ESCP Business School
grande école de commerce française fondée à Paris en 1819
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ESCP, historiquement École supérieure de commerce de Paris et également dénommée ESCP Business School, est une grande école de commerce française et un établissement d'enseignement supérieur consulaire (EESC) de droit privé[2].
| Fondation |
1er décembre 1819 |
|---|
| Type |
Grande école consulaire (EESC) |
|---|---|
| Forme juridique |
Société anonyme à capitaux publics |
| Fondateur |
Germain Legret, Amédée Brodart |
| Président |
Philippe Houzé |
| Directeur |
Thomas Jeanjean |
| Devise |
It all starts here |
| Membre de | |
| Site web |
| Étudiants |
11 000 |
|---|---|
| Budget |
216 millions d'euros[1] |
| Pays |
France |
|---|---|
| Localisation |
Fondée à Paris en 1819, l'ESCP est considérée comme la plus ancienne école de commerce au monde encore en activité[3]. L'établissement est implanté sur six campus européens, situés à Paris, Londres, Berlin, Madrid, Turin et Varsovie.
L'établissement dispense des formations en management, économie, finance et sciences sociales, du premier cycle au doctorat. Son offre comprend notamment le Programme Grande École, qui confère le grade de master, plusieurs bachelors, des Masters of Science et mastères spécialisés, ainsi qu'un MBA. ESCP propose également des programmes de formation continue destinés aux cadres et dirigeants.
En France, l'ESCP est traditionnellement considérée avec HEC Paris et l'ESSEC parmi les trois grandes écoles de commerce communément désignées comme les « Parisiennes »[4][5][6]. À l'échelle européenne, l'établissement figure régulièrement parmi les premières écoles de commerce du classement du Financial Times ; il y occupe la quatrième place en 2025[7].
Histoire

École supérieure de commerce de Paris
Fondée sous le nom d'École spéciale de commerce et d'industrie en 1819 par deux anciens soldats de Napoléon, Germain Legret et Amédée Brodart, elle est la plus ancienne des écoles de commerce au monde[8].
Les deux fondateurs s'inspirent du projet de Vital Roux qui était de créer une pédagogie construite sur la base d’opérations de commerce simulées, selon une progression dans la complexité des affaires enseignées[9]. L'un des fondateurs de l'école, Germain Legret, avait d'ailleurs ouvert deux autres écoles de commerce à Paris, la première en 1815 et la seconde en 1818. Ces deux écoles avaient cependant fermé leurs portes rapidement[10]. De fait, le programme pédagogique de cette école comprend à ses débuts un enseignement général en écriture, en langues étrangères, arithmétique et géographie, ainsi que des enseignements de spécialités propres à cette école : tenue des livres, comptabilité, règles et usages du commerce. En outre, des exercices et travaux pratiques dans le musée commercial de l'école sont proposés aux élèves[11]. Il s’agit, selon la pédagogie imaginée par Vital Roux, de les confronter à des situations concrètes. De cette façon — après leur avoir inculqué les techniques et éléments rudimentaires du monde des affaires — les élèves sont mis en situation de gérer une maison de commerce ayant plusieurs boutiques et des produits multiples. Ils doivent ensuite faire de même en changeant d'échelle ; cette fois-ci dans un cadre international. Ces exercices préfigurent la pédagogie basée sur l'étude de cas, aujourd'hui utilisée dans la plupart des écoles de commerce à travers le monde.
Elle réussit assez vite à attirer des étudiants internationaux[12]. À titre d'exemple, la promotion de 1824 comprend 118 élèves, dont 36 étrangers : 7 Espagnols, 2 Havanais, 5 Brésiliens, 5 Hollandais, 4 Allemands, 2 Grecs, 2 Portugais, 2 Américains, 2 Chiliens, 1 Savoyard, 1 Italien, 1 Suédois, 1 Russe et 1 Haïtien[13]. Toutefois, elle n'est pas la seule école de commerce ouverte aux profils internationaux : d'autres écoles de commerce ainsi que certaines écoles polytechniques formant des étudiants au commerce accueillent aussi des étrangers dès le début du dix-neuvième siècle en Europe[14],[15].
L'institution s'attache à diffuser, dans la France de l'époque, les principes de l'économie politique et de la liberté commerciale. Elle forme, dès les années 1820, des entrepreneurs[16].
Elle est la première des grandes écoles de commerce « nées de la révolution industrielle et de la volonté de la bourgeoisie marchande et banquière d'instaurer une formation aux affaires »[17]. On retrouve aussi dans les textes fondateurs de l'ESCP une ambition patriotique. Elle se doit, tout comme les autres écoles de commerce créées par la suite en France, d’être un instrument de développement économique du pays contre ses adversaires, d’abord l’Angleterre puis l’Allemagne.
En 1825, les industriels Jean-Baptiste Say et Jean-Antoine Chaptal font partie du conseil de perfectionnement. Adolphe Blanqui, de l'Institut, devient le directeur de l'établissement de 1830 à 1854[8]. Disciple de Jean-Baptiste Say, il accélère, sur ses fonds propres, le développement de l'école, qui doit déménager deux fois en deux ans pour faire face à l'augmentation du nombre d'élèves venant grossir ses rangs[8]. Sous sa direction, l'ESCP se développe. Après le décès de Blanqui, c'est Gervais de Caen, son adjoint, qui lui succède à la tête de l'établissement jusqu'à sa mort brutale en 1868. Jeanne Blanqui en hérite, qui n'a alors que 17 ans, et n'a d'autre choix que de la céder à la chambre de commerce. Dans le même temps, les élèves de l'École se voient retirer le droit de sortir en uniforme par le Ministère à la suite de la participation de certains d'entre eux à des échauffourées lors d'une sortie à Vincennes[18].
