Chevilly-Larue

commune française du département du Val-de-Marne From Wikipedia, the free encyclopedia

Chevilly-Larue est une commune française située dans le département du Val-de-Marne en région Île-de-France, en proche banlieue sud de Paris.

Faits en bref Administration, Pays ...
Chevilly-Larue
Chevilly-Larue
Vue nocturne sur la commune.
Blason de Chevilly-Larue
Blason
Image illustrative de l’article Chevilly-Larue
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-de-Marne
Arrondissement L'Haÿ-les-Roses
Intercommunalité Métropole du Grand Paris
EPT Grand-Orly Seine Bièvre
Maire
Mandat
Stéphanie Daumin
2020-2026
Code postal 94550
Code commune 94021
Démographie
Gentilé Chevillais/Chevillaise
Population
municipale
19 826 hab. (2023 en évolution de +1,72 % par rapport à 2017)
Densité 4 698 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 45′ 59″ nord, 2° 21′ 12″ est
Altitude Min. 83 m
Max. 94 m
Superficie 4,22 km2
Type Grand centre urbain
Unité urbaine Paris
(banlieue)
Aire d'attraction Paris
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Thiais
Législatives 7e circonscription du Val-de-Marne
Localisation
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Chevilly-Larue
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Chevilly-Larue
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Chevilly-Larue
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Chevilly-Larue
Liens
Site web https://www.ville-chevilly-larue.fr/
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    Géographie

    Localisation de Chevilly-Larue dans le Val-de-Marne.

    Localisation

    La commune de Chevilly-Larue est située à sept kilomètres au sud-sud-est de Paris, dont elle est une commune de la banlieue.

    Communes limitrophes

    La ville est riveraine des communes de L'Haÿ-les-Roses au nord-ouest, Villejuif au nord, Vitry-sur-Seine au nord-est, Thiais à l'est, Rungis au sud, Fresnes au sud-ouest.

    Communes limitrophes de Chevilly-Larue
    L'Haÿ-les-Roses Villejuif Vitry-sur-Seine
    Chevilly-Larue Thiais
    Fresnes Rungis

    Géologie et relief

    La superficie de la commune est de 4,22 km2 ; son altitude varie de 83 à 94 mètres[1].

    Chevilly-Larue est située sur le plateau de Longboyau, avec un relief très peu marqué.

    Hydrographie

    Carte hydrographique de la ville.

    Située entièrement sur le plateau de Longboyau, entre la vallée de la Seine et celle de la Bièvre, la commune n'est parcourue par aucun cours d'eau.

    Climat

    En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C)[3].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 634 mm, avec 10,7 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Choisy-le-Roi à km à vol d'oiseau[4], est de 12,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 607,2 mm[5],[6]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].

    Davantage d’informations Mois, jan. ...
    Statistiques 1991-2020 et records CHOISY-LE-ROI (94) - alt : 34m, lat : 48°45'35"N, lon : 2°25'04"E
    Records établis sur la période du 01-01-1988 au 31-12-2021
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) 2,8 2,7 4,8 7,3 10,7 13,9 15,8 15,6 12,5 9,2 5,6 3,3 8,7
    Température moyenne (°C) 5,3 5,8 8,8 12,1 15,6 18,9 21 20,9 17,2 12,9 8,4 5,7 12,7
    Température maximale moyenne (°C) 7,7 8,9 12,8 16,9 20,5 23,8 26,2 26,2 21,9 16,6 11,1 8,1 16,7
    Record de froid (°C)
    date du record
    −11,5
    01.01.1997
    −9,5
    07.02.1991
    −7
    02.03.05
    −1
    14.04.19
    1
    07.05.1997
    6
    07.06.05
    8
    11.07.1993
    7,5
    28.08.1998
    4
    30.09.1995
    −1
    24.10.03
    −7
    24.11.1998
    −8
    31.12.1996
    −11,5
    1997
    Record de chaleur (°C)
    date du record
    16
    12.01.04
    21,2
    27.02.19
    26,2
    31.03.21
    29,6
    18.04.18
    33,3
    27.05.05
    37,5
    27.06.11
    41,7
    25.07.19
    40,5
    12.08.03
    35,3
    14.09.20
    28,9
    03.10.11
    21
    08.11.15
    17
    16.12.1989
    41,7
    2019
    Précipitations (mm) 49,5 43,3 43,3 44,7 58,6 54,5 53 52,5 43,2 51,6 52,7 60,3 607,2
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    Source : « Fiche 94022001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/12/2023 dans l'état de la base

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Chevilly-Larue est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[8].

