Consolatio (Cicéron)

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Copie d'un buste de Cicéron (collection Duc de Wellington).

Consolatio ou Consolatio, sive de minuendo luctu, « Consolation, ou la diminution du deuil » est un texte de Cicéron, rédigé en à la suite de la mort de sa fille Tullia. L'œuvre est perdue, citée dans ses Tusculanes et par Lactance.

Depuis , Cicéron se consacre à son projet de présentation de la philosophie grecque au public romain au travers d'une série d'ouvrages[1],[2]. Après sa séparation d'avec Dolabella, Tullia met au monde un garçon en janvier , mais décède subitement en février dans la maison familiale de Tusculum. Déjà touché par son divorce d'avec Terentia après trente ans d'union, Cicéron est totalement bouleversé par la disparution de la fille qu'il chérissait[3]. Il se refugie un temps chez son ami Atticus, puis il se retire au plus au calme dans sa villa d'Astura. Il y compose pour lui-même la Consolation, probablement entre le 7 et le [4] Il reconnait dans les Tusculanes avoir réagi à chaud, malgré les conseils de laisser le temps apporter l'apaisement[4] :« J'écrivis ce livre dans le fort de ma douleur; et par conséquent, dans un temps où je n'étais pas sage. Je fis ce que défend Chrysippe ; je voulus fermer une plaie encore trop récente, et je forçai la nature, pour venir à bout de vaincre, par la violence du remède, la violence du mal[5]. »

Cicéron range la Consolation parmi ses traités philosophiques dont il présente la liste dans son De divinatione, publié l'année suivante« Que dirai-je de la Consolation ? j'y puise moi-même quelque apaisement et je crois que cet écrit peut rendre à d'autres bien des services[1] ».

Contenu

Pline l'Ancien rapporte que Cicéron reconnait suivre le philosophe académicien Crantor comme source principale de sa Consolation[6], quoiqu'il ait lu tous les ouvrages de la bibliothèque d'Atticus qui touchent au thème de la peine morale[7],[8].

Cicéron reprend un passage de la Consolation dans les Tusculanes, sur la nature de l'âme[9] et prend comme principale consolation la doctrine de Platon qui affirme l'immortalité de l'âme, dont bénéficierait Tullia[10].

Postérité

Références

Bibliographie

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