Comité consultatif constitutionnel

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Fondation
Dissolution
Sigle
CCCVoir et modifier les données sur Wikidata
Président
Comité consultatif constitutionnel
Histoire
Fondation
Dissolution
Cadre
Sigle
CCCVoir et modifier les données sur Wikidata
Organisation
Président
Secrétaire général
Jean Mamert (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Le Comité consultatif constitutionnel (CCC) est un comité qui a siégé en , en France, formé principalement de membres de l'Assemblée nationale et du Conseil de la République (ancêtre du Sénat), et également de membres nommés par le pouvoir exécutif, dont la mission était d'étudier l'avant-projet de ce qui deviendra la constitution du et d'en proposer des modifications. Son rôle, consultatif, était prévu par la loi constitutionnelle du .

Le Comité consultatif est prévu par la loi constitutionnelle du , qui dispose :

« Pour établir le projet, le Gouvernement recueille l'avis d'un comité consultatif ou siègent notamment des membres du Parlement désignés par les commissions compétentes de l'Assemblée nationale et du Conseil de la République. Le nombre des membres du comité consultatif désignés par chacune des commissions est au moins égal au tiers du nombre des membres de ces commissions ; le nombre total des membres du comité consultatif désignés par les commissions est égal aux deux tiers des membres du comité. »

Au départ, le projet de loi constitutionnelle, déposé le à l'Assemblée nationale, ne mentionnait pas d'intervention du Parlement[1] :

« Ce projet, extrêmement bref, était ainsi conçu :

“Pour mettre en œuvre les principes énoncés dans l'exposé des motifs de la présente loi, l'article 90 de la Constitution [de ] est remplacé par les dispositions suivantes : Art. 90. La Constitution est révisée dans les formes suivantes : le gouvernement de la République établit en Conseil des ministres, après avis du Conseil d'État, un projet de loi constitutionnelle qui est soumis au référendum. La loi constitutionnelle portant révision de la Constitution est promulguée par le président de la République dans les huit jours de son adoption”. »

Une opposition parlementaire s'étant manifestée durant l'étude de ces dispositions, dans la nuit du au , le gouvernement de Gaulle III envoya une lettre rectifiant le texte qu'il proposait, en prévoyant que la future constitution serait examinée par un « comité consultatif »[2]. Il s'agissait pour le général de Gaulle de redonner au Parlement une place dans la rédaction de la constitution, tout en garantissant au gouvernement une certaine liberté de manœuvre[3].

Le Comité consultatif constitutionnel était convoqué par le gouvernement uniquement. L'arrêté portant convocation du Comité fut pris le [a], et celui-ci ouvrit ses travaux le . Il élit alors son président (Paul Reynaud), et ses vice-présidents. Le Comité se réunit au Palais-Royal, dans les locaux du Conseil économique[4].

Ses débats furent secrets jusqu'à la publication des Documents pour servir à l'histoire de l'élaboration de la constitution, en et . En revanche, son avis sur le projet de constitution, ainsi que les modifications proposées, furent rendus publics le [b].

Jean Mamert en devient secrétaire général.

Composition

Après le vote de la loi constitutionnelle du , un décret fut pris le par le général de Gaulle, président du Conseil, organisant le futur comité consultatif[c].

Celui-ci devait ainsi être composé de 39 membres16 membres désignés par la commission du suffrage universel de l'Assemblée nationale, 10 par la même commission du Conseil de la République. Les 13 membres restants devaient être choisis parmi des personnalités compétentes, et nommées par décret.

Le , la commission du suffrage universel du Conseil de la République désigna ses 10 membres[5] (entre parenthèses, suit le groupe auquel le sénateur appartient) :

Quelques jours plus tard, le , la commission du suffrage universel de l'Assemblée nationale désigna ses 16 membres[5] (entre parenthèses, suit le groupe auquel le député appartient) :

Enfin, le , date de la convocation du Comité, le gouvernement nomma, par décret[d], les 13 personnalités compétentes[6] :

Lors de sa séance inaugurale, le Comité élit Paul Reynaud pour être son président, et messieurs Dejean et de Montalembert comme vice-présidents[5].

Chronologie des constitutions françaises

Sources

Voir aussi

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