    Elle appartient à l'unité urbaine de Paris[Note 1], une agglomération inter-départementale regroupant 407 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 2],[9],[I 1].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principal[Note 3],[I 1]. Cette aire regroupe 1 929 communes[10],[11].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Morphologie urbaine

    À Chevilly-Larue, jadis rurale et agricole, les quelques centaines d’habitants ont longtemps vécu du maraîchage, de la culture florale ou des travaux des champs. Puis au hameau de Larue et au vieux village de Chevilly serré autour de l’église, entre l’asile pour filles en difficulté des religieuses de Saint-Michel et le séminaire spiritain des missionnaires[12], s’ajoutent durant les « trente glorieuses » les cités ouvrières des « Sorbiers », de la « Saussaie » et autres, mais aussi les quartiers résidentiels de villas comme « Bretagne ». Les cités abritaient surtout des employés des PTT.

    La commune est devenue urbaine et la population a progressé jusqu’à passer la barre des 20 000 habitants au dernier recensement. Les anciennes cités ouvrières sont aujourd’hui gérées par des groupes immobiliers comme Valophis, bailleur départemental, qui les a rachetées à Icade dans les années 2000 pour éviter leur vente à la découpe, et à entièrement réhabilité ou reconstruit le patrimoine, pour éviter la ghettoïsation[13].

    Chevilly-Larue comporte aujourd'hui trois grands secteurs géographiques :

    • à l'ouest, « Larue » : quartier d'habitations à dominante pavillonnaire, situé dans la zone d'attraction de la Poterne des Peupliers et de la porte de Gentilly ;
    • au centre, la moitié nord du marché d'intérêt national dit « de Rungis » (mais qui est en fait « de Chevilly-Rungis »), zone d'accès réglementé de commerce en gros et principale concentration d'entreprises sur le territoire de la commune ;
    • à l'est, « Chevilly » : quartier d'habitations dont la partie nord est à dominante collective et la partie sud à dominante pavillonnaire, situé dans la zone d'attraction de la porte d'Italie.

    Les quartiers de la commune sont :

    • « Larue »
    • « Centre »
    • « Sorbiers Saussaie »
    • « La Guinet »
    • « Bretagne »

    Habitat et logement

    En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 9 188, alors qu'il était de 8 326 en 2016 et de 7 848 en 2011[I 2].

    Parmi ces logements, 90,5 % étaient des résidences principales, 3,2 % des résidences secondaires et 6,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 15,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 80,1 % des appartements[I 3].

    Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Chevilly-Larue en 2022 en comparaison avec celle du Val-de-Marne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (3,2 %) supérieure à celle du département (2,1 %) mais inférieure à celle de la France entière (9,7 %).

    Davantage d’informations Typologie, Val-de-Marne ...
    Le logement à Chevilly-Larue en 2022.
    Typologie Chevilly-Larue[I 3] Val-de-Marne[I 4] France entière[I 5]
    Résidences principales (en %) 90,5 92 82,3
    Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 3,2 2,1 9,7
    Logements vacants (en %) 6,3 5,9 8
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    Projets d'aménagements

    La commune termine la reconstruction de La Cité Anatole France en éco-quartier Anatole-Les Meuniers, dans le cadre de l’opération d’interêt National Orly Rungis Seine Amont et son projet Les Portes d'Orly. Les travaux devraient se terminer à l'horizon 2030.[réf. nécessaire] Les premières résidences du nouveau quartier ouvrent fin 2016, et sont inaugurées début 2017[14].

    Elle a entamé une réflexion sur le centre historique avec le rachat de la moitié du domaine des sœurs du Bon Pasteur pour en faire un parc ouvert au public. Elle travaille à déménager la mairie dans l’une des ailes du domaine.[réf. nécessaire]

    La ville comprend un quartier classé comme quartier prioritaire de la politique de la ville en 2024 : Les Sorbiers - Lallier, qui compte en 2020 3 619 habitants sur une surface de 13 ha[15].

    Voies de communication et transports

    Voies routières

    La commune est à la croisée d'axes de communication tels que l'A6, axe majeur reliant Paris à Lyon et également proche de l'A86 parfois appelée le super périphérique parisien. La N7 constitue également la limite orientale de la ville.

    La ville possède de nombreuses pistes cyclables réparties sur toute la ville. Des « parkings » à vélos sont aussi disponibles. Chevilly-Larue est également en train d’adhérer au syndicat Vélib’ avec qui elle travaille à l’installation de plusieurs stations de vélos en libre-service[16].

    Transports en commun

    La gare du Pont de Rungis - Aéroport d'Orly sur le RER C est la gare RER située le plus près de la commune.

    La commune est desservie par le métro de Paris :

    ainsi que par la ligne 7 du tramway d'Île-de-France, inaugurée en 2013 et qui relie la commune à Villejuif - Louis Aragon, terminus de la ligne 7 du métro, et au pôle d’échanges bus - tramway d’Athis-Mons. Il dessert cinq stations dans la commune : Domaine Chérioux, Moulin Vert, Bretagne, Auguste Perret et Chevilly-Larue.

