Environnement en Grèce

From Wikipedia, the free encyclopedia

L'environnement en Grèce est l'environnement (ensemble des éléments - biotiques ou abiotiques - qui entourent un individu ou une espèce et dont certains contribuent directement à subvenir à ses besoins) du pays Grèce.

Si la Grèce, au milieu littoral très développé, est un des pays méditerranéens qui a le mieux conservé sa biodiversité, avec plus de 6 000 végétaux et 900 espèces animales, l'action de l'Homme sur l'environnement est également importante. L'activité agricole présente plusieurs secteurs développés : production d'huile d'olive, élevage caprin et ovin, aquaculture...

Les émissions de gaz à effet de serre par habitants, bien qu'en baisse depuis 2007, demeurent élevées, alors même que le réchauffement climatique amplifie les effets des catastrophes naturelles : canicules, incendies, sécheresses... Les transports et l'énergie, mais aussi le tourisme, pilier de l'économie, participent au bilan carbone. On compte plus de 30 millions de visiteurs par an, soit environ trois fois plus que d'habitants.

Milieux, faune et flore

Milieux

La plaine littorale d'Argolide.

Le territoire comprend trois unités géographiques : la Grèce continentale, la presqu'île du Péloponnèse et les îles qui représentent un cinquième de la superficie totale du pays. Les côtes grecques sont bordées à l'ouest par la mer Ionienne et à l'est par la mer Égée où se trouvent la majorité des îles grecques. Le milieu littoral est très important en Grèce, qui compte 9 841 îles et 15 000 km de côtes. Les grottes sous-marines de Crète sont riches en éponges et en coraux.

La forêt couvre un cinquième du territoire du pays. Parmi les 200 espèces d'arbres, les principaux sont le pin, l'olivier, le peuplier argenté, le cyprès, le châtaignier et le sapin[1]. Ses 65 000 km2 sont largement inférieurs aux surfaces des autres pays européens et constamment menacés par la pression immobilière et les incendies de forêts (tels ceux de 2007). Huit mille hectares sont encore une forêt primaire, principalement dans les Rhodopes[2].

Les monts du Pinde forment la chaîne centrale du pays, avec une hauteur moyenne de 2 650 mètres. Le nord de la Grèce présente une autre chaîne de montagnes, les monts du Rhodope, entre 1 800 et 2 300 mètres d'altitude. On trouve en Grèce de nombreux canyons et autres paysages karstiques, dont les Météores et les gorges de Vikos.

Les zones de plaine ou de faible pente sont relativement rares en Grèce (20 à 30 % de la superficie).

Faune et flore

La Grèce est un des pays méditerranéens qui a le mieux conservé sa biodiversité.

Plus de 6 000 végétaux sont recensés dont 4 050 espèces sauvages dont 800 sont protégés.

On compte aussi 900 espèces animales dont deux cents protégées. Certaines sont endémiques ou dont les derniers représentants sont en Grèce (Phoque moine de Méditerranée, tortue carette) ; 28 des 36 espèces d'aigles européens vivent dans le ciel de Grèce[3],[2]. La Grèce est une des zones de reproduction traditionnelles des tortues Caouanne, espèce protégées[4].

Zones protégées

La protection de la nature est un phénomène ancien (1932 : premières lois de protection ; 1937 : premiers parcs nationaux). En 2009, le pays compte neuf parcs nationaux et dix réserves aquatiques. Quatre cents zones supplémentaires ont été protégées dans le cadre du plan européen Natura 2000. Cependant, la réalité est différente : les activités humaines (chasse, agriculture, immobilier, tourisme, etc.) empiètent sans grande crainte de représailles légales sur les zones protégées[2].

Réseau européen Natura 2000

Le réseau Natura 2000 rassemble des sites naturels ou semi-naturels de l'Union européenne ayant une grande valeur patrimoniale, par la faune et la flore exceptionnelles qu'ils contiennent.

En , la Grèce comptait 446 sites dont :

La superficie totale est de 58 778 km2, ce qui représente 27,3 % de la surface terrestre et marine du territoire de la Grèce[5].

Impacts sur les milieux naturels

Agriculture, pêche et alimentation

D'importants travaux de drainage et d'irrigation ont été menés depuis le milieu du XIXe siècle et se sont accélérés d'abord dans les années 1920 puis les années 1960 afin de rendre les plaines grecques utilisables pour la culture et non plus seulement pour l'élevage comme c'était traditionnellement le cas[6],[7].

