Coupe des Alpes 1971 (Rallye)
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| Coupe des Alpes 1971 (Rallye) | ||||||||
| 8e manche du Championnat international des rallyes pour marques 1971 | ||||||||
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| Généralités | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Édition | 31e édition du Coupe des Alpes | |||||||
| Pays hôte | France | |||||||
| Lieu | Provence, Dauphiné | |||||||
| Date | du 21 au 26 juin 1971 | |||||||
| Spéciales | 12 (163 km) | |||||||
| Surface | asphalte et terre | |||||||
| Équipes | 34 au départ, 11 à l'arrivée | |||||||
| Podiums | ||||||||
| Classement pilotes | ||||||||
| 1. |
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| 2. |
3. | |||||||
| Classement équipes | ||||||||
| 1. |
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| 2. |
3. | |||||||
| Coupe des Alpes (automobile) | ||||||||
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La Coupe des Alpes 1971 (31e Coupe des Alpes), disputée du 21 au , est la quinzième manche du Championnat international des marques (IRC) courue depuis 1970[Note 1] et la huitième manche du Championnat international des marques 1971. Le nombre de participants (moins de cinquante équipages au départ) fut insuffisant pour que les points soient attribués[1]. La 31e Coupe des Alpes constitue également une des soixante-seize épreuves du championnat de France des rallyes 1971[Note 2], un coefficient 9 lui étant attribué[2]. Réservée aux pilotes et copilotes courant avec une licence française et disputée en parallèle du 25 au , la Coupe nationale des Alpes emprunte le parcours de la dernière étape[3].
Le championnat international des rallyes pour marques
Alors que le championnat d'Europe des rallyes pour conducteurs fut créé en 1953, ce n'est que quinze ans plus tard, en 1968 qu'apparut le championnat d'Europe des rallyes pour marques (ERC), Ford devenant cette année-là le premier constructeur titré dans la discipline. En 1970, le championnat devint intercontinental et fut rebaptisé championnat international des rallyes pour marques (IRCM) en intégrant une épreuve africaine, le Safari. Le calendrier 1971 comprend neuf manches, deux de plus que l'année précédente grâce à l'intégration du Rallye du Maroc et au retour de la Coupe des Alpes. Les épreuves sont réservées aux catégories suivantes :
- Groupe 1 : voitures de tourisme de série
- Groupe 2 : voitures de tourisme spéciales
- Groupe 3 : voitures de grand tourisme de série
- Groupe 4 : voitures de grand tourisme spéciales
Grâce aux quatre victoires acquises par Ove Andersson au volant de la berlinette A110, Alpine est déjà assuré de remporter le Championnat international des rallyes pour marques, succédant à Porsche qui avait imposé sa 911 à trois reprises au cours de la saison 1970.
L'épreuve

Créé en 1932, le Rallye international des Alpes (dénommé International Alpine Trial en anglais) était à l'origine organisé conjointement par plusieurs clubs automobiles européens. Lors des premières éditions, aucun classement absolu n'était établi, le palmarès récompensant les vainqueurs par classe et par catégorie. À partir de 1938, les organisateurs honorèrent d'une coupe (la Coupe des Alpes) les participants ralliant l'arrivée dans le temps imparti[4]. Les moyennes imposées étant particulièrement difficiles à respecter, peu de concurrents atteignaient alors cet objectif, d'autant moins qu'environ deux tiers des engagés n'allaient pas au terme de l'épreuve. Après guerre, l'organisation de ce rallye fut confiée à l'Automobile Club Marseille Provence, sous la férule du baron d'Huart et de Maxime Tarazzi[5]. Depuis 1957, l'épreuve a été rebaptisée Coupe des Alpes mais la pénurie de carburant liée à la crise du canal de Suez entraîna son annulation cette année-là. Jusqu'en 1962, le parcours s'étendait jusqu'aux Dolomites mais se confine depuis au territoire français. En 1968, avec l'introduction des épreuves chronométrées et de secteurs de liaison non sélectifs, la règle d'attribution d'une Coupe fut modifiée, au bénéfice du vainqueur et des concurrents avec un retard inférieur à 2% du temps des premiers[4].
