Douglas Mbida

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Surnom Jim Mac Douglas, Major Douglas
Nom de naissance Jacque Douglas Mbida
Naissance (74 ans)
Ekom I Drapeau du Cameroun Cameroun
Activités annexes Réalisateur télé, monteur vidéo, sound designer
Douglas Mbida
Surnom Jim Mac Douglas, Major Douglas
Nom de naissance Jacque Douglas Mbida
Naissance (74 ans)
Ekom I Drapeau du Cameroun Cameroun
Activités annexes Réalisateur télé, monteur vidéo, sound designer
Genre musical Bikutsi, afro-zouk, rumba, afro-funk, disco, rock, RnB
Instruments Guitare, piano, solfège, basse
Années actives 1981-
Labels Disque Espérance, Oyenga Production
Influences Beatles, Jimi Hendrix, Otis Redding, Percy Sledge,
Composition du groupe
Anciens membres Kassav, Zulu Gang, Ozila, Mango Nut

surnommé Jim Mac Douglas ou Major Douglas[1], Jacque Douglas Mbida ou simplement Douglas Mbida est un chanteur, interprète, arrangeur, auteur-compositeur et poly instrumentiste camerounais né le à Ekom I dans le département de la Mefou-et-Afamba, région du Centre, au Cameroun. Ancien membre du groupe Kassav, il obtient sa renommée grâce aux collaborations avec des grands noms de la scène musicale[2].

Famille

Douglas Mbida a sept frères et sœurs. Son père, diplômé d'un certificat d'étude français, est un infirmier ; on le surnomme "médecin africain" à cause de sa capacité à quasiment tout solutionner[2].

Études

Douglas Mbida fréquente l'école primaire d'Omvang, jusqu'au cours moyen. Il obtient finalement son certificat d'étude primaire et élémentaire (CEPE) à Saint Jean Baptiste de Pete. Son père est affecté à Bafoussam et de là-bas, il poursuit son cycle secondaire. Peu après, il revient à Yaoundé et s'inscrit au collège Mongo Beti. Entre 1970 et 1971, Douglas est reçu au brevet d'étude ; cela lui parvient par correspondance dans la ville de Baham, où il le préparait. Il quitte plus tard Baham pour poursuivre au collège de la réunification, où il fréquente jusqu'en classe de première[2].

En , Douglas Mbida débarque à Paris pour des études en électronique. Mais avec peu de moyens pour financer ses études et de s'assumer, c'est en 1977 qu'il se rabat complètement dans sa passion, la musique ; décision que digère mal son père qui, bien que demande beaucoup de moyens la poursuite des études en France, souhaite tout de même que Douglas aille au bout de ses objectifs académiques pour un statut social plus conséquent[2].

La musique

Débuts

Pendant son séjour à Bafoussam, l'adolescent Douglas manifeste déjà des dispositions de talentueux compositeur de mélodies. Il est dans cette mouvance membre du groupe Les Ducs de Bafoussam, dont fait partie le célèbre batteur Ebeny Donald Wesley ; il y apprend à jouer à plusieurs instruments de musique. En 1966, arrivé au collège Mongo Beti à Yaoundé, il apprend à jouer à la guitare avec l'aide d'un international footballeur camerounais ; c'est à l'insu de son père et ses enseignants que Douglas se met à la pratique de la guitare. En 1971, il fait partie du groupe Expérience Four avec deux amis pour partager leur passion pour la musique de Jimi Hendrix[1].

En 1975, Douglas dépose ses valises à Douala. Il y fait la connaissance d'Ekambi Brillant et avec qui il travaille comme guitariste, chanteur et directeur artistique au sein de sa maison de production les EB'S. Les rencontres musicales se font aussi avec Eboa Lotin, Marthe Zambo et Jo Tongo[3]. Sa passion pour la musique l'amène aussi à côtoyer les nuits mouvementées des cabarets de la capitale économique[1].

En , il débarque à Paris ; C'est déjà un pianiste reconnu[4]. Mais peu après, suite à la politique de régulation des conditions des immigrés initiée par le ministre français des affaires étrangères Michel Poniatowski, il quitte Paris pour Marseille ; là-bas, il fait la connaissance de Jacob Desvarieux et se lie d'amitié avec lui[2].

Influences et membre de groupes


Sous l'influence de plusieurs célébrités musicales tels que les Beatles et la vague d'artistes afro-américains parmi lesquels Otis Redding, Percy Sledge, Jimi Hendrix, Douglas Mbida affine son talent. Même la lutte pour les droits civiques engageant des noirs sud-africains contre l'Apartheid ne l'indifférencie. Développé pendant son séjour en France, cette sensibilité pour la cause noire le fait intégrer en 1977 le groupe Ozila, où il retrouve Jean Tamegnon, Mekongo Président et Jimmy Mvondo Mvele. Le groupe comet l'album Ozila 2001 ; mais le succès ne suit. En 1978, il revient sur Paris ; toujours dans la même dynamique d'hommage aux noirs sud-africains pour leur combat contre l'Apartheid, il devient membre du groupe Zulu Gang. La bande se compose de Jacob Desvarieux, Christophe Zadire, Hubert Amougou et Jimmy Mvondo Mvele, Jean Marie Ahanda (futur membre des têtes brûlées). Les compositions musicales se font dans les styles afro-funk, disco et rock. En 1979, le groupe enregistre un album titré Magic fellings. Le succès n'étant pas au rendez-vous, c'est au terme de cet opus que le groupe se disloque.

