Eva Gonzalès
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9e arrondissement de Paris
| Naissance | |
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| Décès |
(à 34 ans) 9e arrondissement de Paris |
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| Nom de naissance |
Eva Carola Jeanne Emmanuela Antoinette Gonzalès |
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Marie Céline Ragut (d) |
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| Influencée par |
Eva Gonzalès est une artiste peintre française née le à Paris, où elle est morte le .
Jeunesse
Issue d'une famille bourgeoise d'origine espagnole, Eva Gonzalès vit à Paris une enfance heureuse. Sa mère est Marie Céline Ragut, une musicienne fille d'un industriel lyonnais. Son père est le romancier Emmanuel Gonzalès, feuilletoniste au journal Le Siècle, né à Saintes d'un père monégasque. Il est président de la Société des Gens de Lettres, Éva grandit dans un univers d'artiste et de gens de lettres[1].
La famille habite au troisième étage du no 11 de la rue Bréda[2], au no 2 rue Bréda et au no 4 avenue Frochot[3].

Elle est l'élève de Charles Chaplin de 1866 à 1867[4] avant d'être celle de Gustave Brion[1].
Carrière de modèle et de peintre
Présentée par Alfred Stevens à Édouard Manet[1], elle entre dans son atelier en 1869 et y rencontre Berthe Morisot, qui est jalouse de son amitié avec le maître[5]. Elle sert fréquemment de modèle pour les membres de l'école impressionniste. Elle reçoit les éloges d'Émile Zola et de Jules-Antoine Castagnary.
Elle réalise également des estampes (Henri Guérard détente sur la plage, estampe ; Portrait, pointe sèche).
Probablement sur proposition de Manet[1], elle est admise au Salon de 1870 et présente L'Enfant de troupe, où se fait sentir l'influence du Joueur de fifre du maître[6]. Au même Salon, Manet présente Eva Gonzalès, qu'il vient d'achever, et où elle est représentée assise peignant une nature morte[7]. Elle expose aux Salons de 1872, 1874, 1876, de 1878 à 1880 puis de 1882 à 1883[4].
Elle et son fiancé, l'artiste peintre et graveur Henri Guérard, sont amis avec le peintre Norbert Gœneutte, qui fait plusieurs portraits d'elle, de son mari et de leur fils. Éva Gonzalès prend parfois son mari, très souvent sa sœur cadette Jeanne, et sa mère, pour modèles[8]. Le couple se rend à la ferme Saint-Siméon à Honfleur, où il retrouve ses amis peintres Félix Bracquemond, Félix Buhot, Paul Cézanne, Adolphe-Félix Cals, Jules Chéret, Ernest Cabaner et Norbert Gœneutte.
Retirée à Dieppe pendant la guerre franco-prussienne de 1870, elle y peint des tableaux assez sombres[4].
Elle se refusa à participer aux Salons impressionnistes.
Vie privée
Eva Gonzalès épouse Henri Guérard en 1879 après des fiançailles de trois ans[9].
Elle meurt d'une embolie le dans le 9e arrondissement[10], peu de temps après avoir accouché d'un fils, Jean Raymond Guérard[4]. Elle est inhumée au cimetière de Montmartre à Paris.
Henri Guérard se remarie en 1888 avec sa sœur, Jeanne Gonzalès, également artiste peintre[4],[11].
Œuvres dans les collections publiques
- Allemagne
- Brême, Kunsthalle : Le Réveil, 1876, hst[12]
- Autriche
- Vienne, Österreichische Galerie Belvedere : Les Oseraies, 1871, hst
- Danemark
- Copenhague, Ordrupgaard museum : Portrait de Jeanne Gonzalès assise, vers 1875, hst
- États-Unis
- Chicago, Art Institute of Chicago : La Modiste, 1877, gouache et pastel sur toile
- Minneapolis, Minneapolis Institute of Arts : Pommes d'Api, 1878, pastel sur papier marouflé sur toile[13]
- Washington :
- National Gallery of Art : Nurse avec enfant, vers 1877, hst
- National Museum of Women in the Arts : La Nichée, 1879, hst

- France
- Dieppe, musée de Dieppe : Plage de Dieppe depuis la falaise, 1871, hst
- Marseille, musée des beaux-arts de Marseille : Jeanne Gonzalès de profil, hst, vers 1866-1867
- Paris, musée d'Orsay :
- Une loge aux Italiens, vers 1874, huile sur toile, 98 × 130 cm[14]
- La Nichée, 1874, pastel
- Villeneuve-sur-Lot, musée de Gajac : L'Enfant de troupe, 1870, hst[15]
Salons
- Salon des artistes français de 1870 : L'Enfant de troupe, hst[12], et Portrait de Jeanne Gonzalès, pastel[1] (remarqué par Philippe Burty)
- Salon de 1872 : L'Indolente, hst, et La plante favorite, pastel[1]
- Salon des refusés de 1873[4] : Les Oseraies, hst
- Salon des refusés de 1875 : Une loge aux Italiens, hst
- Salon de 1878 : Pommes d'Api, pastel
- Salon de 1879 : Une loge aux Italiens, hst, seconde version