Jusqu’en 1871, le cursus est organisé en « comptoirs », correspondant aux différentes années d’études[19]. Les enseignements de spécialisations se développent par la suite. La section de navigation maritime apparait en 1908, la section coloniale en 1913 et la section hôtelière en 1916[20].
L'École spéciale de commerce et d'industrie de Paris s’établit d'abord dans les locaux de la banque Laffitte, rue de Grenelle-Saint-Honoré, qui l'héberge, avant de s’installer à l’hôtel de Sully. Puis, sous le nom de École supérieure de commerce, elle s'implante au 47 rue des Tournelles de 1830 à 1832, puis au 59 boulevard Beaumarchais de 1832 à 1838 et enfin au 102 rue Amelot[21].
Finalement, le , l'école s'installe dans ses nouveaux locaux du 79 avenue de la République, à Paris — adresse qu'elle occupe toujours aujourd'hui. Ce site abrite donc des bâtiments fin XIXe siècle, ainsi qu'un immeuble plus récent, édifié en 1970, par l'architecte d'origine suisse Léonard Morandi.
La même année, l'École supérieure de commerce de Paris s'ouvre à la mixité. Quatre femmes sont admises au concours cette année-là, mais seule Joëlle Le Vourc'h choisit d'intégrer l'établissement, devenant la première étudiante de l'école et la première femme à intégrer l'une des grandes écoles de commerce parisiennes[22]. Son arrivée s'effectue dans un établissement jusque-là exclusivement masculin ; elle rapporte avoir été confrontée à l'hostilité de certains étudiants et enseignants et ne pas avoir été autorisée, durant sa première année, à participer aux activités sportives, faute d'autres étudiantes[22]. Elle revient par la suite à l'ESCP comme enseignante et y crée en 1985 un master spécialisé consacré à l'audit et au conseil, puis participe à la mise en place du système d'alternance en 1997[22].
À partir des années 1970, l'école développe parallèlement ses enseignements consacrés à l'entrepreneuriat, d'abord à travers des cours spécialisés, puis avec la création de master spécialisés dans les années 1990[23]. Depuis cette période, l’entrepreneuriat occupe une place croissante dans les formations et les activités de l’établissement[24].
ESCP-EAP puis ESCP Europe
En 1999, l'ESCP fusionne avec l'École européenne des affaires (EAP), à l'initiative de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris (CCIP), dont dépendent alors les deux établissements. Le nouvel ensemble prend le nom d'ESCP-EAP European School of Management. La fusion associe l'implantation historique et les formations de l'ESCP au modèle européen développé par l'EAP depuis les années 1970, fondé sur un cursus transnational et plusieurs implantations en Europe. Elle est officiellement consacrée par un arrêté du 17 juillet 2000, qui réunit les deux établissements au sein de l'« École supérieure de management ESCP-EAP » à compter de l'année universitaire 2000-2001[25].
Au cours des années 2000, l'école poursuit le développement de son modèle européen. Une implantation est notamment ouverte à Turin en 2004, complétant les campus de Paris, Londres, Berlin et Madrid. Cette organisation multi-campus devient progressivement un élément central de l'identité de l'établissement.
Le 9 avril 2009, ESCP-EAP adopte le nom ESCP Europe. Ce changement intervient après une consultation menée auprès d'étudiants et de recruteurs européens, qui avait notamment mis en évidence les difficultés de prononciation et de mémorisation de l'appellation « ESCP-EAP » à l'international[26]. La nouvelle dénomination vise à unifier l'identité de l'établissement autour de son implantation européenne ; l'école compte alors environ 3 500 étudiants répartis sur cinq campus, à Paris, Londres, Berlin, Madrid et Turin[27].
En septembre 2015, ESCP Europe élargit son offre de formation avec le lancement de son premier Bachelor in Management (BSc) sur son campus de Londres, avec une première promotion de 47 étudiants issus de 14 pays[28]. Conçu dès l'origine comme un cursus international de trois ans, le programme reprend le principe de mobilité entre plusieurs campus européens de l'établissement.
Le 7 juillet 2016, la Chambre de commerce et d'industrie de région Paris - Île-de-France, dont dépendent alors ESCP Europe et Novancia Business School, approuve le rapprochement des deux établissements. Celui-ci doit notamment permettre à ESCP Europe de développer son Bachelor in Management à Paris et de reprendre le campus de Novancia situé à Montparnasse, dans le 15e arrondissement, d'une superficie d'environ 18 000 m2[29]. Sans prendre la forme d'une fusion, cette réorganisation conduit à la disparition progressive de Novancia. ESCP Europe reprend le campus de Montparnasse et y déploie son Bachelor in Management à partir de la rentrée 2017[29].
Cette période est par ailleurs marquée par une évolution de la politique d'intégration des étudiants. À la suite de plusieurs incidents survenus lors de l'édition de 2017, ESCP Europe met fin à la formule traditionnelle de son week-end d'intégration (WEI) . La direction qualifie certains comportements de « violents et intolérables », tout en précisant qu'aucun élément ne permet alors d'établir l'existence de pratiques illégales ou d'un bizutage institutionnalisé[30]. Parmi les incidents rapportés figurent notamment une altercation entre deux étudiants, des comportements humiliants et le lancement d'un engin fumigène en direction d'un bungalow occupé par des étudiants[31]. À la suite de ces événements, les activités de deux associations étudiantes impliquées dans les débordements sont temporairement suspendues : Téléscoop, l'association audiovisuelle de l'école, et le Quatter, chargée de la gestion du bar étudiant[31]. À partir de la rentrée 2018, le week-end d'intégration est remplacé par un séminaire d'intégration académique élaboré avec le bureau des étudiants (BDE), qui organisait jusqu'alors le WEI[32]. La nouvelle formule intègre des activités de sensibilisation, parmi lesquelles une Fresque du climat ainsi que des ateliers consacrés au repérage des comportements sexistes et homophobes et à la prévention des risques liés à la consommation d'alcool[31].
