Conservatoire du cinéma et de la fiction
établissement privé d'enseignement supérieur technique et artistique
From Wikipedia, the free encyclopedia
Le Conservatoire du cinéma et de la fiction, d'abord nommé Conservatoire indépendant du cinéma français puis Conservatoire libre du cinéma français (CLCF), est un établissement d'enseignement supérieur et fondé en 1963, situé à Paris, en France.
| Fondation |
|---|
| Type |
Établissement privé d'enseignement technique supérieur |
|---|---|
| Directeur |
Cyril Barthet |
| Membre de | |
| Site web |
| Étudiants |
300 à 350 |
|---|---|
| Enseignants |
± 30 |
| Pays | |
|---|---|
| Localisation |
20 Rue de Bellevue, 75019 |
| Ville |
Contexte
Historiquement, l'établissement forme réalisateurs, monteurs, scriptes et techniciens du cinéma et de l'audiovisuel. Doté de moyens de productions, le CLCF forme artistiquement et techniquement les futurs scénaristes, concepteurs, techniciens et réalisateurs de cinéma et de fiction[1].
L'école prépare ses élèves à la réalité du terrain et leur permet de maîtriser les outils leur permettant de passer derrière la caméra. Six spécialisations sont dispensées par son corps professoral, composé exclusivement de professionnels en activité : Réalisateur, Assistant Réalisateur, Scripte, Scénariste, Monteur et Directeur de Production[2], Image et Son.
Sous l’impulsion de Cyril Barthet, à la tête de l’établissement depuis juin 2024, le Conservation Libre s’engage dans une ère de renouveau[3],[4],[5], avec la création de 5 nouvelles formations pour la rentrée 2026-2027. Affirmant plus que jamais sa mission : former les créateurs du cinéma de demain, ancrés dans la réalité d’un secteur en pleine mutation.
Le CLCF a notamment créé un Mastère Libre Réalisation[6],[7] une formation d'excellence, gratuite sur concours[8] réservée à 10 étudiants par promotion. Une première pour une école de cinéma privée[9].
Créé par des réalisateurs dans l’élan de la Nouvelle Vague, le CLCF forme depuis plus de soixante ans aux métiers du cinéma et de la création audiovisuelle. Le lancement du Mastère Libre Réalisation[10] s’inscrit dans une nouvelle dynamique de développement de l’école, aux côtés du Mastère Production & Distribution et du Mastère Direction Artistique & Réalisation IA. Dans un contexte de transformation rapide du secteur audiovisuel et de diversification des formats de diffusion, ces nouveaux programmes visent à accompagner l’émergence de profils capables d’évoluer dans l’ensemble des métiers de la création contemporaine.
“La pédagogie du Conservatoire Libre est entièrement tournée vers la création : nos étudiants sont formés à fabriquer des œuvres - films, séries ou documentaires-, et pas des contenus. La cinéphilie, l'ambition créative et la place centrale des auteurs et réalisateurs sont l’ADN de l’institution”, déclare Cyril Barthet.
Histoire
En 1956, le Conservatoire indépendant du cinéma français, formant uniquement des comédiens, voit le jour[11].
En 1963, le CICF se transforme en école de cinéma et change son nom en Conservatoire libre du cinéma français ou CLCF. L'établissement est alors connu comme l'École de la rue du Delta, où son siège se situe à Paris. La société CLCF est inscrite au Registre du commerce depuis 1987[12].
Depuis les années 2010, le CLCF appartient au groupe Galileo Global Education, lequel regroupe 47 écoles privées dans 7 pays[13].
En 1993, le CLCF investit de nouveaux locaux avec un plateau de tournage et ses loges, des salles de cours, des salles de travaux pratiques, de training ou de montage pellicule argentique et vidéo virtuel, une salle de projection ainsi qu'une bibliothèque[14].
En 2018, le CLCF déménage à Paris, à une centaine de mètres de Place des Fêtes dans le campus de Bellevue, partageant ses locaux de 4 000m2 avec Cifacom et CIFAP deux autres entités du groupe Galileo Global Education[15].
