France-Élaine Duranceau
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| France-Élaine Duranceau | |
France-Élaine Duranceau en point de presse. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre responsable de l'Administration gouvernementale et de l'Efficacité de l'État et présidente du Conseil du trésor | |
| En fonction depuis le (7 mois et 14 jours) |
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| Premier ministre | François Legault Christine Fréchette |
| Gouvernement | Legault Fréchette |
| Législature | 43e |
| Prédécesseur | Sonia LeBel |
| Ministre de la Cybersécurité et du Numérique | |
| En fonction depuis le (3 jours) |
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| Premier ministre | Christine Fréchette |
| Gouvernement | Fréchette |
| Législature | 43e |
| Prédécesseur | Gilles Bélanger |
| Députée à l'Assemblée nationale du Québec | |
| En fonction depuis le (3 ans, 6 mois et 21 jours) |
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| Élection | 3 octobre 2022 |
| Circonscription | Bertrand |
| Législature | 43e |
| Groupe politique | Coalition avenir Québec |
| Prédécesseur | Nadine Girault |
| Ministre des Affaires municipales | |
| – (6 jours) |
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| Premier ministre | François Legault |
| Gouvernement | Legault |
| Législature | 43e |
| Prédécesseur | Andrée Laforest |
| Successeur | Geneviève Guilbault |
| Ministre responsable de l'Habitation | |
| – (2 ans, 10 mois et 21 jours) |
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| Premier ministre | François Legault |
| Gouvernement | Legault |
| Législature | 43e |
| Prédécesseur | Andrée Laforest |
| Successeur | Sonia Bélanger |
| Biographie | |
| Nom de naissance | France-Élaine Duranceau |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Montréal (Québec, Canada) |
| Nationalité | Canadienne |
| Parti politique | Coalition avenir Québec |
| Diplômée de | HEC Montréal |
| Profession | Comptable Fiscaliste Courtière immobilière |
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France-Élaine Duranceau, née le à Montréal, est une comptable, fiscaliste, courtière immobilière et femme politique québécoise. Depuis les élections du , elle est la députée caquiste de la circonscription provinciale de Bertrand à l'Assemblée nationale du Québec.
Elle occupe les fonctions de ministre responsable de l'Administration gouvernementale et présidente du Conseil du trésor.
Députée
Née le à Montréal, France-Élaine Duranceau est l'ainée d'une famille de quatre enfants dont le père est médecin et la mère a une formation en orthopédagogie[1]. Elle fait ses études au HEC Montréal et occupe différents emplois, notamment vérificatrice et fiscaliste chez Raymond Chabot Grant Thornton, ainsi que directrice principale de la fiscalité chez Transcontinental[2]. En plus de sa carrière en fiscalité et en gestion, France-Élaine Duranceau est également courtière immobilière[3] Elle fait partie de différents conseils d'administration dont celui de la Fondation CHU Sainte-Justine, le comité de direction de l'Agence du revenu du Canada et à titre de présidente pour l'organisme Arts souterrains.
Elle est élue députée à l'Assemblée nationale du Québec lors des élections générales du . Elle représente la circonscription de Bertrand sous la bannière de la Coalition avenir Québec[4]. Ce parti est reporté au pouvoir pour un second mandat.
Ministre de l'Habitation
Nouvellement élue, elle est nommée le , ministre responsable de l'Habitation dans le gouvernement Legault[5], reprenant alors une partie des fonctions qui étaient jusque-là attribuées à Andrée Laforest, ministre des Affaires municipales et de l'Habitation, laquelle restera ministre des Affaires municipales au sein du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation.
Duranceau défraie les manchettes en alors qu'elle dépose son premier projet de loi visant à moderniser la loi sur le logement. Le projet de loi 31 qui permettrait en outre aux propriétaires de ne plus avoir à gérer de demandes de cession de bail[6] en plus de ne plus avoir à se fier à une grille[7] du Tribunal administratif du logement en ce qui concerne les augmentations tarifaires de nouveaux logements (constructions neuves), est présentée au terme de la session parlementaire du printemps 2023.
Plusieurs groupes s'opposent à ce projet de loi considéré comme étant néfaste en raison de la crise du logement qui sévit au Québec depuis 2020[6]. En tant qu'ancienne courtière immobilière, la ministre de l'Habitation croit que ce n'est pas aux locataires d'avoir à décider des prix des loyers et que considérant cet état de fait, la cession de baux ne devrait plus être monnaie courante. Le parti politique Québec solidaire, par la voie de son chef parlementaire Gabriel Nadeau-Dubois, s'oppose vivement à la prise de position de la ministre et la rappelle à l'ordre. Le parti lance également une pétition visant à faire rétracter le gouvernement face à ce projet de loi qui viendrait étouffer le droit aux logement des québécois[réf. souhaitée].