    Chevilly-Larue est également desservie par le Trans-Val-de-Marne, un bus en site propre dont la voie longe la RN 186 traversant la commune d'est en ouest avec quatre arrêts : Le Delta ; Mairie de Chevilly-Larue ; Marché International de Rungis ; Porte de Thiais.

    Les lignes de bus RATP 131, 183, 186, 192, 286 et le Trans-Val-de-Marne, ainsi que les lignes 216 et 319 du réseau de bus Massy-Juvisy traversent la commune.

    Énergie

    Depuis 1985, avec ses voisines L'Haÿ-les-Roses et Villejuif, Chevilly-Larue a contribué à mettre en place le plus grand réseau de chaleur géothermique d'Europe (en 2015) qui dessert environ 45 000 habitants (19 200 équivalents-logements). Des visites sont organisées pour les particuliers et les groupes. L'eau est puisée à L'Haÿ-les-Roses, dans un aquifère profond, le Dogger (−2 000 m, 70 °C) bien en dessous de l'aquifère des puits artésiens de Paris (600 m, 30 °C) du XIXe siècle. En 2021, le réseau mène d’importants investissements pour réduire sa vulnérabilité aux énergies fossiles en faisant évoluer son taux d’énergies renouvelables de 65 % à 85 %, ce qui constituera un atout majeur face à la crise énergétique mondiale de 2021/2022.

    Toponymie

    Panneau d'entrée.

    Chevilly, en latin Civiliacum, devrait son nom à la « villa » (domaine agricole) d’un Gallo-Romain nommé vraisemblablement Civilis.

    Selon Michel Roblin, le toponyme vient de l’ancien français cheviller (creuser) issu d’un diminutif cavellum, de cavum (trou). Il appuie sa démonstration en notant que Chevilly était un centre de poterie et de briqueterie romain[17].

    Jusqu'au décret du , la commune porte le nom de Chevilly, date à laquelle est joint le nom de son hameau afin de la différencier de Chevilly dans le Loiret[18], confusions qui durent toujours puisque le lieu de décès de la princesse Louise de Rohan-Guéméné le , est disputé entre les deux Chevilly[19].

    Histoire

    Préhistoire

    De nombreux vestiges archéologiques (armes, outils, silex…) ont été trouvés sur le territoire de la commune attestant qu'il était habité dès l’époque paléolithique.[réf. nécessaire]

    Moyen Âge

    Sous Inchadus (810-831), successeur d'Ermanfroi, a lieu le le huitième concile de Paris où il est décidé que Chevilly dépendrait de Saint-Germain-des-Prés.

    La première église détruite vers 850-900, les chanoines entreprennent sa reconstruction. L’église Sainte-Colombe sera achevée au XVe siècle. C'est une ancienne église de campagne, cadrée d'un enclos paroissial, qui était autrefois un cimetière. Sa façade est de style roman cistercien, la nef comporte un portail lui aussi roman avec un linteau en bâtière. Le clocher fut édifié au XIIIe siècle. Elle est dédiée à Sainte Colombe.

    L'église Sainte-Colombe, autrefois centre du village.

    Elle est bordée par une place inchangée depuis le Moyen Âge jusqu'à aujourd'hui, qui accueillait une grande foire à blé lors du pèlerinage de Sainte-Colombe, le dernier dimanche de juillet. Elle est de forme triangulaire, et est bordée par le Séminaire des Missions des Spiritains et le « château » de 1760 au sud ; par l'église Sainte-Colombe citée précédemment ainsi que les maisons de la rue Jaume, à l'est ; et enfin une ancienne ferme qui abritait un commerce de vins, de 1945 à 1953 ainsi que le Monastère Saint-Michel de 1906, au nord[20].

    Au milieu du XIIIe siècle, Louis VII fonde un couvent au lieu-dit « La Saroussaie », devenu ensuite « La Saussaye ». Ce couvent servira de léproserie jusque vers 1500. En 1503 le couvent de la Saussaie, est rattaché aux Filles-Dieu de la rue Saint-Denis[21], et sera fermé en 1769. Ensuite, il n’y a plus à cet emplacement qu’une grande ferme dont l'emprise est actuellement occupée par le centre de recherche industrielle L'Oréal au no 100 de l'avenue de Stalingrad.

    Au début du XVe siècle, Hémon II Raguier, seigneur de l'Haÿ, fonde avec sa première épouse Gillette de La Fontaine (13..-1404), et sa seconde Guillemette de Vitry qu'il épouse en 1405, le hameau de Chevilly pour y héberger leurs gens. De plus, le clocher de l'église Sainte-Colombe y fut reconstruit.

    Époque moderne

    En 1709, la paroisse de Chevilly compte environ 250 habitants. Elle comprend le petit bourg de Chevilly autour de l’église et deux écarts : le hameau de « La Rue » et le couvent de « La Saussaye ».