L'évolution de l'établissement se poursuit également sur le plan institutionnel. Le , ESCP Europe prend le statut d'Établissement d'enseignement supérieur consulaire[33], à but non lucratif, ce qui lui confère une personnalité morale de droit privé, juridiquement autonome de la Chambre de Commerce et d’Industrie Régionale de Paris Île-de-France[34].
ESCP Business School
En 2019, l'école célèbre le bicentenaire de sa fondation et son entrée dans son troisième siècle d'existence. À cette occasion, ESCP Europe adopte en novembre le nom d'ESCP Business School, accompagné d'une nouvelle identité visuelle et d'un nouveau logo[35]. L'abandon du terme « Europe », utilisé depuis 2009, recentre la marque sur le nom historique ESCP, tandis que l'appellation « Business School » explicite son positionnement à l'international[35]. Les célébrations du bicentenaire réunissent près de 1 000 étudiants, diplômés, enseignants et partenaires à l'Atelier des Lumières, à proximité du campus historique de République[35].
En décembre 2021, l'association étudiante Tribunes ESCP invite Éric Zemmour, alors candidat à l'élection présidentielle de 2022, dans le cadre d'un cycle de rencontres avec plusieurs candidats. Cette invitation suscite une controverse au sein de l'établissement : environ 700 étudiants et diplômés signent une tribune dénonçant la visibilité accordée au candidat[36]. La direction défend pour sa part le principe de ces rencontres, considérant que les étudiants doivent pouvoir entendre les différents candidats à l'élection présidentielle afin de se forger leur propre opinion. À la suite de cette polémique, le directeur général Frank Bournois annonce un nouvel encadrement des débats politiques organisés sur le campus. L'école maintient la possibilité d'inviter des candidats au nom du pluralisme, mais prévoit notamment de rappeler ses principes de diversité, d'inclusion et de pluralisme au début de chaque conférence et de ne plus diffuser ces rencontres en direct[37]. La venue de Marine Le Pen, également envisagée dans le cadre du cycle de rencontres de l'élection présidentielle de 2022, est par la suite annulée. Cette controverse s'inscrit dans un mouvement plus large de rapprochement engagé par les formations d'extrême droite auprès des étudiants des grandes écoles de commerce françaises, identifiés comme de futures élites économiques[38].
À partir des années 2020, ESCP renforce la place des enjeux environnementaux dans ses programmes. Cette évolution se traduit par l'intégration de problématiques liées au changement climatique, à la transition écologique et aux limites planétaires dans les enseignements de management. Plutôt que de les cantonner à des cours spécialisés, l'école cherche à intégrer progressivement ces questions aux disciplines traditionnelles de la gestion, notamment la finance, le marketing et la stratégie[39].
Cette évolution conduit également à une révision de certains contenus pédagogiques afin de confronter les modèles économiques et managériaux traditionnellement enseignés aux contraintes environnementales. L'introduction de ces enjeux peut susciter des débats notamment sur les contradictions entre certains modèles de croissance économique et les objectifs de transition écologique[39][40].
Sous la direction de Léon Laulusa, directeur général de l'établissement de 2023 à 2026, l'ESCP poursuit le développement de ses formations de premier cycle et engage un programme de modernisation de ses implantations européennes[41]. Cette période est notamment marquée par l'expansion du Bachelor in Management, créé en 2015 et progressivement déployé sur plusieurs campus européens de l'école.
Cette croissance s'accompagne d'un programme d'investissements immobiliers portant sur les différents campus européens. En 2024, le Financial Times fait état d'environ 300 millions d'euros d'investissements prévus par ESCP, dont 150 millions d'euros consacrés au campus parisien[42]. En octobre 2024, l'école inaugure un nouveau campus à Turin, d'une superficie d'environ 8 000 m2, destiné à accueillir plus de 1 000 étudiants[43].
À Paris, ESCP engage la rénovation de son campus historique du 79 avenue de la République, occupé par l'établissement depuis la fin du XIXe siècle. Le chantier débute en 2025 et doit conduire à une réouverture du site en 2029[44]. Pendant les travaux, une partie des activités parisiennes est transférée sur le site de la porte de Champerret.
Parallèlement au développement de ses campus européens, ESCP accentue son recrutement international. Cette stratégie vise à diversifier l'origine géographique des étudiants et à renforcer l'attractivité de l'établissement hors de France[45]. ESCP accueille aujourd'hui environ 11 000 étudiants représentant près de 140 nationalités[46]. Cette politique s'inscrit dans un mouvement plus général d'internationalisation des grandes écoles françaises, qui cherchent à attirer davantage d'étudiants étrangers et à développer leur rayonnement international[47]. Pour ESCP, elle s'appuie notamment sur son organisation multi-campus, la mobilité des étudiants entre plusieurs pays et le recrutement direct dans différents systèmes universitaires étrangers.
