Chantal Ringuet

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Chantal Ringuet, née à Québec, est une écrivaine, chercheuse et traductrice littéraire québécoise.

Écrivaine, chercheuse et traductrice littéraire primée, Chantal Ringuet est l’auteure d'une dizaine ouvrages qui abordent divers sujets dans plusieurs genres : poésie, essais historiques et culturels, récit biographique, anthologie. Ses travaux s’intéressent aux enjeux de la mémoire et de la traversée des langues dans l’espace urbain, à la littérature yiddish, à Leonard Cohen, aux voix des femmes, à la transmission et aux enjeux de filiation. Traductrice de l’anglais et parfois du yiddish, elle fait revivre en français les voix respectives de Marc Chagall, Rachel Korn et Adrienne Rich. Elle est écrivaine en résidence Mordecai Richler 2024 au Département des littératures de langue française, de traduction et de création de l'Université McGill[1]. En , elle est l'idéatrice du projet de recherche-création Montréal, ville de femmes[2],[3],[4] (Montreal, City of Women[5]), une carte alternative du métro où les stations sont renommées en l'honneur de 73 pionnières et créatrices qui ont contribué au développement de la ville. Lancée pour la Journée internationale des droits des femmes le par l'Université de Montréal en partenariat avec la Société de transport de Montréal (STM), cette carte est la quatrième itération de celle qu'a proposée Rebecca Solnit avec New York, City of Women en 2016. À l'automne 2025, elle fonde avec le poète et essayiste Antoine Boisclair la revue de poésie numérique Arrêt sur image, qui fait la part belle aux rapports entre poésie et photographie.

En , le récital poétique Les seuils muets présenté au Conservatoire d'art dramatique de Québec dans une mise en scène met en scène de Marie-Ginette Guay présente l'œuvre poétique de Marie-Claire Blais accompagnée de poèmes tirés du recueil Forêt en chambre de Chantal Ringuet. La même année, elle a été commissaire de l’exposition Reboisements à la Chapelle des Cuthbert dans la région de Lanaudière, un projet littéraire et écosensible valorisant les patrimoines locaux (la première chapelle protestante au Québec et les spécimens d'arbres), tout en honorant la mémoire de Catherine Cairns, la défunte inhumée en ces lieux. Elle a aussi réalisé le balado Écrire la fureur. Femmes poètes en traduction sur les œuvres respectives de Nicole Brossard et Adrienne Rich, avec l'Association des traductrices et des traducteurs littéraires du Canada et Littérature québécoise mobile. En parallèle, sa démarche créatrice valorisant l'héritage du travail des femmes et celui de la communauté juive dans le domaine textile l'a amenée à faire un perfectionnement professionnel en broderie d'art (2023), suivi d'un perfectionnement professionnel en arts imprimés (2024) grâce à l'appui du Conseil des arts du Canada.

Docteure en études littéraires de l'Université du Québec à Montréal également formé en philosophie à l'Université de Montréal, elle a réalisé un postdoctorat sur le pluralisme culturel et les écrivains yiddish à l'Université d'Ottawa. Ce faisant, elle a appris le yiddish au Canada et en Lituanie (Vilnius) et a parcouru les lieux de mémoire de la diaspora juive afin de documenter ses travaux. Cela l'a amenée à travailler sur les écrivains et artistes de la diaspora ayant émigré dans les grandes métropoles nord-américaines telles que Montréal et New York. En 2015-16, elle fait des recherches sur les écrivaines yiddish Rokhl (Rachel) Korn et Kadia Molodowski à l'Institute for Jewish Research (YIVO Fellow) à New York, puis au Hadassah-Brandeis Institute (Université Brandeis) en tant que chercheure en résidence. En , la découverte dans les archives du YIVO du manuscrit de l'autobiographie originale de Marc Chagall, publiée en yiddish en 1925 dans la revue littéraire Di Tsukunft (L'avenir), l'incite à le traduire en français avec Pierre Anctil. L'ouvrage paraît en , alors que s'ouvre l'exposition de Chagall. Couleur et musique au Musée des beaux-arts de Montréal.

Elle est invitée dans certaines résidences littéraires: en création (Winter Writers' Retreat) et en traduction littéraire (BILTC) au Centre des arts de Banff. En 2019, elle inaugure la résidence d'écriture à la Gröndalshus de Reykjavik, Ville de littérature de l'UNESCO/UNESCO City of Literature[6]. Elle siège sur plusieurs jurys, dont celui des Prix littéraires du Gouverneur général du Canada attribués par le Conseil des arts du Canada (Traduction, 2021; Poésie, 2025), du Prix littéraire Alphonse-Desjardins 2023, et du Translation Award, Cole Foundation, Quebec Writers' Federation (2020).

Elle a été membre du conseil d'administration de la Quebec Writers' Federation (2015-2017), membre associée au Centre de recherches Arts Cultures Sociétés (CÉLAT-UQAM, 2020-2024); chercheuse associée à l'Université Concordia (2014-2019) et à l'Université Brandeis (2016-2021) et enseignante-chercheuse à l'Institut européen Emmanuel Lévinas à Paris (2014-2017).

Bibliographie

Ouvrages

En revue

Traductions

Préfaces

  • Plonger dans l'oeuvre radicale d'Adrienne Rich, préface de l'ouvrage Plonger dans l'épave. Diving into the Wreck. Poèmes 1971-1972 (édition bilingue), Montréal, Éditions du Noroît, 2024, p. 7-10.
  • Un poète yiddish traverse l'Atlantique dans Mon voyage au Canada de Sholem Shtern, traduit du yiddish par P. Anctil, Montréal, Éditions du Noroît, 2018.
  • Un beau ténébreux chez les nevi'im, préface de l'ouvrage Leonard Cohen. Seul l'amour de Jacques Julien, Montréal, Triptyque, 2014.
  • Une dame victorienne et une princesse mohawk dans Légendes de Vancouver de E. Pauline Johnson (Legends of Vancouver), Boucherville, Presses de Bras-d'Apic, 2012.

Honneurs

Notes et références

Liens externes

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