô au nord. La commune est bordée à l'est par la D 975 (ancienne route nationale 175 Caen-Rennes). Le bourg est relié à ces deux axes par la D 485 qui se prolonge à l'ouest vers La Bloutière. Au sud-est, coupant la D 975, la D 552 permet de rejoindre Beslon. Traversant également le bourg, la D 452 permet l'accès à l'échangeur 38 de l'autoroute A84 — occupant le sud du territoire — par la D 999 et conduit vers Le Chefresne au nord. À l'ouest, la D 453 relie La Bloutière à Villedieu-les-Poêles par la D 999.
La Colombe est dans le bassin de la Sienne qui délimite le territoire à l'ouest. Trois de ses affluents parcourent le territoire communal : le Tancray qui marque la limite au nord, un modeste ruisseau prenant sa source à proximité du bourg et un ru de quelques centaines de mètres sillonnant le vallon de la Bourdonnière.
Le point culminant (247 / 249 m) se situe à l'est, au lieu-dit la Bruyère du Montcatel. Le point le plus bas (88 m) correspond à la sortie de la Sienne du territoire, à l'ouest. La commune est bocagère.
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Sienne, le Tancray[5], le fossé 03 de la commune du Chefresne[6] et la Sienne[7],[8],[Carte 1].
La Sienne, d'une longueur de 93 km, prend sa source dans la commune de Noues de Sienne et se jette dans le golfe de Saint-Malo en limite de Agon-Coutainville et de Regnéville-sur-Mer, après avoir traversé 21 communes[9]. Les caractéristiques hydrologiques de la Sienne sont données par la station hydrologique située sur la commune de Sainte-Cécile. Le débit moyen mensuel est de 1,76 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 27,5 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 30,6 m3/s, atteint le même jour[10].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[11]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[12]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[13] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[14]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[15],[16].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 071 mm, avec 14,8 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[11]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cerisy-la-Salle à 18 km à vol d'oiseau[17], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 112,5 mm[18],[19]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −7,9 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , La Colombe est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[20]. Elle est située hors unité urbaine[21]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Villedieu-les-Poêles-Rouffigny, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[21]. Cette aire, qui regroupe 11 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[22],[23].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (98,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (54,3 %), zones agricoles hétérogènes (25,5 %), terres arables (15,7 %), zones urbanisées (2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,3 %), forêts (1,1 %)[24]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Columbam vers 1035[25], Columba au XIIIe siècle[26].
René Lepelley y décèle le latin columna et l'ancien français colombe, « colonne », qui a donné le français colombage[27]. Cette appellation fait peut-être référence, comme le suggère François de Beaurepaire, à une ancienne borne miliaire[28].
Histoire
Politique et administration
Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[33].
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[37].
En 2023, la commune comptait 626 habitants[Note 5], en évolution de −0,79 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %). La Colombe a compté jusqu'à 1 167 habitants en 1821.
Économie
- Ferme cidricole de la Janière.