L'importance accordée au recrutement international conduit ESCP à intervenir dans les débats relatifs aux conditions d'accueil des étudiants étrangers en France. En décembre 2023, les dirigeants d'ESCP, de HEC Paris et de l'ESSEC s'opposent publiquement à plusieurs dispositions de la loi sur l'immigration, notamment à l'instauration de quotas pluriannuels d'étudiants étrangers et d'une caution de retour. Ils estiment que ces mesures risquent de réduire l'attractivité de l'enseignement supérieur français et sa capacité à attirer des étudiants internationaux[48].
ESCP
En juin 2025, ESCP présente son plan stratégique 2026-2030, intitulé « Bold & United »[49]. Celui-ci prévoit une évolution de l'organisation académique de l'établissement avec l'objectif de faire d'ESCP, à l'horizon 2030, la première « université européenne du management »[50].
Le projet prévoit l'organisation d'ESCP autour de trois écoles. L'ESCP Business School, qui regroupe les formations historiques en management, doit être complétée par une ESCP School of Technology, dont l'ouverture est annoncée pour 2027, puis par une ESCP School of Governance, prévue pour 2029[49]. La première doit développer des formations associant management, sciences et technologies, notamment dans les domaines de l'intelligence artificielle, des données et de la transformation numérique. La seconde doit notamment développer des enseignements consacrés à la géopolitique, aux affaires publiques, au droit international et à la stratégie[51].
Cette nouvelle organisation s'accompagne d'une évolution de l'identité institutionnelle de l'établissement. Le nom ESCP est utilisé comme marque commune de l'ensemble, tandis que « ESCP Business School » désigne l'école de management historique, aux côtés de la future ESCP School of Technology et de la ESCP School of Governance[52][53].
En juin 2026, ESCP précise les premières formations de sa future School of Technology. Celle-ci doit accueillir sa première promotion en septembre 2027 et proposer notamment un Bachelor in Management, Science & Technology, ainsi que trois Master of Science.[54] Le bachelor, d'une durée de trois ans, doit être dispensé successivement sur les campus de Paris, Turin et Londres.
En juillet 2026, ESCP et Sciences Po annoncent la création d'un double bachelor en politique, économie et management. D'une durée de quatre ans et enseigné en anglais, le cursus associe les enseignements de sciences politiques et sociales et d'économie de Sciences Po à ceux de management dispensés par ESCP[55]. Cette création s'inscrit dans l'élargissement des formations de premier cycle développé par ESCP.
En juillet 2026, le conseil d'administration annonce la nomination de Thomas Jeanjean à la direction générale d'ESCP. Il doit prendre ses fonctions le 24 août 2026 et succède à Léon Laulusa[56]. Professeur de comptabilité et ancien directeur général adjoint de l'ESSEC, Thomas Jeanjean prend la direction de l'établissement au début de la mise en œuvre du plan « Bold & United ». Le mandat de Léon Laulusa a notamment été marqué par le développement des formations de niveau bachelor, l'élargissement de l'offre de formation, l'élaboration du plan stratégique 2026-2030 et le lancement d'un programme de transformation des campus européens. Celui-ci comprend notamment l'ouverture du nouveau campus de Turin et la rénovation du campus historique de République à Paris, qui se poursuit lors du changement de direction[57].
Programmes



Master in Management (Programme Grande École)
Le Master in Management (MiM), ou Programme Grande École, constitue la formation historique d'ESCP et confère le grade de master. Il est accessible notamment par concours après une classe préparatoire aux grandes écoles, via la Banque commune d'épreuves (BCE). À l'issue des concours, les choix d'affectation des candidats sont organisés par le système SIGEM.
Le recrutement s'est progressivement diversifié au-delà de cette voie historique. Le Programme Grande École accueille également des étudiants admis sur titre après un cursus universitaire en France ou à l'étranger.
Le cursus impose une mobilité entre plusieurs campus européens de l'école et comprend des périodes de formation académique et d'expérience professionnelle.
Les diplômés s'orientent principalement vers les secteurs du conseil, de la finance et des grandes entreprises. L'école fait partie, avec HEC Paris et l'ESSEC, des établissements particulièrement ciblés par les principaux cabinets internationaux de conseil en stratégie. Les cabinets McKinsey & Company, Boston Consulting Group et Bain & Company, généralement désignés comme les « Big Three », recrutent ainsi une part importante de leurs jeunes consultants en France parmi les diplômés de ces trois écoles[58].
Bachelors
En 2015, ESCP développe une formation de premier cycle organisée à l'échelle européenne[59].
Le Bachelor in Management (BSc) est un cursus de trois ans en management. Organisé selon le modèle multi-campus de l'école, il permet aux étudiants d'effectuer leur formation dans plusieurs villes européennes. Le programme comprend notamment des enseignements en économie, finance, marketing, droit et sciences sociales, ainsi que des périodes d'expérience professionnelle[60].
À partir de 2027, l'offre de premier cycle doit s'élargir avec le lancement du Bachelor in Management, Science & Technology (BSc), première formation de niveau bachelor de l'ESCP School of Technology. Enseigné en anglais sur trois ans, le cursus associe les sciences et technologies, notamment les mathématiques, l'informatique, l'intelligence artificielle, la science des données, la physique et les sciences du vivant, aux enseignements de management, d'économie et d'entrepreneuriat. La première année doit être suivie à Paris, la deuxième à Turin et la troisième à Londres. La première promotion est prévue pour septembre 2027[54].
En 2026, ESCP et Sciences Po annoncent par ailleurs la création du Bachelor in Politics, Economics and Management (PEM), un double diplôme de quatre ans entièrement enseigné en anglais[55]. Les deux premières années sont effectuées sur le campus de Sciences Po à Reims, dans le cadre de la mineure Amérique du Nord, avant une troisième année sur le campus londonien d'ESCP et une quatrième année sur l'un de ses campus de Berlin, Madrid, Paris ou Turin[61]. Le cursus associe les sciences politiques, l'économie, la sociologie, l'histoire et le droit enseignés à Sciences Po aux enseignements de management, finance, stratégie et méthodes quantitatives d'ESCP.
