Temple romain de Vic
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Temple de Vic | |
Vue du temple romain de Vic | |
| Localisation | |
|---|---|
| Pays | |
| Communauté autonome | Catalogne |
| Province | Barcelone |
| Ville | Vic |
| Protection | RI-51-0000448 |
| Coordonnées | 41° 55′ 45″ nord, 2° 15′ 24″ est |
| modifier |
|
Le temple romain de Vic est un ancien temple romain situé à Vic, dans la comarque d'Osona, en Catalogne (Espagne).
Construit entre le Ier et le IIe siècle apr. J.-C. et fréquenté jusqu'au IVe siècle, le temple est englobé dans les maçonneries d'un château médiéval. Ce n'est que lors de la démolition de ce dernier, 1882, que l'existence du monument antique est révélée. Relativement bien conservé, du moins pour ce qui est de sa cella, il peut être restauré dans un état proche de celui d'origine.
Le temple est déclaré « bien d'intérêt culturel » en 1931.


Un niveau d'occupation du site antérieur à la construction du temple est mis en évidence par des fouilles réalisées en 1982. La céramique retrouvée permet de la dater entre et [1].
Le temple semble construit entre l'époque tibérienne et le début du IIe siècle lors de l'apogée de l'Empire romain. Il est encore fréquenté au IVe siècle, puis abandonné pendant la persécution des païens par les empereurs romains chrétiens. Il est possible que le site continue d'être occupé pendant les périodes wisigothe et arabe, mais les sources manquent pour l'attester[2].
Dès le IXe siècle, le temple est recouvert par la structure d'un château (considéré au XVIIIe siècle comme « l'œuvre d'Hercule ») que la famille des Moncada habite à partir du XIe siècle ; il devient en 1450 la résidence des veguers de Cerdanya, Osona et Ripollès puis la prison de Vic, sans doute à partir de 1841[3]. L'intérieur de la cella, dont les murs sont intégrés à ceux du château médiéval et percés de portes et de fenêtres, constitue une sorte de patio[4],[5].
À partir du milieu du XIXe siècle, plusieurs initiatives en Catalogne (expositions, publications), visent à promouvoir le patrimoine historique et archéologique de la région[6]. C'est dans ce contexte qu'en 1882, lors de la démolition de l'ancien château, les ouvriers qui travaillent sous la direction de l'archiviste de Vic José Serra y Campdelacreu (ca) découvrent le temple romain en très bon état global[3]. Les murs ouest et nord sont intégralement conservés, le mur sud, très dégradé peut être restitué mais le portique, arasé au niveau de ses fondations, est une reconstruction réalisée à partir des éléments retrouvés des colonnes et des chapiteaux ; la restauration complète du monument se déroule progressivement pendant la première moitié du XXe siècle : elle ne se termine qu'en 1959[7].
Le temple est déclaré « bien d'intérêt culturel » en 1931.