Coupes d'or et d'argent
Récompense suprême, la Coupe d'or est attribuée aux concurrents ayant reçu trois Coupes des Alpes consécutives, tandis qu'une Coupe d'argent est offerte à ceux ayant remporté trois Coupes des Alpes non consécutives.
En 1951, le Britannique Ian Appleyard fut le premier à se voir décerner une Coupe d'argent, ayant remporté une Coupe des Alpes en 1948 (sur Jaguar SS100) puis en 1950 et 1951, sur Jaguar XK120. L'année suivante, une nouvelle Coupe des Alpes, toujours au volant d'une Jaguar XK120, lui valut une Coupe d'or. Son compatriote Stirling Moss, ayant terminé cette épreuve sans être pénalisé en 1952 (sur Sunbeam-Talbot 90), 1953 et 1954 (sur Sunbeam Alpine MkI), est, avant l'édition 1971, le seul autre pilote à avoir remporté ce trophée. L'épreuve a été annulée en 1970, si bien que les pilotes français Jean Vinatier et René Trautmann, qui ont tous deux obtenu une Coupe des Alpes en 1968 et 1969, peuvent espérer décrocher la Coupe d'or en 1971[6].
Le parcours
- départ : de Marseille
- arrivée : à Marseille
- distance : 2 340 km, dont 163 sur 12 épreuves spéciales et 1624 sur 46 secteurs sélectifs
- surface : asphalte et terre
- Course disputée en trois étapes[2]
Première étape
- Marseille - Barcelonnette - Uriage, du 21 au
- 822 km dont 43 sur 4 épreuves spéciales
- 18 secteurs sélectifs
Deuxième étape
- Uriage - Morzine - Uriage, du 23 au
- 710 km dont 18 sur 2 épreuves spéciales
- 15 secteurs sélectifs
Troisième étape
- Uriage - Val-d'Isère - Barcelonnette - Marseille, du 25 au
- 808 km dont 102 sur 6 épreuves spéciales
- 13 secteurs sélectifs
Les forces en présence

- Alpine
Victorieuse lors des deux précédentes éditions, la marque dieppoise est largement favorite de l'épreuve ; cinq berlinettes A110 1600 S groupe 4 sont officiellement engagées, pour les équipages Ove Andersson/Sölve Andreasson, Jean-Luc Thérier/Claude Roure, Jean-Pierre Nicolas/Jean Todt, Jean Vinatier/Lucette Pointet et Bernard Darniche/Alain Mahé. Jean-Claude Andruet (qui devait initialement participer sur une A110 groupe 3) est absent et l'usine a confié sa voiture à Jacques Henry/Etienne Grobot, inscrits en dernière minute. Plusieurs berlinettes privées sont également au départ, parmi lesquelles l'A110 groupe 3 de Claudine Trautmann/Dominique Laurent, qui vise la Coupe des Dames. Pesant moins de 700 kg, les Alpine sont chaussées de pneus Michelin et animées par un moteur quatre cylindres de 1,6 litre placé en porte-à-faux arrière. La puissance des versions groupe 4 est de 155 chevaux à 7000 tr/min[7], contre 125 à 6000 tr/min pour les modèles de série[8].
- Lancia
La Scuderia Lancia avait initialement engagé une Fulvia HF groupe 4 pour Harry Källström/Gunnar Häggbom mais, les Suédois ayant déclaré forfait, l'équipe italienne a confié cette voiture à René Trautmann, qui vise la Coupe d'or. Il est navigué par Philippe Leyssieux. Les roues avant du coupé Fulvia sont entraînées par un moteur V4 de 1584 cm3 alimenté par deux carburateurs Dell'Orto à double-corps développant 150 chevaux. Lancia utilise des pneus Pirelli[6].
- Ford
L'écurie BP aligne une Escort RS1600 groupe 2 pour Jean-François Piot/Jim Porter ainsi que deux Capri 2600 GT groupe 1 confiées à Thierry Sabine/Bernard Surre et José Barbara/Bernard Sizaire. Animée par un moteur quatre cylindres 1800 cm3 avec distribution à double arbre à cames en tête et 16 soupapes développant 190 chevaux, l'Escort pèse environ 950 kg[6]. Les deux Capri sont dotées d'un moteur V6 de 2550 cm3 délivrant 125 chevaux à 5300 tr/min[9].