MBA
Le programme de MBA d'ESCP est organisé sur plusieurs campus européens de l'école et se caractérise notamment par la possibilité d'effectuer la formation dans deux pays différents.
En 2019, le programme fait partie, avec l'Executive MBA d'ESCP, des premiers cursus à obtenir la nouvelle accréditation internationale « EFMD Accredited Programme », délivrée par l'European Foundation for Management Development (EFMD)[62]. Cette accréditation a depuis été renouvelée ; l'EFMD répertorie actuellement le MBA in International Management d'ESCP parmi les programmes accrédités pour une durée de cinq ans[63].
Masters of Science (MSc) et Specialised Masters
Ces programmes sont principalement accessibles aux étudiants ayant déjà acquis un master ou ayant un bachelor avec au minimum 3 ans d’expérience professionnelle.
En 2017, l'école lance l'Executive Master in International Business (EMIB), le premier diplôme 100 % en ligne de l'école[64].
En 2025, son Master in Finance est classé premier au monde par le Financial Times[65].
ESCP Extension School
En 2024, ESCP crée l'Extension School, une offre de formation continue destinée à élargir son public au-delà des étudiants suivant les cursus diplômants traditionnels de l'école. Elle s'adresse principalement à des professionnels en activité ou en reconversion souhaitant acquérir de nouvelles compétences, notamment dans les domaines liés aux transformations numérique et environnementale. Les formations, organisées à temps partiel et majoritairement à distance, débouchent sur des certifications et peuvent notamment être financées par le compte personnel de formation (CPF)[66].
Le lancement de l'Extension School s'inscrit dans la stratégie de diversification des activités de l'établissement. L'ESCP cherche alors à toucher des publics qui n'accèdent traditionnellement pas à ses formations et à développer parallèlement de nouvelles sources de revenus[67].
Classements
ESCP figure régulièrement parmi les premières écoles de commerce dans les classements français et européens, dont les résultats varient selon les programmes et les critères retenus.
En France, elle appartient avec HEC Paris et l'ESSEC au groupe des trois écoles de commerce parisiennes traditionnellement placées en tête des classements des formations post-préparatoires. En 2026, L'Étudiant place ainsi HEC en première position, devant ESCP et l'ESSEC[68]. Le classement SIGEM 2026, fondé sur les choix d'affectation des étudiants issus des classes préparatoires, place pour sa part ESCP en troisième position derrière HEC et l'ESSEC[69].
À l'échelle européenne, ESCP occupe la quatrième place du classement 2025 des écoles de commerce du Financial Times, derrière l'INSEAD, HEC Paris et la London Business School, et devant l'ESSEC, l'EDHEC et l'emlyon parmi les principales écoles françaises classées[70].
Organisation
Statut
ESCP est depuis 2018 un Établissement d'enseignement supérieur consulaire, dont le principal actionnaire est la CCIR Paris Île-de-France et les deux actionnaires minoritaires l'Association des Anciens ESCP et la Fondation ESCP. La diminution des subventions publiques via la CCIR a amené ESCP à se développer fortement entre 2015 et 2020[71].
Direction
- 1830-1854 : Adolphe Blanqui[72] ;
- 1999-2006 : Jean-Louis Scaringella[73] ;
- 2006-2012 : Pascal Morand[74] ;
- 2012-2014 : Édouard Husson ;
- 2014-2023 : Frank Bournois[75] ;
- 2023-2026 : Léon Laulusa[76] ;
- depuis 2026 : Thomas Jeanjean[77].
Budget, frais de scolarité et politique sociale
ESCP dispose d'un budget annuel de 216 millions d'euros en 2025[78]. Son financement repose notamment sur les frais de scolarité acquittés par les étudiants. Leur augmentation depuis les années 2010 intervient dans un contexte de diminution progressive des financements accordés aux grandes écoles par les chambres de commerce et d'industrie (CCI), qui conduit les établissements concernés à accroître leurs ressources propres[79].
Cette évolution du modèle de financement s'accompagne d'une forte progression du coût des études et suscite des interrogations sur l'accessibilité sociale de ces formations, notamment pour les étudiants issus des catégories sociales les moins favorisées[79]. À ESCP, cette question se traduit notamment par des différences de représentation des étudiants boursiers selon les formations. En 2024, environ 24 % des étudiants du Programme Grande École étaient boursiers, contre 6 % dans le Bachelor in Management[80].
L'établissement développe parallèlement des dispositifs de bourses et d'exonération des frais de scolarité[81]. À compter de 2026, les étudiants boursiers du CROUS intégrant le Programme Grande École bénéficient d'une exonération totale pour les échelons 2 à 7, d'une réduction de 50 % à l'échelon 1 et de 20 % à l'échelon 0 bis[82].
La diversification des activités de l'école participe également au financement de ces dispositifs. Lors du lancement de l'ESCP Extension School en 2024, l'établissement indique vouloir affecter une partie des revenus générés par cette activité de formation continue au financement de bourses pour les étudiants de ses formations initiales[80].
Campus
ESCP dispose de six campus européens situés à Paris, Berlin, Londres, Madrid, Turin et Varsovie, auxquels s'ajoute une implantation à Dubaï. Le réseau actuel résulte à la fois de l'expansion de l'école et de la fusion, en 1999, avec l'École européenne des affaires (EAP), qui avait développé dès les années 1970 un modèle d'enseignement organisé dans plusieurs pays européens.