En somme, son début de carrière en tant que ministre débute sous la controverse puisque autant les locataires, que des propriétaires, oppositions et groupes de pression ne croient pas que son projet de loi soit équilibré entre les droits des locataires et ceux des propriétaires[7]. De plus, à l'approche du , période du début de nouveaux baux, la ministre Duranceau affirme à la radio de Radio-Canada de ne pas être au courant du nombre de locataires appelés à être sans-logis lors de cette journée[8].
Le , elle entame des négociations avec les députés solidaires Christine Labrie et Andrés Fontecilla sur un projet de loi, qui élargirait la loi Francoise David. Celle-ci vise à offrir plus de protection contre les évictions pour les locataires aînés[9].
Le , elle annonce que son gouvernement va fournir 7,8 millions de dollars aux municipalités et aux offices d'habitations des régions du Québec. Cette mesure est en réponse à la crise du logement et est censée venir en aide aux locataires qui peinent à se loger[10].
En , lorsque Andrée Laforest démissionne comme députée et ministre, le gouvernement confie temporairement les Affaires municipales à France-Élaine Duranceau en attendant un remaniement ministériel annoncé[11].
Présidente du Conseil du Trésor
Le , lors d'un remaniement ministériel, le premier ministre François Legault la nomme ministre de l'Administration gouvernementale et présidente du Conseil du Trésor, avec la mission d'orchestrer les coupes budgétaires dans chacun des ministères. Le premier ministre la repabtise « Cruella », conscient de l'image impitoyable qu'elle dégage[12],[13].
En , elle apporte son soutien à la candidature de Christine Fréchette pour la course à la direction de la Coalition avenir Québec[14]. Après la victoire de cette dernière, Duranceau est reconduite dans ses fonctions gouvernementales au sein du nouveau conseil des ministres formé le , et obtient également le rôle de ministre de la Cybersécurité et du Numérique[15].
Controverses
Favoritisme
En , la commissaire à l'éthique et à la déontologie de l'Assemblée nationale, Ariane Mignolet, conclut que France-Élaine Duranceau, en tant que ministre responsable de l'Habitation, a favorisé « les intérêts personnels » d'une amie lobbyiste[16].
Relations avec les médias
Le , son bureau sème la controverse dans un courriel obtenu par La Presse canadienne. La semaine d'avant, l'agence de presse avait demandé au bureau de la ministre sa position sur reconnaissance du droit au logement comme un droit individuel fondamental. L'attaché de presse de la ministre a répondu par un courriel qui était probablement destiné à un autre membre du bureau « Relance. Je la ghoste encore ? Sinon, réponse générale qui répond pas pour dire que l'Habitation c'est une priorité pour notre gouvernement ? »[17].
Relations avec les locataires
En , alors qu'elle s'apprête à déposer son projet de loi visant à restreindre la possibilité pour les locataires de céder leur bail, la ministre Duranceau affirme en entrevue au réseau Noovo que les locataires qui désirent céder leur bail à qui ils le souhaitent et ainsi décider du prix des loyers n'ont qu'à investir en immobilier[18]. Ce commentaire est mal reçu par des groupes de défense des droits des locataires et des citoyens qui l'estiment témoin d'une insensibilité de la part de la ministre[19],[20].
Le , alors qu'environ 2 000 ménages québécois sont toujours à la recherche d'un logement, Duranceau déclare en entrevue à l'émission Première Heure que, « dans bien des cas », les personnes en difficulté de logement font déjà face à « d'autres problèmes sociaux économiques ». Cette déclaration est dénoncée par le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), qui la qualifie de « méprisante ». Elle affirme que les comités logement constatent au contraire que plusieurs locataires n'avaient aucun problème avant de se heurter à la pénurie de logements. Le FRAPRU cite notamment des personnes évincées de manière abusive, confrontées à un marché locatif particulièrement tendu, avec des loyers en forte hausse. Dans la région de Québec, le taux d'inoccupation atteint alors 0,9 %, bien en deçà du seuil de 3 % généralement reconnu pour un marché équilibré. Selon Statistique Canada, le coût moyen d'un logement de deux chambres dans cette région est d'environ 1 500 $, soit une augmentation de 75 % en cinq ans[21].
Toujours en , lorsque interrogée sur la difficulté qu'ont des locataires à se trouver un logement, France-Élaine Duranceau ajoute dans une entrevue donnée au Téléjournal que « les personnes ayant des enjeux de logement ont souvent des problèmes sous-jacents », que « ceux-ci peuvent avoir besoin d'aide psychosociale ou de coaching pour se présenter devant un propriétaire ou inspirer confiance »[22]. Des associations et commentateurs politiques jugeront cette affirmation méprisante[23],[24],[25].