Charles Frechon

peintre français From Wikipedia, the free encyclopedia

Charles Frechon, né le à Blangy-sur-Bresle et mort le à Mont-Saint-Aignan[1], est un peintre postimpressionniste français de l'École de Rouen.

Nom de naissance
Marie Julien Charles FrechonVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Naissance, Décès ...
Charles Frechon
Autoportrait de Charles Frechon réalisé vers 1890-1891.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Marie Julien Charles FrechonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domiciles
Blangy-sur-Bresle (à partir de ), Rouen (), Mont-Saint-Aignan (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
École municipale de peinture et de dessin de Rouen
Activité
Fratrie
Enfant
Autres informations
Membre de
Mouvement
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Il est le frère du photographe Émile Frechon et le père du peintre Michel Frechon.

Biographie

Charles Frechon voit le jour à Blangy-sur-Bresle, un bourg situé aux confins de la Normandie et de la Picardie, où son père possède une fabrique de savon. Hébergé chez son oncle, il entre en 1879 à l'École municipale de peinture et de dessin de Rouen. En 1882, il achève avec succès sa formation artistique en remportant le prix du ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts assorti d'une bourse de 400 francs.

Il revient rapidement en Normandie, s'installe au no 65 rue du Renard à Rouen et fait de sa campagne environnante le centre exclusif de son activité picturale [2]. Il se lie étroitement à Charles Angrand, ainsi qu’à Delattre et Lemaître, relations décisives dans son insertion au sein des réseaux artistiques d’avant-garde régionaux et nationaux [2],[3].

À partir de 1887, sous l’influence directe d’Angrand, lui-même proche de Seurat et Signac, Fréchon adopte les principes du divisionnisme, qu’il applique à des thèmes atypiques pour le pointillisme, tels que les sous-bois, les scènes de moissons, les paysages enneigés, les panoramas urbains ou encore des scènes d’intérieur et des vues d’églises rouennaises exécutées au fusain [3],[4].

Cette période, marquée par une construction rigoureuse de l’espace, un usage maîtrisé de la perspective et un point de fuite souvent abaissé accentuant la monumentalité des motifs architecturaux, révèle un dessin structuré et analytique, aujourd’hui partiellement disparu en raison des destructions de 1940 à Blangy-sur-Bresle [4].

Toutefois, la contrainte méthodique du pointillisme limite sa spontanéité picturale et, au milieu des années 1890, Fréchon revient progressivement à une pratique impressionniste enrichie par cette expérience, à l’instar de Pissarro [2],[3]. Son style se caractérise alors par une matière picturale épaisse, un geste souple souvent en forme de virgule, une palette volontairement restreinte dominée par les verts, les bleus et les roses, et une attention constante aux variations saisonnières de la nature normande [3]. Disciple fidèle de Claude Monet, sans jamais chercher l’innovation radicale, il peint de manière répétitive jardins, vergers, chemins creux et paysages ruraux, se distinguant des autres impressionnistes par son absence d’intérêt pour la mer, la Seine ou le voyage, et par un ancrage territorial étroit assumé [3].

Entre 1890 et 1900, il mène une activité intense entre Rouen et Paris, exposant régulièrement et attirant l’attention du marchand Durand-Ruel, qui acquiert plusieurs de ses œuvres, signe d’une reconnaissance institutionnelle et commerciale réelle à la fin du XIXe siècle [2]. Si cette fidélité à l’idéal impressionniste lui assure un succès public durable, elle contribue également à son effacement progressif de la critique au XXe siècle, son œuvre apparaissant comme la consolidation d’un langage pictural devenu canonique plutôt que comme un vecteur de rupture esthétique [3].

En 1914, il remporte le prix Bouctot de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen.

En 1931, le muséum d'histoire naturelle de Rouen reçoit la collection préhistorique de Charles Frechon[5].

Le musée des beaux-arts de Rouen lui consacre une exposition en 2008.

Œuvre

Collections publiques

Rouen, musée des Beaux-Arts :

  • Sous-bois, 1889, huile sur toile, 27,5 × 34,5 cm, don de Françoise Mouchelet[6].
  • Rouen, île Lacroix, cours la Reine, 1890, huile sur toile, 37 × 56 cm, don de François Depeaux[7].
  • Feuilles de printemps, vers 1907, huile sur toile, 48,5 × 65 cm, legs de Jules Hédou[8].
  • Paysage d'automne, avant 1909, huile sur toile, 60 × 73 cm, acquisition du musée[9].
  • Sous-bois en automne, 1929, huile sur toile, 60 × 72,9 cm, don de François Depeaux[10].

Louviers, musée municipal :

  • Le Pré-aux Loups, Rouen, vers 1890, huile sur toile, 43 × 56 cm, don de Constant Roussel[13].

Collections privées

  • Le Jardin de l'artiste à Mont-Saint-Aignan, huile sur toile, 65 × 81 cm, Vente Loudmer 1992[15]

Notes et références

Annexes

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