À Paris, l'établissement est installé depuis le 3 octobre 1898 au 79 avenue de la République, dans le 11e arrondissement. Son implantation parisienne s'étend en 2017 avec la reprise du campus de Montparnasse de Novancia Business School, à la suite du rapprochement engagé entre les deux établissements. Dans la perspective de la rénovation complète du site de République, une partie des activités est transférée à partir de 2023 vers un campus de 17 000 m2 situé porte de Champerret, dans le 17e arrondissement[83].
Les implantations britannique et allemande trouvent leur origine dans le modèle européen développé par l'EAP. Au Royaume-Uni, celle-ci s'implante en 1974 à Oxford, où les enseignements sont notamment dispensés dans des locaux de l'University College et d'autres bâtiments de l'université d'Oxford. Après la fusion entre l'ESCP et l'EAP, l'implantation britannique est transférée en 2005 à Londres[84], où le campus est aujourd'hui situé dans le quartier de Hampstead.
En Allemagne, l'EAP ouvre une implantation à Düsseldorf en 1975. Dix ans plus tard, à l'invitation des autorités de Berlin-Ouest, elle quitte Düsseldorf pour Berlin : la première promotion y est accueillie en septembre 1985[85]. Après plusieurs implantations dans la ville, le campus s'établit à proximité du château de Charlottenbourg. Il bénéficie du statut de Wissenschaftliche Hochschule, qui l'intègre au système d'enseignement supérieur allemand.
L'expansion européenne se poursuit avec l'ouverture du campus de Madrid en 1988[86]. En Italie, ESCP s'implante à Turin en 2004, où elle développe notamment des relations avec l'Université de Turin et l'École polytechnique de Turin. En octobre 2024, l'établissement inaugure dans le centre de la ville un nouveau campus permanent d'environ 8 000 m2, installé dans un bâtiment historique rénové et accueillant plus de 1 000 étudiants[87].
Le réseau s'étend à l'Europe centrale en 2015 avec l'ouverture du campus de Varsovie, développé en partenariat avec l'Université Kozminski[88]. En dehors de ses six campus européens, ESCP ouvre en 2022 une implantation à Dubaï, aux Émirats arabes unis, qui accueille notamment un MSc consacré au Big Data and Business Analytics[89].
Au cours des années 2020, l'établissement engage un important programme de modernisation et d'extension de ses implantations. En 2024, les investissements immobiliers prévus représentent environ 300 millions d'euros, dont 150 millions consacrés à Paris et 70 millions à l'acquisition d'un nouveau campus à Madrid et l'agrandissement du campus de Londres[90]. Cette politique accompagne la croissance des effectifs de l'école, qui prévoit d'atteindre 12 000 étudiants à l'horizon 2030[90].
À Paris, ce programme immobilier se traduit principalement par la rénovation du campus historique de République. Les travaux sont engagés en 2025 et la réouverture du site est prévue pour 2029[44]. Durant les travaux, le campus de Champerret constitue la principale implantation parisienne de l'établissement.
Partenariats en France
Sorbonne Alliance

Dans le cadre de son rapprochement avec le monde universitaire français, ESCP participe à partir de 2018 au projet Sorbonne Alliance. Celui-ci aboutit en 2021 à la création d'une convention de coordination territoriale réunissant l'école, l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et l'Université Sorbonne-Nouvelle[91][source secondaire souhaitée]. À travers cette alliance, les trois établissements mettent en commun une partie de leurs activités dans les domaines de la recherche et de la formation, notamment autour des sciences humaines et sociales, et développent des initiatives communes en matière de relations internationales et de vie étudiante. Pour ESCP, historiquement spécialisée dans l'enseignement du management, ce rapprochement permet notamment de développer des coopérations avec des disciplines universitaires complémentaires.
Le périmètre de Sorbonne Alliance s'élargit en 2024 avec l'adhésion de l'Inalco[92].
Doubles diplômes français
En France, ESCP s'appuie sur plusieurs partenariats académiques permettant aux étudiants du Programme Grande École de compléter leur formation en management par des cursus dans d'autres disciplines.
Une partie de ces formations est développée avec l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, notamment dans le cadre de Sorbonne Alliance. Dès le pré-master, les étudiants peuvent suivre parallèlement des cursus en droit, en mathématiques et informatique appliquées aux sciences humaines et sociales (MIASHS), en histoire de l'art ou en humanités. Au niveau master, le partenariat avec l'École de management de la Sorbonne comprend également des doubles diplômes spécialisés en ingénierie financière ainsi qu'en finance de marché et gestion des risques.
D'autres accords permettent aux étudiants de compléter leur formation en management par des cursus scientifiques, techniques ou spécialisés. Un double diplôme avec CentraleSupélec associe ainsi le Master in Management d'ESCP à une formation d'ingénieur[93][94]. Des parcours comparables sont proposés dans les domaines de la statistique avec l'ENSAE, et de l'ingénierie avec Mines Paris – PSL et l'ESTP. D'autres doubles diplômes ouvrent le cursus à des secteurs spécialisés, notamment la mode avec l'Institut français de la mode, l'hôtellerie et la restauration avec Ferrandi Paris, ou le journalisme avec le CFJ.
Les partenariats français s'étendent également à la formation militaire. Depuis 2020, ESCP participe au programme de double diplôme de l'Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan, qui permet à des étudiants de l'école de suivre une partie de leur formation à Saint-Cyr et, réciproquement, à des officiers-élèves de compléter leur cursus par une formation en management[95].