- Alfa Romeo
La SOFAR (Société française Alfa Romeo) a préparé deux Giulia GTAM groupe 2 pour Jean-Louis Barailler/Jean-Philippe Fayel et Guy Chasseuil/Christian Baron. Ces coupés à transmission classique pèsent une tonne. Leur moteur quatre cylindres de deux litres à double arbre à cames en tête et 16 soupapes délivre 200 chevaux à 7200 tr/min[10]. Également engagé par la SOFAR[6], l'équipage féminin Michèle Vallet/Marie-France Saulnier dispose d'un Spider 1750 Veloce groupe 3 (transmission classique, 4 cylindres, 1779 cm3, double arbre à cames en tête, 122 chevaux[Note 3], 1020 kg[9]).
- Opel
Le Greder Racing a engagé une Ascona SR groupe 1 pour Marie-Claude Beaumont/Martine de la Grandrive. Apparue au dernier salon de Genève, ce nouveau modèle, en version 1,9 litre, a une puissance inférieure à 100 chevaux, son poids dépassant les 900 kg[11]. Henri Greder (navigué par Marie-Madeleine Fouquet) pilote la deuxième voiture du team, une Commodore groupe 2 préparée à Rüsselsheim chez Klaus Steinmetz. Elle pèse plus de 1100 kg. Son moteur six cylindres de trois litres développe 250 chevaux[3]. Jean Ragnotti/Pierre Thimonier et Jean-Louis Clarr/Jean-François Fauchille s'alignent sur leurs habituelles Kadett Rallye groupe 2. Ces coupés de 890 kg à transmission classique sont mus par un quatre cylindres de 1897 cm3 développant 160 chevaux. Serge Delserre/Gérard HugonLe prennent le départ sur une Kadett Rallye groupe 1 (mécanique identique à celle de l'Ascona), préparée chez Simon Racing, les frères Jean-Claude et Michel Gamet disposant d'un même modèle prêté par le concessionnaire marseillais Vimont[6].
- Porsche
Parmi les équipages privés courant sur Porsche, on retient Noël Labaune/Serge Labaune et «Gédéhem»/Vincent Laverne, tous deux sur 911 S, qui viseront la victoire en groupe 3. Ces coupés à moteur disposé en porte-à-faux arrière pèsent environ une tonne. Leur six cylindres de 2195 cm3, refroidi par air, est alimenté par injection indirecte et développe 180 chevaux à 6500 tr/min. Alain Calais, navigué par Claude Julian, pilote quant à lui une 914/6 groupe 3 (900 kg, moteur central arrière refroidi par air, six cylindres, 1991 cm3, 110 chevaux à 5800 tr/min[9]).
- DAF
Son épouse Dominique étant copilote de Claudine Trautmann pour cette course, Claude Laurent est secondé par Jacques Marché. Il conduit son habituelle DAF 55 groupe 2 à moteur 4 cylindres de 1150 cm3 et transmission Variomatic.
Déroulement de la course
Première étape
Marseille - Barcelonnette

Une des trente-cinq voitures engagées étant tombée en panne (moteur serré) au moment de rejoindre le parc fermé, seuls trente-quatre équipages prennent le départ de Marseille le lundi soir. Les organisateurs viennent alors de convertir les zones à moyenne imposée en secteurs chronométrés, mécontentant de nombreux concurrents qui ont focalisé leurs reconnaissances sur les épreuves spéciales[6]. Comme prévu, les Alpine dominent dès les premiers kilomètres, Bernard Darniche prenant la tête devant ses coéquipiers Jean-Pierre Nicolas et Jean Vinatier alors qu'en groupe 2 la bataille est serrée entre l'Alfa Romeo de Jean-Louis Barailler et la Ford Escort de Jean-François Piot. Ayant mis sa DAF sur le toit dans l'épreuve de la Sainte-Baume, Claude Laurent va étrenner la liste des abandons. Connaissant bien la région, Nicolas s'empare du commandement dans le secteur chronométré de Jouques et va dès lors creuser progressivement l'écart sur les autres pilotes Alpine. Peu avant Rouaine, Ove Andersson, qui pensait être sur un tronçon chronométré et non sur le parcours de liaison, dérape sur une plaque de gravillons et endommage l'arrière de sa berlinette contre un mur. Une roue est tordue et le demi-arbre sera remplacé au point