    Sous le règne de Louis XV des gentilhommières et des remises de chasse[22] sont édifiées à Chevilly et à Larue. Barthélémy Thoinard de Jouy[23], cousin de Madame de Pompadour, achète l’ancienne grande ferme du Chapitre et fait construire dans le parc un pavillon de chasse que le roi inaugure en 1760. Mais le propriétaire n'a pas les moyens de son train de vie et il est enfermé pour dettes dans la forteresse de Pierre Encise près de Lyon. Ses créanciers louent la propriété au prince de Monaco de 1762 à 1767.

    En 1758, la famille princière de Rohan-Guéménée acquiert le domaine d’en face (à l’emplacement du monastère Saint-Michel) et le revendra en 1781, après la mort de la princesse douairière Louise de Rohan-Guéménée.

    L’édit du , réunit en une seule municipalité les paroisses de Chevilly et Lay.

    Révolution française et Empire

    Le , un cahier de doléances commun est rédigé pour les deux paroisses de Chevilly et de Lay.

    Si la loi du crée les communes, ce n’est que le que les deux anciennes paroisses sont érigées en communes distinctes.

    En 1791, l'ancienne rue de l'Église est renommée en rue Jaume, pour rendre hommage à Joseph Jaume, ancien propriétaire du « château » de Chevilly-Larue, qui légua le no 5 (le presbytère) ainsi que le no 7 (école jusqu'en 1895, démolie en 1994). Il est mort en 1807[24].

    Pendant la Révolution, les terres du chapitre de Cathédrale Notre-Dame de Paris, de la paroisse et des congrégations religieuses sont confisquées et vendues comme biens nationaux à de riches roturiers.

    Des négociations portant sur l’abdication de Napoléon Ier se déroulent dans le « château » de Chevilly les 4 et .

    Époque contemporaine

    Le marquis de Cubières, agronome et naturaliste, séjourne fréquemment dans sa maison de campagne à Larue entre 1805 et sa mort en 1821.

    De 1849 à 1935, l'ancienne chapelle du séminaire abritait un ancien corps de garde dans la rue Henri-Cretté, utilisé par la Garde nationale jusqu'en 1871. Il abritait une fontaine, un local pour le matériel des pompiers et une croix au fond, laquelle donna pour ancien nom de la rue, rue de la Croix. En 1927, la rue fut renommée en Henri Cretté, qui fut maire de 1898 jusqu'à sa mort en 1927. Après la première Guerre mondiale, l'ancien café/épicerie des Lavigne fut déplacé de l'autre côté de la rue, et l'actuel café-tabac le remplaça[25].

    Entre 1845 et 1858, la peintre animalière Rosa Bonheur séjourna plusieurs fois à Chevilly.

    Le séminaire spiritain

    Chapelle des Spiritains.

    Le , la Congrégation du Saint-Esprit et du Saint-Cœur de Marie (Spiritains), fondée en 1703, ouvre son séminaire dans l’ancien domaine de Thoinard de Jouy. Elle y installe aussi divers bâtiments, dont une grande chapelle qui est consacrée en 1938. Un vitrail, représentant le père Jacques-Désiré Laval évangélisant « ses chers Noirs » à Maurice, est situé dans la chapelle spiritaine au 12, rue du Père-Mazurié.

    Avec cette maison de formation appelée « Séminaire des Missions », plus de 4 000 missionnaires sont partis en un siècle dans le but de propager l’Évangile à travers le monde. Les bâtiments comprenaient une grande ferme permettant aux Spiritains de vivre en quasi-autarcie alimentaire, et qui pouvait être visitée par les élèves des écoles, mais qui est démantelée dans les années 1970. La moitié sud du terrain agricole est alors vendue : le parc départemental du Petit-le-Roy et la piscine Pierre de Coubertin l’occupent depuis lors[19].

    Guerre franco-allemande de 1870

    Lors de la guerre franco-prussienne de 1870, alors que Paris était assiégée le village fut le théâtre de plusieurs combats :

    Le , une reconnaissance sur Chevilly et ses environs fut effectuée par le 12e régiment de marche[26],[27].

    Le , des combats acharnés ont lieu à Chevilly entre les troupes françaises venant de Villejuif composées[27] des 35e et 42e régiment d'infanterie de ligne, d'une compagnie des 8e[28] et 15e bataillons de chasseurs à pied[29], des 9e[30], 10e[31], 11e[32] et 12e régiments de marche[33], de quatre escadrons du 9e régiment de chasseurs à cheval[34], d'une partie du 1er régiment de Spahis, de la Garde nationale mobile de la Côte-d'Or[35] et de la Vendée[36] et les Prussiens retranchés dans le parc du séminaire.


    En 1875, un orphelinat est ouvert à Larue. En 1903, il cède la place à un sanatorium qui est désormais un centre de pneumologie[19].