Dans le domaine de la recherche, un parcours permet aux étudiants du Programme Grande École de poursuivre parallèlement une formation au sein de plusieurs établissements franciliens, parmi lesquels l'Université Paris-Saclay, l'Université PSL, l'École normale supérieure Paris-Saclay et Mines Paris – PSL. Ce dispositif vise notamment à préparer les étudiants à la poursuite d'études en doctorat et aux métiers de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Enfin, certains parcours sont orientés vers la haute fonction publique. En partenariat avec l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et l'École normale supérieure, les étudiants peuvent notamment suivre une préparation aux concours de l'Institut national du service public (INSP), qui a succédé à l'École nationale d'administration (ENA). Cette orientation s'inscrit dans une évolution plus générale observée au cours des années 2020 parmi les grandes écoles de commerce : les diplômés de HEC, de l'ESSEC et d'ESCP sont davantage présents dans la haute administration et les cabinets ministériels[96].
Partenariats internationaux
Réseau universitaire international
En complément de ses six campus européens, ESCP développe un réseau d'accords académiques permettant aux étudiants d'effectuer une partie de leur cursus dans des établissements partenaires. L'école compte plus de 150 partenariats universitaires répartis dans une cinquantaine de pays, sous la forme notamment d'échanges académiques et de doubles diplômes[97]. Ce réseau comprend des établissements européens tels que la London Business School, l'Imperial College London, l'Université de Saint-Gall, l'Université Charles-III de Madrid ou encore l'Université de Turin.
Cette politique de partenariats complète le modèle multi-campus de l'école, dans lequel une partie des cursus est organisée dans plusieurs pays. En 2025, le Financial Times relève le développement de ce type de formations transfrontalières parmi les écoles de commerce européennes et cite ESCP parmi les établissements ayant développé leur présence dans plusieurs pays[98].
Doubles diplômes internationaux
Les partenariats internationaux d'ESCP prennent également la forme de doubles diplômes conclus avec des universités et grandes écoles étrangères. Ils permettent aux étudiants de suivre une partie de leur formation dans l'établissement partenaire et d'obtenir, sous réserve de satisfaire aux exigences des deux institutions, deux diplômes[99].
Le réseau de doubles diplômes s'est progressivement étendu au-delà des seules disciplines du management. ESCP conclut notamment un accord avec la Columbia University School of Engineering and Applied Science afin d'associer formation en management et ingénierie[100].
En Italie, l'ESCP s'est associée à l'École polytechnique de Turin pour monter un programme commun de master en sciences de l'ingénieur. D'une durée de trois ans, ce programme est destiné à des étudiants déjà titulaires d’un diplôme d’ingénieur de premier degré. Au terme du cursus, les étudiants obtiennent un Laurea magistrale in Ingegneria Gestionale du Politecnico di Torino et le diplôme Grande École de ESCP Business School.
Partenariat avec OpenAI
En octobre 2024, ESCP conclut un partenariat avec OpenAI portant sur l'intégration de l'intelligence artificielle générative dans ses activités d'enseignement et de recherche[101]. L'accord prévoit notamment le déploiement de ChatGPT Edu, version de l'outil destinée aux établissements d'enseignement supérieur, auprès des étudiants, enseignants, chercheurs et personnels de l'école.
Le partenariat s'inscrit dans une politique plus large d'intégration de l'intelligence artificielle dans les enseignements. Les expérimentations portent notamment sur son utilisation dans la conception des contenus pédagogiques et dans l'accompagnement des étudiants[102].
Personnalités liées
Professeurs-chercheurs
Le corps professoral d'ESCP est réparti entre les différents campus européens de l'établissement et rassemble des enseignants-chercheurs issus des principales disciplines du management, de l'économie et des sciences sociales.
Parmi les enseignants et chercheurs ayant exercé ou exerçant à ESCP figurent notamment l'économiste Jean-Marc Daniel, le philosophe Ghislain Deslandes, les professeurs de stratégie Frédéric Fréry et Isaac Getz, ainsi qu'Andreas Kaplan, spécialiste du numérique et de l'intelligence artificielle. L'école a également compté parmi ses enseignants plusieurs personnalités académiques ou économiques, dont Jean-Baptiste Say, Adolphe Blanqui et Léon Walras.
Étudiants
ESCP dispose d'un réseau international de plus de 85 500 anciens élèves, répartis dans environ 150 pays[103]. Les diplômés sont regroupés au sein d'ESCP Alumni, association chargée notamment d'animer le réseau des anciens élèves et de développer les relations entre ses membres.
Sont notamment passés par les salles de classe d'ESCP :
Politiques
- Michel Barnier (Premier ministre français, négociateur en chef du Brexit pour l'Union européenne, ancien commissaire européen, ancien ministre des Affaires étrangères, de l'Agriculture et de l'Environnement) ;
- Jean-Louis Destans (diplomate, ex-président du conseil général de l'Eure) ;
- Rémi Féraud (sénateur, ex-maire du 10e arrondissement de Paris) ;
- Laurent Jacobelli ;
- Jean-Pierre Lecoq (maire du 6e arrondissement de Paris) ;
- Pierre Lévy (diplomate) (directeur de l'Union européenne au ministère des Affaires étrangères ancien ambassadeur de France en République tchèque) ;
- Roxana Maracineanu (ex-ministre française des Sports de 2020 à 2022) ;
- Jean-Pierre Raffarin (Premier ministre français de 2002 à 2005, ex-sénateur de la Vienne) ;
- Christian Saint-Étienne (économiste et homme politique) ;
- Frédéric Salat-Baroux (secrétaire général de la présidence de la République française de 2005 à 2007, conseiller d'État) ;
- Stéphane Valeri (homme politique monégasque) ;
- François Zocchetto (ex-sénateur).
