La Bataille de Gaulle

Films historiques français consacrés à Charles de Gaulle et la France libre sortis en 2026 From Wikipedia, the free encyclopedia

La Bataille de Gaulle est un diptyque cinématographique français, réalisé par Antonin Baudry et sorti en 2026.

Réalisation Antonin Baudry
Scénario Antonin Baudry
Bérénice Vila
Musique Volker Bertelmann
Théo Cascio
Faits en bref Réalisation, Scénario ...
La Bataille de Gaulle
Description de l'image Logo La Bataille de Gaulle.png.
Réalisation Antonin Baudry
Scénario Antonin Baudry
Bérénice Vila
Musique Volker Bertelmann
Théo Cascio
Acteurs principaux Simon Abkarian
Niels Schneider
Florian Lesieur
Simon Russell Beale
Anamaria Vartolomei
Sociétés de production Pathé Films
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Drame biographique
Sortie 2026

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

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Les deux longs métrages, respectivement sous-titrés L'Âge de fer (sorti le ) et J'écris ton nom (sorti le ), sont des films biographiques consacrés à Charles de Gaulle et à la résistance plus largement, adaptés de l'ouvrage De Gaulle : une certaine idée de la France de l'historien Julian T. Jackson[1]. Ceux-ci reviennent sur sa vie et sur les dessous de la Seconde Guerre mondiale entre (bataille de Montcornet) et (libération de Paris)[2],[3]. Le premier chapitre se consacre à la période 1940-1942, le second aux années 1943 et 1944[4].

Synopsis

Juin 1940. Durant la Seconde Guerre mondiale, Charles de Gaulle  alors peu connu  décide d'organiser la Résistance extérieure depuis Londres et ainsi de lutter contre l'Allemagne nazie. Sans avoir ni réels appuis ni troupes à l'origine, il va tenter de créer une organisation politique et militaire, la France libre[5],[6].

Fiche technique

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Distribution

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Production

Genèse et développement

En , il est révélé qu'Antonin Baudry va développer pour Pathé un film biographique en deux parties sur Charles de Gaulle[17]. Le président de Pathé, Jérôme Seydoux, mûrissait depuis une vingtaine d'années le projet de consacrer une grande fresque historique au général de Gaulle et à la France libre. Âgé de six ans au début de la Seconde Guerre mondiale, il a été marqué par cette période, notamment à cause de son père qui fut prisonnier. Il souhaitait mettre à l'image cette page de l'histoire sans compromis sur l'ambition, contrairement aux autres films français sur la période, ce qui s'inscrit dans la lignée de la stratégie post-Covid de Pathé, qui consiste à refaire de grandes superproductions françaises (ce qui a mené en parallèle à, entre autres, Le Comte de Monte Cristo en 2024 ou le diptyque Les Trois Mousquetaires en 2023)[18]. Le président de Pathé production, Ardavan Safaee déclare sur le projet :

« Cette période nous intéresse parce que c’est à ce moment-là que De Gaulle est devenu le De Gaulle que nous connaissons, un héros national, et nous explorerons ses succès, ses revers, ses turbulences, sa relation avec Churchill, et ses actions pour reconquérir la France par le biais des colonies françaises pendant ces années[19]. »

 communiqué de presse de Pathé, juillet 2021

Le scénario est écrit par le réalisateur Antonin Baudry et Bérénice Vila. Ils s'inspirent de l'ouvrage De Gaulle, une certaine idée de la France (2019) de l'historien britannique Julian T. Jackson, qui tient également, avec l'historien français Géraud Létang[20], le rôle de consultant historique sur le film[21]. Le film est produit par Pathé, avec l'appui en coproduction de TF1 Films Production et Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma[6].

Partis pris artistiques

Antonin Baudry voit des similitudes entre la figure de de Gaulle et celle de Don Quichotte, d'où la forme en diptyque de La Bataille de Gaulle, qui renvoie aux deux tomes de Cervantès, et le titre L'âge de fer, référence directe à Don Quichotte : « Chez Cervantès, le premier tome raconte l'histoire de ce chevalier qui essaie de faire revivre l'âge d'or de la chevalerie alors qu'il vit dans l'âge de fer d'une époque pourrie. Le tome deux est totalement différent : Don Quichotte est devenu tellement connu qu'il y a de faux Quichotte partout (…) Notre premier film s'appelle L'âge de fer et dans le deuxième film on découvre Henri Giraud, une sorte de simili de Gaulle, devenu le chouchou des puissances étrangères. »[22]

Il cite également le cinéma de Hong-Kong comme "modèle de cinéma" (il a signé un mémoire sur Wong Kar-wai pour son DEA en études cinématographiques) : « Ce qu'il me manquait pour de Gaulle, c'était un modèle de cinéma pour le raconter. Et ce modèle, j'ai effectivement fini par le trouver dans les Il était une fois en Chine, bien plus que dans le film historique à la française. »[23]

Attribution des rôles

Selon Antonin Baudry, le film comporte 150 personnages[21].

En , Simon Abkarian est évoqué pour incarner Charles de Gaulle[24]. Sa participation est officiellement confirmée en [25].

Niels Schneider est ensuite annoncé dans le rôle du général Leclerc, alors que Thierry Lhermitte et Karim Leklou sont également confirmés sans plus de précisions sur leurs rôles[26]. Benoît Magimel et Anamaria Vartolomei sont annoncés peu après[9].

Bien que la plupart des personnages soient basés sur des personnes réelles, Livia, incarnée par Anamaria Vartolomei, est un personnage fictif, « une synthèse de plusieurs figures de résistantes »[27].

