Dépôt de La Jonction
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| Dépôt de La Jonction | |
Le dépôt de La Jonction avec, à droite, la remise des trolleybus, au fond à droite l'ancien siège social et au fond à gauche les installations de lavage. | |
| Adresse | Rue Émile-Nicolet 7, 1205 Genève |
|---|---|
| Coordonnées | 46° 12′ 07″ nord, 6° 07′ 38″ est |
| Ouverture | 1900 |
| Surface | 42 558 m2 |
| Capacité | 277 trolleybus et bus (en 2011) |
| Lignes | Tramway : Aucune depuis 1992 Trolleybus : |
| Matériels | Trolleybus Véhicules TOSA (ligne |
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Le dépôt de La Jonction est un dépôt de trolleybus des Transports publics genevois situé sur la pointe de La Jonction, qui marque le confluent du Rhône et l'Arve. Mis en service en 1900, il accueille jusqu'aux années 1990 le siège social et les tramways de la Compagnie genevoise des tramways électriques puis des Transports publics genevois, qui ont déménagé depuis au dépôt du Bachet-de-Pesay.
Le dépôt est en partie remplacé en 2020 par le nouveau dépôt En Chardon, situé à Vernier, le long de la route de Meyrin ; depuis, il n'accueille que les trolleybus.
Le dépôt est situé à Genève, dans le quartier de La Jonction, la presqu'île marquant le confluent du Rhône et de l'Arve. Il occupe la quasi-totalité de la partie occidentale de la presqu'île, située à l'ouest de la rue Émile-Nicolet.
Il est relié au réseau par l'avenue de la Jonction et se situe à environ 350 m de la station de tramway Genève, Jonction desservi par la ligne 14, ainsi que par les lignes de trolleybus 2 et 19 et les lignes de bus 11, 80 et 91.
Histoire


La CGTE établit son dépôt sur le site de La Jonction entre 1899 et 1900[1],[2]. Le site, conçu par l'architecte Charles Schmidt, est alors constitué du bâtiment administratif, qui existe toujours, et d'un grand bâtiment accueillant le remisage et l'entretien des tramways, auxquels se sont ajoutés les trolleybus et les autobus par la suite[1].
En 1902, le dépôt devient le théâtre d'un épisode majeur de l'histoire sociale suisse. La colère des salariés de la CGTE, qui réclament une hausse de leurs salaires, débouche sur la première grève générale de l'histoire de la Suisse. Durant trois jours, près de 15 000 ouvriers occupent le site afin de soutenir les traminots grévistes[3]. Face à l'ampleur du mouvement, l'État intervient en envoyant l'armée pour réprimer la grève[3].
Ce dépôt est le seul de la CGTE jusqu'en 1936 et la reprise de la société du chemin de fer Genève - Veyrier. Le dépôt de cette dernière, situé à Veyrier, est désormais utilisé comme remise pour le matériel roulant et le restera jusqu'à la fermeture des lignes 6 et 8 du tramway.
Le développement du réseau d'autobus pousse la CGTE à construire, en 1966, une remise couverte réservée aux autobus, au bout de la pointe[1]. Le site est conservé en 1977 quand la CGTE laisse place aux TPG.
L'ouverture du dépôt du Bachet-de-Pesay, achevé en 1992, marque un tournant pour le site, qui voit le départ du siège social ainsi que le remisage et l'entretien des tramways vers la nouvelle installation[1].
En 1995, le site subit une restructuration d'ampleur avec la reconstruction du bâtiment abritant notamment les ateliers et le remisage des trolleybus[1]. Le dépôt était auparavant relié à la ligne 12 par un long raccordement empruntant le boulevard Saint-Georges[4]. Durant sa reconstruction, les trolleybus sont stationnés au boulevard Carl-Vogt, dans l'ancien palais des expositions, réaménagé à cet effet[5].
En , le dépôt est utilisé de façon insolite dans le cadre du festival Antigel ; il est transformé en scène de spectacles, accueillant notamment un labyrinthe formé avec les véhicules remisés sur le site[6].
Installations
Le dépôt, d'une surface totale de 42 558 m2 dont 19 650 m2 destinés au remisage, comprend trois bâtiments principaux[7],[8] :
- au nord de l'avenue de la Jonction se trouve la remise principale, accueillant le remisage des trolleybus, à proximité immédiate de l'ancien siège social ;
- au sud de cette même avenue sont implantées les installations de lavage ;
- au bout de l'avenue, à l'ouest du site, se situe une remise annexe, inutilisée depuis le départ des autobus.
Le dépôt est équipé pour effectuer la petite maintenance des véhicules, la maintenance lourde étant effectuée au dépôt du Bachet-de-Pesay[8]. Il accueille, en 2011, 277 véhicules dont 91 trolleybus et 186 autobus[9].
La filiale TP Publicité SA et la Caisse de pension des TPG ont leurs locaux à La Jonction[7].