Dirigeants d'entreprise
- Patricia Barbizet (PDG de Christie's, vice-présidente du conseil de surveillance du groupe Kering, administrateur référent de Total) ;
- Soazig Barthélemy (entrepreneure sociale et fondatrice du festival Empow'Her) ;
- Bertrand Dumazy (PDG Edenred) ;
- Thierry de La Tour d'Artaise (PDG SEB) ;
- Jacques Lavie (fondateur de la société BnbLord)[104] ;
- Renaud de Lesquen (CEO de Givenchy)[105],[106] ;
- Patrice Louvet (en), (PDG de Ralph Lauren) ;
- Véronique Morali (présidente de Fimalac) ;
- Caroline Parot (présidente du directoire d'Europcar) ;
- François Pauly (CEO du groupe Edmond de Rothschild) ;
- Farid Chedid (PDG Ascoma)[107];
- Alexandre Ricard (président de la société Ricard) ;
- Karine Schrenzel (PDG 3 Suisses) ;
- Patrick Thomas (gérant Hermès).
Personnalités des médias, de l'édition et de la culture
- Martin Ajdari (secrétaire général de France Télévisions) ;
- Christophe Barbier (directeur de la rédaction de L'Express) ;
- Philippe Gloaguen (dirigeant/fondateur du Guide du routard) ;
- Laurent-Eric Le Lay (PDG d'Eurosport) ;
- François Morinière (DG de L'Équipe) ;
- Arnaud Nourry (PDG Hachette Livres) ;
- Arnaud de Puyfontaine (PDG de Vivendi) ;
- Arthur Teboul (chanteur et parolier du groupe Feu! Chatterton) ;
- Leila Slimani (journaliste et écrivaine).
Créateurs d'entreprise
- François Lemarchand (dirigeant/fondateur de Nature et Découvertes) ;
- Antoine Riboud (1919-2002) (fondateur de Danone) ;
- Augustin Paluel-Marmont (cofondateur de Michel et Augustin) ;
- Michel de Rovira (cofondateur de Michel et Augustin) ;
- Christian Latouche (fondateur de Fiducial) ;
- Édouard Salustro (1929-2013) (fondateur du cabinet Salustro) ;
- Stéphane Distinguin (fondateur et président de Fabernovel) ;
Enseignants et chercheurs
- Agnès Bénassy-Quéré (directrice du CEPII) ;
- Olivier Blanchard (chef économiste du FMI de 2008 à 2015, ancien directeur du département d'économie du Massachusetts Institute of Technology) ;
- Christine Musselin (directrice scientifique de l'Institut d'études politiques de Paris) ;
- Michel Wieviorka (directeur d'études à l'EHESS).
Dirigeants associatifs
- Roger Cukierman (ex-président du CRIF, vice-président du Congrès juif mondial et trésorier de la Fondation pour la mémoire de la Shoah).
Sportifs
- Valérie Barlois (championne olympique d'escrime) ;
- Érik Boisse (champion olympique d'escrime) ;
- Stéphane Diagana (champion du monde d’athlétisme) ;
- Brice Guyart (champion olympique de fleuret) ;
- Mickaël Landreau (footballeur international).
Recherche
Les activités de recherche d'ESCP couvrent les principales disciplines des sciences de gestion et du management, notamment la finance, la stratégie, le marketing, l'entrepreneuriat, les ressources humaines et les organisations. Elles sont menées par des enseignants-chercheurs répartis entre les différents campus européens de l'établissement.
Comme dans les autres grandes écoles de commerce françaises, la recherche prend une importance croissante à partir des années 2000, notamment sous l'effet de l'internationalisation des établissements et de la place accordée aux publications scientifiques dans les accréditations et classements internationaux. Cette évolution conduit les écoles à accroître les moyens consacrés au recrutement de chercheurs et à la production scientifique, tout en suscitant des débats sur la pression à la publication et l'équilibre entre recherche et enseignement[108].
La recherche est également structurée autour de chaires et de programmes associant enseignants-chercheurs et entreprises.
Centres de recherche
- Centre d'étude des transferts de technologies et des processus d'innovation ;
- Centre d’étude et de recherche Amérique Latine-Europe ;
- Centre de recherche en distribution et commerce électronique ;
- Centre de Recherche en Management et Histoire Financière ;
- Centre de recherche en philosophie économique ;
- Centre de recherche en management public ;
- Centre de Recherches sur l’Individu et la Société Hypermodernes (CRISHYP) ;
- Centre d'Études et de Recherches Sociologiques (CERS) ;
- RFID European Lab.
Chaires de recherche
à Paris :
- Finance de marché - stratégie d'investissement et d'arbitrage (avec OTCex Group) ;
- Stratégie des risques et Performance (en partenariat avec KPMG) ;
- Entrepreneuriat (en partenariat avec Ernst & Young) ;
- Santé (en partenariat avec Johnson & Johnson) ;
- Contrôle interne et maîtrise des activités (en partenariat avec IFACI) ;
- Marketing et Communication ;
- Dirigeance d'entreprise ;
- Transformation et innovation financière avec BNP Paribas CIB, créée en 2013.
à Berlin :
- Finance ;
- Management international et stratégique ;
- Marketing international ;
- Marketing ;
- Organisation & recherche empirique ;
- Management des ressources humaines & leadership interculturel ;
- Économie ;
- Systèmes d'information ;
- Institut pour la gestion de l'environnement.