Déficit en synthétase I de carbamyle phosphate
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Spécialité | Neurologie, génétique médicale et endocrinologie |
|---|
| CIM-9 | 270.6 |
|---|---|
| OMIM | 237300 |
| MeSH | D020165 |
Le déficit en synthétase I de carbamyle phosphate (déficit en CPS I)[1] est une maladie métabolique autosomique récessive qui entraîne une accumulation d'ammoniaque dans le sang en raison d'un manque d'enzyme synthétase I de carbamyle phosphateI fonctionnelle. L'ammoniaque, produite lors de la dégradation des protéines dans l'organisme, est toxique à des concentrations élevées[2] et peut affecter le système nerveux.
Il s'agit d'une maladie rare associée à une mortalité infantile élevée.
Le déficit en synthétase I de carbamyle phosphate se manifeste généralement dès les premiers jours de vie[3]. Un nourrisson atteint peut présenter une apathie (léthargie), un refus de s'alimenter, ainsi qu'une respiration ou une température corporelle mal régulées[3]. Certains nourrissons peuvent présenter des convulsions, des mouvements anormaux ou un coma[3][source insuffisante]. Les complications du déficit en carbamoyl phosphate synthétase I peuvent inclure un retard de développement et une déficience intellectuelle[4].
Chez certaines personnes atteintes, les manifestations du déficit en en synthétase I de carbamyle phosphate peuvent être moins flagrantes et n'apparaitre que plus tardivement dans la vie[4].
Génétique
Le déficit en synthétase I de carbamyle phosphate se transmet selon un mode autosomique récessif[1]. Cela signifie que le gène défectueux responsable de la maladie est situé sur un autosome, et que deux copies du gène mutant (une héritée de chaque parent) sont nécessaires pour que la personne soit atteinte de la maladie. Les parents d'une personne atteinte d'une maladie autosomique récessive sont tous deux porteurs d'une mutation du gène, souvent sans être eux-mêmes malades.
Physiopathologie
Des mutations du gène CPS1 sont responsables du déficit en synthétase I de carbamyle phosphate. Ce déficit appartient à la classe des maladies génétiques appelées troubles du cycle de l'urée. Le cycle de l'urée est une série de réactions qui se déroulent dans les cellules hépatiques. Ce cycle transforme l'azote en excès, produit lors de l'utilisation des protéines par l'organisme, en urée, qui est ensuite éliminée par les reins[4].
En cas de déficit en synthétase I de carbamyle phosphate, l'enzyme, qui régule le cycle de l'urée, est endommagée ou absente. Le cycle de l'urée est alors perturbé et l'azote s'accumule dans le sang sous forme d'ammoniaque. L'ammoniaque est particulièrement nocive pour le système nerveux et son excès provoque des troubles neurologiques ainsi que d'autres manifestations[4].
Diagnostic
Le diagnostic prénatal peut être établi par biopsie hépatique fœtale ou par analyse de l'ADN génomique extrait du liquide amniotique[5].