Cultures

Paysage agricole du plateau de Lassithi, en Crête.

L'olivier est une plantation emblématique de la Grèce. Le pays est le 3e producteur mondial d'huile d'olive, avec 300 000 tonnes produites en 2014-2015.

Élevage

Troupeaux de chèvres en Grèce.

L'élevage grec est concentré dans l'élevage caprin et ovin, la Grèce ayant le 3e plus grand cheptel ovin et le plus grand cheptel caprin de l'Union européenne. Cet élevage est tout autant destiné à la production de viande que de produits laitiers (notamment de yaourts grecs et de feta, fromage à base de lait de brebis).

En 2010, la Grèce possède 2,4 millions d'unités de gros bétail, en baisse de 5,3 % par rapport à 2000.

Alimentation

En 2023, d'après la Commission européenne, chaque personne en Grèce a jeté environ 196 kg de nourriture, qui en font le troisième pays de l'UE en matière de gaspillage alimentaire.

Pêche

Aquaculture dans le golf d'Argos.

La pêche est un secteur important en Grèce, notamment l'aquaculture où la Grèce est l'un des principaux pays producteurs européens

Transports

La rame TA10012 du tramway d'Athènes, sur la ligne 5.

Transports en commun

Athènes dispose d'un réseau dense de trolleybus et d'autobus. Afin de lutter contre la pollution, une part croissante des autobus fonctionne au gaz naturel pour véhicules (GNV).

Le métro, dont la première ligne (la ligne verte[8] nommée également ISAP) date de 1904, a été complété par deux lignes modernes (les lignes rouge et bleue[8]) en 2000 et s'étend jusqu'à l'aéroport. Trois lignes de tramway (3, 4 et 5), ont été mises en service pour les Jeux olympiques de 2004[9]

Pression sur les ressources non renouvelables

La Chine finance des projets de centrale à charbon en Grèce et ailleurs dans le monde[10].

Pollutions

Les émissions de gaz à effet de serre (GES)

En 2002, les émissions de gaz à effet de serre (GES) étaient d'environ 94 MTCO2, soit moins de 1 % des émissions mondiales. Environ 6 à 8 tonnes d'équivalent CO2 de gaz à effet de serre étaient émises par tête en Grèce en 2016.

Le pic des émissions est estimé à 2007, avec près de 9 tonnes d'équivalent CO2 de gaz à effet de serre émis par habitant. En 2022, l'énergie consommée en Grèce émet 30 % de CO2 en moins qu'en 2005.

En 2023, la Grèce a enregistré les émissions de feux de forêt les plus élevées de deux dernières décennies pour un mois de juillet, avec un total à une mégatonne d’émissions de carbone entre le 1er et le , doublant presque le record de [Note 1],[11].

La pollution de l'air

La pollution de l'eau

La gestion des déchets

Impacts de l'urbanisation

Athènes.

La Grèce compte 10 432 481 habitants en 2021. Athènes est la plus grande ville, avec 664 046 habitants en 2011.

Voici la liste des plus grandes villes en 2011 et leur évolution démographique :

Rang Municipalité Nom en grec Rec. 1981 Rec. 1991 Rec. 2001 Est. 2007 Rec. 2011 Évol. 2001-2011 Périphérie District régional
1.AthènesΑθήνα885 737772 072745 514720 979664 046−11%AttiqueAthènes-Centre
2.ThessaloniqueΘεσσαλονίκη406 413383 967363 987348 920315 196−13%Macédoine-CentraleThessalonique
3.PatrasΠάτρα142 163152 570160 400164 741167 446+4%Grèce-OccidentaleAchaïe
4.Le PiréeΠειραιεύς196 389182 671175 697170 715163 688−7%AttiqueLe Pirée
5.LarissaΛάρισα102 048112 777124 394130 946144 651+16%ThessalieLarissa
6.HéraklionΗράκλειο102 398115 270130 914140 357140 730+7%CrèteHéraklion
7.PeristériΠεριστέρι140 858137 288137 918137 472139 981+1%AttiqueAthènes-Ouest
8.KallithéaΚαλλιθέα117 319114 233109 609106 757100 641−8%AttiqueAthènes-Sud

L'exposition aux risques

Politique environnementale en Grèce

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI