Sanctuaire de Ribemont-sur-Ancre

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Sanctuaire de Ribemont-sur-Ancre
Image illustrative de l’article Sanctuaire de Ribemont-sur-Ancre
Plan du sanctuaire gallo-romain de Ribemont-sur-Ancre
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Picardie
Région Hauts-de-France
Département Somme
Commune Ribemont-sur-Ancre
Coordonnées 49° 57′ 39″ nord, 2° 33′ 59″ est
Altitude 34 m
Superficie 80 ha
Histoire
Protohistoire Âge du fer IIIe siècle av. J.-C. et Ier siècle
Antiquité Gaule romaine (République romaine tardive et Empire romain)
Géolocalisation sur la carte : Somme
(Voir situation sur carte : Somme)
Sanctuaire de Ribemont-sur-Ancre
Sanctuaire de Ribemont-sur-Ancre
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
(Voir situation sur carte : Hauts-de-France)
Sanctuaire de Ribemont-sur-Ancre
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Sanctuaire de Ribemont-sur-Ancre
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Sanctuaire de Ribemont-sur-Ancre
Sanctuaire de Ribemont-sur-Ancre
Internet
Site web Centre de Conservation et d'Étude de Ribemont-sur-Ancre

Le sanctuaire de Ribemont-sur-Ancre est un sanctuaire celte puis gallo-romain[Note 1] situé sur la rive droite de l'Ancre, affluent de la Somme, à Ribemont-sur-Ancre dans la Somme.

Le site gallo-romain

Ce site fut découvert en par Roger Agache à la suite de prospections aériennes[1]. Une première publication sur cette découverte fut publiée en [2],[3],[4]. À l'époque, le site fut identifié comme celui d'une vaste villa gallo-romaine, lieu-dit Le Ch'Bœuf d'Or[5].

Le site archéologique de Ribemont s'étale sur près d'un kilomètre de long sur une superficie de 80 ha s'étageant sur une suite de trois terrasses allant du plateau aux abords du village actuel. Des fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour des vestiges datant de deux périodes distinctes :

  • un site gallo-romain, découvert en premier. Orienté selon un axe sud / est du sommet du plateau, jusqu'en bordure du marais. Il comprend une agglomération gallo-romaine avec :
  • un site celte, datant du IIIe siècle av. J.-C., découvert dans un second temps car recouvert par le sanctuaire gallo-romain. Ce premier site a été identifié comme un lieu de culte - un trophée - fondé par les Belges après leur victoire sur les Armoricains, premiers occupants du lieu (côte 75 m, entre la Vallée de la Renardière et le cimetière).

Il a d'abord été fouillé à partir de par une association d'étudiants en archéologie de la Sorbonne, sous la direction du professeur Alain Ferdière, dans le cadre d'un programme mis en œuvre par le professeur Ernest Will.

En , Jean-Louis Cadoux, maître de conférence à l'Université de Picardie prit la relève à la tête d'une équipe d'étudiants archéologues mettant au jour les vestiges d'un temple de la fin du Ier siècle av. J.-C.[6].

Le sanctuaire gallo-romain

Le fanum : les fouilles de à ont mis au jour un abondant ensemble de fragments sculptés (décor architectonique, végétaux, animaux et humains). Ces sculptures présentent des dimensions exceptionnelles et une ordonnance symétrique[7].

Le site gaulois

Le sanctuaire rural gaulois de Ribemont-sur-Ancre dit à enclos belge ou picard[8],[9].

Il y a environ 2 270 ans lors d'une des plus grandes batailles de la Gaule celtique, Les Belges du Nord de la Gaule ou Germains cisrhénans se sont affrontés victorieusement aux Armoricains ou Gaulois belges pendant l'été. Ceci a été déduit d'une part de l'étude numismatique des pièces de monnaie trouvées sur le site, d'autre part de l'étude des pollens[10],[11],[12]. Les Belges du nord, vainqueurs deviendront les Ambiens en se mêlant aux Gaulois dont certains ont été refoulés en Armorique, principalement entre Lisieux et le Mans[10].

L'orientation du fossé celtique de La Tène II et III est la même, grossièrement selon le soleil levant du solstice d'hiver.

En l'équipe amiénoise de fouilleurs conduite par Jean-Louis Cadoux trouve les premières traces du fossé celtique. L'année a été riche en découverte d'ossements humains dans un fossé.

Dans le sanctuaire fut retrouvé un monument cubique de 1,60 m de côté érigé avec les os longs humains empilés appartenant à sept cents individus de quinze à vingt ans. Des ossuaires communautaires constituent des sortes de piliers aux quatre coins internes de l’enclos. Entre chacune de ces colonnes d’ossements, des cadavres découpés jonchent le sol ; les corps ont été décapités, on n'a pas retrouvé de crâne sur le site. Au total 50 000 os et 10 000 armes ont été retrouvés.

La poursuite des fouilles a été menée par Jean-Louis Brunaux[13].

En , le programme de recherche portait sur le sanctuaire gaulois et un réexamen de l'installation cultuelle gallo-romaine[14],[15].

Après trois siècles, le sanctuaire a été modifié, les fossés comblés, des stèles érigées et deux temples gallo-romains érigés dont un dédié à Mercure[16].

Un site archéologique d'intérêt national

Pour approfondir

Notes et références

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