Course à la direction de la Coalition avenir Québec de 2026

élection d'un chef de parti politique du Québec From Wikipedia, the free encyclopedia

La course à la direction de la Coalition avenir Québec est la première course à la direction à se tenir au sein de ce parti. Elle se déroule entre le et le [1]. Elle est déclenchée à la suite de la démission du chef et fondateur du parti, François Legault. Ce dernier reste en poste jusqu’à l’élection du prochain chef[2]. La CAQ détenant la majorité à l’Assemblée nationale, la personne élue à la tête du parti est appelée à devenir première ou premier ministre[2].

Typed’électionÉlection adressée aux membres du parti
Postes à élireChef de la Coalition avenir Québec
Faits en bref Type d’élection, Postes à élire ...
Course à la direction de la Coalition avenir Québec
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Type d’élection Élection adressée aux membres du parti
Postes à élire Chef de la Coalition avenir Québec
Bernard Drainville
42,1%
Christine Fréchette
57,9%
Chef
Sortant Élu
François Legault Christine Fréchette
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Contexte

Le , François Legault annonce son intention de quitter la chefferie de la Coalition avenir Québec. Cofondateur du parti en 2011, il en assumait la direction depuis 15 ans. Il renonce en même temps au poste de premier ministre qu'il détenait depuis 2018.

Le départ du chef survient au moment où la CAQ est au plus bas dans les sondages : en effet, après avoir obtenu 37,42 % des voix populaires en 2018 puis 40,98 % en 2022, les sondages de la fin 2025 et du début 2026 ne donnent à la CAQ qu'entre 11 % et 19 % des voix à travers le Québec[3]. Au moment de son départ en , les projections de sièges que le parti pourrait obtenir, selon un agrégateur de sondages, sont limités de 0 à 2 sièges pour les élections de 2026, loin derrière les 90 obtenus en 2022[4].

Cette course à la direction survient simultanément à celle du Parti libéral du Québec, son chef Pablo Rodriguez ayant quitté son poste en [5].

Modalités

Les modalités officielles de la course ont été publiées par les instances de la CAQ le [6],[7]. Les informations connues à présent sont [8],[9]:

  • la course se terminera par un congrès le  ;
  • la contribution forfaitaire de 30 000 $ non remboursable ;
  • les candidatures doivent être soumises au plus tard le avec un versement initial de 15 000 $ et le nom de leur représentant financier ;
  • les candidats ou candidates doivent recueillir 1 000 signatures de membres répartis dans 75 circonscriptions et inclurent au moins 15 députés et 100 membres de la relève ;
  • le plafond de dépenses est limité à 150 000 $ ;
  • deux débats auront lieu les et , un à Québec et l'autre à Montréal.

Chaque membre de la CAQ aurait un droit de vote et plusieurs tours seraient nécessaires si aucune personne candidate n'atteint 50 % + 1 des votes dès le premier décompte des votes[8],[10]. La CAQ compterait près de 15 000 membres[11]. Tous nouveaux membres de la CAQ ont jusqu'au pour se prévaloir de leur droit de vote. Les membres en règle votent par téléphone ou sur le web à partir d'une lettre reçue par la poste. Le vote se déroule du à 10h jusqu'au à 15h.

Les instances du parti ont annoncé ne pas vouloir accepter les candidatures de personnes présentement ministres, tandis que la Commissaire à l'éthique et à la déontologie de l'Assemblée nationale a affirmé ne pas accepter qu'une personne ministre soit en même temps candidate à la chefferie de la CAQ, forçant celles-ci à se retirer au moins temporairement de leurs fonctions[12].

Candidatures

Candidatures officielles

Candidatures potentielles ayant décliné

Enjeux

Troisième lien

Le troisième lien entre Québec et Lévis constitue le principal point de divergence entre les deux candidats. Dès le , la CAQ annonce la mise sur pause du projet, le ministre des Transports Jonatan Julien confirmant que le dévoilement du tracé final ne peut avoir lieu, les deux candidats n'ayant pas encore arrêté leurs positions[35].

Drainville défend le projet dans sa version gouvernementale, soit un pont-tunnel dans le corridor central. Il reproche à Fréchette ses hésitations, affirmant qu'« être à la CAQ, c'est être pour le troisième lien »[36]. Fréchette, pour sa part, annonce le qu'elle abandonnerait le tracé retenu au profit d'un pont à l'est des centres-villes, réalisé en partenariat public-privé avec péage[37].

Le sujet provoque les échanges les plus vifs du premier débat, le à Québec : Fréchette accuse Drainville de défendre un tracé « pour ton ego » plutôt que pour les besoins de la région, tandis que Drainville qualifie la proposition adverse de « pharaonique » et interpelle sa rivale : « On peut-tu le faire, le foutu troisième lien ? »[38],[39].

Appuis

Christine Fréchette

Ministres

Députés

Autres appuis


Bernard Drainville

Ministres

Députés

Autres appuis

Résultats

Le congrès à la direction s'est tenu le à Drummondville, devant près de 1 000 militants réunis[71]. Le vote des membres s'était déroulé du 7 au 12 avril 2026 ; 20 524 membres étaient admissibles à voter, dont 15 833 ont exercé leur droit de vote, pour un taux de participation de 77,1 %[72].

Christine Fréchette a remporté la course avec 57,9 % des voix contre Bernard Drainville (42,1 %)[73], devenant ainsi la 33e première ministre du Québec et la deuxième femme à accéder à ce poste, après Pauline Marois (2012–2014)[73],[72].

Davantage d’informations Candidate / Candidat, % ...
Résultats du vote des membres – 12 avril 2026[72]
Candidate / Candidat%
Christine Fréchette57,9 %
Bernard Drainville42,1 %
Total des votes exprimés15 833 / 20 524 membres (77,1 %)
Fermer

Dans son discours de victoire, Fréchette a rendu hommage à son adversaire : « Bernard, t'as tout donné dans cette course-là. T'as fait de moi une meilleure candidate. On va avoir besoin de toi »[72],[74]. Elle a également annoncé la nomination de Geneviève Bélisle comme cheffe de cabinet[71].

Drainville a quitté la salle sans s'adresser aux médias. Son entourage a indiqué qu'il souhaitait se remettre de ses émotions avant de se rallier publiquement à la nouvelle cheffe[75]. Le lendemain, 13 avril, il s'est officiellement rallié à Fréchette[76].

François Legault, dans son dernier discours devant les militants du parti qu'il a fondé, avait lancé : « Unissez-vous ! Parce qu'unis, il n'y a rien d'impossible »[71].

L'Assemblée nationale doit reprendre ses travaux le , en vertu de la prorogation annoncée dans les jours précédant le congrès. Christine Fréchette prononcera alors le discours d'ouverture d'une nouvelle session, avant l'ajournement estival prévu le 12 juin et le déclenchement de la campagne électorale en vue des élections générales d'octobre 2026[71],[77].

Notes et références

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