Temple gallo-romain de Cahors
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| Destination initiale |
temple |
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| État de conservation |
vestiges enfouis |
| Commune |
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| Coordonnées |
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Le temple gallo-romain de Cahors est un édifice cultuel antique de type fanum construit dans la ville de Divona Cadurcorum, aujourd'hui Cahors dans le département français du Lot.
Ce grand temple de type fanum à cella de 22 m de diamètre extérieur est probablement construit dans la seconde moitié du Ier siècle et abandonné trois siècles plus tard. Il semble voué au culte de Divona, déesse tutélaire de la ville.
Ses vestiges sont fouillés en 2002 lors de travaux de remaniement de l'hôpital de Cahors et ré-enfouis après étude.

Le temple est construit dans la partie occidentale de Divona, dans le méandre du Lot ; assez proche de la rivière, il est élevé sur un podium qui le préserve des inondations. Son péribole semble s'inscrire dans une insula limitée au nord par le decumanus maximus, au sud par un autre decumanus et à l'ouest par un cardo ; seule la voie qui le longerait à l'est n'est pas identifiée à son niveau[1]. Un grand ensemble monumental est constitué au sud du decumanus maximus, avec d'ouest en est le grand temple, le forum et l'amphithéâtre[2].
Dans la ville moderne, les vestiges du temple sont enfouis sous les bâtiments les plus occidentaux du centre hospitalier, vers l'angle formé par l'avenue Jean-Jaurès et le rue du président-Wilson.
Histoire
Le premier indice d'occupation du site est la présence d'un habitant de l'époque d'Auguste ou de Tibère, associé à des tronçons de voirie[3]. Très vite, dès les années 50 de notre ère, une réorganisation urbaine a lieu avec l'édification d'un monument public non identifié mais pourvu d'un imposant portique[4]. Le grand temple à cella ronde appartient à la troisième phase de construction ; postérieure aux précédentes, elle ne peut pas être plus précisément datée en raison de l'arasement extrême des maçonneries du temple[4]. C'est peut-être dans ce temple qu'est transféré le culte de la déesse tutélaire de la ville Divona, jusque là célébrée sur l'autre rive du Lot, presque en face du temple[5].
Le temple est peut être abandonné dans la seconde moitié du IVe siècle comme les grands monuments antiques de la ville qui se resserre sur son flanc oriental[6]. Le site est alors, au fil du temps, soigneusement débarrassé de ses pierres jusqu'au niveau des fondations et recouvert de près de 3 m de terre. Le temple, qui est invisible et n'est mentionné dans aucun écrit, est totalement oublié[3].
Ce sont des travaux de réaménagement de l'hôpital de Cahors qui révèlent, en 2002, la présence des soubassements de ce temple même si des sondages réalisés trois ans plus tôt ont montré la présence de structures antiques, alors non identifiées, dans le secteur[3].