Kassav
Jacob Desvarieux en 2012
Jocelyne Béroard

Après l'épisode du Zulu Gang, alors en studio pour son premier album[1], Douglas Mbida est contacté par les frères Georges et Pierre Édouard Decimus, fondateurs du groupe Kassav en 1979[5]. En effet, la fratrie est équipé en disques et de studios d'enregistrement, mais sans groupe. Les Decimus lui proposent alors de s'associer au projet musical via l'intégration du groupe Kassav qui, depuis sa création, connait une instabilité dans le maintien d'adhérents. Ayant accepté, Douglas y retrouve Jacob Desvarieux, et aussi entre autres Jocelyne Beroard, Jean Philippe Martelly, Jean Paul Pognon[6]. Il l'aurait rejoint en 1981[7] et intégré définitivement en 1983[4]. Il est au clavier, à la guitare[8] et à la basse. En 1982, le groupe met sur le marché son troisième album, titré Kassav n°3. C'est le premier album du groupe à rencontrer le succès ; il est en tête des hits parade aux Antilles, en Guadeloupe, en Martinique et à l'île de la Réunion. Le groupe est sacré disque d'or et de platine, et parcourt le monde entier. Douglas est des grandes tournées du groupe : 1986 est le début des grandes tournées ; la deuxième vague de grandes tournées se tient de 1988 à 1991 ; et la dernière de Douglas avec Kassav se fait en 1994, dans plusieurs villes des États-Unis d'Amérique[9]. L'album dife du groupe, sorti en 1994, est le dernier auquel participe le chanteur[9].

Douglas sejourne dans les Antilles, en Guadeloupe et contribue au succès fulgurant du groupe ponctué de tournées mondiales, et avec un Jacob Desvarieux en pleine construction de sa légende[10]. Près d'une dizaine d'années de succès, le groupe traverse une crise managériale. À raison de privilèges et priorités accordés juste à cinq membres, créant ainsi une atmosphère de peu d'euphorie, la situation déclanche plusieurs départs, dont celui de Douglas[4] en 1995. En 1999, à l'occasion du vingtième anniversaire du groupe, il rejoue avec les Kassav[9].

Carrière solo

Douglas Mbida, alors qu'il est déjà membre du groupe Kassav entreprend se lancer dans une carrière solo. Avec un sens éclectique, il comet des albums en incluant plusieurs rythmes tels que le makossa, l'assiko, le soukous, l'afro-zouk, la rumba, etc. Mais, il affectionne inconditionnellement celui de chez-lui, le bikutsi. En 1981, il sort son premier album avec pour titre mvufong ntongo ; la même année, il sort un autre album titré mot mfob. En 1982, il signe son deuxième album, mbembe eding (bel amour). En 1983, alors qu'il est en pleine collaboration avec l'artiste gabonais Pierre Akendengue, c'est sous le pseudonyme de Major Douglas qu'il sort son single comin'at cha. En 1985, c'est sous le titre ma vie à moi que paraît son troisième album ; l'album connait un grand succès et l'amène à faire une tournée nationale ; En 1987, il comet son quatrième album qu'il titre Cameroon ; l'album est un hommage à son pays natal. En 1992 c'est le cinquième album qui paraît sous le titre zaa me yen (viens me voir) ; l'album a bénéficié de la participation de certains grands noms du groupe Kassav à la composition de certains titres, à l'instar de Jacob Desvarieux et Georges Decimus. En 2014, il est lui-même à la manette de la production de son album. Magic wings, tel qu'il se titre, n'était encore qu'un projet qui date de 1998[2],[1].

Autres collaborations

La renommée de Douglas Mbida en est au point où il suscite des sollicitations, d'abord sur la place Parisienne[4] avant de s'étendre au delà, chez d'autres grands noms de la musique. En 1983, il collabore avec le gabonais Pierre Akendengue. Avec lui, il fait des tournées dans de nombreux pays du monde. En 1985, alors qu'il connait un succès fulgurant au Cameroun avec son troisième album, il réussit à monter un groupe appelé Mango Nut[9], avec des anciens membres de celui de Pierre Akendengué[1].

Entre 1996 et 1997, on retrouve Douglas Mbida dans le gospel. il est choriste au sein de chorale Les Chérubins de Sarcelles de son compatriote Georges Seba., qu'il rencontre pour la première fois lors d'un drame concernant la perte de son neveu[2].

Yannick Noah

Plusieurs autres collaborations sont à son actif. Il prête sa voix et son talent de poly instrumentiste pour Yannick Noah, M Fragile[4], Angélique Kidjo, Khadja Nin, Césaria Evora, Céline Dion, Michel Sardou, Michel Delpech, Catherine Lara, etc[1].

Télévision

Le relatif retrait de Douglas de la musique le conduit à la télévision. En 1999, avec des amis, il monte COLOR VISION, une société de production de programmes audiovisuels X-IT[9]. En 2002, on le retrouve à 3A TELESUD, chaîne basée en France, où il officie dans la prise de vue, la sonorisation, le montage vidéo, la réalisation des émissions et la gestion du répertoire musical. En 2008[9], il fait valoir ses compétences, avec plusieurs autres membres du personnel de 3A TELESUD, à AFRICA 24, où il est au son et montage vidéo[1],[4].

Apport pour la nouvelle société musicale camerounaise

Au dénouement de la SOCINADA, ancienne société musicale camerounaise, Douglas Mbida, depuis Paris, contribue à la mise sur pied d'une nouvelle société, la Cameroon Music Corporation (CMC). Avec l'existence des tendances SOCIM de Sam Mbende et SOCDROM d'Ekambi Brillant, il est en faveur d'une fédération des deux entités pour une unique société de gestion musicale. Le projet accuse réception au Ministère de la culture. Mais, pour des raisons de divergences d'opinions entre acteurs de la musique, son implémentation est un échec[4].


Divers

Discographie

Sources et références

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