    XXe siècle

    En 1906, deux briqueteries, Lafontaine et Bohy, s’installent dans l’ouest de la commune ; leur activité cesse respectivement en 1935 et 1966[19]. La même année, les sœurs de « Notre-Dame-de-Charité », couvent fondé en 1641 et hébergeant des jeunes filles en difficulté, construisent à Chevilly le monastère Saint-Michel et s’y installent en 1907. Ce bâtiment regroupe actuellement une communauté religieuse, une maison de retraite ainsi qu’un centre d’observation et de rééducation.

    La ville est concernée par les combats de la libération de la France, le , à la fin de la seconde Guerre mondiale. Les rues de la ville portent le nom de ceux tombés à Chevilly : le jeune FFI Jacques Hellouin âgé de 17 ans et le père spiritain Laurent Mazurié, croix-rouge française, qui sont exécutés ensemble par une patrouille allemande. Le lieutenant FFI Jacques Petit-le-Roy, l'adjudant-chef Augustin Dericbourg porteurs d'un pli urgent du général Leclerc, se dirigent vers Paris à bord d'une jeep, s'égarent dans les rues de Chevilly, et sont tués dans un échange de tirs d'embuscade allemande ; un soldat allemand perd aussi la vie.

    Des centaines de pavillons, des dizaines de tours et de barres d’immeubles d’habitation, dans un contexte majeur de crise du logement, et permettant aux habitants d'accéder au confort moderne, sont construits de 1954 à 1962 à la place des champs, des fermes et des pépinières : des bus les relient à Paris, principal pourvoyeur d’emplois jusqu’à l’ouverture en 1969 du Marché d'intérêt national de Rungis. Petit-à-petit, s’y ajoutent des commerces, des équipements sportifs et culturels. L’afflux d’ouvriers, la diminution de la proportion de résidents en villa et la disparition des cultivateurs contribuent à faire basculer la mairie à gauche en 1977.

    En 1982, une borne paroissiale blanche, avec une ancienne inscription gravée dans la pierre, est découverte sur le chantier de construction de la piscine « Pierre de Coubertin », sur le terrain du parc départemental actuel, qui appartenait auparavant à la ferme du séminaire et qui fut vendu par les spiritains au département en 1981 pour devenir une base de loisirs[37]. Guy Pettenati, alors maire, fit exposer cette stèle dans le hall de la mairie dans un premier temps, avant qu’elle ne soit déposée.

    En 1992, le toit de l’église Sainte-Colombe est refait.

    En 2018, l'avenue du Président-Franklin-Roosevelt est complètement réaménagée[38].

    Politique et administration

    Ancienne mairie qui est la salle des mariages et du conseil municipal.

    Rattachements administratifs et électoraux

    Rattachements administratifs

    Jusqu’à la loi du [39], la commune faisait partie du département de la Seine. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais au département du Val-de-Marne à la suite d'un transfert administratif effectif le . Elle fait partie depuis 1972 de l'arrondissement de L'Haÿ-les-Roses[I 1].

    La commune faisait partie depuis 1801 du canton de Villejuif. À la suite de la création du Val-de-Marne, elle est rattachée en 1967 au canton de Thiais, puis, en 1984, devient le chef-lieu du canton de Chevilly-Larue[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

    Rattachements électoraux

    Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Thiais[I 1].

    Pour l'élection des députés, elle fait partie de la septième circonscription du Val-de-Marne.

    Intercommunalité

    La commune n'était membre jusqu'en 2016 d'aucune intercommunalité à fiscalité propre.

    Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le , la métropole du Grand Paris (MGP), dont la commune est membre[40].

    La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du prévoit également la création de nouvelles structures administratives regroupant les communes membres de la métropole, constituées d'ensembles de plus de 300 000 habitants, et dotées de nombreuses compétences, les établissements publics territoriaux (EPT).

    La commune a donc également été intégrée le à l'Établissement public territorial Grand-Orly Seine Bièvre[41].

    Tendances politiques et résultats

    Au second tour des élections municipales de 2014 dans le Val-de-Marne[42],[43], la liste PCF menée par Stéphanie Daumin  jusqu'alors maire-adjointe soutenue par le maire sortant Christian Hervy, qui, malade, ne se représentait pas[44]  obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 2 743 voix (51,17 %, 26 sièges), devançant très largement celles menées respectivement par[45],[46] :
    - Pascal Rioual[47] (PS, 1 204 voix, 22,46 %, 3 sièges) ;
    - Patrick Viceriat[48] (UMP-UDI, 1 413 voix, 26,36 %, 4 sièges).
    Lors de ce scrutin, 46,86 % des électeurs se sont abstenus. Le conseil municipal l'a ensuite élu maire, la première femme à occuper ce poste à Chevilly-Larue.