d'assistance, l'intervention coûtant quelques minutes de pénalité au Suédois. Jean-Luc Thérier n'est pas mieux loti : voulant rétrograder en seconde, sa boîte s'est bloquée au point mort et il n'a pu éviter la sortie de route, abandonnant sur place. Peu après, à Entraunes, Andersson perd une roue arrière (la réparation n'a pas tenu) et sort définitivement. Deux des cinq Alpine officielles sont déjà hors course ! Barailler va également abandonner, triangle de suspension cassé du côté de Beuil, Piot se retrouvant désormais en tête du groupe 2 avec quelques minutes d'avance sur l'Opel Kadett de Jean Ragnotti. Nicolas maintient une allure très rapide la nuit durant. Le mardi matin, au regroupement de Barcelonnette, le Marseillais a nettement creusé l'écart sur Darniche (à plus de trois minutes et demie) et Vinatier, dont le retard dépasse huit minutes. Piot et Ragnotti, respectivement quatrième et cinquième, sont à plus de dix minutes. Ils devancent largement la Lancia de René Trautmann et la berlinette de Jacques Henry, qui mène le groupe 3. Neuvième, l'Opel Ascona de Marie-Claude Beaumont est première en tourisme de série. Parmi les nombreux abandons survenus en ce début d'épreuve, on enregistre ceux de l'Alfa Romeo de Guy Chasseuil (train avant ouvert après avoir heurté une pierre[12]) et de l'Opel Kadett de Jean-Louis Clarr (ventilateur hors d'usage) ; il ne reste plus que dix-neuf équipages en course.
| Pos. | Pilote | Copilote | Voiture | Groupe | Temps | Écart |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Alpine A110 1600 S | 4 | 2 h 08 min 18 s | |||
| 2 | Alpine A110 1600 S | 4 | 2 h 12 min 00 s | + 3 min 42 s | ||
| 3 | Alpine A110 1600 S | 4 | 2 h 16 min 29 s | + 8 min 11 s | ||
| 4 | Ford Escort RS1600 | 2 | 2 h 19 min 48 s | + 11 min 30 s | ||
| 5 | Opel Kadett Rallye | 2 | 2 h 21 min 34 s | + 13 min 16 s | ||
| 6 | Lancia Fulvia coupé HF | 4 | 2 h 22 min 54 s | + 14 min 36 s | ||
| 7 | Alpine A110 1600 S | 3 | 2 h 29 min 10 s | + 20 min 52 s | ||
| 8 | Opel Commodore | 2 | 2 h 30 min 43 s | + 22 min 25 s | ||
| 9 | Opel Ascona SR | 1 | 2 h 32 min 05 s | + 23 min 47 s | ||
| 10 | Opel Kadett Rallye | 1 |
Barcelonnette - Uriage

Les équipages restant en course repartent après une demi-heure de pause. Après le deuxième passage du col de la Cayolle, Nicolas possède encore trois minutes et demie d'avance sur Darniche mais dans la spéciale du col du Noyer les cardans de l'Alpine de tête cèdent et provoquent l'abandon du leader. Darniche se retrouve en tête de la course avec près de cinq minutes d'avance sur Vinatier, Piot accédant à la troisième place. Malgré un moteur consommant beaucoup d'huile, Ragnotti se maintient à la quatrième place, devant René Trautmann. Déjà retardé par un problème de surchauffe, Henri Greder va encore connaître une série de problèmes au cours de la journée avec son Opel Commodore (casse d'un support de moteur, blocages d'accélérateur) ; il rétrograde de la huitième à la douzième place. Son épouse Claudine, qui sur son Alpine de série disputait la Coupe des dames à Marie-Claude Beaumont, va quant à elle renoncer dans le secteur de Recoubeau, radiateur d'huile crevé à la suite d'une sortie de route. Darniche a continué à creuser l'écart sur Vinatier et c'est avec une avance de plus de neuf minutes qu'il rallie Uriage, terme de la première étape. Troisième et toujours leader du groupe 2, Piot est à vingt minutes, Ragnotti étant cinq minutes plus loin. Cinquième, Trautmann est à plus d'une demi-heure. Il devance Henry, toujours en tête du groupe 3, et L'Opel Kadett de Jean-Claude Gamet qui mène désormais en tourisme de série, Marie-Claude Beaumont ayant perdu près d'une demi-heure à cause de problèmes de carburation. Il reste dix-sept voitures en course.
