Feuillet d'album (Chabrier)
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| Feuillet d'album D 66 | |
| Genre | Pièce pour piano |
|---|---|
| Musique | Emmanuel Chabrier |
| Effectif | piano |
| Dates de composition | 1889 (?) |
| Dédicataire | Édouard Risler |
| Publication | 1897 Enoch |
| Création | Paris, salle PleyelSociété nationale de musique |
| Interprètes | Édouard Risler |
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Feuillet d'album est une œuvre pour piano d'Emmanuel Chabrier publiée à titre posthume en 1897.
Feuillet d'album est vraisemblablement composé en 1889. La partition est éditée en 1890 en supplément d'une revue non identifiée et publiée à titre posthume par Enoch en 1897, au sein du recueil Cinq Morceaux pour piano[1],[2].
Sur l'édition posthume, une dédicace est portée au pianiste Édouard Risler par la veuve d'Emmanuel Chabrier[1].
L'œuvre est créée le par Risler à Paris, salle Pleyel, lors d'un concert de la Société nationale de musique[1],[3].
Commentaires
Feuillet d'album, noté en un mouvement assez lent de valse, et très tendrement, est dans une tonalité qui hésite entre la majeur et sa relative fa dièse mineur[4],[2].
Roger Delage relève concernant la pièce que « toute la tendresse de Chabrier s'y épanche, à fleur de peau, fragile comme un pur cristal, où l'émotion se retient de s'abandonner[2] ». Pour le chef et musicologue, « la transparence de l'écriture, la délicatesse et l'inattendu des touches harmoniques où un mineur sans sensible paraît jouer à cache-cache avec son relatif majeur, ainsi que le caractère confidentiel, souligné par une unique et souple mélodie, la discrétion des nuances qui oscillent entre le piano et le pianissimo, où le rythme de la valse, plus suggéré que précisé, semble flotter dans l'air, donnent à ce petit morceau un caractère onirique[2] ».
Pour Guy Sacre, le morceau « évoque le premier Fauré par sa grâce nostalgique, sa douceur, ses triolets un peu déliquescents[4] ».
Pour Francis Poulenc, « c'est peu-être la page la plus tendre de Chabrier avec cette doublure à l'octave de la mélodie, si chère à notre musicien[5] ».
Pour Alfred Cortot, ces « quelques lignes frissonnantes et nostalgiques, alanguissement, vague à l'âme superficiel, ombre nocturne de Schumann évoquée d'une terrasse de casino élégant[6] » caractérisent la partition.
L'œuvre connaît une orchestration par Victor Charmettes, pour orchestre avec piano conducteur, publiée chez Enoch en 1925[1].
Dans le catalogue des œuvres d'Emmanuel Chabrier établi par Roger Delage, Feuillet d'album porte le numéro D 66[1].
Discographie
- Emmanuel Chabrier : Œuvres pour piano, Alain Planès (piano), Harmonia Mundi HMC 901465, 1993.
- Chabrier: Piano Works Vol. 1, Georges Rabol (piano), Naxos 8.553009, 1994.
- Chabrier. L'Œuvre pour piano (vol. 1), Alexandre Tharaud (piano), Arion ARN 68430, 1998.
- Piano music by Emmanuel Chabrier, Angela Hewitt, Hyperion CDA67515, 2006.