En 2023, le Conservatoire Libre du Cinéma Français change de nom et devient le Conservatoire Libre du Cinéma et de la Fiction.
Formation
Depuis les années 1960, le modèle pédagogique du CLCF alterne théorie et pratique à travers les ateliers d’écriture, les divers exercices filmés, la réalisation de courts-métrages et de documentaires. Trois types de cours sont dispensés.
- Les cours théoriques : pour consolider sa culture cinématographique et acquérir le langage et les réflexes professionnels
- Les ateliers pratiques : pour manipuler les outils cinématographiques et audiovisuels, et découvrir les différents métiers du monde de la fiction.
- Les tournages : De la 1ère à la 4ème année, les étudiants participent à des courts-métrages. Dans le cadre des tournages, les étudiants sont regroupés au sein d’équipes. Ils occupent, à tour de rôle, différents postes durant les exercices : Réalisateur, Assistant Réalisateur, Scripte, Cadreur, Opérateur son.
À la fin de leurs études et de leurs examens, les élèves peuvent bénéficier du statut d'intermittent du spectacle. Le site web du CLCF fait référence à 80 % de diplômés parvenant à trouver un emploi dans les trois mois et 86 % des étudiants trouvant un emploi dans les six mois[16].
Certification par l'État
Seuls les titres suivants sont certifiés par l'État au niveau VI (Bac+3, Bachelor) et sont, depuis 2010, inscrits au Répertoire national des certifications professionnelles[17]:
- Titre de Monteur(se) cinéma et audiovisuel,
Équipe pédagogique
L'équipe pédagogique compte une cinquantaine d'intervenants professionnels[18][source insuffisante]. Le CLCF déclare salarier entre 10 et 19 personnes[19].
Partenaires
En 2003, l'école rejoint le Centre international de liaison des écoles de cinéma et de télévision[20]. Le CLCF est aussi membre adhérent de CampusFrance[21]. Le CLCF est un partenaire du Cours Florent[22].
Anciens élèves
Le CLCF compte parmi ses anciens élèves des professionnels de la production, de la post-production et de la régie mais aussi de la réalisation ; et parmi ses élèves étrangers, certains sont cadres des industries cinématographiques et télévisuelles de leur pays. Par exemple :
- Yann Samuell, réalisateur de Compostelle, Jeux d’Enfants, La guerre des boutons
- Maxence Robin, 3e assistant réalisateur du Comte de Monte-Cristo, Le livre des solutions, Fiasco
- Anne Juin, 3e et 2e assistante réalisateur de The substance, Furies, Notre Dame brûle
- Morgane Demetreau, superviseuse effets spéciaux de Gourou, Dossier 137
- David Danesi, PDG et fondateur de Digital District Entertainment, société spécialisée dans les effets visuels : The Artist, Lol, Chien 51, L’amour et les forêts, Samba, Les poupées russes
- Christophe Bousquet, étalonneur de Un simple accident, L’inconnu du Lac
- Christelle Meaux, scripte de Emilia Perez, Adieu les cons, Juste une illusion
- Vincent Piant, responsable de production de Intouchables, L’amour ouf, Je verrais toujours vos visages
Mais aussi :
- Nathalie Alquier[23] ;
- Francois Bainy
- Nicolas Bonnefoy[24] ;
- Laurence Briaud ;
- Jayro Bustamante ;
- Martine Cassinelli[25];
- Daniel Chocron ;
- Daniel Delume[26] ;
- Alain Deneuville[27]
- Anne de Galzain
- Christine Gozlan ;
- Ömer Kavur ;
- Jean-Yves Lafesse[28];
- Christophe Lamotte[29] ;
- Thierry Le Merre[30] ;
- Jean Marbœuf ;
- Alain Monne[31] ;
- Malik Nejmi[32] ;
- Artus de Penguern ;
- Frédéric Pelle ;
- Nicolas Ragni ;
- Christophe Ruggia ;
- Mahamat Saleh Haroun ;
- Thomas Salsmann ;
- Yann Samuell ;
- Patrick Sarfati[33] ;
- Jules Takam[34] ;
- Virginie Verrier
- Alexandre Widmer[35];

