Eugène Joors

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Eugène Joors
Eugène Joors vers 1890.
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Période d'activité
Nationalité
Activités
Formation
Maîtres
Lieux de travail
Distinction

Eugène Joors, né à Borgerhout le et mort à Berchem le , est un artiste peintre et graveur belge.

Son vaste champ pictural, de facture réaliste, couvre essentiellement les portraits, les natures mortes, les représentations animalières et les paysages.

Il expose en Belgique et en Allemagne, où il rencontre de nombreux succès et forme des élèves belges et allemands au cours de sa carrière professorale à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers.

Ses œuvres sont notamment conservées au Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers.

Famille

Homme jouant de la guitare devant un mur (1878).

Eugène Joors, né à Borgerhout le , est l'aîné des dix enfants de Pierre Paul Gérard Joors, épicier (né à Anvers en 1818), et de Caroline Marie Vander Stappen (1824-1899)[1]. Le , il épouse à Borgerhout Marie Madeleine Jacobs (1858-1915) et légitime comme sa fille Berthe Joors (1879-1945)[2].

Formation

En 1861, âgé de onze ans, Eugène Joors devient étudiant à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers, où il poursuit ses études jusqu'en 1870, année où il obtient le prix d'excellence. Ce prix est assorti des premiers prix en composition d'histoire (cours de Nicaise De Keyser), de torse d'après nature (cours de Joseph Van Lerius), de dessin d'après nature (cours de Polydore Beaufaux) d'expression et d'anatomie (cours dispensés par Joseph Geefs). Concomitamment, de 1864 à 1866, Eugène Joors suit les cours de gravure dispensés par Jean Baptiste Michiels[3],[4].

Carrière

Un peintre à son chevalet.

Eugène Joors expose pour la première fois à l'Exposition internationale de Londres de 1871 un tableau intitulé Joueur de guitare napolitain qui trouve de suite un acquéreur. En 1873, il se présente au Prix de Rome belge de peinture qui n'est pas décerné, mais, dont la récompense financière est partagée entre les six candidats acceptés au concours[4].

Eugène Joors expose ensuite à de nombreux Salons triennaux belges à Anvers, à Bruxelles et à Gand, à l'Exposition universelle de 1885 (mention honorable pour Attraction montrant une amazone descendant de cheval et donnant du sucre à ses lévriers) et à l'Exposition universelle de 1894 (médaille de seconde classe). Il est membre du cercle De Scalden[4].

Ses nombreuses expositions en Allemagne lui assurent une renommée outre-Rhin. À Munich, après l'achat de l'une de ses œuvres par le prince-régent Luitpold de Bavière, il reçoit une médaille d'or de seconde classe en . Il expose également à Brême (1890), Stuttgart (1891) et à la Grande exposition d'art de Berlin (1893). En France, il envoie ses œuvres à l'Exposition universelle de 1889 à Paris et à l'Exposition de Bordeaux de 1895[4].

Professeur de nature morte à l'Académie des beaux-arts d'Anvers, nommé en 1886, il forme plusieurs élèves, parfois venus d'Allemagne, comme Molly Cramer et sa sœur Hélène de Hambourg et Helen Iversen de Voßberg bei Cismar. Grâce à sa réputation d'exécution solide, Eugène Joors collabore également à l'œuvre de Charles Verlat intitulée Panorama de la bataille de Waterloo, réalisé en 1881, où il peint surtout les soldats anglais[4].

Lors de l'Exposition universelle de Bruxelles de 1910, Eugène Joors expose une nature morte saluée par la critique, mais une longue maladie a amenuisé ses forces. Il meurt, à l'âge de 60 ans, Cogels Osylei no 52, dans sa résidence du quartier de Zurenborg à Berchem, le . Il est inhumé au cimetière du Schoonselhof à Anvers[5].

Œuvre

Thèmes

Son champ pictural couvre une grande variété de sujets : les portraits, les natures mortes, les représentations animalières, des compositions florales et de fruits et les paysages[3]. Il réalise également des gravures en taille-douce représentant des arbres. À la fin de sa carrière, il réalise également des dessins rappelant par leur coloris les miniatures des évangiles grecs et certaines peintures de l'école byzantine primitive qu'il expose à Paris en 1905[6].

Galerie

Expositions

Belgique

France

Collections muséales

Hommages et distinctions

Références

Voir aussi

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