| Pos. | Pilote | Copilote | Voiture | Groupe | Temps | Écart |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Alpine A110 1600 S | 4 | 5 h 39 min 25 s 1 | |||
| 2 | Alpine A110 1600 S | 4 | 5 h 48 min 41 s 3 | + 9 min 16 s 2 | ||
| 3 | Ford Escort RS1600 | 2 | 5 h 59 min 38 s 0 | + 20 min 12 s 9 | ||
| 4 | Opel Kadett Rallye | 2 | 6 h 04 min 48 s 6 | + 25 min 23 s 5 | ||
| 5 | Lancia Fulvia coupé HF | 4 | 6 h 13 min 13 s 1 | + 33 min 48 s 0 | ||
| 6 | Alpine A110 1600 S | 3 | 6 h 25 min 22 s 0 | + 45 min 56 s 9 | ||
| 7 | Opel Kadett Rallye | 1 | 6 h 36 min 20 s 7 | + 56 min 55 s 6 | ||
| 8 | Opel Ascona SR | 1 | 6 h 38 min 43 s 3 | + 59 min 18 s 2 | ||
| 9 | Porsche 911 S | 3 | 6 h 43 min 54 s 4 | + 1 h 04 min 29 s 3 | ||
| 10 | Opel Kadett Rallye | 1 | 6 h 45 min 34 s 0 | + 1 h 06 min 08 s 9 | ||
| 11 | Ford Capri 2600 GT | 1 | 6 h 45 min 36 s 3 | + 1 h 06 min 11 s 2 | ||
| 12 | Opel Commodore | 2 | 6 h 46 min 10 s 7 | + 1 h 06 min 45 s 6 | ||
| 13 | Alpine A110 1600 S | 3 | 6 h 49 min 12 s 7 | + 1 h 09 min 47 s 6 | ||
| 14 | Ford Capri 2600 GT | 1 | 6 h 50 min 59 s 8 | + 1 h 11 min 34 s 7 | ||
| 15 | Porsche 911 S | 3 | 6 h 51 min 22 s 3 | + 1 h 11 min 57 s 2 | ||
| 16 | Alfa Romeo 1750 Spider | 3 | 7 h 15 min 22 s 2 | + 1 h 35 min 57 s 1 | ||
| 17 | Porsche 914/6 | 4 | 7 h 19 min 17 s 3 | + 1 h 39 min 52 s 2 |
Deuxième étape
Uriage - Morzine

Les équipages restant en course s'élancent d'Uriage le mercredi matin, sous le soleil, pour une boucle dans le nord des Alpes. Le tracé de la deuxième étape emprunte en partie des pistes de cailloux et des chemins de terre. Les Alpine de tête paraissent intouchables et leurs adversaires cherchent avant tout à conserver leurs positions. Vinatier doit toutefois veiller à ne pas être distancé par Darniche pour pouvoir prétendre à une coupe à l'arrivée, son temps à l'arrivée ne devant pas excéder de plus de 2% celui du vainqueur. Darniche va cependant éprouver quelques inquiétudes avec son moteur en cours de journée, un problème de culbuteurs l'obligeant à ne pas dépasser le régime de 5000 tr/min. Il va néanmoins conserver une confortable avance sur son poursuivant immédiat, ralliant Morzine, au début de la nuit, avec près de quatorze minutes d'avance. Troisième, Piot conserve la tête du groupe 2 devant Ragnotti, qui s'est rapproché à moins de quatre minutes de la Ford. C'est maintenant Henry qui occupe la sixième place derrière Trautmann, Gamet ayant été retardé sur le parcours de liaison par une collision avec un véhicule en travers de la route, l'accident leur coûtant seize minutes pénalisation routière. Il mène toujours le groupe 2, Marie-Claude Beaumont ayant quant à elle été immobilisée près d'une demi-heure à cause d'un problème de carburateur. Après l'abandon de la Porsche d'Alain Calais (boîte de vitesses cassée juste avant Morzine), il ne reste plus que seize voitures en course.
| Pos. | Pilote | Copilote | Voiture | Groupe | Temps | Écart |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Alpine A110 1600 S | 4 | 8 h 12 min 50 s 1 | |||
| 2 | Alpine A110 1600 S | 4 | 8 h 26 min 36 s 9 | + 13 min 46 s 8 | ||
| 3 | Ford Escort RS1600 | 2 | 8 h 36 min 17 s 3 | + 23 min 27 s 2 | ||
| 4 | Opel Kadett Rallye | 2 | 8 h 38 min 13 s 6 | + 27 min 23 s 5 | ||
| 5 | Lancia Fulvia coupé HF | 4 | ||||
| 6 | Alpine A110 1600 S | 3 |
Morzine - Uriage
Les seize équipages repartent de Morzine pour affronter de nuit les routes savoyardes. Au lever du jour, le classement n'a subi aucun changement significatif mais, peu avant le secteur de Doucy, Ragnotti va perdre vingt minutes, ses freins arrière étant bloqués. Désormais sous la menace de Trautmann qui convoite la quatrième place, il se fait surprendre par une plaque de gravillons quelques kilomètres après Saint-Michel-les-Portes, dans le dernier secteur chronométré de la journée. L'Opel sort de la route et atterrit quatre mètres plus bas. L'équipage est indemne mais la voiture, bien que peu endommagée, ne pourra pas reprendre la route dans les délais autorisés, la dépanneuse arrivant trop tard. Ménageant toujours son moteur, Darniche rallie Uriage avec encore plus de treize minutes d'avance sur Vinatier et vingt-six sur Piot. Quatrième, Trautmann accuse trois quarts d'heure de retard. Il devance Henry, toujours en tête du groupe trois devant la Porsche de «Gédéhem», talonnée par l'Opel de Gamet, qui mène toujours en Tourisme de série ; il ne compte cependant plus que douze minutes d'avance sur la Ford Capri de Thierry Sabine. Treize concurrents ont achevé l'étape mais la Porsche de Noël Labaune, traverse arrière cassée, a terminé à vitesse très réduite et ne pourra reprendre la route le lendemain.

| Pos. | Pilote | Copilote | Voiture | Groupe | Temps | Écart |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Alpine A110 1600 S | 4 | 10 h 04 min 48 s 1 | |||
| 2 | Alpine A110 1600 S | 4 | 10 h 18 min 08 s 9 | + 13 min 20 s 8 | ||
| 3 | Ford Escort RS1600 | 2 | 10 h 31 min 04 s 3 | + 26 min 16 s 2 | ||
| 4 | Lancia Fulvia coupé HF | 4 | 10 h 49 min 54 s 5 | + 45 min 06 s 4 | ||
| 5 | Alpine A110 1600 S | 3 | 11 h 17 min 31 s 9 | + 1 h 12 min 43 s 8 | ||
| 6 | Porsche 911 S | 3 | 11 h 37 min 43 s 8 | + 1 h 32 min 55 s 7 | ||
| 7 | Opel Kadett Rallye | 1 | 11 h 41 min 08 s 4 | + 1 h 36 min 20 s 3 | ||
| 8 | Ford Capri 2600 GT | 1 | 11 h 52 min 52 s 3 | + 1 h 48 min 04 s 2 | ||
| 9 | Opel Commodore | 2 | 11 h 58 min 02 s 1 | + 1 h 53 min 14 s 0 | ||
| 10 | Porsche 911 S | 3 | 12 h 22 min 04 s 2 | + 2 h 17 min 16 s 1 | ||
| 11 | Opel Ascona SR | 1 | 12 h 22 min 30 s 9 | + 2 h 17 min 42 s 8 | ||
| 12 | Alfa Romeo 1750 Spider | 3 | 12 h 30 min 02 s 9 | + 2 h 25 min 14 s 8 | ||
| 13 | Opel Kadett Rallye | 1 | 13 h 00 min 18 s 3 | + 2 h 55 min 30 s 2 |
Troisième étape
Labaune ayant renoncé, seuls douze équipages repartent d'Uriage le vendredi, suivis des participants de la Coupe nationale des Alpes. Darniche n'a pu faire régler ses culbuteurs et son moteur plafonne toujours à 5000 tr/min, mais sa confortable avance lui permet de contrôler la course en tête. Si Vinatier grignote progressivement son retard, les positions sont désormais acquises et le classement n'évolue plus, en dehors de l'abandon (roulement cassé) de l'Opel Kadett de Serge Delserre, qui occupait la dixième place. Bien que privé des troisième et quatrième rapports de boîte, Greder parviendra à rallier Marseille en dixième et avant-dernière position, juste devant le spider Alfa Romeo de Michèle Vallet qui, joint de culasse claqué, a dû s'arrêter tous les vingt kilomètres pour remplir son circuit de refroidissement. Darniche remporte l'épreuve avec près de onze minutes d'avance sur son coéquipier Vinatier, les Alpine signant le doublé. Déjà titulaire d'une Coupe au terme des deux éditions précédentes, Vinatier s'en octroie une troisième consécutive, qui lui vaut une Coupe d'or. Troisième de l'épreuve, Piot s'adjuge le groupe 2. Quatrième, Trautmann a accumulé un retard supérieur à 2% du temps du vainqueur et ne peut se voir décerner la Coupe d'or à laquelle il pouvait prétendre au départ. Le pilote Lancia précède Henry et Gamet, respectivement vainqueurs des groupes 3 et 1. Méritante neuvième derrière «Gédéhem» et Sabine après bien des ennuis lors des deuxième et troisième étapes, Marie-Claude Beaumont remporte la Coupe des Dames.
Classements intermédiaires
Classements intermédiaires des pilotes après chaque épreuve chronométrée[3].
Première étape (ES1 à ES4 et secteurs 1 à 18)
|
Deuxième étape (ES5 à ES6 et secteurs 19 à 33)
|
Troisième étape (ES7 à ES12 et secteurs 34 à 46)
|
Classement général

| Pos | No | Pilote | Copilote | Voiture | Temps | Écart | Groupe |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 24 | Alpine A110 1600 S | 14 h 55 min 13 s 3 | 4 | |||
| 2 | 22 | Alpine A110 1600 S | 15 h 06 min 10 s 8 | + 10 min 57 s 5 | 4 | ||
| 3 | 14 | Ford Escort RS1600 | 15 h 39 min 49 s 6 | + 44 min 36 s 3 | 2 | ||
| 4 | 18 | Lancia Fulvia coupé HF | 15 h 56 min 30 s 5 | + 1 h 01 min 17 s 2 | 4 | ||
| 5 | 12 | Alpine A110 1600 S | 16 h 52 min 01 s 8 | + 1 h 56 min 48 s 5 | 3 | ||
| 6 | 31 | Opel Kadett Rallye | 17 h 22 min 27 s 9 | + 2 h 27 min 14 s 6 | 1 | ||
| 7 | 30 | Porsche 911 S | 17 h 35 min 10 s 0 | + 2 h 39 min 56 s 7 | 3 | ||
| 8 | 33 | Ford Capri 2600 GT | 17 h 37 min 22 s 8 | + 2 h 42 min 09 s 5 | 1 | ||
| 9 | 16 | Opel Ascona SR | 17 h 51 min 25 s 1 | + 2 h 56 min 11 s 8 | 1 | ||
| 10 | 21 | Opel Commodore | 18 h 18 min 25 s 3 | + 3 h 23 min 12 s 0 | 2 |
Équipages de tête
Bernard Darniche -
Alain Mahé (Alpine A110 1600 S) : au début de la première étape, du secteur 1 à l'ES n°1
Jean-Pierre Nicolas -
Jean Todt (Alpine A110 1600 S) : au cours de la première étape, du secteur 2 au secteur 11
Bernard Darniche -
Alain Mahé (Alpine A110 1600 S) : jusqu'à la fin de la troisième étape, de l'ES n°3 à l'ES n°12
Vainqueurs d'épreuves spéciales
Bernard Darniche -
Alain Mahé (Alpine A110 1600 S) : 6 spéciales (ES 1 à 5, 10)
Jean Vinatier -
Lucette Pointet (Alpine A110 1600 S) : 4 spéciales (ES 6, 8, 11, 12)
Jean-François Piot -
Jim Porter (Ford Escort RS1600) : 2 spéciales (ES 7, 9)