Fanum d'Aron
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| Fanum d'Aron | ||||
Ruines du fanum d'Aron en 2014. | ||||
| Localisation | ||||
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| Pays | ||||
| Protection | ||||
| Coordonnées | 44° 54′ 57″ nord, 2° 25′ 17″ est | |||
| Altitude | 638 m | |||
| Histoire | ||||
| Époque | Ier et IIIe siècles | |||
| Géolocalisation sur la carte : Cantal
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Géolocalisation sur la carte : France
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Le fanum d'Aron est un temple romain situé à Aurillac, commune française de la région d'Auvergne-Rhône-Alpes.
Ce temple du Haut-Empire romain est sans doute construit au Ier siècle apr. J.-C. et abandonné IIIe ou au IVe siècle. Il est remarquable par son plan polygonal à seize côtés (cella et galerie périphérique). Le temple s'inscrit dans un ensemble cultuel peut-être lié à une source proche.
Ses vestiges sont découverts en 1977, immédiatement fouillés dans l'urgence d'une opération d'urbanisation et inscrits comme monument historique en 1980. Ils sont mis en valeur dans un jardin public.
Le temple se situe près de l'hippodrome sur une plaine, dans la vallée de la Cère, à une altitude d'à peine 640 m, au sud-ouest de la ville d'Aurillac, du côté d'Arpajon-sur-Cère où des vestiges romains ont été trouvés depuis longtemps. Le terrain est humide, voire marécageux à l'époque contemporaine[1] et une source jaillit non loin du temple[2].
Le nom du lieu-dit, « Lescudillier » (le marchand d'écuelles), est très probablement, selon Geneviève Degoul, une référence à la présence de nombreux tessons de poteries anciennes sur le site[3].
Histoire

Aucun indice d'une occupation antérieure à sa construction n'a pu être retrouvé à l'emplacement du temple lui-même[4]. Par contre, le site, plus généralement, semble fréquenté au Paléolithique inférieur[5].
Si la période de construction du temple ne peut être précisée (peut-être milieu du Ier siècle apr. J.-C.)[6],[7], son abandon et sa destruction semblent remonter au IIIe ou au IVe siècle[8]. Des vestiges de constructions, datés de l'époque d'abandon du temple et utilisant certains de ses des matériaux de remploi sont retrouvés sur place[9].
C'est au début des années 1970 que les indices d'une occupation romaine s'accumulent : tuiles, tessons de poteries, fragments de colonnes[10]. Le temple lui-même est découvert en au sud-ouest de la commune à la faveur de travaux de terrassement préalables à l'implantation d'une zone industrielle[11]. Des fouilles de sauvetage sont alors engagées dès 1977 au fur et à mesure de l'avancement des travaux de terrassement qui ont déjà en partie détruit les vestiges[12]. Les objets découverts sur le site ainsi que quelques éléments d'architecture sont conservés au musée d'art et d'archéologie d'Aurillac. Une partie d'entre eux sont présentés au public, accompagnés d'une maquette restituant le temple et ses abords.
Le fanum est inscrit à l'inventaire des monuments historiques en 1980[13] et les fouilles se poursuivent jusqu'en 1983[14].
À l'issue des travaux d'urbanisation dans le secteur, le site se trouve aménagé en petit jardin municipal, à la limite entre une zone pavillonnaire et une zone industrielle.