    Au premier tour des élections municipales de 2020 dans le Val-de-Marne[49], la liste PCF-EÉLV-LFI-G.s menée par la maire sortante Stéphanie Daumin obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 2 518 voix (58,81 %, 27 conseillers municipaux élus dont 1 métropolitain), devançant très largement celles menées respectivement par[50] ;
    - Yacine Ladjici[51] (LREM-MoDem-UDI-MR-PRG-GE, 1 101 voix, 25,71 %, 4 conseillers municipaux élus) ;
    - Susan Canelas-Drezet (LR-SL-LC, 662 voix, 15,46 %, 2 conseillers municipaux élus).
    Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 59,83 % des électeurs se sont abstenus.

    Liste des maires

    Depuis la Libération de la France, cinq maires se sont succédé à la tête de la commune.

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires depuis la Libération de la France
    Période Identité Étiquette Qualité
    septembre 1944 août 1963 Paul Hochart[Note 4],[53] RPF puis UNR directeur technique à la société des produits céramiques de la Seine, ancien résistant
    Président du Comité local de libération (1944 → 1945)
    Croix de guerre 1939-1945
    Chevalier de la Légion d'honneur
    Mort en fonction
    août 1963 mars 1977 Gabriel Chauvet[Note 5] UNR puis UDR
    puis RPR
    Employé puis cadre à La Poste
    Conseiller général de Thiais (1967 → 1979)
    mars 1977 novembre 2002 Guy Pettenati[54],[55] PCF Ouvrier métallurgiste de métier, syndicaliste
    Conseiller général de Chevilly-Larue (1979 → 2004)
    Vice-président du conseil général du Val-de-Marne (1992 → ? )
    Démissionnaire
    janvier 2003 avril 2014[56],[57] Christian Hervy[58], [59] PCF Commerçant
    Conseiller général de Chevilly-Larue (2004 → 2015)
    avril 2014 en cours
    (au 3 septembre 2025)
    Stéphanie Daumin PCF Collaboratrice du président du conseil général du Val-de-Marne, compagne de Christian Hervy
    Vice-présidente de l'EPT Grand-Orly Seine Bièvre (2016 → )
    Réélue pour le mandat 2020-2026[60]
    Fermer

    Jumelages et coopération internationale

    La commune est jumelée avec les communes suivantes :

    Elle mène également des actions de coopération internationale avec :

    Équipements et services publics

    Enseignement

    Chevilly-Larue est située dans l'académie de Créteil.

    La ville administre cinq écoles maternelles (Pasteur; Savador Allende; Paul Bert; Pierre & Marie Curie; Jacques Gilbert-Collet, Fondateur et Directeur de l'École Normale du Val-De-Marne (1937-1989)[61].) et quatre écoles élémentaires communales (Pasteur, Pierre & Marie Curie, Paul Bert A et B).

    Le département gère deux collèges (Jean Moulin et Liberté) et la région Île-de-France un lycée, Pauline Rolland (en), ouvert pour la rentrée scolaire de septembre 2011 aux secondes.

    Équipements culturels

    Un conservatoire de musique et de danse se trouve à proximité d'un centre culturel. En 2007 a été inaugurée une médiathèque, dans le « cœur de ville ». Chevilly-Larue dispose également d'un conservatoire d'arts plastiques, d'un théâtre-cinéma, d’une ludothèque, d’un conservatoire de musique et de danse, ainsi que d'une maison du conte. Depuis février 2021, le conservatoire de musique et de danse est dirigé par Guillaume Beaulieu, qui succède à Dominique Guiguet[62].

    Population et société

    Démographie

    Évolution de la population

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[63],[Note 6].

    En 2023, la commune comptait 19 826 habitants[Note 7], en évolution de +1,72 % par rapport à 2017 (Val-de-Marne : +2,81 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    294256225246317296298295274
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    316281374370526526719674747
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    8327751 1081 2481 8942 8403 3323 1023 861
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    11 45816 16817 68716 02616 22318 14918 62218 53219 347
    Davantage d’informations - ...
    2021 2023 - - - - - - -
    20 32619 826-------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[64].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    En 2022 la commune compte 9 493 hommes pour 10 320 femmes, soit un taux de 52,1 % de femmes. Ce taux s'établit à 51,9 % dans le département[I 6],[I 7].

    Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit:

    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges de la commune en 2022 en pourcentage[I 6]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,9 
    90 ou +
    1,2 
    4,4 
    75-89 ans
    8 
    13,3 
    60-74 ans
    14,9 
    21,5 
    45-59 ans
    19 
    19,2 
    30-44 ans
    19,1 
    19,4 
    15-29 ans
    18,9 
    21,4 
    0-14 ans
    19 
    Fermer
    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges du département du Val-de-Marne en 2022 en pourcentage[I 8]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,6 
    90 ou +
    1,4 
    5,2 
    75-89 ans
    7,2 
    12,8 
    60-74 ans
    13,7 
    19,2 
    45-59 ans
    18,9 
    21,1 
    30-44 ans
    21,1 
    21,1 
    15-29 ans
    19,6 
    20 
    0-14 ans
    17,9 
    Fermer

    Population active de 15 à 64 ans

    En 2022, la population âgée de 15 à 64 ans est de 12 674 pesonnes dont 9 541 actifs[I 6].

    La répartition des actifs au sein de cette population et leurs catégories socio-professionnelles s'établissent comme suit:

    Population de 15 à 64 ans par type d'activité en pourcentage
    recensement de 2022 [I 6]
    Actifs ayant un emploi: 67,3 %Chômeurs: 8 %Retraités: 4 %Élèves, étudiants et stagiaires non rémunérés: 12,1 %Autres inactifs: 8,6 %
    • Actifs ayant un emploi : 67,3 %
    • Chômeurs : 8 %
    • Retraités : 4 %
    • Élèves, étudiants et stagiaires non rémunérés : 12,1 %
    • Autres inactifs : 8,6 %
    Population active de 15 à 64 ans selon le groupe professionnel
    recensement de 2022 [I 6]
    agriculteurs exploitants: 0 habitant(s) (0 %)artisans, commerçants, chefs d'entreprise: 394 habitant(s) (4,2 %)cadres et professions intellectuelles supérieures: 1 907 habitant(s) (20,5 %)professions intermédiaires: 2 468 habitant(s) (26,5 %)employés: 2 984 habitant(s) (32 %)ouvriers: 1 571 habitant(s) (16,8 %)
    • Agriculteurs exploitants : 0 habitants
    • Artisans, commerçants, chefs d'entreprise : 394 habitants
    • Cadres et professions intellectuelles supérieures : 1 907 habitants
    • Ouvriers : 1 571 habitants
    • Professions intermédiaires : 2 468 habitants
    • Employés : 2 984 habitants

    Revenus de la population

    En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 32 449 , ce qui plaçait Chevilly-Larue au 10006e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[65].

    En 2022, le revenu median par unité de consommation s'établit à 22 100  sur la commune contre 24 270  au niveau départemental. Le taux de pauvreté est de 20 % contre 17,2 % sur l'ensemble du département[I 6],[I 7].

    Manifestations culturelles et festivités

    Un festival biennal du conte se tient à Chevilly-Larue au printemps (semaine de la Pentecôte) à l’appui de la présence de la maison du conte sur son territoire, au rayonnement international.

    La fête de la ville et son carnaval participatif se tiennent dans le parc du saut du loup chaque année en juin.

    La commune connaît aussi un grand RV annuel avec son orchestre philharmonique, l’ACSF, qui propose un concert gratuit à l’occasion de la Sainte Cécile, fin novembre.

    Un village de Noël est organisé en coeur de ville chaque année, une fête du jardinage se tient au printemps sur la promenade Maurice Chevallier, ainsi qu’un marché campagnard à l’automne dans le quartier Larue.

    La Municipalité organise chaque année depuis 1983 une rencontre interreligieuse. En 2011, les représentants des grandes religions présentes à Chevilly-Larue y ont planté un arbre de l’amitié[66]. Fin juin de chaque année, les pompiers du secteur utilisent le parc départemental.

    Sports et loisirs

    La commune possède un grand nombre de clubs sportifs (karaté, gymnastique aquatique, badminton, tennis, basket ball, natation artistique, GR…) réunis pour la plupart au sein d’un club omnisports, l’ELAN, et connaît beaucoup de victoires en compétitions (gr, tennis de table, athlétisme, natation, football…). Des gymnases permettent de pratiquer ces activités, qui sont :

    • le Complexe sportif Lilian Thuram, qui est notamment utilisé par les lycéens de l'établissement Pauline Roland. Il est construit sur deux étages, et comprend cinq salles (une salle multisports, une salle de gymnastique, une salle de danse et un dojo ainsi une salle de musculation au deuxième étage) ;
    • la salle multisports Léo Lagrange, contenant une salle avec un sol synthétique, utilisé pour le Pencak-Silat, la Gymnastique rythmique, la Gymnastique volontaire, la danse country ainsi que pour l'entraînement des élèves de maternelle et d'élémentaire ;
    • le gymnase Pasteur, regroupant différentes salles pour des activités telles que des arts martiaux, notamment ou bien encore de la gymnastique, du volley-ball ou du tir à l'arc. Le bâtiment est prisé par les écoles maternelles, élémentaires mais aussi par le collège Liberté. Il se situe au 2, avenue de la Croix du Sud ;
    • le gymnase de Dericbourg, utilisé par les classes élémentaires et collèges qui souhaitent pratiquer du basketball, du badminton, du futsal ou encore de la gymnastique volontaire. La construction se trouve au 42, rue de l'Adjudant-chef Dericbourg. Il est ouvert librement à partir de 17 h 30, en semaine, et de 9 h à 20 h pour les week-ends ;
    • le gymnase Marcel Paul comporte trois salles, qui sont pour la danse, le tennis de table et les arts martiaux, et une dernière grande salle pour diverses activités.

