Dépôt En Chardon
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Dépôt En Chardon | |
Vue du dépôt depuis la route de Meyrin. | |
| Adresse | Chemin de Champs-Prévost 30, 1214 Vernier |
|---|---|
| Coordonnées | 46° 13′ 24″ nord, 6° 05′ 26″ est |
| Ouverture | |
| Surface | 80 000 m2 |
| Capacité | 175 tramways et bus (en 2020) |
| Lignes | Tramway : |
| Matériels | Tramways, autobus |
| modifier |
|
Le dépôt En Chardon est un dépôt de tramway et d'autobus des Transports publics genevois, situé route de Meyrin, sur le territoire de la commune de Vernier, dans le canton de Genève en Suisse.
Construit à partir de 2015, il est destiné à permettre de libérer en partie le site du dépôt de La Jonction, désormais dédié aux seuls trolleybus, à désaturer le dépôt du Bachet-de-Pesay et à offrir aux TPG une capacité de remisage suffisante en prévision des extensions du réseau planifiées pour les années à venir.
Les retards du chantier, puis la pandémie de Covid-19, repoussent l'ouverture officielle du site en , avant une mise en service complète en .
Le dépôt est implanté sur la commune de Vernier, le long de la route de Meyrin, axe emprunté par les lignes 14 et 18 du tramway de Genève. Il occupe un terrain situé dans l'axe des pistes de l'aéroport international de Genève, sur le côté sud, dans la zone des Batailles, au lieu-dit En Chardon.
Le site est bordé à l'ouest par la piste du Touring Club Suisse et au sud par le chemin de Champs Prévost.
Histoire
Contexte
La construction du dépôt répond à deux problématiques majeures rencontrées par les TPG[1] : d'une part, la saturation des dépôts existants, devenus incapables d'accueillir du matériel supplémentaire alors que le réseau est amené à s'étendre, et d'autre part, la fermeture partielle programmée du dépôt de La Jonction, destiné à n'être utilisé que pour les trolleybus[2].
Les plans du projet sont déposés auprès de l'Office fédéral des transports (OFT) en et sont approuvés deux ans plus tard. Des plans complémentaires sont transmis à leur tour en et approuvés en [3].
La loi de financement est votée le par le Grand Conseil. Elle prévoit un budget de 329 millions de francs, comprenant 150 millions de subventions étatiques et 180 millions à la charge des TPG, dont 160 millions financés par un emprunt sur 20 ans contracté en [4],[5].
Déroulement des travaux
Les travaux préparatoires ont lieu de à [3].
La construction du dépôt débute en . Le chantier est attribué à Implenia pour un montant de 93 millions de francs[6]. Le déblaiement du site se poursuit jusqu'en 2016 ; la conception semi-enterrée du dépôt nécessite d'évacuer 450 000 m3 de terre[6].
L’évacuation des gravats commence le au moyen d'une bande transporteuse longue de 1,6 km, reliant le chantier à la zone industrielle de Meyrin-Satigny (ZIMEYSA), où les matériaux sont traités. Cette installation, en grande partie aérienne, comprend notamment un tronçon de 90 m passant sous les voies des CFF et surplombant les rues avoisinantes grâce à des pylônes pouvant atteindre huit mètres de hauteur[7].
Non prévue initialement, cette bande transporteuse représente un coût supplémentaire de six millions de francs, mais permet d'éviter près de 30 000 allers/retours en camion. l'obtention tardive du permis de construire, en , a toutefois rendu nécessaire de commencer l'évacuation des gravats par camion[7].
Les derniers terrassements sont achevés en , permettant le démontage de la bande transporteuse, le comblement de son tunnel sous les voies CFF et la remise en état des lieux[8].
Le gros œuvre est achevé en [2]. Le raccordement d'accès au réseau, depuis les voies des lignes 14 et 18, est réalisé entre le et le [9],[10].
Scandale de dumping salarial
En , le chantier est au centre d'un scandale de dumping salarial. Le , la police cantonale et l'Office cantonal de l'inspection et des relations de travail (OCIRT) procèdent à une perquisition du site, après avoir été alertés par les syndicats de soupçons de sous-enchères salariales concernant l'entreprise chargée des travaux d'électricité, alors achevés à plus de 90 %[11].
L'enquête révèle que cette société, filiale vaudoise d'un groupe italien, avait mandaté une autre entreprise fournissant de la main-d'œuvre italienne rémunérée à des niveaux inférieurs à ceux déclarés aux autorités[11]. En conséquence, l'OCIRT interdit à l'entreprise concernée l'accès au chantier à compter du . Selon la direction des TPG, cette décision est susceptible d'entraîner un surcoût estimé à 10 millions de francs ainsi qu'un retard de 18 mois[11].
L'entreprise obtient finalement une reprise temporaire de ses activités sur le chantier, avant de le quitter définitivement. Cette situation conduit à repousser l'ouverture du dépôt au , au lieu du initialement prévu, et à lancer un nouvel appel d'offres afin de désigner un prestataire de remplacement[12].
Mise en service
En , le dépôt est ouvert de manière anticipée afin d'y stationner une dizaine de convois de rames DAV, un convoi est ici une composition d'une rame DAV à deux caisses (Be 4/6) et d'une à trois caisses (Be 4/8), afin de libérer le dépôt du Bachet-de-Pesay de ces rames inutilisées en raison du trafic réduit imposé par la pandémie de Covid-19[13].
Le dépôt est officiellement mis en service le [14]. Le transfert des activités s'effectue ainsi progressive et s'achève le avec le transfert de 45 rames de tramways ainsi que de 130 autobus remisés précédemment au dépôt de La Jonction. Ce dernier est alors affecté exclusivement au remisage des trolleybus[15].
Une inauguration officielle ainsi qu'une journée portes ouvertes sont prévues à l'issue de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19.
