Fanum de Pupillin

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Type
Destination initiale
Destination actuelle
Fanum de Pupillin
Les ruines du fanum de Pupillin
Présentation
Type
Destination initiale
Destination actuelle
Style
Construction
Patrimonialité
Localisation
Province romaine
Département
Commune
Coordonnées
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Le fanum de Pupillin est un petit temple gallo-romain du Haut Empire romain (Ier siècle av. J.-C. au IIe siècle), dont il ne reste que quelques vestiges archéologiques. Le site, localisé dans la commune de Pupillin, dans le département du Jura, en Franche-Comté, est inscrit aux monuments historiques depuis le 2 novembre 1987 [1]. Découvert à la fin du XIXe siècle, il a fait l'objet de fouilles durant les années 1970 et 1980 qui ont permis de mieux déterminer la structure du monument, sa nature et sa datation.

Le fanum de Pupillin est situé à la bordure occidentale du massif du Jura, sur le flanc du plateau de Lons-le-Saunier, à environ 540 m d'altitude, et domine le vignoble arboisien. Les ruines, actuellement dans un milieu forestier, sont localisées à 1,5 km au sud-sud-ouest du village de Pupillin et à km à l'est du village de Buvilly[2].

Le fanum est bâti sur des éboulis recouvrant des terrains calcaires et marneux datant de la fin du Lias et du Dogger. Cette zone est tectoniquement caractérisée par un nombre important de failles d'orientation globale sud-ouest-nord-est plus ou moins parallèles. Le fanum est situé sur un petit compartiment délimité par une faille localisée à quelques centaines de mètres à l'est du monument et par une autre faille supposée qui serait recouverte par les éboulis, à l'ouest du fanum[3].

Description

Le tronc à offrande, interprété comme étant un « sarcophage » par l'abbé Guichard.

Le fanum de Pupillin est une superposition de deux temples bâtis successivement au Ier siècle et au IIe siècle. Le premier temple possède une cella de m de côté, dont les murs sont maçonnés, tandis que ceux de la galerie extérieure sont composés de pierres sèches, ce qui laisse supposer que cette galerie en portique était constituée de piliers en bois. Le second temple est celui dégagé par l'abbé Guichard à la fin du XIXe siècle ; de taille plus modeste par rapport à son prédécesseur, ses ruines ont été fortement perturbées par une tranchée creusée à cette époque. Il réutilise une partie des murs du temple du Ier siècle, mais la structure des constructions est identique à celle de ce dernier. Il était recouvert de tuiles, tandis que sa galerie sphérique était constituée de piliers en bois qui devaient s'appuyer sur une sablière basse reposant sur un muret de pierres sèches, dans le but de soutenir la charpente. À 5,5 m l'est de ces deux édifices, une terrasse de m par 18 m creusée dans le rocher, afin d'en adoucir la pente, a été mise au jour ; son sol est recouvert de pierres et de tuiles très concassées. Dans le fanum, se trouve une petite structure de 35 cm × 30 cm de côté, pour 20 cm de profondeur, que l'abbé Guichard avait interprété comme étant un sarcophage funéraire ; il comportement un scellement latéral qui suppose la présence d'un couvercle, ce qui amène à penser qu'il s'agirait plutôt d'un tronc à offrande[4],[5].

Historique

Notes et références

Voir aussi

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