Tournage

Le tournage s'étend de la mi- à fin . Il débute par les prises de vues se déroulant à Paris (place du Panthéon, gare de l'Est, près de la station Hôtel de Ville, quartier du Marais…) : ce tournage qui profite d'une ville relativement désertée de ses habitants pendant l'été ne peut se dérouler qu'en 2023 sous peine de devoir être reporté de deux ans : en effet, les Jeux olympiques d'été de 2024 rendront alors tout tournage impossible dans les lieux emblématiques de la capitale. Après l'été 2023, le tournage se poursuit en Normandie et au Maroc[28],[29] où il se délocalise d'octobre à .

Le Londres de l'époque est ensuite reconstitué dans les studios de Bry-Sur-Marne pour un tournage de février à puis le tournage reprend de juin à , après une pause de trois mois[6]. La dernière scène tournée se déroule sur une terrasse marocaine reconstituée sur fond bleu à Bry-sur-Marne[30].

Avant chaque jour de tournage, Simon Abkarian se soumet à 1 h 40 de maquillage, comprenant notamment un rasage du front, une épilation des sourcils, des prothèses d'oreilles et un maquillage spécial pour coller ses paupières[31].

Le , Le Point publie un article dépeignant un tournage marqué par les dépassements de budget et les défections au sein de l'équipe. En , le producteur exécutif Stéphane Riga, le premier assistant Thierry Verrier (réputés proches d'Antonin Baudry) « et la quasi-totalité des assistants mise en scène » sont remplacés. Le chef opérateur Pierre Cottereau démissionne ensuite et est remplacé par Giora Bejach. Le tournage principal est bouclé avec deux mois de retard sur le plan de travail initial. Toujours selon cet article, certains membres de l'équipe pointent « l'indécision chronique » d'Antonin Baudry, quand Mathieu Kassovitz soutient au contraire le réalisateur : « Antonin est tout sauf indécis. Il a dirigé une machine de guerre et ça ne se fait pas dans la soie. Je n’ai rien à lui reprocher ». Le journal souligne aussi que les retours des premières projections à des professionnels du cinéma sont très positifs. Le Point affirme que le budget du diptyque serait entre 85 et 100 millions d'euros, au lieu des 74 millions déclarés officiellement[32],[33]. Le président de Pathé, Jérôme Seydoux, a annoncé au Figaro que le budget avait été en effet dépassé, mais légèrement, et donc pas dans des proportions telles que ce qu'avait affirmé Le Point[18]. Antonin Baudry est questionné sur cet article dans un entretien à Télérama publié le et répond : « C’était un tournage long et épique […]. Il y a ceux qui ont tenu et ceux qui n’ont pas tenu. La durée représentait une difficulté réelle, elle nécessitait une endurance. […] Mais nous avons aussi pris du plaisir. Des amitiés très fortes se sont créées. Au final, tout le monde est assez fier d’avoir participé à cette aventure. »[34].

Le réalisateur s'entoure de deux compositeurs aux profils bien différents pour écrire la musique de ses deux films : d'un côté l'oscarisé Volker Bertelmann s'occupe de la musique du premier volet L'âge de fer alors que de l'autre côté le compositeur Théo Cascio réalise sa toute première musique pour un long-métrage de fiction avec le deuxième volet J'écris ton nom.

Accueil

Sorties

D'abord annoncé pour le premier semestre 2025, la sortie du premier film est reportée en 2026 par Ardavan Safaee, président de Pathé Films, pendant le festival de Cannes 2025. Il précise que les sorties des deux films du diptyque seront relativement rapprochées, le deuxième épisode devant sortir entre « six à huit semaines » après le premier[35]. En , Antonin Baudry annonce la sortie des deux volets pour l'été 2026[21].

Une première bande-annonce est diffusée le , indiquant une sortie officielle des deux opus, respectivement le et le [36]. Début , le premier volet (L'Âge de fer) est avancé au [12], puis la sortie du second volet est avancée au [13].

Le , à l'occasion de l'anniversaire de l'appel de De Gaulle reconstitué dans le premier volet, Pathé diffuse la bande-annonce du second volet. Un spectacle de drones est également donné à Paris pour la promotion des deux films[37].

Box-office

Accueil critique

Polémique

Le , la SDJ de France 24 affirme dans un communiqué que deux de ses journalistes auraient subi une « tentative de censure et d'intimidation » « d'une gravité inédite »[38] après une question posée à Niels Schneider au sujet de la tribune signée par plusieurs artistes dénonçant une mainmise de Vincent Bolloré sur le secteur cinématographique français lors d'une rencontre avec la presse le . Après avoir empêché l'équipe de France 24 de quitter la pièce, Charlotte Tourret, l'attachée de presse de l'acteur, aurait exigé la restitution de la carte mémoire sur laquelle est enregistrée l'interview ; devant le refus des journalistes, Nina Masson et Yong Chim, elle les aurait alors contraint à signer un engagement de non-diffusion de l'interview, dicté sur une feuille volante par Carole Chomand, l'attachée de presse du film (feuille dont Nina Masson postera une photo sur son compte Instagram, en cachant le nom de l'acteur).

À la suite de cet incident, le directeur des reportages et des magazines de France 24 demande par mail des excuses aux intéressés. Sans réaction des attachées de presse au bout d'une semaine, il est décidé d'accuser publiquement l'acteur et son attachée de presse dans une publication du communiqué du SDJ[39].

Distinctions

Nomination et sélection

Notes et références

Annexes

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