    Il existe aussi un parc municipal des sports, composé d'un terrain de football avec une tribune de 500 places, un terrain de football synthétique, un terrain de football stabilisé, une piste d'athlétisme, six courts de tennis extérieurs, et quatre couverts, deux courts de « mini-tennis » extérieurs, un terrain de rugby, un gymnase comprenant un foyer pour sportifs, une salle de musculation et 300 places, un gymnase d'entraînement et un plateau d'évolution extérieur.

    Économie

    Entreprises et commerces

    1208 entreprises étaient installées sur le territoire communal en 2010, dont 45 entreprises industrielles (L'Oréal notamment), 106 entreprises de constructions (Vinci…), et 992 Commerces, transports et services divers (Ratp…).

    Le Marché international de Rungis, premier marché mondial de produits frais en gros, est situé aux 2/3 sur la commune de Chevilly-Larue, 1/3 étant sur la commune de Rungis.

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Chapelle du Bon Pasteur.
    • Église Sainte-Colombe Logo monument historique Inscrit MH (1928)[67]
    • Pavillon du XVIIIe siècle Logo monument historique Inscrit MH (1928)[68]
    • Pavillon de chasse du XVIIIe siècle construit par Thoinard de Jouy et devenu à partir de 1864 le séminaire des Missions de la Congrégation du Saint-Esprit.
    • Chapelle du Bon-Pasteur. Faite à la suite du projet de Mgr Paul-Louis Touzé, ancien curé de Chevilly-Larue et de Rungis de 1906 à 1919, qui fut le vicaire général et le directeur de l'Œuvre des Chantiers du Cardinal depuis 1931, date de leur création. Elle fut édifiée en pierres smillées en 1935-1936, selon des plans de l'architecte Henri Vidal. Elle fut bénite le . En son chœur se situe une peinture de Rudolf Gowenius, artiste suédois, qui représente Le Bon Pasteur et la hiérarchie des anges. Les 10 vitraux ont été créés par Adeline Hébert-Stevens en 1947, évoquant la vie des saints, les sept sacrements de l'Église, les briqueteries ainsi que la vie agricole de Chevilly-Larue. Derrière la chapelle se trouve un bâtiment, qui abritait le jardin d'enfants l'Arc-en-Ciel, de 1938 à 1977[69].

    Édifices commémoratifs

    Au niveau de la place de l'église se trouve une plaque commémorative pour le général Leclerc de Hauteclocque, maréchal de France. Elle fut implantée à l'emplacement où le lieutenant Petit-Leroy des FFI ainsi que l'adjudant-chef Dericbourg de la Division Leclerc sont morts, le , lors d'une mission visant à accélérer la Libération de Paris[70].

    Patrimoine culturel

    La ville a fait réaliser plusieurs panneaux culturels présentant l'histoire de différentes parties de la commune.

    Personnalités liées à la commune

    • Rosa Bonheur (1822-1899), peintre et sculptrice, a séjourné à Chevilly-Larue.
    • Roman Frayssinet (né en 1994), humoriste, y est né.
    • Dominique Issermann (née en 1947), photographe publicitaire, de mode, de célébrités et auteur de clips vidéo de musique de variété, compagne de Leonard Cohen, a habité dans le quartier « Bretagne ».
    • Morice Lipsi (1898-1986), sculpteur, a vécu pendant 50 ans dans le quartier de « Larue ».
    • Étienne M'Bappé (né en 1964), guitariste de jazz formé au conservatoire de Chevilly-Larue, a grandi dans la « cité des Sorbiers ».
    • Dominique Nicolas (né en 1958), guitariste et compositeur du groupe Indochine, a habité dans le quartier « Bretagne ».
    • Louis Pierre de Cubières (1747-1821), écuyer de Louis XVI, a habité dans le hameau de « Larue » de 1805 à 1821.
    • Violaine Vanoyeke (née en 1956), romancière et historienne, y a passé son enfance et y a habité jusqu'en 1974.
    • Karim Zenoud, dit Lacrim (né en 1985), rappeur, a habité dans la cité « Anatole France ».
    • Maurice Fréchard (1928-2023), prélat catholique, archevêque d'Auch de 1996 à 2004, y est décédé.

    Héraldique, logotype et devise

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Chevilly-Larue Blason
    D'azur à la colombe fondante d'argent, à la bordure cousue de gueules chargée de huit macles d'or
    Détails
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    Pour approfondir

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    Bibliographie

    • Fernand Bournon, Chevilly : Notice historique et renseignements administratifs, Montévrain, Imprimerie typographique de l'école d'Alembert, coll. « Etat des communes à la fin du XIXe siècle », , 73 p. (lire en ligne), sur Gallica.

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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